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Emmanuel Macron à Ouaga : Accueil mouvementé en perspective pour Jupiter

Jupiter arrive à Ouaga le 27 novembre prochain. Et tout le monde n’est pas prêt à lui tendre un bouquet de fleurs à sa descente d’avion : l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ) et plusieurs Organisations de la société civile (OSC) appellent à des manifestations de mécontentement tout le long de son trajet pour dénoncer « l’impérialisme français » en Afrique et singulièrement au Burkina. La Coordination de la Coalition contre la vie chère (CCVC) de la ville de Ouagadougou, partie prenante à cet accueil glacial en perspective pour le président français, était face à la presse hier à la Bourse du travail.

 

On ne compte plus les surnoms du chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, des plus flatteurs comme « Jupiter » et « Maître des horloges » aux plus ridicules comme « Choupinet ». Macron, dont on dit qu’il a un ego fort, doit sans doute être flatté de savoir qu’à des milliers de kilomètres de l’Elysée, il est considéré comme le « véritable président du Burkina Faso », un pays qu’il s’apprête à visiter pour livrer un discours qui doit sceller un nouveau partenariat entre la France et l’Afrique. Cet autre sobriquet, c’est la CCVC qui le lui attribue en raison du passé colonial de son pays.

Devant les journalistes, le président de la CCVC Boulmiougou, Dominique Yaméogo, s’est livré à un rappel d’événements récents pour mettre à l’index le paternalisme français au Burkina qui est, de l’avis de son organisation, « une néocolonie française » : exfiltration de Blaise Compaoré, « confiscation du pouvoir » par Yacouba Zida, refus de la justice française de collaborer dans l’affaire Thomas Sankara, ce ne sont pas les arguments qui manquaient dans sa besace. La présence des forces spéciales hexagonales sur le sol burkinabè, dont la mission, selon les conférenciers, serait uniquement de préserver les intérêts hexagonaux et non la lutte contre le terrorisme, a été également dénoncée. La coalition en a profité pour passer en revue les multiples interventions de l’armée « bleu blanc rouge » en Afrique pour asseoir des dirigeants qui sont proches de Paris ou pour déloger ceux qui s’opposent à la mainmise française. La CCVC en dénombre plus de soixante en un demi-siècle.

Sur le plan économique, le jugement est tout aussi sévère : « Le Burkina demeure une véritable vache laitière pour la France. » Et de citer quelques entreprises françaises qui prennent en main des pans entiers de l’économie du Burkina. Et, bien entendu, le franc CFA a essuyé les traditionnelles critiques : « monnaie coloniale, instrument de domination », entre autres.

Vu les énormes enjeux, la CCVC dit ne rien attendre de la visite de Jupiter, la première depuis celle de François Mitterrand en 1986 qui avait déjà donné lieu a un échange musclé entre ce dernier et Thomas Sankara.

« Macron va venir faire de la diversion, briser l’élan révolutionnaire de notre pays et maintenir les intérêts français », affirme Dominique Yaméogo. La Coalition ne lui fera pas goûter à l’hospitalité légendaire des Burkinabè le 27 novembre prochain. La CCVC se joint en effet aux autres OSC et appelle à des manifestations tout le long de l’itinéraire pour exprimer le rejet, par le peuple burkinabè, de la politique française. Une manifestation anti-impérialiste est également prévue le 2 décembre 2017 à la maison de la Culture Jean-Pierre-Guingané.

 

Hugues Richard Sama

Commentaires   

0 #3 valéry 28-11-2017 09:11
Heureusement que les entreprises françaises sont là! Les Burkinabés ne sont pas capables de gérer leur économie eux-mêmes! encore moins de la développer!
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0 #2 Neilson 25-11-2017 10:23
Vous accordez trop d’importance à Macron ; que pensez-vous qu’il peut faire en toute honnêteté contre la vie chère au Burkina ? Rien ! Que pensez- vous qu’il peut faire contre la décision de l’Union Européenne de ne plus « accorder » beaucoup de visas aux ressortissants des pays hors UE, surtout africains ? Rien de rien ! Aussi, ne nous trompons pas « d’adversaire ». Notre adversaire c’est nous même, nos élites qui ne peuvent concevoir des projets de développement à long terme pour nos pays, nos élites qui ne peuvent s’accorder sur rien pour permettre à l’Afrique de décoller malgré ses richesses ! « Jupiter » ne peut obliger nos états à envoyer leurs réserves d’or au trésor français afin de garder une fausse parité du F.CFA par rapport à l’Euro si nos dirigeants décident ensemble et de concert de battre une monnaie Africaine ; Macron ne peut pas empêcher nos chefs d’états de voler et d’aller planquer hors d’Afrique nos deniers publics ! Qu’est ce le président des Français à a voir avec le manque d’emploi au Burkina ainsi que le manque de formation adaptée de notre enseignement ? Ecoutez, chacun prie pour sa chapelle ! Macron et ses devanciers prient pour la chapelle « France », à nous de prier pour la notre. Donald Trump crie partout « Amécica first », ce qui est juste et logique car il a été élu par les américains pour développer l’Amérique et les américains, pas pour la Chine ou le Guatemala ! Travaillons dur pour nous développer au lieu de grever à tout vent, laissons ceux qui ont l’habitude d’aller accueillir les présidents aller les accueillir (de dernier président que je suis allé accueillir c’était feu Félix Houphouët Boigni, c’est dire, ce qui n’a pas empêché à des présidents de venir en Haute-Volta, Burkina-Faso), et que les autres vaquent à leurs occupations comme si de rien n’était ; d’ailleurs, quand nos présidents vont en France ou en Europe, est ce qu’on mobilise des gens pour les accueillir ?!
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0 #1 Sacksida 24-11-2017 13:23
Dans quelques jours, le 27 novembre 2017, le Président de la république française Emmanuel Macron sera en visite officielle de 48 heures au Burkina Faso ; et visitera l’Université de Ouagadougou d’où il devrait prononcer un discours à l’adresse de la jeunesse Africaine. Cette visite de notre illustre hôte au « pays des hommes intègres » sonne comme une grande sympathie et un hommage rendu au peuple du Burkina Faso qui se bat dans un contexte très difficile et malgré nos difficultés socio-économiqu es de toutes natures tente tant bien que mal pour s’en sortir du sous développement. C’est pourquoi, en dépit de nos divergences politiques ou sociales nous devrions sortir très nombreux et lui réserver un accueil chaleureux et digne de notre hospitalité Burkinabé et africaine légendaire. Cependant, nos autorités politiques et administratives , nos professeurs d’universités, nos étudiants et nos militants de la société civile clairvoyantes doivent engager des discutions franches et transparentes avec ce jeune Président Macron afin de mieux d’avantage se comprendre et défendre les intérêts collectifs des peuples Français, Burkinabé et partant ceux des peuples africains en lutte. Dans un Monde tumultueux et complexe, nous pourrions choisir Emmanuel Macron, un des héritiers de la Révolution Française de 1789 en tant que porte-parole des Burkinabé et des Africains en général pour défendre le droit des peuples africains au développement économique et social et à la justice dans le cadre d’une gouvernance mondiale solidaire, et facteur d’une promotion des peuples et de la paix. Dans ce sens, les peuples Burkinabé et Africains qui luttent contre les effets d’un capitalisme mondial prédateur des peuples et des intérêts des faibles, le Président Macron devrait travailler dans les réunions mondiales afin de mettre un terme à l’exploitation injuste de nos potentialités économiques en Afrique et pour des rapports plus justes entre partenaires économiques. En cela, nos gouvernements et nos assemblées nationales au niveau local doivent jouer leurs partitions et défendre les intérêts réellement des citoyens et tout en bannissant toute politique régressive et d’arriération. Egalement, toute manifestation du terrorisme, de l’esclavagisme et leurs complices doivent être combattus et sanctionné avec toutes les énergies et la rigueur disponibles. En outre, c’est connu que l’Afrique a été pillé et subit toute sorte d’oppression économique et sociale, mais le moment est arrivé de développer nos économie nationale et dans l’intérêt de tous et des partenaires afin d’éviter que la jeunesse ne soit tenté par des embarquements de fortune pour un « eldorado » où elle espère une vie meilleure. En conclusion, nous sommes tous des hommes et des femmes vivant sur la même planète terre et nous devons nous donner les mains dans les mains de manière raisonnable, afin de défendre les intérêts justes et collectifs des peuples. Salut !
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