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NAFA Cascades : Les militants exigent la libération de Djibrill Bassolé

NAFA Cascades : Les militants exigent la libération de Djibrill Bassolé

Les militants de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA), section des Cascades, ont sonné le rassemblement le 17 septembre 2017 par une conférence publique tenue dans la nouvelle salle du collège Sainte-Thérèse de Banfora. Il s’est agi pour ce parti, visiblement très remonté, de réclamer la libération de Djibrill Bassolé, incarcéré depuis bientôt 2 ans à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) dans le cadre du putsch manqué du 16 septembre 2015. La ligne rouge politique a été franchie, ont averti les militants.

 

 

Pour exiger la libération du général de gendarmerie Djibrill Yipéné Bassolé, incarcéré entre autres sur la base des supposées écoutes téléphoniques entre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, et lui, les organisateurs n’ont pas lésiné sur les stratégies pour relever le défi de la mobilisation. Camions et tricycles ont effectué plusieurs voyages pour convoyer les militants à la salle de réunion du collège Sainte-Thérèse. Cette salle de 800 personnes a refusé du monde pour la circonstance, pleine à craquer qu’elle était avec au premier rang de vieilles personnes. Nombreux étaient les militants et sympathisants de la NAFA à suivre de dehors la conférence qui a débuté aux environs de 10h30.

Au présidium on pouvait reconnaître les députés François Bassyé et Assita Ouattara, arrivés avec une forte délégation ; Salifou Barro, ex-député et membre du BEN ; Amadou Diabaté, coordonnateur régional de la NAFA des Cascades ; Salifou Koné, secrétaire provincial de la NAFA Comoé et bien d’autres personnalités du parti. Des messages exigeant la libération du détenu sont entendus à la tribune, le ton monte, tous veulent que le général, injustement incarcéré selon eux, soit libéré. Selon les personnes du 3e âge qui ont ouvert le bal, la vérité finit toujours par rattraper le mensonge ; quant aux femmes, elles disent être préoccupées par une seule chose, à savoir la détention de leur leader. Les jeunes soutiennent qu’ils sont confortés dans leur lutte par la demande des Nations unies adressée au gouvernement et qui exhorte à la libération du détenu. Pour le secrétaire provincial, Salifou Koné, c’est pour des raisons politiques que Bassolé est détenu. Il a donc invité toute la population de la région à se lever pour exiger sa libération.

Saluant le comité d’organisation pour sa mobilisation en faisant une mention spéciale aux femmes et aux différents départements de la région, Salifou Barro a affirmé que cette région a de l’estime pour la NAFA. Il a invité donc les militants du parti à rester fidèles au général, car il va sortir de prison et continuer le combat. «Il ne mourra pas en prison», a-t-il martelé. La déclaration phare a été celle du député François Bassyé, pour qui la ligne rouge politique a été franchie. En effet, pour lui, on ne doit pas détenir personne de façon préventive, permanente et abusive. « La récréation a assez duré », soutiendra-t-il. La NAFA entend donc désormais lutter, convaincue que la justice militaire n’est pas impartiale dans le dossier Bassolé.

 

Luc Ouattara

Commentaires   

0 #1 Neilson 20-09-2017 08:52
Ce n'est pas parce que Guillaume Soro est "intouchable" pour le moment que Djibril doit l'être; et puis, si le chien du dehors gagne l'os de la cour c'est parce que le chien qui est à l'intérieur l'a fait sortir. Donc,arrêtez de nous distraire, convoyez vos militants, parents, amis , connaissances et connexions même en avion charter, votre champion sera jugé comme et avec les autres en son temps!
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