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30 ans après le 15-octobre : « Sankara partout, Sankara nulle part ! » (Ra-Sablga Ouédraogo)

30 ans après son assassinat, Thomas Sankara, désormais érigé en icône continentale, est « partout » : dans les discours, sur les tee-shirts, sur les banderoles et dans les médias. Invoquer « Thom Sank » est même devenu un phénomène à la mode. Mais selon l’analyse du directeur exécutif de l’institut Free Afrik, le Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, une fois le vernis gratté, il ne reste plus rien des idées promues par le père de la Révolution burkinabè. « Sankara n’est nulle part » (le chercheur).

Lisez plutôt.

 

 

Il est le plus grand homme de l’histoire des peuples de Haute-Volta et du Burkina Faso. Assurément ! L’une des figures les plus marquantes du vingtième siècle en Afrique.

Indiscutablement ! Une des figures de proue de la conscience révolutionnaire en action dans le monde. Sans aucun doute ! L’une des perles prométhéennes de l’humanité. Certainement !

 

Jeudi noir ! 4-1 = 0

 

Jeudi 15 octobre 1987. Il est 16h 30 environ. Dans une villa du Conseil de l’Entente, à quelques jets de pierre de la présidence du Faso, il est en réunion avec une bonne douzaine de collaborateurs. Les premiers coups de feu du commando assassin qui débarque sur les lieux neutralisent ses gardes du corps. Il se lève et, selon le témoignage du seul rescapé, ordonne à ses collaborateurs : « Ne bougez pas, c’est moi qu’ils cherchent !». S’avançant vers la porte, vers ses bourreaux, les bras levés, sur le pas de la porte, il est mortellement touché au front et foudroyé par une série de rafales. Son ordre de ne pas bouger n’épargnera pas ses collaborateurs. A l’exception d’un miraculé, Alouna Traoré, tous tombent dans le carnage.

Nuitamment, à la va-vite, Sankara et ses douze compagnons d’infortune sont enterrés par des prisonniers réquisitionnés pour la corvée. A travers cette opération d’élimination du leader de la révolution, par cet enterrement à la sauvette, presque sauvage, rien d’autre ne se jouait que l’enterrement de la révolution. Le génie populaire ne s’y est pas trompé.

Inscrite par un anonyme sur la motte de terre qui faisait office de tombe de Sankara, l’égalité mathématique 4-1 = 0 témoignait de la clairvoyance populaire. Cette égalité n’était vraie que dans la base mathématique voltaïque. Sans l’Un, le quatuor de leaders de la révolution s’annulait. 4 - 1 = 0.

 

Un autre jeudi … en chantant !

 

Jeudi 30 octobre 2014. Des marrées de jeunes insurgés envahissent les rues des villes du Burkina Faso et ébranlent le pouvoir quart-centenaire de Blaise Compaoré. Celui qui a, le jeudi 15 octobre 1987, mis tragiquement fin à l’expérience de la révolution burkinabè devait abandonner, dans un scenario d’un drame loufoque, et sans pour autant obtenir le salut, le projet de révision de la Constitution, qui visait à lui permettre de poursuivre une troisième décennie au pouvoir et même d’en entamer une quatrième.

Le lendemain, en début d’après-midi, des scènes de liesse célèbrent la fuite du tombeur de Sankara, exfiltré par la France, accueilli et aidé par la Côte d’Ivoire et le Togo, les alliés dont il a (aurait ?) bénéficié de la précieuse assistance 27 ans plus tôt, le jeudi noir qui a emporté le leader de la révolution et ses camarades martyrs. Dans la cour du centre national de presse Norbert Zongo, haut lieu d’activisme, un groupe de jeunes chante la victoire. Les slogans qui ont fermenté, des mois durant, au cours de l’émergence du puissant mouvement insurrectionnel sont opportunément actualisés pour la circonstance : « Ce président-là, il faut qu’il parle, et il est parti !» ; « Blaise, salop ! le peuple a eu ta peau » …

Ces évènements d’octobre 2014, qui ont bouleversé le Burkina Faso et dont l’onde de choc a été ressentie dans plusieurs capitales africaines où, sous l’ivresse des délices du pouvoir, des chefs d’Etat tentent de s’éterniser au pouvoir, sont intimement liés à la figure de Thomas Sankara, le plus petit dénominateur commun des insurgés. L’image et la parole de Sankara constituaient la référence la plus partagée par ces insurgés, majoritairement jeunes, qui scandaient à toute occasion, comme ce jour de victoire au centre de presse, « La patrie où la mort, nous vaincrons » ; le slogan révolutionnaire qui terminait l’hymne national et qui a été retoqué sous le régime de Blaise Compaoré comme pour anesthésier les consciences. Sans succès !

A un moment où les « écoles politiques et citoyennes » sont rares et où la formation idéologique est recluse dans des groupes étroits et en difficulté avec la réalité, la parole de Sankara, ses images et ses films, charriés sur les bandes passantes de l’Internet et partagés sur les téléphones portables, compagnons fidèles de ces jeunes, constituaient pour beaucoup l’une des rares nourritures politiques et ressources de conscientisation. A la recherche de repères, déboussolée par la déchéance éthique des gouvernants satrapes, clochardisée par des problèmes sociaux et économiques d’une violence inouïe et quasiment interdite de rêve, cette jeunesse trouve en Sankara le modèle de l’action et de la parole en fusion, le modèle de la pédagogie par l’exemple. Sa popularité dans toutes les catégories de la jeunesse, tant les élèves et étudiants que les jeunes évoluant dans la précarité du secteur informel et dont la plupart n’ont pas bénéficié d’instruction du niveau secondaire, en fait le ciment d’une génération, la génération des enfants de Sankara, la génération Sankara.

De fait, l’insurrection populaire a été celle de la génération Sankara. 30 ans après sa mort, une génération Sankara est née. Dans une large majorité, les insurgés, pour les plus âgés, avaient commencé leurs premières années d’école sous la révolution, ou, pour les plus jeunes, sont nés sous le régime Compaoré. Le personnel insurrectionnel est en effet majoritairement né sous Blaise Compaoré qui n’a jamais pris la pleine mesure du doublement de la population durant son quart de siècle de pouvoir.

Plusieurs leaders de premier plan du mouvement insurrectionnel affirment fièrement leur référence à Sankara. Les artistes Sams’K le Jah et Smokey, qui ont en partie incarné la résistance et permis d’attirer au mouvement citoyen des jeunes dont une majorité n’était pas « politiquement » encadrée, sont des disciples autoproclamés de Sankara. La référence à Sankara constituait pour eux la sève des discours et des slogans pour galvaniser les jeunes. La référence à Sankara constitue une sorte de formule magique dans la mobilisation populaire.

Même les militants des organisations opposées à Sankara et qui sont formés dans une vision extrêmement critique, voire souvent dénigrante du Président Sankara, étaient de fait emportés dans le flot des références à l’homme du 4-Août.

Dans la tendance politique du mouvement insurrectionnel, au-delà du compartiment sankariste, les responsables politiques se sont volontiers laissé emporter par l’attrait que le héros avait sur la jeunesse, quitte à tenir des propos démagogiques aux antipodes de leurs options idéologiques affirmées. Aussi, le poing révolutionnaire s’est-il imposé même aux libéraux auto-proclamés.

 

Sankara partout !

 

La figure tutélaire de Sankara a dominé l’insurrection populaire. Tous, pratiquement, l’ayant accepté par adhésion, par opportunisme, par emportement ou à leur corps défendant. Les discours enflammés du Lieutenant-colonel Zida, sur un ton « sankariste », ses références explicites à Sankara, à la place de la Nation ou à la Maison du peuple, montrent sa conscience du poids de cette référence. Les foules qui vibrent à l’évocation de son nom imposent sa citation au locuteur qui veut enregistrer des points à l’applaudimètre de la jeunesse. Quitte à donner à fond dans la démagogie la plus risible.

Le port du Faso Danfani, remis opportunément au goût du jour par Isaac Zida et consacré par Roch Kaboré, montre la conscience du bénéfice politique de s’allier Sankara ou ses actes. Tout le monde veut se montrer proche, en apparence, de Sankara, de son idéal et de ses actes. Quitte à faire montre d’un populisme vil.

Le succès des œuvres sur Sankara tant les films, les albums de musique, les livres, les photos, que les pièces de théâtre, etc., illustrent l’envergure populaire de l’homme. Sankara est partout. Sa parole est devenue virale sur l’Internet, des citations de lui sont parmi les plus connues de la jeunesse burkinabè et africaine et ses images sont starifiées.

Sankara est partout en Afrique ! Parce que ayant réussi, plus qu’aucun autre leader depuis les indépendances africaines, à incarner l’exemple dans le concret de l’intégrité au pouvoir, de l’engagement sans concession aucune pour la défense des peuples africains, parce qu’étant le symbole authentique de la gouvernance vertueuse et de la vertu au pouvoir, Sankara est le héros indiscuté des jeunesses africaines partout sur un continent en proie aux élites et pouvoirs prébendiers, aux autorités engoncées dans les luxes et luxures indus en totale rupture avec une misère humaine massive.

Parce que ayant été la conscience avant-gardiste des défis actuels (la crise écologique, la crise de la dette), parce que ayant été un précurseur des luttes d’aujourd’hui (la promotion de la femme, la lutte contre la corruption), parce que étant l’une des plus belles perles de l’histoire contemporaine de l’Afrique, parce qu’ayant été la voix claire, limpide, ferme et éloquente des pauvres et démunis du monde, Sankara irradie sur le continent et au-delà. Il est partout parce qu’il a été une conscience historique vive du monde.

Sankara est partout. Même ses adversaires les plus farouches se retiennent pour éviter la foudre des majorités acquises et convaincues de son patriotisme. Même les lourdes fautes, les multiples erreurs qu’il a commises sont récontextualisées, en tout cas jugées à l’aune des circonstances atténuantes sinon de sa sincérité indiscutable, de son patriotisme inégalé, de son intégrité et de sa vertu jamais éprouvées.

Sankara est partout. Et il faut s’en réjouir. Il est juste que le plus grand homme de l’histoire du peuple soit l’homme le plus populaire auprès de sa jeunesse. Il est heureux que le héros de la jeunesse soit le patriote le plus sincère et l’homme d’idéal le plus engagé concrètement pour la cause du peuple. C’est un juste retour des choses que l’homme dont on a tenté de salir et d’effacer la mémoire, dont les images ont connu une censure systématique d’un quart de siècle à la télévision nationale du Burkina, soit la référence pour la jeunesse.

Et pourtant !

 

Sankara nulle part !

 

Sankara partout. Pourtant Sankara nulle part. Sankara est peu présent dans nos actions individuelles et collectives. Sankara est quasi-absent de nos politiques publiques. Nos actes au quotidien trahissent sa mémoire. Nos institutions foulent aux pieds ses exigences de servir d’abord et avant tout le peuple. Nos politiques trahissent ses principes, ses valeurs, son héritage. Presque partout sur le continent, les gouvernants ont tourné fermement le dos à son crédo de compter sur soi-même d’abord. Presque partout règne en maître l’aide internationale avec comme corollaires ses exigences et ses agendas.

Où est Sankara quand, pour se mobiliser contre l’hydre terroriste, qui est un défi territorial inédit pour plusieurs pays africains, les Etats du Sahel traînent leur malheureuse sébile sur les voies de l’humiliation internationale à la recherche d’improbables deniers ?

Où est Sankara ? Des boucliers balistiques ont mortellement fait défaut aux forces de sécurité burkinabè en janvier 2016 pendant les attentats au café Cappuccino. Durant la réédition de ces attentats, une année et demie plus tard en août 2017 sur la même avenue à quelques dizaines de mètres, cette fois au café Istanbul, le seul bouclier du commando de gendarmes cède en pleine intervention et cause la mort d’un valeureux combattant. Octobre 2017, l’ambassade de France offre des boucliers, ces boucliers qui ont mortellement manqué, à la gendarmerie et à la police nationales. Coût des équipements ? 23 millions de francs CFA. 23 misérables et maudits millions de francs CFA que, comme tout le monde le sait, le Burkina Faso ne peut réunir. Un bouclier vital, au prix unitaire, à ce que laisse croire l’évaluation du don français, inférieur à deux millions de francs CFA serait une dépense inaccessible pour le pays. Où est Sankara quand les grosses, inutiles et dispendieuses cylindrées sont privilégiées à l’achat de l’équipement indispensable à la défense et à la sécurité ?

Où est Sankara, l’homme de l’armée au service du peuple, quand nous tolérons des élites militaires repues et dilettantes à Ouagadougou pendant que, d’avril 2015 au 10 octobre 2017, 23 institutions de sécurité (commissariats de police, brigades de gendarmerie, postes de douane et camps militaires) sont attaquées et que le pays glisse vers un inquiétant scénario malien ?

Où est Sankara au Mali, quand l’avion présidentiel à renouveler est prioritaire par rapport au défi de la reconquête des territoires perdus, une large partie du pays, depuis plus de cinq ans ?

Où est Sankara, l’homme de la bataille du rail, quand les pays africains abandonnent le rail, un vecteur essentiel et stratégique du développement, à des compagnies, à des intérêts et stratégies étrangères au continent qui en font une rente, comme un vestige à vampiriser, un grand boa à saigner à mort ? Les rails posés par la sueur et le sang, souvent sous la chicotte coloniale, de populations laborieuses qui n’en voient quasiment plus aucune retombée.

Où est Sankara, le précurseur de la conscience et de la politique écologistes, quand, entre deux reboisements télévisés, l’environnement est abandonné aux dérives d’une action anthropique barbare qu’aucune politique d’envergure ne conjure ?

Où est Sankara, l’homme de la justice sociale, quand, portée par les égos, une concurrence corporatiste se déploie pendant que les zones rurales se paupérisent, se débattent dans l’insécurité et que le pays dérive vers le précipice, un pays, le Burkina Faso, dont la partie septentrionale voit progresser un tapis de mines antipersonnel ?

Où est Sankara, l’homme intègre, quand la corruption gangrène la gouvernance des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif qui se discréditent ainsi et s’aliènent la confiance minimale des masses populaires ?

Où est Sankara, l’homme de la justice au peuple, quand, enfermé dans les doctes postures mystificatrices, on fait languir un peuple légitimement assoiffé de justice à qui on impose la rigueur des longues procédures hermétiques et sacrées ; procédures toutefois muettes face aux grèves illégales de magistrats pourtant rondement satisfaits ? Procédures muettes face aux crimes des puissants !

Où est Sankara, l’homme de la fusion entre la parole et l’action, quand gouverne une démagogie vaseuse et mal habile d’un Burkina Faso qui serait de retour, de retour seulement dans l’imaginaire tronqué de ceux chez qui la parole et le discours n’ont que rarement flirté ?

Où est Sankara, l’homme du « oser inventer l’avenir », quand, englués dans nos quotidiens misérables, nous abandonnons le rêve d’inventer l’avenir pour nous flétrir dans de douces positions carriéristes, égoïstes et/ou spectatrices ?

Où est Sankara, l’homme du compter D’ABORD sur ses propres forces, quand la pédagogie requise pour porter nos plans de développement est déployée essentiellement pour charmer les bailleurs de fonds et tenir les foires aux promesses démagogiques ?

Où est Sankara ?

 

30 ans après, Sankara partout, Sankara nulle part !

 

A la mort de l’Empereur Soundjata Kéïta, les griots composèrent des champs dont les refrains de complaintes ont traversé les huit siècles qui nous séparent de la mort du fils de Sogolon. Littéralement traduit, un de ces refrains dit ceci en substance : « Nos oreilles bruissent de pas d’hommes ; nos yeux ne voient personne ». Telle me semble être la situation 30 après Sankara. Nos oreilles bruissent de propos « sankaristes », nos tympans bourdonnent de chants et de slogans révolutionnaires, hélas nos yeux ne perçoivent pas d’acte « révolutionnaire », aucun principe de Sankara consacré dans le réel, aucune valeur portée par Sankara sacralisée dans les comportements et les politiques.

30 ans après, Sankara partout, Sankara nulle part ; tel est notre drame. Il ne s’agit pas d’un appel à un courant sankariste auquel je ne crois pas. Car autant Marx n’était pas marxiste (il l’a écrit à son ami Engels) autant Sankara n’était pas sankariste. Du reste Sankara, contrairement à Marx, n’a pas produit de pensée idéologique en donnant les fondements scientifiques et la portée politique.

Sankara, c’est avant tout une tension sincère pour changer le réel misérable, une conscience révoltée pour réhabiliter l’humanité en souffrance, au Burkina Faso et en Afrique, un idéal, un rêve prométhéen qui se coltine la dure réalité des contradictions sociales, une perle de l’action humaniste concrète.

Considérer Sankara comme une pensée achevée, comme un tout systémique fini et finalisé serait commettre un double crime : un premier contre la vérité historique, car il n’a jamais été cela ; un deuxième contre la conscience en action pour la transformation du réel, une sorte d’anesthésie du moteur des luttes individuelles et collectives. Il a toujours été de celles-là.

Considérer Sankara comme la voie, le chemin, la figure à idolâtrer, c’est commettre d’autres crimes : contre la vérité, encore, car il était davantage un chercheur obstiné du chemin que le chemin lui-même. Il a commis beaucoup d’erreurs et de fautes qu’il reconnait lui-même ; un crime contre le génie de l’invention de l’avenir qu’il appelait. Il partageait cette conviction de Victor Hugo : « Tout borne l’homme, mais rien ne l’arrête. Il répliqua à la limite par l’enjambée. L’impossible est une frontière toujours reculante ». Son credo était de réveiller la conscience des peuples, la conscience et la confiance en leur force.

 

Sankara, ni un retour ni un détour mais un recours

 

Rarement une conscience aussi sincère et intègre, une action aussi humaniste et radicale, une volonté aussi ancrée et patriote auront présidé aux destinées d’un peuple.

30 ans après, au-delà des slogans, puissent les vertus et principes supérieurs qui ont habité Sankara nous inspirer, individuellement et collectivement, nous engager individuellement et collectivement dans l’action de transformation du réel.

Puisse Sankara être non un détour, non un retour, mais un recours. Un recours pour inventer l’avenir. Un point d’inspiration.

 

Honneur à celui qui a aimé et servi son peuple et l’Afrique !

 

Ra-Sablga Seydou Ouédraogo

Economiste-chercheur

Commentaires   

0 #7 1 Cibal deBarcelone 17-10-2017 21:49
>
30 - 2 = C'est à dire que Thomas Sankara à été tuer 28 fois sous le règne de Blaise Comparé
30-28= Si en 2 ans Thomas Sankara est partout, je crois que c'est positif et ça promet.
La génération Sankara à le devoir impératif de conquérir le pouvoir, c'est la seule manière qu'elle aura de mettre en pratique les idées et aspirations du Cibal premier
"chaque génération doit dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir". FF
La génération Sankara remplira sa mission, soyez-en sûr.
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0 #6 Logicien 17-10-2017 20:22
Très touchant cette analyse. Merci bien professeur pouf cet appel au retours à nos sources.
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0 #5 Faso Kanou 17-10-2017 17:51
Ah là lààà!!! que c'est bien dit! Je souhaite que tous ceux qui se disent "sankaristes" lisent ça et descendent de leur 4x4 pour aller vers le peuple. On a besoin d'action, pas de politique oiseuse!
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0 #4 Zanwa 17-10-2017 16:47
Merci pour ce texte edifiant. Hélas Sankara partout, Sankara nul part. Ceux qui ont assassiné Sankara ont pris le soin 27 ans durant d'éffacer les traces de Sankara pour ne plus jamais le voir! 27 ans pour apprendre au peuple à mentir, à voler et à le faire croire que seule la mediocrité paye, 27 ans de nepotisme, de dictature, d'impérialisme, de néocolonialisme et de bourgeoisie. Je pleure mon frère et j'ai si peur qu'on ne pourra plus jamais rattraper le temps perdu tellement les tares sont devenues reflexes.
Dieu benisse le Burkina Faso :sad:
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+1 #3 Sacksida 17-10-2017 16:36
Certes, la problématique formulée par Docteur Ra-Sablga Ouédraogo dans cet article et touchant aux domaines politique, économique et social relative à notre gouvernance actuelle au Burkina Faso et en Afrique de façon générale existe réellement. Mais, à cet effet l’on peut recourir encore à une des réponses du Président Sankara suite à une question d’un journaliste : « Je souhaite que mon action serve à convaincre les plus incrédules, qu’il y’a une force, qu’elle s’appelle le peuple, qu’il faut se battre pour et avec ce peuple. Je souhaite que cette conviction gagne tous les autres pour que ce qui semble être aujourd’hui des sacrifices devienne pour eux demain des actes normaux et simples. Peut être, dans notre temps, apparaîtrons-no us comme des conquérants de l’inutile, mais peut être aurons-nous ouvert une voie dans laquelle d’autres demain s’engouffrerons allègrement sans même réfléchir ; un peu comme lorsqu’on marche. Et notre consolation sera réelle à mes camarades et à moi-même, si nous avons pu être des pionniers. A condition, bien sûr, que nous puissions recevoir cette consolation, là où nous serons… ». Voyez-vous, il avait bien conscience que les valeurs prônées par la Révolution d’Aout dont il était le Président à savoir l’intégrité, l’humilité, le courage, la volonté, le travail, le respect de la chose publique et la justice ne se limitent pas à ses contemporains de l’époque ; et par conséquent, il réclame même à la postérité ou à la générations actuelles de s’inspirer de son action, seule condition de leur consolation ; et qui pourrait constituer la voie originale de développement collectif et individuel de l’Afrique. En outre, je suis de ceux qui estiment que l’idéologie et la pensée politique, économique et sociale de Thomas Sankara existent bel et bien comme d’ailleurs l’essaie de Bruno Jaffré dans ses ouvrages et dans des livres de beaucoup d’autres auteurs. Dès lors, l’intelligentsi a Burkinabé et Africaine patriotique et progressiste doit assumer sa responsabilité historique dans tous les domaines de la gouvernance. Cela, afin de trouver tout au moins des solutions adéquates et applicables pour l’avenir décent de nos peuples trop longtemps trahis et fatigués des promesses de transformations économiques et sociales sans résultats concrets à la hauteur de leurs espoirs. Courage et Salut !
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0 #2 Sacksida 17-10-2017 15:12
Certes, formulée par Docteur Ra-Sablga Ouédraogo dans cet article et touchant aux domaines la problématique politique, économique et social relative à notre gouvernance actuelle au Burkina Faso et en Afrique de façon générale existe réellement. Mais, à cet effet l’on peut recourir encore à une des réponses du Président Sankara suite à une question d’un journaliste : « Je souhaite que mon action serve à convaincre les plus incrédules, qu’il y’a une force, qu’elle s’appelle le peuple, qu’il faut se battre pour et avec ce peuple. Je souhaite que cette conviction gagne tous les autres pour que ce qui semble être aujourd’hui des sacrifices devienne pour eux demain des actes normaux et simples. Peut être, dans notre temps, apparaîtrons-no us comme des conquérants de l’inutile, mais peut être aurons-nous ouvert une voie dans laquelle d’autres demain s’engouffrerons allègrement sans même réfléchir ; un peu comme lorsqu’on marche. Et notre consolation sera réelle à mes camarades et à moi-même, si nous avons pu être des pionniers. A condition, bien sûr, que nous puissions recevoir cette consolation, là où nous serons… ». Voyez-vous, il avait bien conscience que les valeurs prônées par la Révolution d’Aout dont il était le Président à savoir : l’intégrité, l’humilité, le courage, la volonté, le travail, le respect de la chose publique et la justice ne se limitent pas à ses contemporains de l’époque ; et par conséquent, il réclame même à la postérité ou à la générations actuelles de s’inspirer de son action, seule condition de leur consolation ; et qui pourrait constituer la voie originale de développement collectif et individuel de l’Afrique. En outre, je suis de ceux qui estiment que l’idéologie et la pensée politique, économique et sociale de Thomas Sankara existent bel et bien comme d’ailleurs l’essaie de Bruno Jaffré dans ses ouvrages et dans des livres de beaucoup d’autres auteurs. Dès lors, l’intelligentsi a Burkinabé et Africaine patriotique et progressiste doit assumer sa responsabilité historique dans tous les domaines de la gouvernance. Cela, afin de trouver tout au moins des solutions adéquates et applicables pour l’avenir décent de nos peuples trop longtemps trahis et fatigués des promesses de transformations économiques et sociales sans résultats concrets à la hauteur de leurs espoirs. Courage et Salut !
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0 #1 Kôrô Yamyélé 17-10-2017 09:46
- aaaah, j'ai cru que c'était Alcény BARRY qui a érit ce texte. Merci.

Par Kôrô Yamyélé
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