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La Zakat en islam

Dans la dernière décade du mois du ramadan, les fidèles musulmans seront appelés à s’acquitter de la Zakat el Fitr, l’aumône relative au mois de jeûne. En attendant d’en arriver là, il est question aujourd’hui de la Zakat en islam, le quatrième pilier de la religion. Vos suggestions sont attendues sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.">Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

Au sens étymologique, zakat signifie purification et accroissement ; c’est la part déterminée des biens que Dieu a ordonné de prélever et de dépenser en faveur de ceux qui la méritent. Elle est parfois appelée « sadaqa » (aumône) comme dans le Coran(Sourate 9, verset 60). La zakat est reconnue comme étant un élément impératif et fondamental de la religion. Par conséquent, celui qui nie son caractère obligatoire sort du cercle de l’islam. Le principe de son acquittement fut instauré à la Mecque : «  ... Mangez de leurs fruits, quand ils en produisent ; et acquittez-en les droits le jour de la récolte ... » (Sourate 6 les Bestiaux (Al-An’âm), verset 141), et sa forme finale ainsi que sa mise en œuvre effective, à Médine. C’est une obligation : « Les fondements de l’islam sont au nombre de cinq : l’attestation qu’il n’est de dieu que Dieu et que Mohammad est son Messager, l’accomplissement de la salat, l’acquittement de la zakat, le jeûne du Ramadan et le pèlerinage à la Mecque pour celui qui en a la possibilité » (Al-Boukhari et Mouslim). Plusieurs versets incitent à la payer : « Prélève de leurs biens une sadaqa par laquelle tu les purifies et les bénis » (Sourate 9, verset 103). La payer fait partie des caractéristiques des pieux : « ... et dans leurs biens, il y avait un droit du mendiant et du déshérité ... » (Sourate 51 Les Ouragans (Adh-Dhâriyât), versets 15-19). Le Prophète (SBDL) dit : « L’aumône ne diminue en rien des biens » (At- Tirmidhi).

La mise en garde contre son non-paiement

« A ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier d’Allah annonce un châtiment douloureux le jour où (ces trésors) seront portés à l’incandescence dans le feu de l’Enfer et qu’ils en seront cautérisés, front, flancs et dos : voici ce que vous avez thésaurisé pour vous-mêmes. Goûtez de ce que vous thésaurisiez. » (Sourate 9, verset s 34-35). Le Prophète (psl) dit : « Chaque fois que celui qui possède de l’or et de l’argent n’en acquitte pas l’aumône (zakat) qui se doit, on lui en fabriquera le jour de la résurrection des plaques de feu qu’on chauffera encore plus au feu de l’Enfer. On lui brûlera avec elles son côté, son front et son dos. Dès qu’elles se refroidiront on les reportera pour lui en Enfer dans une journée évaluée à cinquante mille ans jusqu’à la fin du jugement. Il voit alors sa voie, ou bien au Paradis, ou bien en enfer. » (Al-Boukhari et Mouslim)

Les bienfaits de la Zakat

-Pour celui qui la donne : Elle le purifie de l’avarice et le libère de l’adoration des biens. Elle l’habitue à dépenser dans la voie de Dieu. La zakat est une façon de remercier Dieu, un remède contre l’amour excessif de ce bas monde et une purification de l’âme. Elle permet d’accroître les biens : « Et toute dépense que vous faites dans le bien, Il la remplace et c’est lui le Meilleur des donateurs » (Sourate 34, verset 39)

-Pour celui qui la reçoit : Elle le sort du besoin qu’il soit matériel (nourriture, vêtements et habitation), psychologique, vital (mariage) ou moral et intellectuel (bourses d’études, livres…). Elle le purifie de la jalousie et de la haine. En effet, lorsque le nécessiteux voit les riches autour de lui vivre dans l’aisance et le luxe sans lui venir en aide, son cœur n’est pas à l’abri de la jalousie et de la haine. Les sentiments de fraternité se dissipent alors, et l’unité de la société n’est plus assurée.

-Pour la société : La zakat fut la première législation organisée qui assura la sécurité sociale d’une façon parfaite et complète. L’imam az-Zohri a écrit à Omar ibn Abdelaziz au sujet de la zakat  ceci : « ... Elle doit être destinée au malade atteint d’une maladie chronique, au handicapé, à chaque pauvre atteint d’une maladie ou d’une infirmité qui l’empêche de subvenir à son besoin ; aux pauvres qui mendient, aux prisonniers musulmans qui n’ont plus de familles, aux pauvres qui se rendent aux mosquées et qui n’ont aucune ressource, à celui qui a été frappé par la pauvreté en étant endetté et à tout voyageur qui n’a aucun abri ni famille vers qui aller ... ». La stimulation de l’économie : à force pour un musulman de donner chaque année 2,5%, ses biens risquent d’être totalement consommés ; ce qui le pousse à les fructifier, entraînant par là une stimulation économique. Elle contribue à atténuer l’écart entre les classes sociales : l’islam admet l’existence de conditions matérielles différentes, mais ne peut admettre que la société soit divisée en deux classes sociales, l’une vivant d’une manière luxueuse tandis que l’autre peine à subvenir à ses besoins de base. L’islam ne vise nullement à déposséder les riches de leurs richesses, mais à améliorer la situation des pauvres en leur assurant ce dont ils ont besoin. La zakat contribue à éradiquer la mendicité.

Quelques conditions requises

-La possession complète du bien : tout bien n’ayant pas un propriétaire particulier n’est pas concerné par la zakat (ex : les biens publics). De même, tout bien illégalement possédé par quelqu’un (vol, usure…) n’est pas concerné par la zakat, car il ne lui appartient pas. Être susceptible d’accroissement, c’est-à-dire susceptible de faire des bénéfices. De ce fait, tout ce qui est destiné à l’usage personnel (demeure principale, meubles, voiture personnelle …) n’est pas concerné par la zakat.

-Atteindre le minimum imposable (nisab) : Le minimum imposable doit être calculé après déduction du nécessaire à la satisfaction des besoins (nourriture, vêtements, habitation, livres scientifiques, outils de travail…) « Et ils t’interrogent : « Que doit-on dépenser ? » Dis : « L’excédent de vos biens. » (Sourate 2, verset 219)

Celui qui possède le minimum imposable ne doit pas être endetté au point que cela consomme entièrement ce minimum ou le diminue. L’année lunaire doit porter sur le minimum imposable.

Quelques biens soumis à la zakat

-La zakat sur les troupeaux : Il s’agit principalement des chameaux, des bovins et des ovins.Le Prophète (psl) dit : « Chaque fois que celui qui possède des chameaux ou des bovins ou des ovins n’en acquitte pas la zakat qu’il faut, on fera venir son bétail le jour de la résurrection aussi énorme et aussi gros qu’il puisse l’être, qui le foulera de ses sabots et le frappera de ses cornes, et chaque fois que le dernier passe, on lui renvoie le premier, et cela jusqu’à ce que tous les gens soient jugés. » (Al-Boukhari)

-La zakât sur les salaires et les revenus : La zakât sur les salaires et revenus (en dehors du revenu commercial qui a été traité en détail dans le chapitre Culte/ zakât) est sujette à divergence entre les savants ; les anciens traditionalistes disent : pas de zakat sur le revenu quelque soit son montant, sauf si le Niçâb est atteint et reste inchangé durant une année lunaire (épargne) ; d'autres savants considèrent qu'il faut donner cette zakât dès réception du salaire après déduction des dépenses essentielles et charges dues (sans attendre l'écoulement de l'année lunaire) sauf si cette somme est au-dessous du Niçâb. Si donc le Niçâb n'est pas atteint, il accumule toutes les sommes (nettes mensuelles) et donne la zakat à la fin de l'année lunaire, si cette somme finale atteint le Niçâb. Si les salaires sont consommés, ou que cette somme finale n'atteint pas le Niçâb, il n'y a pas de zakat. Les salaires sont en effet de l'argent utile qu'on ne peut exclure de la zakât canonique et en priver les pauvres et nécessiteux, cela irait à l'encontre même de la sagesse derrière la zakât. Une analogie sera faite avec la zakât sur l'or ou l'argent pour le calcul de cette zakât sur les salaires. Sheykh Al-Qaradawi, entre autres, inclut le revenu et le salaire dans ce que les juristes appellent « al-mal al-moustafad » (les profits). Mou'âwiya Ibn Abî Sufyân (que Dieu l'agrée) prélevait la zakat sur les salaires des fonctionnaires et des soldats. Omar Ibn 'Abdel'azîz (que Dieu l'agrée) le faisait également.

 

Sous la coordination de Moumouni Simporé

Mercredi 09 07 2014

Heure du début : 4h35mn

Heure de rupture : 18h36mn

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