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Partis démissionnaires du CFOP : « Rejoindre la majorité ne serait pas un crime »

« Message au peuple burkinabè. » C’est sous ce titre ronflant qu’un regroupement de six partis politiques, dont quatre ayant abandonné le navire CFOP en mai dernier, a livré une déclaration à la presse le 23 septembre 2017 à l’espace Gambidi. Il entendait se prononcer sur le retour de Blaise Compaoré prôné par certains, une idée qui serait « une option politique inopportune, dangereuse et inacceptable ». Concernant leur avenir, ces partis, non alignés pour l’heure, n’excluent pas de rejoindre la majorité.

 

 

 

Parti écologiste pour le développement nouveau (PEDN), Parti centriste pour la démocratie et le progrès(PCDP), Parti pour la démocratie et la Fédération (PDF/Laafi), Parti fasocrate (PF), Parti des patriotes panafricanistes (PPP) et Union des démocrates progressistes (UDP). Sauf à ceux qui sont des observateurs assidus du marigot politique burkinabè, les noms de ces partis politiques ne disent sans doute pas grand-chose. Il faut dire qu’avec zéro conseiller pointé au compteur à eux six, ce ne sont pas vraiment des caïmans. Lors de la démission fracassante des quatre premiers cités du CFOP en mai dernier, leurs anciens camarades n’avaient pas manqué de les qualifier de menu fretin. « C’est un non-événement », avait en gros dit le CFOP en guise de réaction. La formule consacrée avait également été reprise : « Ils sont incapables de remplir même une cabine téléphonique. »

Quatre mois plus tard, pour une conférence de presse, les démissionnaires ont quand même rempli de femmes la salle Anne-Marie-Gougi de l’espace culturel Gambidi. Dans les bras de celles-ci, des bébés dont les cris ont donné du fil à retordre à nos confrères de la presse audiovisuelle.

Dans cette ambiance de garderie, quatre présidents de parti étaient sur le toboggan : Abdoul Diallo du PDF/Laafi, Inoussa Ouédraogo du PCDP et le principal animateur du jour, Evrard Sorgho du PEDN. Leur objectif : adresser un « message au peuple burkinabè », à savoir celui de la « consolidation des acquis de l’insurrection populaire ». Ce qui exclut, selon le tenant du crachoir, tout retour, comme certaines voix s’élèvent pour le réclamer, de l’ancien président Blaise Compaoré. « Ce sont des partis politiques en perte de vitesse qui font du retour de l’exilé d’Abidjan leur fonds de commerce », estiment les conférenciers. Mais pour eux, il n’est pas question de permettre à ces « marchands d’illusions » de se refaire « une santé politique ». Sans compter, présume le groupe des six, que le retour de l’enfant terrible de Ziniaré pourrait faire des vagues.

 

« Rejoindre la majorité ne serait pas un crime »

 

Se prononçant sur la libération des généraux que prêchent également les chantres de la réconciliation nationale, Evrard Sorgho s’est voulu ferme. « L’agenda des juges ne doit pas être celui de la rue », dit-il avant de préciser : « L’idéal serait que ces gens répondent devant la justice et que le droit soit dit. »

Autre point abordé au cours de cette conférence de presse : la filiation politique de ces partis. En effet, depuis le départ du navire CFOP de quatre de ses membres, le groupe des six erre dans la vaste étendue politique sans port d’attache. Mais cela ne saurait tarder, à en croire le président du PEDN, qui indique que son groupe va annoncer bientôt son appartenance. Même si le président du PDF/Laafi, Abdoul Diallo, assure qu’« aller vers la majorité présidentielle n’était pas le but principal de notre démission», le groupe n’exclut pas de jeter l’ancre dans la baie du pouvoir. « Rejoindre la mouvance présidentielle ne serait pas un crime », se défend en effet Abdoul Diallo.

 

Hugues Richard Sama

Bernard Kaboré (Stagiaire)

 

Commentaires   

0 #2 TIC 26-09-2017 10:38
Qu’Abdoul Diallo arrête de nous prendre pour des nez-percés. Tout le monde sait que vous avez la claque la porte du CFOP pour aller souper à la table du MPP. Et si jusqu’à présent vous n’avez pas rejoins la majorité, c’est que vous êtes si insignifiants qu’on ne veut même pas de vous là-bas. Mais continuez d’aboyer et de caresser le pouvoir dans le sens du poil, peut-être qu’on finira par avoir pitié de vous.
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0 #1 Kôrô Yamyélé 26-09-2017 09:47
- Moi je n'ai jamais entendu parler de ces partis et je ne connais personne parmi leurs responsables. Celà veut dire qu'ils ne sont rien. Bon débarras pour le CEFOP et dommage pour le MPP qu'ils vont aller encombrer. Le MPP ne doit pas accepter n'importe quel quidam s'il veut qu'on le prenne au sérieux. Accepter ces gens, c'est se foutre des premiers militants du MPP !

Par Kôrô Yamyélé
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