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Concours directs Fonction publique 2017 :Des candidats pris de court

Le top de départ des épreuves écrites des concours directs de la Fonction publique, session 2017, a été donné le 07 juillet à Ouagadougou par le ministre de la Fonction publique, Clément Sawadogo. Sur le territoire national, au total 905 166 candidats (dont 384 052 pour le Centre de Ouagadougou) concourent pour 11096 postes à pourvoir ; soit une moyenne de quatre-vingt-un candidats par poste. Pour certains prétendants au poste de technicien supérieur d’élevage, le sujet de cette année n’avait rien à voir avec ceux des sessions précédentes.

 

 

Sur la pléthore de candidats qui nourrissent l’espoir de faire partie des lauréats de la session 2017 des concours direct de la fonction publique, nombreux sont ceux qui seront peinés à partir du 7 septembre 2017, date probable des premiers résultats. En effet, un calcul rapide permet de se rendre compte qu’il y a en moyenne un poste à pourvoir pour quatre-vingt­-un candidats. En attendant la publication des résultats, les candidats vont cogiter sur les épreuves écrites, qui se dérouleront du 7 au 19 août 2017, excepté le 15 août qui est un jour férié. L’ouverture de concours exclusivement dédiés aux personnes en situation de handicap est l’une des innovations majeures de la présente session. Ces candidats devront toutefois patienter jusqu’en début septembre pour subir les épreuves. Pour l’­instant, découvrez l’ambiance qui régnait dans quelques centres de Ouagadougou que nous avons sillonnés. Le lycée Nelson Mandela est le centre qui a été retenu pour le début officiel des épreuves écrites des concours. A l’intérieur dudit lycée, on est immédiatement alerté par les pleurs de certains enfants que leurs génitrices ont pris le soin de confier à d’autres personnes avant l’appel devant les salles de composition.

Yaya Kéré, époux d’une candidate, sans complexe aucun, joue les baby-sitter avec sa fillette. Couturier, il a dû fermer temporairement son atelier pour aider madame : « C’est un plaisir d’aider ma femme », nous a-t­-il indiqué avant d’ajouter que si la chance sourit à sa femme, elle contribuera aux dépenses de la famille. Pendant que nous discutions chaleureusement avec monsieur, nous sommes alertés par les pas d’un candidat en retard. Le cartable sous l’aisselle gauche, ses pas rappellent quelque peu l’empressement qu’on pouvait avoir à l’école primaire pour éviter les sévices corporels, lorsque la cloche retentissait, et que par malheur le maître était pratiquement au seuil de la classe. Heureusement pour notre candidat, le coup d’envoi n’était pas encore donné.

Il est un peu plus de 7h30 lorsque le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Clément Sawadogo, entre dans l’une des salles pour donner le top départ des épreuves qui mettront chaque candidat face à son destin. Après avoir examiné sous toutes ses coutures l’enveloppe contenant les épreuves, il l’ouvrit. « Je souhaite à tous bonne chance », a-t-il immédiatement lancé avant de s’éclipser. Il rappelle que les mesures optimales sont prises pour empêcher les candidats qui veulent réaliser leur « bonheur » dans la facilité de parvenir à leurs fins. C’est pendant qu’ils sont en pleine réflexion sur les sujets que nous laissons les candidats à cette phase « du chacun pour soi, Dieu pour tous ». En attendant d’avoir les impressions des postulants à la fin des épreuves, nous nous sommes rendus au lycée Philippe Zinda Kaboré afin de nous imprégner du déroulement des épreuves. Nous sommes vite interpellés par l’attitude d’un jeune assis sur un bloc de béton pendant que la plupart des gens sont en salle de classe.

Le visage renfrogné, le regard tantôt rivé sur son smartphone, tantôt sur un bout de papier, il a l’air désespéré. Répondant au nom de Michel Guébré, il a son récépissé mais ne pourra malheureusement pas prendre part aux épreuves car ayant égaré sa pièce d’identité nationale le dimanche 6 juillet, nous informe-t-il. Son amertume est d’autant plus grande qu’il est venu de Koudougou, malgré un accident récent qui l’oblige à se déplacer à l’aide de béquilles. Néanmoins, il pense pouvoir composer aux autres concours grâce à la photocopie légalisée de sa pièce qu’il a demandé de lui envoyer.

Environ une heure après le début de la composition, les candidats commencent à sortir des salles de classe. Josiane Combary, une candidate au poste d’agent technique d’élevage rencontrée au lycée Zinda Kaboré, dit trouver les sujets assez abordables. Celle qui dit prendre part aux concours directs de la fonction publique pour la toute première fois nous confie : «Si je suis admise, cela va m’apporter beaucoup de bonheur.» Tout comme elle, la plupart des candidats qui n’ont pas la phobie du micro et qui ont bien voulu se prêter à nos questions trouvent les sujets à leur portée. Cependant, les impressions diffèrent en fonction des concours.

En effet, le constat est autre chez les candidats que nous avons rencontrés à l’Université Ouaga 1, professeur Joseph Ki-Zerbo. « On nous a envoyé en vadrouille. Le sujet est taillé à la mesure des nouveaux bacheliers. Pourtant nous avons bossé des choses trop compliquées. Nos formations ont été focalisées sur le test psychotechnique et le test de niveau. On a été pris de court avec un sujet de niveau terminal », a t­-on entendu d’un groupe de quatre jeunes. Approchés, ces étudiants en sciences exactes et appliquées (SEA), qui ont composé pour les techniciens supérieurs d’élevage, ne nous diront rien de plus que ce que nous avions déjà entendu. Même s’ils sont déçus, ils pensent que telle devrait être la configuration des épreuves. « Lorsque le sujet a beaucoup plus de rapport avec ce qu’on apprend en classe, cela permet de mieux évaluer les candidats », affirme l’un d’eux.

 

Hadepté Da (stagiaire)

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