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Crise au sein de l'UPC: Matinée agitée au pont Kadiogo contre la « simborisation »

Sans l’autorisation de la mairie, qui avait pourtant reçu dans les délais une demande y relative, des centaines de militants de l'Union pour le progrès et le changement (UPC) ont crié leur colère contre les 13 députés dissidents du parti dont ils réclament les mandats. Cette manifestation sur le pont Kadiogo hier 12 octobre n'a pas atteint son objectif initial: remettre à l'occupant du perchoir un message contre la création d'un nouveau groupe parlementaire par des « traîtres de service».

 

 

 

Lors d'une conférence de presse,  les militants de l'Union pour le progrès et le changement avaient annoncé une marche hier pour remettre un message au président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé. Dès 8 heures, plusieurs centaines de militants avaient pris position sur la nationale n°1, devant l'avenue menant au Parlement. Sur les pancartes et les banderoles, on pouvait lire : «Les députés du ventre, les députés affamés», «A bas la simborisation» «Non à la spéculation sur les mandats électifs»... Entre hymne national et cris de ralliement, l'ambiance était électrique alors que la police veillait au grain, prête à utiliser des gaz lacrymogènes. C'est autour de 9h que des députés du parti du Lion comme le Poé naaba, Rabi Yaméogo, Ido Alitou et Léonce Zagré sont arrivés sur les lieux. Très vite, on apprend aux manifestants que l'autorisation de la mairie n'a pas été acquise. Pourtant, assure Léonce Zagré, le délai de 72 heures a été respecté. « Ils ont attendu jusqu'à hier après-midi pour nous dire qu'il manquait 2 signatures et que si cette condition était remplie, il fallait 72 heures pour qu'on ait la réponse. Il y a manifestement de la mauvaise foi», déclare le député Léonce Zagré. Et son collègue Rabi Yaméogo de s'offusquer : «Nous avons des OSC qui manifestent ici sans autorisation. Nous aussi nous sommes des Burkinabè. » Et d'ajouter au sujet de ses camarades dissidents : «Qu'ils remettent nos mandats et nous resterons des amis, sinon nous avons les moyens de parvenir à nos fins. C'est une question de temps et la lutte ne fait que commencer. » A côté de lui, un jeune laisse éclater sa colère en ces termes : « La simborisation (Ndlr : néologisme qui désigne la trahison, du nom du chef de file des dissidents, Simboro Daouda) ne passera pas. Nos voix ne sont pas à vendre. S'ils persistent, ils verront face à eux des militants déterminés et on verra s'ils sont plus forts que le peuple. Il y a de prétendues OSC, dont la pourriture est connue de tous, qui manifestent sans la moindre autorisation. Nous sommes des républicains, mais encore faut-il qu'on respecte les lois de la République. » Face à la barrière de sécurité qui bloquait le passage vers l'hémicycle, une délégation de députés va à la rencontre des autorités parlementaires pour savoir la conduite à tenir, surtout que le vice-président, Sankara, leur avait donné rendez-vous à 10h pour recevoir le message. Ils reviendront bredouilles car, semble-t-il, ils n'ont pas eu d'interlocuteurs. Colère noire des militants qui décident de barrer complètement la voie et d'en découdre avec la sécurité. Le calme olympien du chef de la sécurité et les appels au calme des leaders ont fini par émousser les ardeurs belliqueuses. Finalement, rendez-vous est donné aux militants au siège du parti pour décider de la conduite à tenir ; une attitude qui n'a pas manqué d’irriter les plus radicaux, pour qui il aurait fallu donner « un signal fort » dès cette manifestation.

 

Abdou Karim Sawadogo

Commentaires   

+1 #1 Nobga 13-10-2017 19:20
La député Fati Korbeogo a-t-elle démissionné seule ou bien elle est la seule qui doit des comptes aux militants, ou bien on s'attaque juste au maillon faible? Expliquez-moi militants UPC?
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