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Relance du CDP : La touche de la sagesse

Après les femmes, les jeunes, c’était au tour des anciens du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de se réunir en Assemblée générale, le 14 octobre 2017, au siège du parti à Ouagadougou. Cette rencontre se veut la suite logique de la rentrée politique du parti qui a eu lieu le 30 septembre dernier. Le débat s’est focalisé sur la relance des activités de l’ex-parti majoritaire et les militants du troisième âge n’entendent pas rester en marge. Ils veulent, à travers ce créneau, réfléchir sur leur contribution au maintien du parti sur l’échiquier politique burkinabè et, mieux, viser la reconquête du pouvoir d’Etat, perdu un certain  octobre.

 

«Lorsque le camarade Nabaré m’a informé de votre volonté de tenir cette rencontre aujourd’hui, j’ai tenté de plaider auprès de lui pour un report à une date qui cadrait mieux avec le calendrier du président par intérim du parti et le mien. Finalement, je me suis rangé à votre choix, parce qu’on ne discute pas la volonté des anciens.» Ainsi a introduit son adresse Léonce Koné, deuxième vice-président du CDP et président de la commission ad hoc chargée de la réorganisation des organes du parti. C’était sa manière d’apprendre ou de réitérer aux plus jeunes du parti que le respect du droit d’aînesse y a toute sa place.

Il a signifié que la réorganisation a déjà permis le renouvellement de structures et organes à divers niveaux. Il en veut pour preuve la validation  des 37 sections et  245 sous-sections lors de la 60e session du Bureau politique national. Léonce Koné a affirmé que le parti est en passe d’écrire une nouvelle page de son histoire. C’est la raison pour laquelle il a salué cette rencontre qui aboutira à des propositions cruciales et indispensables à cette évolution.

«Nous avons la sagesse pour guider les jeunes qui, eux, ont la force, la fougue et les idées.  Nous les appelons à la concorde avec tout le monde en vue de réaliser l’harmonie dans la société et au sein du parti», a précisé Bernard Nabaré, secrétaire national des anciens.  L’autre domaine dans lequel Léonce Koné a estimé l’apport des anciens irremplaçable est «la situation de crise plus ou moins latente que traverse le pays». Une situation perceptible à travers : menaces terroristes, affaiblissement de l’autorité de l’Etat, difficultés économiques, crispations sociales et politiques, entre autres.

Bernard Nabaré a encore saisi la balle au bond pour attirer l’attention des dirigeants du pays. Il s’est attardé sur la «psychose et la recrudescence des attaques terroristes qui endeuillent quotidiennement nos familles ». Pour lui, le pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) doit prendre des mesures urgentes et idoines pour endiguer l’hydre au lieu de chercher des poux sur un crâne rasé.

Il a notamment cité des «accusations abjectes» qui aveuglent les autorités dans leur recherche de solutions pour la protection des citoyens. De plus, ses camarades et lui ont formulé le vœu de voir «les enfants» du Burkina Faso vivre dans la paix, la tolérance et le progrès.

«Nous ne pouvons vivre tranquilles quand nous savons qu’il n’y a pas d’entente entre les filles et les fils du pays. C’est pourquoi nous en appelons ardemment à la réconciliation nationale ; ce qui ne veut pas dire d’occulter la vérité et la justice », a déclaré Bernard Nabaré. Il a souhaité d’ailleurs qu’il y ait davantage d’initiatives dans ce sens afin d’apaiser les tensions politiques et sociales et prôné un règlement pacifique des contradictions qui opposent les Burkinabè.

Aboubacar Dermé

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