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Le général Diendéré et l’affaire Thomas Sankara : Une liberté provisoire... en prison

Le lundi 17 juillet 2017, au terme d’une longue audience qui aura duré jusqu’à la nuit, la chambre de contrôle du tribunal militaire a finalement émis une ordonnance de mise en liberté provisoire au bénéfice du général Gilbert Diendéré aux environs de 21 heures. Une ordonnance sans effet, si on ose dire, le général étant maintenu dans les liens de la prévention dans d’autres dossiers judiciaires, notamment celui du putsch de septembre 2015. Hier mardi 18 juillet 2017 en début d’après-midi, Me Barterlé Mathieu Somé, l’avocat de l’ancien chef d’état-major de la présidence du Faso, nous a reçu à son cabinet pour une interview exclusive. Avocat agréé à la Cour pénale internationale dont il est membre fondateur du barreau pénal, Me Somé qui a en charge, tout seul, l’ensemble des dossiers judiciaires du général Diendéré, affirme sa conviction que quand le général sera appelé à la barre, la vérité éclatera.

 

Quelle est la situation judiciaire du général Gilbert Diendéré ? En clair, quels sont les dossiers dans lesquels il est impliqué devant les juridictions judiciaires ?

 

Mon client a été d’abord inculpé pour des faits de coup d’Etat. Ensuite le dossier de Thomas Sankara s’est ajouté et nous avons reçu un mandat de dépôt pour ça le 12 novembre 2015. Par rapport aux événements des 30 et 31 octobre 2014, nous avons été inculpé au niveau du tribunal de grande instance pour la mort de Fabrice Oubda et d’Assimi Guigma. On nous a également inculpé pour la mort de Boukary Dabo. Voici les dossiers dans lesquels nous sommes : le dossier du coup d’Etat, le dossier Thomas Sankara et 12 autres, le dossier Boukari Dabo puis 2 autres.

 

Brièvement, peut-on en savoir un peu sur ce qui est reproché au général dans chacun des dossiers ?

 

Pour ce qui est du dossier Thomas Sankara qui est le plus ancien, le général a été inculpé pour attentat, assassinats, recel de cadavres.

Pour ce qui est du putsch, il est poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat, séquestration, terrorisme et crime contre l’humanité.

Pour ce qui est des autres dossiers, le dossier Dabo Boukary, il est inculpé pour complicité d’arrestation illégale, coups mortels, recel de cadavre. Pour ce qui est des autres dossiers qui ont suivi, il a été inculpé pour des raisons non élucidées.

Mais ce qu’on peut retenir, c’est qu’on lui reprochait, vu son rang, le poste qu’il occupait, d’être censé être au courant de tout ce qui s’est passé. Et par conséquent, on a recherché sa responsabilité rien que pour ça. Mais pas  parce qu’il a posé un acte. Voilà un peu les différents chefs d’accusation concernant le général.

 

Quand vous parlez de son rang, c’est vu son poste de chef d’état-major particulier du Président du Faso ou bien celui de responsable du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ?

 

Justement, ce que nous avons fini par comprendre est que les gens pensaient que le chef d’état-major particulier du chef de l’Etat était le chef du RSP. Voilà comment les juges ont raisonné. Lorsqu’on leur a présenté l’organigramme de ce régiment, ils ont compris que le chef d’état-major particulier du Président du Faso ne relève pas de cet organigramme et n’a pas d’instruction à donner à qui que ce soit au RSP. Donc ça été un élément d’éclairage qui a permis d’obtenir, dans certains dossiers, la liberté provisoire. Mais par après, on a compris que ce n’était pas le cas.

 

Donc nulle part Diendéré n’apparaît dans l’organigramme du RSP ?

 

Nulle part ! Je peux vous donner une copie de l’organigramme, vous le verrez. On a communiqué ça également à la justice. C’est important à savoir puisque tout le monde pense que le chef d’état-major particulier du chef de l’Etat est le patron du RSP. Non. Au moment des faits, le patron du RSP était le colonel-major Boureiama Kiéré avec ses subordonnés qui sont connus. L’organigramme va vous édifier davantage si vous le consultez.

 

On vient d’apprendre que le général Diendéré a bénéficié d’une liberté provisoire dans l’affaire Thomas Sankara. Vous confirmez ?

 

Le lundi 17 juillet, nous avons obtenu cette liberté provisoire. Il faut dire que nous avions déposé cette demande de mise en liberté qui avait été rejetée par le juge d’instruction parce que hors délai...

 

… et c’était quand ça ?

 

Le 2 juin 2017. Les juges avaient 5 jours pour rendre une ordonnance lorsque le dossier est communiqué au commissaire du gouvernement, le parquet militaire. Mais ils ont rendu leur ordonnance dix jours après, donc ils étaient manifestement hors délai, c’est un premier moyen que j’ai invoqué.

Le second moyen tient au fait que la loi dit que le juge d’instruction, pour rejeter une demande de mise en liberté, doit rendre une ordonnance spécialement motivée parce que le principe, c’est la liberté, car la détention est une exception. On ne peut pas détenir quelqu’un sans motif valable.

Le juge, dans sa motivation, s’est permis de nous faire un procès d’intention en disant que le général se défend maladroitement en disant qu’il a informé la hiérarchie le jour du coup d’Etat du 15 octobre 1987. Ce sont des appréciations subjectives, un juge d’instruction instruit à charge et à décharge, mais s’il prend position déjà, c’est qu’il le fait à charge et par conséquent ce n’est pas une motivation qui tient la route.

Une troisième chose qui montre que le juge a été partial, c’est qu’il a évoqué avoir entendu quatre personnes que nous n’avons jamais vues, on n’a jamais été confrontés, pourtant ces personnes auraient dit des choses contre nous sans que le juge les vérifie auprès de nous. Cela a montré clairement l’orientation et la position du juge et nous avons dit à la chambre de contrôle qu’elle ne peut pas cautionner cela, que ce sont des comportements d’un juge d’instruction tendant à régler des problèmes personnels à partir du moment où il instruit uniquement à charge, je le dit et je l’assume.

En quatrième position, quand vous regardez les dernières évolutions, dans le dossier Sankara, le premier test ADN qui a été fait en France dit recherche infructueuse. On a estimé qu’en France, il y a des secrets d’Etat qu’il faut lever et finalement on est allé en Espagne. Le rapport espagnol a confirmé point par point le premier rapport. Et ce même rapport ajoute qu’il y en a certains dont on ne peut même pas reconnaître le sexe, dire si ce sont des femmes ou des hommes alors qu’on nous dit que ce sont des hommes qui ont été tués le 15 octobre 1987. De nos jours, juridiquement parlant, on ne peut pas dire qu’il y a eu assassinat. On ne peut pas non plus dire qu’il y a eu recel de corps puisqu’il n’y a même pas assassinat. Cependant, on nous poursuit pour assassinat et recel de corps, même l’avocat de la famille, Me Bénéwendé Sankara, dans L’Observateur Paagla du 21 juin 2017, a dit concernant le rapport : «il y a un doute par rapport à l’identification par la voie d’ADN».

Donc la partie poursuivie comme la partie civile sont d’accord qu’il y a un doute. Personne ne peut dire que les treize personnes sont vraiment les intéressés. Me Sankara est allé plus loin, dans ce même journal, en disant que : «vous comprenez que le juge a même la possibilité de requalifier les faits d’assassinat et de recel de corps ». Ce qui reste donc, c’est la séquestration. Comme pour dire que les Sankara sont certainement séquestrés quelque part. Mais nous, on n’est pas poursuivi pour ce fait. Pourquoi nous maintenir donc en détention préventive ?

C’est ce moyen que j’ai utilisé et j’ai ajouté que nous sommes déjà sous mandat et qu’il ne faudrait pas que ça ressemble à du harcèlement. L’œuvre de justice n’est pas un règlement de comptes, elle a pour but d’éduquer et de ramener les gens sur le droit chemin, à respecter les règles établies par la société. Celui qui veut régler ses comptes avec quelqu’un doit le faire personnellement au lieu de passer par la justice. Pour régler ses comptes, il ne faut pas passer par la loi, qui a une portée générale. Voilà les éléments que nous avons évoqués et qui ont fait mouche. C’est ainsi qu’on a ordonné la mise en liberté du général s’il n’est détenu pour autre cause. C’était le lundi soir vers 21 h que nous avons fini. C’était long, j’ai fini de plaider à midi, mais la délibération a été longue. On a obtenu une mise en liberté dans les dossiers, mais dans l’un d’entre eux, le dossier Dabo Boukary, la demande a été rejetée et je l’ai réitérée le 21 juin. Je vais contrôler les délais et j’irai jusqu’au bout.

 

Mais si c’est le 22 juin, le délai est forclos…

 

Non, le délai court à partir de la date d’arrivée du dossier au niveau du procureur, donc nous sommes là-dessus et nous regardons.

Il n’y a pas encore de liberté provisoire, mais nous restons sereins dans ce dossier quand nous lisons un peu ce qui a été dit. Ça été des inculpations en cascade parce qu’on a estimé que si quelque chose se passe au Burkina, le général est forcément dedans. C’est cette philosophie qui a amené les uns et les autres à poser des actes. Mais je tiens à profiter de votre micro pour vous dire que la composition de la chambre de contrôle était irrégulière.

 

Ah ! bon?  Et pourquoi ?

 

Je vais vous expliquez pourquoi : il est dit que pour un grade donné, en l’espèce un général, il faut au minimum un général plus gradé ou de même grade. Mais le ministre de la Défense a pris un décret pour l’année 2016-2017 pour nommer les différents militaires qui doivent composer les tribunaux. Au niveau des généraux, il y avait le général de brigade, Honoré Traoré, qui a dit qu’il ne vient pas là-bas. Il s’est auto-récusé.

 

On peut donc s’auto-récuser ?   

 

Bon, je ne sais pas, dans tous les cas, il a voulu être président du Faso à un moment donné, donc on ne sait jamais. Le général Pingrnooma Zagré qui a été entendu aussi comme témoin a refusé de venir. Il y avait le général Nazinigouba Ouédraogo qui, je pense, a été médecin de Blaise Compaoré. Mais ils ont tous refusé. Le ministre Bouda a alors écrit une lettre qu’on nous a lue hier (ndlr : lundi) pour nous dire que si on ne pouvons pas réunir les conditions prévues à l’article 15 de la loi portant code de justice militaire, on passe outre pour appliquer l’article 16 en nommant un militaire moins gradé.

 

Mais que stipule cet article 16 ?

 

Il y a problème. D’abord on ne peut pas se prévaloir de sa propre turpitude. Vous nommez expressément des gens qui sont censés ne pas pouvoir faire le boulot, pour évoquer ça demain. Deuxièmement, quand ils disent que l’article 15 n’est pas violé, ce n’est pas juste. Le général Ibrahim Traoré au cours de l’année 2016 a siégé et nous étions là. Il ne s’est pas récusé, pourquoi on ne le choisit pas ? Donc il y a une composition irrégulière que nous avons soulevée. Mais étant donné que nous avons eu gain de cause, nous sommes contents. Mais nous avons tenu à soulever cela. Il faut que les choses se passent en ayant des projections devant. Il ne faut pas prendre des actes qui gèrent des situations ponctuelles. Non, la gestion, c’est de la prévision, de la vision lointaine. C’est ce que je voulais dire par rapport à la composition de cette juridiction. Pour la Haute Cour de justice, je l’avais soulevé et les gens ont forcé pour passer outre.

 

Quel est l’effet concret de la mise en liberté provisoire dont le général vient de bénéficier ?

 

Il reste détenu pour d’autres causes. S’il y a plusieurs nœuds, il faut commencer par en dénouer un pour avancer, sinon vous allez dénouer le principal et il y a de petits nœuds qui vont gêner le travail tactique. Le dossier du coup d’Etat est bouclé comme il l’ont dit lundi soir, nous sommes à la phase des règlements et vous allez voir beaucoup de rebondissement et c’est là où la vérité va sortir. On va vous démontrer ce que nous pensons du travail qui a été fait et nous allons demander à qui de droit d’arbitrer.

 

Comment le général a accueilli cette liberté provisoire ?

 

Il en était satisfait. C’est un homme de grande valeur que j’ai appris à connaître. C’est un officier plein et comme vous l’avez constaté, il ne faiblit jamais. Il est prêt à s’expliquer. Nous sommes tous deux pressés que la vérité soit connue.

 

Avez-vous eu à faire une demande de liberté provisoire dans le dossier du putsch ?

 

Dans le dossier du putsch, il y a 82 ou 92 personnes inculpées, il y a les témoins et comme nous sommes censés être les principaux, il faut prendre le soin de lire toutes les dépositions et en avoir la substance pour ensuite poser les actes. Si vous avez remarqué, je ne parlais pas beaucoup à la presse. Je préfère travailler dans le silence et quand j’ai des résultats, je communique ça. Ce qui va rester, c’est le moment où on pose tout le problème de nullité de la procédure. Il y a des situations où, si vous posez le problème trop tôt, il peut être couvert. C’est donc une question de stratégie qui fait que nous n’avons pas encore déposé cette requête.

 

Donc vous n’allez pas faire de demande de liberté provisoire dans le cadre du putsch ?

 

Est-ce encore nécessaire de parler de liberté provisoire quand on sait qu’on est à la porte de quelque chose ? Je ne sais pas. On appréciera.

 

Concernant la Haute Cour de justice, le texte vient d’être mis en conformité avec la Constitution et les Traités internationaux ratifiés par notre pays. Avec ces amendements, pensez-vous que les textes de la Haute Cour de justice sont du solide maintenant ?

 

C’est loin d’être du solide. Si je suis le premier niveau de juridiction et mon patron direct est le deuxième niveau, le lien de subordination fait qu’il y a un problème. C’est basique ne serait-ce que ça ! Je me demandais comment ils allaient faire. Ce n’était pas possible sans erreur. Et je le dis, c’est une erreur.

 

Pourquoi êtes-vous sûr qu’il y aurait une erreur ?

 

Il y a un président et son adjoint.  Et qu’est-ce qu’on a fait ? On dit que l’adjoint devient la juridiction de première instance et si on n’est pas d’accord, on fait appel devant son président. Vu le lien, de subordination, qu’est-ce que vous voulez que l’autre dise ? L’indépendance de la justice est touchée, les droits de la défense seront bafoués et nous allons reposer le problème devant le Conseil constitutionnel, même si ce conseil constitutionnel a estimé que c’est bon. Ils veulent se conformer aux normes, qu’ils se conforment bien aux normes internationales. Ce n’est pas en faisant de l’à-peu-près. Vous allez remarquer que d’abord les juges, ce sont eux qui seront avec l’adjoint pour juger et ce sont eux qui seront encore avec le président pour juger ? C’est de la précipitation. C’est des juridictions qu’il faut faire disparaitre. La justice militaire mérite d’être dissoute. Militaire veut dire ordre, instruction. Il n’est pas habitué aux débats contradictoires alors que la justice, c’est le contradictoire tous les jours. Il faut créer une chambre spéciale au niveau du TGI et c’est tout.

Les juges civils vont exercer puisque de l’autre côté il y a des civils aussi. Le procureur peut être un militaire pour ordonner les poursuites mais les autres peuvent être des civils. C’est comme ça ailleurs.

 

Qui a cité votre client comme témoin ?

 

Ça doit être le procureur général. Il est venu une fois, il a été fort acclamé à l’audience. Depuis ce temps, on n’a plus voulu qu’il vienne. Quand il va venir, il sera encore acclamé et c’est une certitude.

 

Me Somé, dites-nous comment se porte le général Gilbert Diendéré.

 

Il se porte très bien. Il faut connaître le général pour savoir qu’il est différent de ce que les gens pensent de lui. Même moi, avant de me constituer, j’avais une autre idée de lui.  Mais ça fait pratiquement deux ans qu’on se voit au minimum une fois par semaine, et j’ai appris à connaître l’homme. Les gens se trompent lourdement sur son sort.

 

Il n’est donc pas quelqu’un qui se morfond dans sa cellule ?

 

Pas du tout. Il est prêt à affronter la justice de son pays. Même le jour où il devait être arrêté, il a dit qu’il assume. Mais les gens n’ont rien compris entre assumer sa part et assumer autre chose.

 

Pense-t-il pouvoir s’en sortir ?

 

Nous avons le dossier en main pour nous en sortir. Et nous allons expliquer beaucoup de vérités. Lorsque vous connaitrez la vérité, vous allez nous acclamer.

Je voudrais pour finir dire qu’il faut qu’on évite que notre justice soit l’apanage de l’opinion. Il faut que nous restions sereins et que nous appelons le droit à s’appliquer aux situations. Il ne faut pas faire de la complaisance. Ça crée des précédents dangereux. La roue tourne. Et c’est pourquoi on dit que la loi est impersonnelle et a une portée générale : elle ne doit pas être faite pour juger une personne ou un groupe de personnes. Faisons un travail qui puisse prendre en compte uniquement l’intérêt de la loi et du droit. Le reste, c’est la vérité que le peuple attend. On a pu mettre des choses dans la tête du peuple mais le peuple est mature et saura distinguer le bon grain de l’ivraie quand toute la vérité va sortir.

 

Entretien réalisé par

San Evariste Barro

 

Commentaires   

0 #5 fils du pays 20-07-2017 14:58
Mr some c'est vrais qu'en tant avocat vous devez defendre votre, mais vous savez que client a participe directement ou indirectement a pas mal de bad business. Mr l'avocat il faut te renseigne bien meme blaise avait peur de ton client parce qu'il savait que gilbert controlait les soldats plus lui. Gilbert a utiliser Kere qui etait le patron du rsp.
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+3 #4 Neilson 19-07-2017 17:53
Quoi de plus normal Me Somé que vous tentiez de faire passer votre client pour un "gentil" à qui les méchants et jaloux veulent scalper juste pour leur plaisir! Vous savez, depuis la nuit des temps, toutes les vendeuses de tabac à chiquer trouvent leur tabac très succulent, mais de vous à moi, nous savons que c'est faux!
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+2 #3 Kanzim 19-07-2017 13:54
Très convaincant, cet avocat. Mais Me devrait comprendre le peuple si « notre justice soit l’apanage de l’opinion ». Ce sont les acteurs de notre justice qui nous y contraignent. Si l’ensemble des ces acteurs refuse de présenter au grand jour la nudité honteuse de juges voyous qui existeraient au Burkina, c’est sûr que la respectabilité dont serait ointe notre justice ne permettrait pas qu’elle soit l’apanage de l’opinion. Ceci dit, j’espère que le Général sera jugé, dans l transparence et l’équité qui seyant à l’enjeu national et international de son procès attendu. D’abord pour l’intérêt des politiciens à ne pas se fabriquer des martyrs, ensuite pour l’honneur de notre pays, et enfin pour la dignité humaine qui refuse qu’on fasse du mal parce qu’on n’aurait éventuellement peur de se faire mal.
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+2 #2 Sacksida 19-07-2017 12:10
Voyez-vous, cet avocat peut utiliser toutes les arguties et les tactiques juridiques pour la défense de son client, c’est son droit le plus absolu; mais de grâce on ne peut pas dire que feu le Président Thomas Sankara et ses 12 suppliciés d’infortunes se sont volatilisés le 15 octobre 1987 au Conseil ou au Cimetière. D’autant plus que, Gilbert Diendéré lui-même avait formellement déclaré : « Nous savions que Sankara avait une réunion à seize heures au Conseil et nous avons décidé d’aller l’arrêter là bas ». Alors, ils vont pour arrêter quelqu’un et cela se transforme par des assassinats ? Et puis, c’était lui et les assaillants qui ont décidé de cette action ou bien ça été décidé avec leur patron Blaise compaoré ? Non, sans vouloir accabler personne, il faut être sérieux, humain et dire toutes les vérités afin les familles des suppliciés, le peuple Burkinabé et les peuples d’Afrique connaissent la vérité et que les uns et les autres s’engagent pour une véritable réconciliation nationale et même internationale avec tous ceux et celles ailleurs qui attendent la vérité. Ce n’est même pas une question de Test ADN ou pas. On ne peut pas bâtir quelque chose de durable sur des bases fausses et des ruses invraisemblable s. Si cet avocat là avait son parent ou son frère parmi les suppliciés, c’est certain qu’il n’aurait tenu ce langage brouillarde. Depuis trente ans, toutes les informations et les témoignages concordantes laissent entrevoir qu’il s’agirait plutôt d’un « d’un plan minutieux et exécuté de main de maitre » par ceux qui avait intérêt d’une manière ou d’une autre à mettre un terme à la politique d’émancipation nationale économique et sociale conduit par Thomas Sankara : L’impérialisme international, ses valets locaux et africains dont Blaise compaoré fut le principal exécutant avec ses soutiens occultes. Ensuite, d’autres assassinats ou des exécutions sommaires ont eu lieu après le 15 octobre 1987. Des baroudeurs politiques du régime de Blaise compaoré peuvent continuer à raconter des contrevérités, Dieu maître du ciel et la terre les voit. Et dans tous les cas, la justice divine qui elle est imparable viendra surement à son temps car personne, pauvre ou riche, petit ou grand qui que vous soyez ne pourra y échapper. Salut !
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+2 #1 Zangoté 19-07-2017 11:40
"Lorsque vous connaitrez la vérité, vous allez nous acclamer." Comme Jesus qui changea l'eau en vin, vous pensez transformer Wolf le renard ou plutôt Golf en agneau! En tout cas avec la justice, tout est possible. J'aimerais simplement demander à Me SOME de ne pas substituer sa vérité à celle de l'Histoire des faits. Si pour vous, arriver à prouver que le Général n'est pas coupable suffit pour que le peuple vous applaudisse, je crains que vous fassiez fausse route. Le peuple veut savoir qui a tué ses filles et fils et pour cela la situation de votre client lui importe peu si tant est que, par des artifices judiciaires, vous comptez nous laisser sur notre soif. J'aimerais qu'en disant que votre client n'est pas coupable, vous puissiez nous indiquer les vrais coupables au lieu de vous cacher sur les résultats des tests d'ADN pour soutenir qu'il n'y a pas eu assassinat. En tout état de cause, je serai le premier à vous applaudir si vous parvenez à travers votre vérité à présenter au peuple les vrais assassins de ses filles et fils du 15 octobre 1987 au 31 octobre 2014 pour le prendre que cette intervalle de temps.
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