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www.ehadj.net : Le pèlerinage 2017 en un clic de souris

Le comité de suivi du pèlerinage à la Mecque a animé, le 15 juin 2017 à Ouagadougou, une conférence de presse en vue de faire l’état des préparatifs de l’évènement. L’une des innovations majeures est la création du site www.ehadj.net qui va permettre ainsi aux inscrits de s’assurer qu’ils sont réellement sur les listes d’embarcation. Les premiers vols sont prévus pour le 17 août prochain à Ouaga et à Bobo-Dioulasso.

 

La nouvelle équipe du comité de suivi du pèlerinage à la Mecque est forte de 15 membres. On se souvient qu’elle a été mise en place par décret en date du 13 février 2017 et installée officiellement par le ministre d’Etat, Simon Compaoré, le 16 février 2017. Après sa mise en place, le comité s’est attelé à trouver des solutions en vue de la réduction du coût du hadj en général et du prix du billet d’avion en particulier. Si l’ensemble de ces préoccupations a trouvé une issue favorable, notamment par la formation des agences de voyages et la création de la plateforme, le comité a été confronté à une question cruciale, celle du choix du transporteur aérien.

Comme innovation majeure cette année, les pèlerins pourront bénéficier, une fois à la Mecque précisément à la station d’Arafat, de tentes anti-inflammables et de cars neufs pour assurer leurs déplacements. Concernant l’enveloppe allouée à la prise en charge médicale, elle passe de 7 à 12 millions et cela, en plus de l’accompagnement des représentants en santé des agences de voyages. En amont, une visite médicale des voyageurs sera organisée à partir du 4 juillet prochain dans tous les centres à travers le pays : Office de santé des travailleurs (OST), district sanitaire de Baskuy…

Une plateforme permet également de vérifier si on est effectivement inscrit : il s’agit de www.ehadj.net. « A notre niveau, on ne contrôle pas les inscriptions dans les agences mais uniquement sur la plateforme. A ce jour, nous sommes à 7693 inscrits pour un total de 8143 visas octroyés. Quant aux 450 places restantes, elles sont réservées à l’administration et à la présidence du Faso. Elles vont être mises sur le marché plus tard au cas où des preneurs ne seront pas trouvés», a expliqué le président du comité de suivi du pèlerinage à la Mecque, El Hadj Amadé Konfé. Le prix du billet a connu également une petite baisse, passant de 2 millions 200 000 à 2 millions 171 000 F CFA. De quoi empocher 29 350 F CFA pour ramener des objets de piété aux proches restés au pays.

Au dire du président du comité de suivi du pèlerinage à la Mecque, El hadj Amadé Konfé, le choix des transporteurs aériens s’est fait en tenant compte de l’accord établi entre les gouvernements burkinabè et saoudien : «50% des pèlerins sont transportés par «Fly Nas» et l’autre moitié par une compagnie nationale. L’appel d’offres restreint lancé a permis de retenir la compagnie «Air Sarada», seule postulante», a-t-il soutenu.

Après des propositions intéressantes de compagnies qui desservent le Burkina Faso, le comité a négocié avec le ministre saoudien du Hadj la réduction du coût des billets chez « Fly Nas » ou, le cas échéant, pour qu’on permette à l’Etat burkinabè de contacter un autre transporteur. Des concertations entre les deux Etats ont donc été engagées et un juste milieu a été finalement trouvé le 5 juin. Les éléments essentiels sont : le coût du billet d’avion baisse d’environ 70 000 F CFA ; la prise en charge des frais de transfert du coût du transport, soit environ 24 millions de F CFA ; la franchise bagage de chaque pèlerin, qui ne doit excéder 45 kg.

Il ressort de la déclaration liminaire que, si les facteurs aggravants du coût du pèlerinage n’étaient pas survenus, comparativement à l’année dernière, le pèlerin burkinabè bénéficierait d’une réduction totale d’environ 120 000 F CFA. Le coût du hadj, cette année, s’élève en fin de compte à 2 171 720 F CFA, répartis comme suit : billet d’avion : 1 106 560 F CFA ; prestations de l’agence de voyage : 815 000 F CFA ; paquetage de Mina-Arafat : 238 000 F CFA ; manutention bagages : 12 160 F CFA.

Pour les missions du comité, il s’agit d’examiner les dossiers des compagnies aériennes candidates au transport des pèlerins, de suivre et contrôler les activités des agences de voyages et de transports officiels agréées au Burkina Faso et en Arabie Saoudite, puis d’en rendre compte au ministre en charge des cultes ; de suivre le recrutement et la formation des encadreurs par les agences de voyages, etc.

 

W. Harold Alex Kaboré

Commentaires   

0 #3 Kanzim 18-06-2017 14:49
Les efforts diplomatiques et organisationnel s pour une participation efficace et efficiente des burkinabè au Hadj sont louables. Mais les succès à ces niveaux sont limités par le chantage diplomatique que les autorités saoudiennes exercent à travers les places accordées, donc l’ouverture de leurs frontières à l’accomplisseme nt d’un rite qui n’a rien à voir avec un pays fût-il l’Arabie Saoudite, ni avec un monde soit-il arabe. Et les récentes et honteuses pressions saoudiennes sur les pays africains pour rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar sont une démonstration que les princes saoudites se croient élus de Dieu, et que qu’ils sont désignés pour diriger le monde. Or, l’universalité du Hadj devrait s’affranchir de cette manœuvre opportuniste d’humbles humains créés par Dieu, qui confondent politique et Foi, qui font croire que l’islam est lié à un peuple spécifique ou élu, mais pourtant que le hasard des choses à fait naître dans une partie du globe qui correspond à un pays appelé Arabie saoudite. Il me souvient que dans un pays arabe, le grand responsable de la religion disait qu’il n’était pas conseillé de laisser les africains fréquenter les pays arabes, parce que la foi, l’islam et la crainte de Dieu se trouvent toujours en Afrique. Pour lui, les africains croient que les arabes sont la pureté elle-même, et qu’ils seraient déçus et leur foi en prendrait un coup s’ils voyaient ce que si se passe dans ces pays arabes. Et comme la religiosité obscurcit souvent la logique dans une relation avec Dieu, on croit effectivement que l’arabe, sa personnalité et sa langue sont à côté de Dieu. Je pense que l’espace d’accomplisseme nt du Hadj devrait être attribué des critères d’extra-territo rialité, ou d’Etat à part entière, quitte à ce que le pays voisin que serait alors l’Arabie Saoudite protège ses frontières. Les exploiteurs de l’économie du Hadj exerçant alors dans les domaines de la restauration, de l’hôtellerie et de l’élevage devraient alors être choisis sur ma base de la concurrence internationale. Parce que Dieu dans son unicité est créateur du monde, de l’univers et toutes les races, tous les peuples sont sa création et d’égale importance.
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0 #2 Mafoi 17-06-2017 07:47
Tout ce cirque pour aller enrichir un royaume voyou qui utilisera vos ressources pour entretenir des terroristes qui viendront vous terroriser sur vos terres.C'est pathétique
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0 #1 bouba 16-06-2017 08:10
Alors que devient le rapport d'audit de la gestion de l'ancien comité de suite? Quelle est la suite qui a été donnée à ce rapport.? Quant on sait que plusieurs dizaines de millions de FCFA ont été dissipés. Toujours dans la gestion mouta- mouta.
Le problème au Faso est les audits sont faits avec diligence mais les rapports sont classés. Nous qui avons été grugés on veut voir clair dedans. Nous espérons que le dossier a été transféré à l'ASCE
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