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Koglweogo de Palogo : Dans leur prise, la moto d’un policier

Le présumé coupeur de route et le butin saisi Le présumé coupeur de route et le butin saisi

Le groupe d’autodéfense Koglweogo de Palogo (Koudougou) a présenté à la presse, le vendredi 3 novembre 2017, un présumé coupeur de route nommé Mahamadi Zongo. La particularité de ce coupeur de route est qu’il avait réussi, à l’aide d’un complice, à délester un policier de sa moto.

 

En dépit de la suspension de leurs activités actée le 20 mai 2017 par le ministre de la Sécurité suite aux évènements de Tialgo, les Koglweogo du Boulkiemdé ne chôment pas. « Vol par-ci, vol par-là, et voilà que nous sommes inondés par les nombreuses plaintes que les populations viennent déposer à notre siège », affirme le vice-président des Koglweogo de Palogo, Mahamadi Semdé.

Avant d’ajouter qu’eu égard à ces nombreuses plaintes et aux multiples cas de vols, leurs patriarches se sont résolus à leur donner la permission de reprendre leur activité. « Devant la forte recrudescence des vols, il nous fallait réagir », se justifie Mahamadi Semdé. C’est donc en réaction à ces faits que les Koglweogo de Palogo ont mis la main sur le présumé coupeur de route.

En effet, selon Mahamadi Semdé, c’est après avoir été alertés qu’ils ont mis la main sur le sieur Mahamadi Zongo dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 octobre 2017. Ce fut à son domicile sis au secteur 4 de Koudougou. Mahamadi Zongo, âgé de 29 ans, est marié et père de deux enfants.  Le butin saisi à son domicile se compose d’un pistolet de fabrication artisanale et de deux motos, soit une 135 et une Nano Watib (transformée en Crypton par le voleur).

Fait insolite, la Nano Watib appartiendrait à un officier de police. « J’ai volé la moto 135 il y a deux ans et demi. C’était en face d’un kiosque dans le village de Koukouldi (15 km de Koudougou dans la commune de Ténado, province du Sanguié) », confesse le présumé coupeur de route.

En ce qui concerne la moto Nano Watib, Mahamadi Zongo avoue qu’elle appartient à un officier de police. « Mon binôme Daouda Zongo et moi avons suivi le policier depuis Sabou (25 km de Koudougou) jusqu’à Ipendo. C’est dans cette localité que nous avons pu le maîtriser et que nous l’avons dépossédé de sa moto », relate Mahamadi Zongo. Pour le vice-président des Koglweogo de Palogo, Mahamadi Zongo travaille en complicité avec Daouda Zongo, qui a pris la fuite.

Une fuite rendue possible par le fait que les deux présumés délinquants sont des voisins, la descente des Koglweogo chez Mahamadi ayant alerté Daouda. « Dans le domicile de Daouda Zongo, nous n’avons trouvé que sa femme, enceinte. Nous y avons trouvé une vingtaine de passe-partout, une moto de marque Vegas carrément démontée, la carte grise d’une moto Sanili et une boîte à soudure. Dans sa fuite, Daouda Zongo est parti avec une moto de marque i8 qui ne lui appartenait sans doute pas », nous confie Mahamadi Semdé. Cependant, il a affirmé qu’ils finiraient par lui mettre la main dessus, car certains de leurs éléments sont toujours à sa recherche.

Au cours de ce point de presse, Mahamadi Semdé a également interpellé le gouvernement sur les multiples cas de vols à eux signalés par la population. « Le banditisme est monté d’un cran depuis la suspension de nos activités. Le ministre de la Sécurité a suspendu nos activités sans pour autant suspendre celles des bandits. C’est pour la cause de la veuve et de l’orphelin que nous luttons. Nous voulons que chaque personne mange à la sueur de son front », a martelé M. Semdé avant de conclure que maintenir la suspension des Koglweogo, c’est encourager le pillage des ressources de la population et, pire, donner feu vert aux voleurs.

Cyrille Zoma

Commentaires   

0 #2 FORUM 06-11-2017 07:14
Le forum sur la sécurité était une initiative noble qui visait à discuter de l’avenir du système sécuritaire au Burkina Faso. Les problèmes et besoins sécuritaires connaissent des avatars et des nouvelles donnes auxquels les forces de sécurité doivent s’adapter pour accroitre leurs performances. Au Burkina, les gens aiment trop souvent la critique facile. Mais quand il s’agit de faire des propositions alternatives fiables, beaucoup en sont incapables. L’avantage du forum est qu’il a permis de recueillir un maximum d’idées, de propositions dans l’optique du renforcement de la sécurité collective et individuelle. Des pays à travers le monde, apprécient positivement l’engagement des citoyens burkinabè pour la sécurité, en complémentarité avec les forces de défense et de sécurité(FDS).L e commandement des forces armées américaines d’Africom, a salué cette action des citoyens burkinabè. En effet, les initiatives locales de sécurité (Dozos,Koglwéog os) ,jouent une bonne partition dans la lutte contre les vols et autres actes de banditisme dans plusieurs localités du Burkina. Ces structures avec les différentes sensibilisation s du ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré, inscrivent de plus en plus leurs actions dans les principes républicains de droits humains et collaborent avec les forces de sécurité (police, gendarmerie).Pa r conséquent, le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré et le ministre de la sécurité ont été bien inspirés pour l’initiative du forum national de la sécurité du 24 au 26 Octobre 2017.
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0 #1 Megd 06-11-2017 03:54
Bah, ce n'est pas que les forces de sécurité ne jouent pas leur rôle, mais c'est le fait qu'ils sont démunis de moyens.

Ce même ministre a passé son temps à sillonner les commissariats et brigades de ce pays, mais u'est-ce qui a été fait depuis? Il faut vraiment nettoyer cette vieille classe politique.
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