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Second tour, présidentielle libérienne : « Si on doit aller jusqu’aux tirs au but, on ira » (Bazonon Bénao, soutien de George Weah)

George Weah avec Bazonon Bénao, celui qu’il appelle affectueusement « mon petit » George Weah avec Bazonon Bénao, celui qu’il appelle affectueusement « mon petit »

C’est officiel depuis la mi-octobre : le second tour de la présidentielle libérienne opposera le 7 novembre prochain George Weah, le candidat de la Coalition pour un changement démocratique (CDC), à Joseph Boakai (Unity party), le vice-président sortant, respectivement crédités de 40 % et de 30 % des suffrages exprimés(1).

Parmi les partisans de « Mister George », dont l’équipe de campagne, panafricaine s’il en est, rassemble Libériens, Ivoiriens, Maliens, Burkinabè…, un de nos jeunes compatriotes qui a vécu au plus près du champion, de la campagne et du premier tour des élections. Bazonon Bénao, alias « BAZ », celui que Weah appelle « mon petit », revient dans l’interview qui suit sur cette partie décisive que joue « son » candidat après deux échecs successifs en 2005 et 2011.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, qui est BAZ ?

 

A l’état civil, je me nomme Bénao Bazonon. On me surnomme « BAZ » et je suis natif du village de Bognounou, dans la province du Ziro.

Je suis opérateur culturel et manager d’artistes, dont « Moussa Petit Sergent » et « Tall Mountaga ». J’ai d’ailleurs une structure, « Loualnga culture », spécialisée dans les évènementiels et les bookings d’artistes.

 

«Loualnga culture», voilà un nom bien étrange ! Que signifie-t-il exactement ?

 

‘’Loualnga’’ signifie en mooré ‘’montée, ascension’’. Il s’agit donc pour nous d’exporter la culture burkinabè hors de nos frontières, de la promouvoir et de hisser haut le drapeau du Burkina à l’étranger. Les sportifs et les artistes sont souvent les meilleurs ambassadeurs de leurs pays à l’étranger, mais encore faut-il qu’ils puissent bénéficier d’actions promotionnelles substantielles. Ce qui n’est, hélas, pas toujours le cas ici au Faso.

 

On ne peut donc pas dire que la politique soit le terrain de jeu favori du manager culturel que vous êtes.  Qu’est-ce qui vous a donc amené ici ?

 

Depuis plusieurs années, j’ai toujours œuvré pour la culture burkinabè mais la politique ne constitue pas pour autant un frein à mon activité, même si, je vous le concède, ce n’est pas mon « terrain de jeu favori ». Cela dit, on fait tous de la politique d’une manière ou d’une autre et comme on dit, « si tu refuses de faire la politique, c’est la politique qui te fera ».

 

Depuis quand et dans quelles circonstances avez-vous connu Weah ?

 

Je connais George Weah depuis quelques années, par l’entremise notamment d’une personne de ses relations.

 

Votre champion, arrivé en tête au premier tour, est contraint de jouer une finale contre le vice-président Boakai. Vous attendiez-vous à un tel résultat et pourquoi ?

 

Je souhaitais évidemment qu’il gagne au premier tour mais les arbitres de la commission électorale ont décidé qu’on jouerait les prolongations.

Je suis un peu déçu mais s’il faut aller jusqu’aux tirs au but, on ira, et j’espère que mon candidat gagnera au finish. C’est le plus important.

 

Vous qui avez suivi la campagne du candidat du CDC un peu de l’intérieur, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné selon vous et quels conseils pourriez-vous donner à son équipe de campagne ?

 

Ce serait trop prétentieux pour moi de donner des conseils alors que je n’ai assisté qu’à la dernière semaine de la campagne qui a duré plus de deux mois.

Si je pouvais me permettre une chose, ce serait juste de demander à son équipe de campagne de redoubler d’efforts et d’être très vigilante.

   

Pensez-vous qu’après deux échecs successifs, « Mister George » va, ce coup-ci, marquer son but décisif ?

 

Je souhaiterais que cette fois soit la bonne, car il incarne la jeunesse libérienne et les aspirations profondes de ses compatriotes. Quand on voit déjà ce qu’il fait depuis de longues années à titre personnel et avec ses propres moyens pour aider ses concitoyens, on imagine le grand dessein qu’il nourrit pour son peuple. Ça me fait sourire du reste quand j’entends certains parler de son niveau d’études. D’abord, on n’apprend pas à être dirigeant à l’école et puis, quand on voit où de nombreux intellectuels ont conduit nombre de nos Etats, on mesure toute la faiblesse de cet argument qui ne vole vraiment pas haut, surtout dans une Afrique où des sous-officiers parfois analphabètes ont dirigé nos Etats, même si ce fut avec les limites qu’on sait. Le plus important pour moi, c’est d’avoir une vision pour sa patrie et de bien s’entourer pour réussir sa mission.

 

Serez-vous encore de la partie début novembre pour le second tour ?

 

Pourquoi pas ! J’irai jusqu’au bout de mon soutien au candidat du peuple libérien si l’occasion se présente de nouveau.

 

D’une manière générale, quelles impressions vous a laissées ce pays que vous visitiez pour la première fois ?

 

J’ai senti un peuple qui aspire à une paix durable et qui a hâte de se mettre au travail sous un leadership éclairé pour sortir enfin le pays de l’ornière. Car après 14 ans de guerre civile, il y a du travail à faire.

 

Propos recueillis à Monrovia par 

Ousseni Ilboudo

 

  • Aux dernières nouvelles, l’avocat Charles Brumskine, arrivé 3e avec 10% des voix, demande l’annulation du premier tour qui aurait été entaché de « fraudes » et de « grossières irrégularités »

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