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Projet Ziga Il : Que Ouagadougou n’ait plus soif

105 milliards de francs CFA. C’est le coût du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Ouagadougou à partir du barrage de Ziga, phase 2 (Ziga II) lancé en grande pompe le 8 décembre à Ziga par le président du Faso, Michel Kafando. Avec entre autres réalisations, la construction d’une nouvelle station de traitement de 7 500 m3 /h, la réalisation de 160 bornes-fontaines et 52 000 branchements sociaux permettront, selon les spécialistes, de couvrir les besoins en eau de la capitale à l’horizon 2030.

 

Sur la route de Ziga dans la province d’Oubritenga, de grands tuyaux de 1,2m de diamètre tous peints en noir sont déposés au bas-côté de la piste. Une tranchée d’une dizaine de kilomètres attend ces conduits fonte comme les appellent les spécialistes pour les engloutir pour qu’ils frayent le chemin à l’or bleu en quantité suffisante pour Ouagadougou. Les grands camions qui empruntent le tronçon, lourdement chargés de ces tuyaux, se suivent à pas de tortue, sous le regard des gendarmes postés le long de la voie, en soulevant un halo de poussière. Ce décor témoigne si besoin en est  de l’importance de l’évènement à Ziga : le lancement du projet d’alimentation en eau potable de la ville de Ouagadougou à partir du barrage de Ziga, phase Il (Ziga Il). Les chiffres clés l’attestent amplement : 105 milliards de francs pour l’exécution ; construction d’une station de traitement de 7500 m3/h ; pose de conduites d’adduction entre Ziga et Ouagadougou ; réalisation de plus de 700 km de réseau de distribution ; 160 bornes-fontaines et 52 000 branchements sociaux essentiellement dans les quartiers périphériques. Quant à l’enjeu, il est de taille d’autant plus que les infrastructures en construction sont dimensionnées pour couvrir les besoins en eau de la capitale à l’horizon 2030 en partant d’une hypothèse d’accroissement de la population de 6% par an. C’est ce qui explique le déplacement des deux chefs de l’exécutif, le président de la Transition, Michel Kafando et le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida. Femmes, enfants, jeunes et vieux n’ont pas marchandé leur participation à cette manifestation marquée par des prestations musicales et des discours. Pour la réalisation de ce projet, des partenaires techniques et financiers se tiennent aux côtés du Burkina Faso. Ce sont l’Agence française de développement, la Banque mondiale ; la Banque européenne d’Investissement ; la Banque arabe pour le développement   économique de l’Afrique et le Fonds de l’OPEP pour le développement international. Leur porte-parole, l’Ambassadeur de France, Gilles Thibault, a rappelé que la première phase achevée en 2007 avait permis la réalisation de 200 millions de m3 ; la construction d’une vingtaine de réservoirs et de châteaux d’eau ainsi que 50 000 branchements sociaux et 400 bornes-fontaines. Ce qui a permis de résorber les graves pénuries qu’a connues la ville de Ouaga. Une phase intermédiaire achevée en 2013 a permis d’augmenter de 50% les capacités de production à Ziga. Le diplomate a assuré que son pays ne ménagera aucun effort pour gagner la bataille de l’eau surtout dans un contexte de changement climatique. Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques, de l’Assainissement et de la Sécurité alimentaire, François Lompo, a pour sa part précisé que les autres localités du pays n’ont pas été oubliées car l’équité dans l’accès aux services sociaux de base était une priorité du gouvernement de Transition. Il a cité entre autres le financement pour l’alimentation en eau potable du triangle Essakane/Gorom-Gorom/Dori et bien d’autres projets en milieu rural. Le Président du Faso, Michel Kafando, s’est félicité que la Transition ait pu réunir les conditions de lancement dudit projet.

 

Abdou Karim Sawadogo

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