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Une lettre pour Laye : UPC : Kiemdé exclus, Palenfo blâmé

Cher Wambi,

Comme tu le constates toi-même, ma lettre d’aujourd’hui est aussi courte que la queue d’un bouc. La raison de cela, elle bien évidente : inexorablement, la période des vacances s’installe et bon nombre de mes informateurs désertent la capitale au profit de la campagne pour s’adonner à des travaux champêtres de tous genres. Si bien que je n’ai pas grand-chose à te faire mettre sous la dent. Cette disette frappe tous les médias et les journalistes scrutent laborieusement ciel et terre à la recherche de la moindre information.

 

Mais période de vaches maigres ou pas, je ne saurais me dérober au rendez-vous hebdomadaire du vendredi.

Cela dit, comme je m’amuse depuis quelque temps à faire un classement pluviométrique des localités du pays, sache que cette semaine, la palme revient à Pô avec 130,8 mm, tandis que Dori occupe la dernière place avec 2,1 mm. C’est ce qui ressort du relevé pluviométrique de la semaine du jeudi 13 au mercredi 19 juillet 2017 dont voici les données :

Dori : 2,1 mm ; Ouahigouya : 72,1 mm ; Ouagadougou-Aéro : 9,5 mm ; Dédougou : 56,4 mm ; Fada N’Gourma : 29,3 mm ; Bobo-Dioulasso : 49,1 mm ; Boromo : 38,4 mm ; Pô : 130,8 mm ; Gaoua : 30,8 mm ; Bogandé : 3,7 mm.

 

Cher Wambi, comme tu le sais déjà, le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, est arrivé lundi dernier à Ouagadougou où il a participé le lendemain à la sixième conférence au Sommet du Traité d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.

C’est dans la capitale burkinabé que le numéro un ivoirien a découvert le nouvel Airbus A 320 de la compagnie nationale Air Côte d’Ivoire. Parti de Toulouse le mardi 18 juillet, l’appareil a fait escale à l’aéroport international de Ouagadougou pour embarquer les ministres ivoiriens avant d’atterrir pour la première fois à Abidjan. Face au charme de l’appareil, ADO n’a pas hésité à y effectuer une visite guidée avec son homologue burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré. Un instant de détente certes, mais qui a sans nul doute rappelé aux bons souvenirs du locataire de Kosyam les difficultés que traverse actuellement Air Burkina à la recherche d’un nouvel acquéreur depuis le retrait du groupe Aga Khan.

Cher cousin, à ce sixième sommet, les deux chefs d’Etat ont examiné la mise en œuvre des engagements pris lors de la précédente rencontre tenue à Yamoussoukro le 29 juillet 2016 et échangé sur la situation de leurs pays respectifs. Et à ce que j’ai appris, le gwan-gwan, comme on le dit sur les bords de la lagune Ebrié, qui secoue actuellement la classe politique ivoirienne, s’est invité à la table des deux présidents.

En effet, selon Koaci.com, journal ivoirien en ligne, Alassane Dramane Ouattara se serait entretenu avec son homologue burkinabé du cas Guillaume Soro avec lequel il ne file plus le parfait amour. Citant des sources proches de l’entourage du président Kaboré, le site d’information précise qu’ADO « aurait exhorté son hôte à ressortir toutes les affaires mises sous scellées notamment depuis celle dite des écoutes et d'autres en rapport avec Blaise Compaoré ». Et Koaci.com d’ajouter qu’un troc pourrait être envisagé entre les deux présidents, à savoir livrer Soro contre Blaise Compaoré.

 

Cher Wambi, la semaine dernière, je te faisais cas du rapport de la commission d’enquête du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) sur la corruption dans le milieu judiciaire. Quelque deux semaines après la remise du document à la présidente du CSM, rien n’a officiellement filtré du contenu du dossier encore moins sur les noms des magistrats épinglés par les enquêteurs.

En attendant sa publication officielle comme promis, j’ai appris que les membres de la commission se sont retirés à Koudougou pour des « amendements de forme» du rapport.

 

Cher Wambi, comme je te l’avais annoncé dans ma dernière lettre, des sanctions disciplinaires planaient sur la tête d’Elysée Kiemdé et celle de Jacques Palenfo, les deux députés UPC qui avaient voté la loi sur le PPP, cela contre la ligne officielle de leur parti. Au moment où je ferme la présente, j’apprends que le bureau politique national de la formation, présidé par Zéphirin Diabré, s’est réuni hier dans l’après-midi au Pacific hôtel. Au terme de ce conclave, Kiemdé a été purement et simplement exclus du parti, tandis que Palenfo, qui se serait confessé et aurait demandé pardon, a reçu un blâme.

 

Cher Wambi, à présent, je t’invite à feuilleter avec moi le carnet secret, bien maigre aujourd’hui, de Tipoko l’Intrigante.

 

-Le climat est de plus en plus délétère à la mairie de Tanghin-Dassouri. La raison de cela, la fronde d’une partie des conseillers municipaux, notamment du CDP et du MPP, contre le bourgmestre MPP, Alassane Kiemtoré, contre lequel ils égrènent un chapelet interminable de griefs dans une correspondance à lui adressée le 17 juillet 2017. Jugez-en vous-mêmes :

- Des décisions prises unilatéralement par le maire, (opérationnalisation de projets d'aménagement par des promoteurs immobiliers privés)

- La remise en cause des décisions consensuelles et négociées du conseil municipal par le maire (cas du choix des rapporteurs des commissions permanentes)

- Le non-respect des attributions des commissions permanentes par le maire (des commissions se sont vues dépossédées de leurs attributions au profit de commissions ad hoc ou d'individus) ;

- Le maintien dans une certaine léthargie des commissions permanentes (manque d'instructions formelles aux commissions) ;

- La volonté manifeste de ne pas assumer ses fautes de gestion : il oppose les conseillers entre eux (la présidente de la commission affaire générale a été injustement accusée de ne pas faire travailler la commission) ;

- La gestion opaque des dons faits à la mairie (il n'existe aucune délibération du conseil municipal concernant des dons reçus par le maire : sucre, lampadaires, moulins, kiosques) ;

- Le non-suivi ou la non-application par le maire des décisions issues des différentes sessions;

- La concussion et la corruption liées aux activités de la commune comme les opérations immobilières, l'organisation de l'installation officielle du conseil municipal et du maire) ;

- La confusion entre la soi-disant relation familiale et la relation professionnelle due à son rang de maire ;

- Le manque de délégation effective de pouvoir et l’accaparement des attributions des autres structures (tel que le choix des membres représentant la société civile dans la commission chargée de l'apurement du passif) ;

- La perte de confiance entre les conseillers signataires et leur maire dans la gestion de la cité.

Si l’on en croit les 40 signataires (sur un total de 119 élus locaux) du pamphlet , ils auraient attiré l’attention de l’édile sur sa façon d’agir. En vain. Convaincus donc qu’il «n’est pas réceptif aux critiques constructives» , «qu’il ne changera pas» et pour ne pas compromettre les efforts de développement de la commune, les «mutins» veulent voter une motion de défiance contre l’incriminé, une mesure pour l’enclenchement de laquelle il faut l’approbation d’au moins un tiers des membres, soit précisément 40 conseillers sur les 119. Ils «demandent à l’autorité de tutelle de garantir un vote de la motion conformément aux textes en vigueur ». Faut-il donc croire que le maire Kiemtoré est assis sur un siège éjectable ? On ne le sait encore trop. Rappelons qu’à l’issue des élections municipales, la répartition des sièges dans la commune était la suivante :

MPP : 76 élus

CDP : 35

Le Faso autrement : 6

L’UPC : 2

 

- Des membres de trois OSC de Bobo-Dioulasso, signataires d’une déclaration de soutien à la présidente du CSC, Nathalie Somé, ont été entendus hier par la gendarmerie de Bobo. Cette audition fait suite à une plainte du président de l’ASCE/LC, Luc Marius Ibriga. Les neuf autres structures également signataires de la même déclaration seraient dans le collimateur de la maréchaussée.

 

- S'il y a bien ministre du gouvernement surbooké, surtout par ces derniers temps avec la tenue du sixième Traité d'amitié et de coopération entre le Côte d'Ivoire et le Burkina (TAC) qui a clos ses portes les 18 juillet 2017, c'est assurément le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Alpha Barry. Nous sommes bien placés pour le savoir, nous qui avons pendant longtemps été à ses trousses pour une interview. Finalement, mercredi dernier, les dieux du journalisme ont été avec nous, invités que nous étions à le rejoindre à sa résidence de Ouaga 2000 pour qu’il satisfasse à cette vieille requête. C'était une occasion sur un plateau d'argent pour revenir sur le parcours de celui qui, pour une grande partie de l’opinion, a été l'une des grandes surprises du gouvernement Roch. A lire absolument dans nos prochaines éditions.

 

- Demain samedi 22 juillet à partir de 10h, aura lieu la cérémonie de présentation du conseil municipal de l’arrondissement 4 à la population. L’événement se déroulera au terrain du secteur 18 non loin de l’école Soré Alidou.

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

Ainsi va la vie.

Au revoir.

 

Ton cousin

Passek Taalé

Commentaires   

0 #3 Ivoiro burkinabè 23-07-2017 11:33
Les relations ivoiro-burkinab è sont séculaires et se raffermissent dans le temps et l’espace. Les peuples burkinabè et ivoiriens sont liés par des liens de mariage, d’amitié et de fraternité qui résistent aux soubresauts politiques. Tous les politiciens à la mémoire courte et mus par leurs intérêts bassement matériels et égocentriques qui essaient de diviser ces deux peuples, commettent une erreur grave qui les rendra à jamais impopulaires dans l’histoire des deux pays frères. Les lois sectaires, les manipulations militaires pour perturber la quiétude dans ces pays, sont des actes ignobles de piètres politiciens qui se trompent d’époque. La conquête du pouvoir se fait de nos jours à travers les urnes de façon démocratique. Tous ceux qui contournent ce procédé normal et républicain, seront rattrapés par la rigueur de la loi démocratique et seront humiliés tôt ou tard.
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0 #2 Radio FM 23-07-2017 07:51
Les journalistes burkinabè doivent éviter de scier la branche sur laquelle ils sont assis par une compromission politique de la profession. D’aucuns ont dû suivre le 21 juillet 2017 via la télévision, les propos anachroniques de certains membres de la commission en charge de la carte de presse au CSC. L’idée sotte d’inclure à l’avenir le casier judiciaire dans les dossiers de demande de la carte de presse sera un couteau à double tranchant pour les journalistes burkinabè de façon général, y compris les partisans politiquement manipulés pour cette initiative. Même pour la Carte Nationale d’Identité Burkinabè(CNIB) , il n’est aucunement exigé un casier judiciaire. La carte de presse est suffisamment régie par des dispositions qui permettent de retirer la carte à son détenteur en cas de nécessité pour faute professionnel ou changement de fonction. Cela est largement suffisant. De nos jours, il se développe une tendance à la caporalisation de la presse au Burkina par l’action d’un clan politique austère, qui cherche à créer des problèmes de tous ordres aux journalistes qui ne lui sont pas acquis. C’est ce même clan qui a fait augmenter les amendes contre les journalistes en faisant voter sous la transition en 2015 ,une loi qui fait passer les amendes de diffamation de 100.000,300.000 à 5 millions,15 millions. Une manière de trouver des peines alternatives financières lourdes suite à la dépénalisation du délit de presse. Le journaliste n’allant plus en prison pour les délits de presse ,il sera économiquement asphyxié par de lourdes amendes comme ce fut récemment le cas pour le directeur de publication de l’Opinion condamné à payer 4 millions. Le journaliste Lookman Sawadogo est sous une menace de condamnation pécuniaire de 60 millions de FCFA dans un procès qui l’oppose à des magistrats. Ainsi, les gens pourraient multiplier les procès contre les journalistes avec des motifs graves de diffamation, d’accusation d’atteinte à la sureté de l’Etat etc. Le clan politique qui est à la manœuvre, pour cette cabale ,pour viser des règlements de comptes avec des journalistes talentueux et critiques, qui ont généralement une assez longue carrière dans le journalisme, doit savoir qu’il se trompe de combat .Car, tout bon journaliste, après 5 ou 10 ans de carrière, s’intéresse beaucoup plus à des prestations de communication génératrices de revenus substantielles que l’activité journalistique d’information. Ces journalistes expérimentés n’ont même pas besoin d’une carte de presse pour mener leurs activités. Par conséquent, c’est du tort que l’on fera à de jeunes journalistes, si cette idée scélérate de casier judiciaire n’était pas abandonnée. Car, ce sont les jeunes qui sont plus exposés à des risques de délits de presse et donc aux procès. Honte donc aux politiciens véreux et leurs acolytes de journalistes mercenaires. Continuer de voter des lois scélérates qui vous étoufferont et qui seront rectifiées à l’avenir quand le rapport de force changera.
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+1 #1 ANTA 21-07-2017 15:07
"En attendant sa publication officielle comme promis, j’ai appris que les membres de la commission se sont retirés à Koudougou pour des « amendements de forme» du rapport." Est-ce qu'on besoin d'aller à Koudougou pour corriger des fautes d'orthographe, ou pour mises en forme. Les secrétaires sont là pour ça. Dans cette retraite, il ne faut pas qu'une virgule vienne changer le sens des phrases comme mon maître de latin nous l'a démontré un jour avec cette belle phrase qui en deux lectures peut faire passer de la joie à l'affliction. La voici:
- Ibis, redibis, nunquam in armis peribis (Tu iras, tu reviendras, jamais tu ne périras par les armes); le temps d'une respiration, voilà ce qu'elle peut devenir:
* Ibis, redibis nunquam, in armis peribis (Tu iras, tu ne reviendras jamais, tu périras par les armes).
Messieurs et mesdames les metteurs en forme, qu'on retrouve les noms des flibustiers en toge qui ont été alpagués, sinon gare...webmaste r, ici-là tu peux couper-coller sinon on peut nous dire de payer chacun 60 millions. Tu as l'argent pour payer?
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