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Décès Salif Diallo:Pluie d’éloges à Ouagadougou

Comme une trainée de poudre, la nouvelle s’est répandue à travers sa terre natale, le Burkina Faso, et même au-delà. Salifou Diallo, précédemment président de l’Assemblée nationale, est décédé à Paris dans la nuit du 18 au 19 août 2017, alors qu’il s’était donné quelques jours de vacances dans la ville lumière après un checkup médical à Tunis. En attendant les obsèques de l’illustre disparu, retour sur l’émoi que cette disparition a entraîné à travers un pays qui a à peine enterré ses fils tués la semaine dernière dans une attaque terroriste en plein Ouagadougou.

 

 

 

Gilbert Noël Ouédraogo, président de l’ADF/RDA

 

« Il lui arrivait de dire à ma femme de préparer le tô pour qu’il vienne manger »

 

Je retiens qu’il était un homme de conviction, de courage, d’engagement et de décision. Nous avons été opposés politiquement par moments, mais il y a eu des périodes aussi où nous avons eu les mêmes visions politiques. Je souligne au passage que c’est un fin stratège politique. On peut tout reprocher à Salif Diallo, mais on ne peut pas dire qu’il ne savait pas ce qu’il voulait. J’ai eu l’occasion de le côtoyer plusieurs fois sur le terrain. Je retiens de lui qu’il était quelqu’un qui dit ce qu’il pense. En bon Yadga, ce n’était pas le genre de gars à tourner autour du pot. Il annonce toujours la couleur et assume ses choix et ses décisions. Quand Salif avait besoin de toi, il savait où aller te chercher. Il arrivait souvent qu’il m’appelle pour me dire de dire à ma femme de préparer du tô à telle heure, qu’il allait passer manger chez moi. Souvent, il venait me prendre dans son véhicule, lui au volant et moi à côté, et nous partagions nos points de vue sur la situation de notre pays et ce qu’il y a de nécessaire à faire. 

Nous avons eu aussi quelques fois des altercations. Je me rappelle celle que nous eue lors d’une des élections législatives. Il y a eu un affrontement entre des militants de l’ADF/RDA et ceux du CDP. Nous accusions le CDP d’avoir fraudé. Un de nos militants a alors été convoqué au commissariat central de Ouahigouya. C’était en 2002, j’étais ministre de l’Action sociale et lui responsable du département de l’Agriculture. Je me suis rendu au commissariat pour savoir ce qui se passait et il est venu me trouvé là-bas. Ce jour, ça été difficile entre nous parce qu’il est venu tout énervé. Le commissaire de police, qui était une dame, s’est retrouvé à faire la médiation entre deux ministres de la République pour éviter que nous en venions aux mains. Mais le pire n’est pas arrivé.

Quand Salif Diallo devait quitter le gouvernement en 2008, moi j’étais ministre des Transports. Je suis allé lui rendre visite à l’époque. J’y ai été en plein jour avec mon véhicule de fonction. Quand je suis arrivé, il m’a dit : petit frère « Foo wat ka ?» (Ndlr : C’est toi qui viens ici ?). J’ai dit qu’il était un grand frère et que quelle que soit la situation, il le demeurera. Il a indiqué qu’il est étonné de me voir venir avec mon véhicule de service pendant que tout le monde le fuyait. Lorsqu’il a eu son AVC et qu’il a été hospitalisé en France, je me suis rendu avec mon épouse au pays de De Gaule pour voir son état. Là encore, il a été surpris. Au-delà de tout, nous sommes des êtres humains, le reste n’est que vanité. 

  

 Herman Yaméogo, président de l’UNDD

 

« J’ai beaucoup souffert politiquement à cause de lui mais… »

 

Tout décès est tragique, mais celui de Salif Diallo est particulièrement tragique parce que c’est un homme qui avait le sens de l’Etat et il disparait au moment où le pays a le plus besoin de lui. Nous vivons une période marquée par des crises multiples au plan économique et sécuritaire. Pire, nous assistons à une perte de l’autorité de l’Etat. Il aurait pu contribuer sur un chantier qui m’est cher et qui, à mon sens, est important pour reconstruire le pays : c’est celui de la réconciliation nationale. J’en parle parce que vous savez que nous avons été des adversaires politiques. Bien qu’adversaire politique, j’ai toujours admiré en lui le courage. Si pendant tout le temps qu’il a été auprès de Blaise Compaoré, il m’a combattu, un jour, alors qu’il venait d’être remercié du gouvernement, il est venu ici. Je signale que nous n’avions pas de rapports, nous étions même à couteaux tirés. Tous ceux qui étaient dehors étaient étonnés de voir Salif Diallo entré chez moi. Quand il s’est assis, il m’a dit : ‘’C’est vrai que nous nous sommes combattus. Il est vrai aussi que dans la vie politique que nous avons connue au Burkina Faso, je t’ai fait beaucoup de torts ; je viens te demander pardon’’. Son geste m’a touché et, tenez-vous bien, ça ne lui a pas suffi, il a au cours d’une émission radiophonique retracé tout ce qu’il m’a dit. Il a déclaré clairement que sans tout ce qu’il m’a fait subir, à ce moment-là, c’est moi qui serais à la tête du Burkina. Dans la situation actuelle, celui qui aurait pu prendre son avion et aller à Abidjan pour parler à Blaise Compaoré dans l’intérêt du pays, c’est Salif. Il avait cette capacité de rebond, de transcender les considérations personnelles. Que ce soit pour des raisons personnelles, parce que c’est un fin calculateur, il est capable de se surpasser. C’est ça qui fait l’homme d’Etat. J’ai beaucoup souffert politiquement à cause de lui mais en ce moment précis, nous avons besoin d’un homme comme Salif Diallo.

 

Issaka Lingani, directeur de publication de l’Opinion

 

« A une époque, on appelait Salif ‘’le président a dit…’’ »

 

Je retiens de Salif Diallo le souvenir d’un homme de convictions, d’action. En gros, un grand bosseur. Un homme aussi de dossiers, c’est -à- dire qu’il avait la capacité de prendre en charge plusieurs dossiers en même temps. Ce qui n’est pas évident par ces temps qui courent. Il a joué un très grand rôle au niveau des partis dans lesquels il était par le passé, à savoir l’ODP/MT et le CDP. Il a aussi joué un très grand rôle auprès du président Blaise Compaoré dont il était l’un des éléments les plus fidèles, les plus proches. On peut dire que la carrière de Salif sur le plan politique est intimement liée à celle de Blaise Compaoré qu’il a côtoyé depuis la Révolution démocratique et populaire, parce qu’il a été dans le cabinet de Blaise quand il était ministre en charge de la Justice. C’est une très grande perte pour le parti au pouvoir, dont il est le président. Une perte également pour l’Assemblée nationale et pour la Nation tout entière. Pour l’imaginaire populaire le MPP, c’est le parti de Salif Diallo, c’est lui qui l’a forgé, qui lui a donné naissance et l’a fait grandir. Le parti porte grandement son empreinte. Salif, on l’aime ou on ne l’aime pas, car c’est celui qui n’agit pas qui n’a que des amis, on doit reconnaître ce qu’il a été. Il avait beaucoup d’admirateurs, mais il y avait aussi des gens qui étaient prêts à le bouffer cru. Celui qui va le plus le regretter, c’est le président du Faso parce que si vous suivez la vie de la Nation, il y a beaucoup de choses qui sont reprochées à Salif qui devraient être reprochées au président, c’est-à-dire qu’il jouait la couverture pour tout le monde. Pendant longtemps, on a appelé Salif « le président a dit… ». En effet, lorsqu’il veut faire adopter une idée et vous émettez des hésitations il affirmait : « Le président a dit … ». C’était sa manière à lui de fonctionner. Il voulait que les choses avancent très vite.

 

Hervé Ouattara, président de Citoyen Africain pour la renaissance (CAR)

 

« Tout ce que j’avais au fond de moi contre Salif n’existe plus »

 

J’ai connu Salif Diallo à travers la presse et la télévision comme bon nombre de citoyens. Je l’ai côtoyé en fin 2013. On partageait les mêmes idéaux, notamment se battre afin d’accéder à une démocratie véritable dans notre pays. Nous avons échangé à l’époque sur différentes stratégies à mettre en place pour recouvrer notre liberté. Par moments, les choses n’ont pas été faciles entre nous. Il avait sa façon de voir les choses, de les analyser et j’avais aussi la mienne. Je me souviens que j’ai accueilli Kémi Séba ici au Burkina Faso dans le cadre de la lutte contre le franc CFA et nous avons été voir Salif. A la fin des échanges, il était question de faire une photo de famille. Comme je ne faisais pas partie du groupe, les gens ont voulu savoir pourquoi cela. Salif leur a répondu : « Qui vous a dit que Hervé veut prendre une photo avec moi ? » Ce qui a fait rire plus d’un.

Je pense que lorsque quelqu’un n’est plus, il n’est pas indiqué de parler de ce qui n’allait pas entre vous. Ce qui signifie que tout ce que j’avais au fond de moi contre l’homme n’existe plus. Je lui ai pardonné, car tout ce dont il a besoin aujourd’hui, c’est nos prières. Il est aussi important de reconnaître que l’homme, quoiqu’on dise, a marqué son temps, il a su inscrire son nom dans l’histoire de son pays. Qu’on l’aime ou pas, on ne peut pas parler du Burkina sans parler de Salif Diallo. Son décès est donc une perte pour le Burkina. Toutefois, les vivants ne doivent pas croiser les bras, car nul n’est indispensable.

 

Achille Tapsoba, président par intérim  du  CDP

 

«Il avait le contact difficile»

 

On a cheminé ensemble pendant plusieurs décennies. Je retiens de l’homme le souvenir de quelqu’un qui avait la force de conviction, qui était intransigeant. Il élaborait avec beaucoup de précision, de stratégie politique. Il avait une capacité d’anticipation, ce qui dénotait sa grande perspicacité dans la lecture des évènements politiques.

Il était également considéré comme un responsable politique qui aimait beaucoup la polémique ; qui menait un combat politique avec une philosophie qui relève de Machiavel dans la mesure où pour lui, seule la fin justifiait les moyens. Je retiens de mon ancien camarade, l’image de celui qui sait utiliser le discours populiste pour convaincre les militants, l’opinion. Il savait également utiliser des méthodes politiques très efficaces, car pour lui, seule l’efficacité primait.

En tant qu’opposant politique il a été un responsable qui étonnait parfois avec ses positions radicales. Des manières de voir qui ne sont pas empreintes d’esprit démocratique avec un peu d’intolérance. Je le dis après  ce qu’il a dit  à l’opposition et  au CDP particulièrement.

C’est un homme qui prend beaucoup de distance vis-à-vis de ses adversaires politiques à qui il ne fait pas de concession. Il avait le contact difficile. Quand on était dans le même parti, on n’était proches que pour les activités et dans les moments de travail. Dans le cadre de la réconciliation nationale, quand nous l’avons approché en tant que membre de la CODER, il s’est révélé réceptif, quoique toujours sur ses gardes.

 

Zéphirin Diabré, Chef de file de l’opposition

 

«Il n’avançait pas masqué»

 

Salifou Diallo est un acteur important de notre scène politique depuis des décennies. C’est un combattant de la liberté qui  a apporté beaucoup à la consolidation de la démocratie burkinabè. Je l’ai côtoyé sous le magistère du président Compaoré en siégeant dans certains gouvernements. On a aussi collaboré dans le cadre du projet qui nous a permis de contrer la révision de l’article 37 et la mise en place du Sénat. Je retiens de lui l’image d’un homme de convictions, d’ambition, qui mobilisait toute l’énergie nécessaire pour atteindre ses objectifs. C’était un stratège politique doté d’une grande capacité d’anticipation, de lecture des évènements.  Cela lui permettait de faire des calculs. Il était tout entier. Avec lui au moins on savait à quoi s’en tenir, car il n’avançait pas masqué, souvent trop à découvert  mais avec franchise. Même quand il vous a combattu, il avait la grandeur  d’esprit d’oublier les malentendus et de revenir. C’est une qualité qu’un homme politique doit avoir. Il faisait preuve de  souplesse et de flexibilité. Un ami n’est pas éternel et un ennemi l’est encore moins pour lui. Il va manquer à la scène politique et plus au MPP.

Pour notre meeting à la maison du Peuple, il m’a surpris avec sa finesse d’esprit quand je lui ai téléphoné. Il m’a dit : « ‘’Zeph’’, tu as fait une longue plateforme.  Tu ne veux pas qu’on s’entende ? Comment veux-tu qu’on réponde ?» Il a compris en fin politicien que le document va être un alibi que l’on allait exhiber à tout moment.

 

Boureima Badini, compagnon politique de l’illustre disparu

 

«Quelles que soient les erreurs qu’il commettait, il allait jusqu’au bout»

 

On le savait malade mais qui aurait cru qu’il partirait très tôt et aussi brusquement ? C’était un homme politique, on était apparentés et frères.  J’ai moins d’un an de plus que lui et on a fait l’enfance ensemble. On est du même secteur à Ouahigouya. C’était un homme entier, engagé et qui  croyait en ses idées. Une fois qu’il y croyait, il était pratiquement imbattable en matière d’opérationnalisation. Il le faisait de bout en bout avec conviction. Quelles que soient les erreurs qu’il commettait, il allait jusqu’au bout et les corrigeait au fur et à mesure pour se rattraper plus tard. C’était un homme passionné, un personnage politique. Un vrai patriote qui connaissait les ambitions à nourrir pour que le Burkina devienne une grande Nation.

En 1998 on avait la présidentielle à organiser. Quand il est venu à Ouahigouya, on a battu campagne. On a fait un bon score. Il m’a reçu et m’a dit qu’en politique les gens mettent l’argent en avant au détriment des idées. ‘’Tu resteras là tant que je serai là. Nous avons des idées que nous devons ensemble construire’’, m’avait-il dit.

 

 

Akodia Ezékiel Ada

Assiata Sawadogo

  1. Harold Alex Kaboré

Commentaires   

0 #5 Parlement 21-08-2017 15:59
Dans la vie d’une nation, chaque citoyen, comme toute personnalité joue son rôle de son mieux avant de mourir. Les bons et mauvais exemples des uns et des autres, doivent servir de leçons pour les générations montantes afin de corriger les insuffisances et renforcer les acquis. En ces moments de deuil pour Salif Diallo,la nation doit lui rendre les hommages dignes de son rang. Cependant, le temps presse, car le délai légal de 15 jours pour l’élection d’un nouveau président de l’Assemblée, échoit le 02 septembre 2017.Il appartient au Chef de l’Etat, de faire acte de clairvoyance, pour que la majorité présidentielle puisse choisir un président du parlement qui soit à la hauteur de la mission. Une personne dynamique, un rassembleur pour bien diriger l’auguste Assemblée dans l’intérêt général de la nation. Etre président du groupe parlementaire du MPP n’est pas un droit logique pour mériter la présidence du parlement. De même, être un vice-président de l’Assemblée n’est pas non plus un droit d’accéder au perchoir surtout quand on est issu d’un parti minoritaire allié de la majorité. Donc l’actuel premier vice président de l’Assemblée nationale doit faire preuve de modération et ne pas oublier ses propos et attitudes qui ont offensé la classe politique et ses anciens camarades de l’opposition. Le temps des va –t’en guerre politique est désormais révolu au Burkina pour faire place au dialogue, au consensus et à la valorisation des mérites et compétences de chaque Burkinabè.
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0 #4 Kanzim 21-08-2017 14:12
Mon illustre Professeur Cyrille GOUNGOUNGA paix à son âme, nous disait entre autres débats informels sur la politique, la sociologie e bien d’autres domaines, que « les funérailles ne sont que l’orgueil des vivants ». Puis quand je fus admis dans un pays arabe pour poursuivre mes études, j’y découvris les pleureuses professionnelle s, dont le nombre, l’appart et lestons gutturaux de youyous funestes autour d’un cadavre étaient un signe évident de richesses des fils du mort. Un camarade étudiant d’un pays d’Afrique centrale m’explique que chez eux, un corps pouvait attendre plus de 3 mois à la morgue, afin de permettre aux fils d’avoir des prêts auprès des banques, afin d’organiser des funérailles à la hauteur du défunt, ce à quoi je lui répondis que c’était plutôt à une hauteur souhaitée de ses fils vivants. Puis vint l’artiste congolais Sam MANGUANA, qui dans une chanson à succès il disait « ayii….N’attende z pas mort pour m’acheter cercueil en or, aidez-moi pendant que e sui souffrance ». Si tous les mérites proclamés de Salif DIALLO lui avaient été reconnus et valorisés à travers un minimum de reconnaissance, beaucoup d’actes et de paroles commis et proférés à son endroit n’auraient point eu lieu. D’éventuelles conséquences psychosomatique s de la méchanceté, de la jalousie et de l’ingratitude exprimées envers et contre lui n’auraient pas constitué une hypothèse dans l’avènement de la fragilité de sa santé. Hélas. Salif est mort, vive Salif. Politiciens de tout acabit à vos rangs et niveaux d’opportunisme et de compromission, pleurez et pleurons Salif. En attendant que la prochaine ceinture de sécurité, la prochaine bouée de sauvetage, la prochaine mamelle qui vous abreuvera du délicieux lait du dividende politique et la prochaine glu de la honte ne vous rassemble autour du miel, en attendant donc que tout ceci se transforme un jour en obstacle qu’il vous il faudra, non pas contourner pour le laisser en vie, mais le briser et le détruire dans son honneur et sa dignité, quitte à emprunter la voix du ventriloque pour dire de votre bouche mielleuse, ce que votre cœur fielleux n’a pas pensé. Norbert ZONGO me taquinait bien souvent en me reprenant des slogans bidon que des CDR brouettes et excités de mon service aimaient brailler : Kanzim, me raillait-il, « les dogmato-populo- anarcho-impéria lo-profitalo-de stabilisateurs ! ». A bas, lui répondais-je…..
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+1 #3 LoiseauDeMinerve 21-08-2017 12:18
Trop de louanges ou de glorioles tuent la sincérité de la sympathie. En effet " sublime sœur" Anta, les gens gagneraient à faire plaisir au regretté PAN en lui parlant selon son style à lui, le franc ou direct, sans dérobade. Or il sont nombreux ceux-là qui sacrifient à la tradition ou sagesse africaine et au fond de même il sabre le champagne. En apostrophant TOEGUI, tu lui "rallonge le nez", il élucubrera encore et encore dans une biosphère encore et encore gnatoroisé, vérité et paix.
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+1 #2 de rien 21-08-2017 11:58
un baobab! tu parles!
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+2 #1 ANTA 21-08-2017 06:39
Après ces panégyriques, il ne manque plus qu'à crier" santo subito"et à le proposer à la canonisation! Saint Salfo, priez pour nous!
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