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Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) FESEB - F-SYNTER - SATEB- SNEA-B - SNEP/PD - SNESS- SPESS- STAGE – SYNAPAGER-SYNAPEP- SYNATEB- SYNATRAS - SYNATRENF - SYNAVS – SYNTAS

2017-013 / CNSE                                                                   Ouagadougou, le 9 novembre 2017

 

                                                                                        La Coordination Nationale des

                                                                                         Syndicats de l’Education (CNSE)                                                                                                                                                                   

                                                                                                 A

                                                                                      Son Excellence Monsieur le Président du

                                                                                     Faso, Président du conseil des ministres

 

Objet : Préavis de grève

 

Excellence Monsieur le Président du Faso,

Le 11 Octobre 2017, la Coordination Nationale des Syndicats de l’Education vous a adressé un préavis de grève de quarante-huit (48) heures pour exiger la satisfaction de la plateforme minimale suivante :

  1. Adoption d’un statut valorisant des personnels de l’éducation et de la recherche
  2. Amélioration de l’accès à l’éducation
  3. Amélioration des conditions de travail pour une efficacité du système éducatif
  4. Revalorisation de la fonction enseignante

Cette grève largement suivie sur toute l’étendue du territoire, a été ponctuée à Ouagadougou par une marche gigantesque des travailleurs de l’éducation qui ont battu le pavé de la bourse du travail au Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) pour remettre un message du monde de l’éducation au ministre en charge de l’éducation.

Grand fut notre étonnement lorsqu’à l’arrivée de notre cortège fort de près de cinq mille (5000) hommes et femmes devant le MENA, un agent de la Direction de la Communication et de la Presse Ministérielle (DCPM) vint à notre rencontre pour nous faire savoir que Monsieur le Ministre Jean Martin Coulibaly affirme qu’il « n’est pas au courant de la marche » et qu’il serait à une rencontre hors du ministère.

Face à une telle attitude synonyme de mépris à l’égard du monde enseignant dont il a la charge, la CNSE a adressé une correspondance à son Excellence Monsieur le Premier Ministre (le 27 octobre 2017), pour dénoncer ce manque de considération de notre ministre de tutelle et le récuser désormais comme interlocuteur direct dans toute négociation que le gouvernement voudrait engager avec elle. Ignorant royalement cette correspondance, le gouvernement a donné l’ordre (nous le présumons) à Monsieur Jean Martin Coulibaly de nous convier à une « reprise des négociations » sous sa direction.

De plus, plutôt que de résoudre les problèmes réels qui lui sont posés, le gouvernement s’est livré à des actes de répression de certains grévistes en l’occurrence les enseignants en détachement au Prytanée Militaire du Kadiogo (PMK) à qui l’administration militaire avait refusé le droit de grève. Ces enseignants viennent d’ailleurs de recevoir leur décision de fin de mise à disposition, avec la bénédiction du Ministre Jean Martin Coulibaly qui a prévu par anticipation des enseignants pour les remplacer.

Excellence Monsieur le Président du Faso, cette sanction est une atteinte grave à la liberté des travailleurs et à leurs droits fondamentaux et inaliénables que la CNSE ne saurait tolérer. Aussi, pour protester contre ces manœuvres dilatoires et d’intimidation, et pour exiger la satisfaction totale de sa plateforme minimale, la CNSE vous informe qu’elle invite l’ensemble des travailleurs de l’éducation et de la recherche à :

  • Un arrêt de travail de quatre-vingt-seize (96) heures pour compter du lundi 27 Novembre à zéro (00) heure au jeudi 30 Novembre à vingt-quatre (24) heures;
  • La suspension des évaluations au post-primaire et au secondaire et compositions trimestrielles au primaire dès le lundi 13 novembre ;
  • Un sit-in de trois (03) heures chaque jeudi dans les services à partir du 15 Novembre ;
  • La transmission du courrier et des données statistiques.

Excellence Monsieur le Président, tout en vous souhaitant bonne réception du présent préavis, la coordination vous rassure de sa ferme détermination à se battre pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses militants et pour une éducation de qualité, gage d’un avenir radieux de notre chère patrie.

                                                                    Ont signé :

 

FESEB                                                     F-SYNTER                                               SATEB            

 

    

 

SNEA-B                                                 SNEP/PD                                                     SNESS

 

 

SPESS                                             STAGE                                           SYNAPAGER

 

 

 

SYNAPEP                                        SYNATEB                                               SYNATRAS

 

 

 

SYNATRENF                                       SYNAVS                                                   SYNTAS

Commentaires   

0 #2 Naba 15-11-2017 21:23
S'il est vrai que vous les enseignants vous êtes moins bien considérés, il aussi que vous admettez qu'il y a de mauvais éducateurs, de mauvais exemples parmi vous et qui contribuent à tuer notre système éducatif. De plus je me pose la question que maintes burkinabé aurait dû se poser lors de la grève de la justice: êtes vous sur chers enseignants que même si on vous donne ce que vous réclamez l'éducation de nos enfants va s'améliorer. Si non je dirais que vous vous foutez du peuple, comme les juges l'ont fait avant vous!
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0 #1 Sidzabda 14-11-2017 23:14
le seul point qui vaille la peine et qui est tangible, c'est le premier point, le reste c'est du vernis. mais j'ai l'habitude de dire aux uns et aux autres, d'être intelligents. en chassant, qui est gagnant dans cette situation? la grande majorité est perdante et broie du noir. aussi, dans les démocraties où le long règne a été la règle, la traversée du fleuve n'a jamais été tranquille, si en plus nous nous adonnons à des grèves intempestives et incontrôlées, qui en sortirait gagnant? il faut revoir vos positions car une telle situation n'arrange personne.
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