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Enquête parlementaire sur l’éducation : «Ceux qui vous poussent à la grève ont leurs enfants à l’extérieur» (Alassane Bala Sakandé)

Installée le 10 avril 2017, la commission d’enquête parlementaire sur l’éducation dans notre pays a rendu publiques ses conclusions lors d’une plénière le vendredi 24 novembre au sein de l’hémicycle. Les résultats de cette enquête dressent un tableau… sombre de notre éducation nationale. L’actualité nationale, notamment les grèves en milieu scolaire, s’est aussi invitée à cette rencontre couronnée par l’intervention, sur la question, de l’occupant du perchoir, Alassane Bala Sakandé.

 

Le 15 novembre dernier, la commission d’enquête parlementaire sur l’éducation faisait la restitution de ses travaux, mais à huis clos. Les députés, dans leur grande majorité, ayant opté pour sa publication, l’Assemblée nationale a organisé une plénière sur le même sujet le vendredi 24 novembre 2017. Etaient encore au rapport les membres de cette entité dont la mission était de faire un diagnostic sans complaisance de notre système éducatif, d’en déterminer les faiblesses et d’y proposer des mesures correctives. Visiblement, grande fut la tâche de l’équipe dirigée par le député Luc Yé, qui, soit dit en passant, a été dans une autre vie secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur. C’est donc dire qu’il était dans son élément. Pour ratisser large, neuf régions de notre pays ont été ciblées sur la base de critères prédéfinis, parmi lesquels la présence dans la zone de tous les ordres d’enseignement et le degré de difficultés. Tous les acteurs concernés ont été rencontrés : enseignants, chefs d’établissement, promoteurs privés, syndicats, organisations éducatives et structures ministérielles. Le préscolaire, le primaire, le postprimaire, le secondaire, le supérieur et l’éducation non formelle ont été les principaux concernés par l’enquête.

Les renseignements collectés en disent long sur le travail de fourmi abattu. Le président de la commission a même pris soin d’assurer que, cette fois-ci, la lecture du rapport de synthèse ne sera pas très longue. A la fin de cet exercice, il convient de conclure que les nouvelles ne sont pas bonnes, s’agissant de la santé de notre système éducatif. Jugez-en vous-même : un préscolaire presque inexistant (2,9% pour un taux moyen de 18% en Afrique), aucun enseignant du public au postprimaire n’atteignant les 18 heures légales de cours (le cas surprenant d’un professeur au lycée Philippe-Zinda-Kaboré qui n’a que deux heures de cours par semaine en est illustratif), des effectifs pléthoriques (que dire de cette classe de 5e à Dédougou dans laquelle s’entassent 157 élèves ?), l’agriculture qui n’intéresse que 0,4% des étudiants, la pléthore d’enseignants dans les centres urbains (a été cité l’exemple d’une école primaire à Ouagadougou où il y a 30 enseignants pour 6 classes), l’absence de pédagogie universitaire, le déphasage dans l’enseignement, avec cet exemple poignant d’apprenants en mécanique qui font leur pratique sur des mobylettes P50 ou des CT, des sous-équipements criards et des laboratoires désaffectés, des étudiants qui s’inscrivent à l’université publique juste pour obtenir l’allocation appelée « aide »…

 

Le gouvernement est interpellé

 

Bref, un article de journal ne saurait résumer les maux qui minent notre système éducatif. La bonne nouvelle dans toute cette affaire, c’est que la commission a fait des propositions, lesquelles, si elles étaient appliquées par nos gouvernants, permettraient d’inverser la tendance. Mieux, les auditeurs que sont les parlementaires ont proposé que l’Assemblée nationale rencontre le gouvernement, qui pourrait donner un échéancier pour ce qui peut être fait tout de suite et programmer ce qui pourrait être fait à moyen et long terme. A cette séance de restitution, l’actualité chaude du moment s’est immiscée, avec les mouvements de grève d’élèves, d’étudiants et d’enseignants ; d’où ces propos sans langue de bois du président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, dont les principaux destinataires semblent être les élèves et étudiants : «Ces politiciens et syndicalistes qui vous poussent à la grève ont leurs enfants qui étudient à l’extérieur. Demandez à ces parents, dans un premier temps, d’inscrire leurs enfants dans les mêmes universités que vous, et, lorsqu’il s’agira de débrayer, qu’ils mettent leurs enfants devant, et vous, vous allez suivre. Ne soyez pas étonnés que, lorsqu’il y a des tests ou des concours, vous soyez à la traîne. Aujourd’hui, c’est votre avenir qui est en jeu et non celui de leurs enfants.»

 

Issa K. Barry

Commentaires   

0 #10 Messi23 28-11-2017 08:35
En effet les mouvements de grève dans le milieu scolaire fait légion ces derniers temps ; on assiste à des grèves tout azimuts et souvent sans fondement valable et il n'est pas exclu que des politiciens véreux se cachent derrière et mettent en péril l'avenir de nos enfants alors que les leurs sont à l'extérieur pour faire leurs études tranquillement. je pense que là le président Sakandé veut tirer la sonnette d'alarme avant qu'il ne soit trop tard pour nos enfants. sachons raison garder .
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0 #9 Messi23 27-11-2017 17:12
L e président Sakandé n’a pas tort ; en effet nos enfants sont font souvent manipulés par des politiciens véreux qui se moquent de leur avenir parce qu’il n’en ont rien à foutre et ce sont les mêmes qui ont les moyens d’envoyer leurs enfants à l’extérieur pour étudier tranquilement ; alors que les nôtres passent leur temps à grèver et ne pas vouloir étudier; faisons donc attention sinon…..
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0 #8 PlumeIntègre 27-11-2017 17:04
Quoi de plus normal que de dire la vérité même si cela énerve plus d'un. La priorité chez un élève, c'est réclamer de meilleures conditions d'études. Si au lieu de cela, ils se laissent influencer par des politiciens du ventre, nous n'avancerons pas. Leurs enfants à eux sont dans des grandes écoles et viendront dominer les nôtres. Je félicite le jeune président de l'assemblée pour l'interpellatio n à l'endroit des jeunes.
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0 #7 Messi23 27-11-2017 15:55
En effet ces derniers temps nous observons tous avec amertume le nombre d'heures de cours que les élèves ont manqués pour des raisons de grèves souvent sans fondements soutenus : en effet il faut reconnaitre que les élèves se laissent souvent embarqués par des politiciens véreux qui mettent en péril leur avenir alors que eux mêmes leurs enfants sont à extérieur pour finir leurs études. A mon avis le président Sakandé tire la sonnette d'alarme ici en disant celà . il faut souvent accepter la réalité qand elle est vraie
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0 #6 macrona petit 27-11-2017 13:05
les élèves doivent arreter les grèves politiciennes. La révendication de meilleures conditions d'étude est légitime mais il ne faut pas exagérer. Les politiciens cagoulés et autres doivent prendre garde et laisser les enfants étudier pour préparer leur avenir. Le président Bala Sakandé a raison de tirer sur la sonnette d'alarme. Les enfants du burkina devraient avoir les memes chances de succès. il ne faut donc pas briser lavenir des uns par des grèves tout azimut et les autres sont tranquilles à l'étranger pour des hautes études. big up à Sakandé pour son analyse pertinente
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0 #5 librepenseur 27-11-2017 12:39
Tout à fait avec ce qu'a dit le PAN. La minorité de fonctionnaire et de salariés du privé sont parmi les privilégié de ce pays qui ont les moyens d'envoyer leurs progénitures dans des universités extérieures ou privés dans ce pays. Y compris les syndicats, rouges comme jaunes, les hommes politiques, du pouvoir comme de l'opposition.
La vérité rougit les yeux mais ne les casse pas.
Merci pour votre franc-parler M. le PAN
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0 #4 pual04 27-11-2017 10:36
c'est très facile de parler d'instrumentali sation pour ceux qui manquent réellement d'arguments , on a pas besoin de lunettes pour voir que l'école burkinabè souffre , les infrastructures manquent , le personnel est mal reparti à cause des hommes politiques qui passent leur temps à cultiver les raccourcis . monsieur bala sakandé pense que les enfants qui sont à l'extérieur seront meilleurs que ceux qui sont aux burkina faux ils seront tout simplement à l'image de leurs parents
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+1 #3 Kôrô Yamyélé 27-11-2017 08:15
‘’Ceux qui vous poussent à la grève ont leurs enfants à l’extérieur’’.

- Justement Alassane Bala Sakandé, tu en fais partie ! Il en est de même de la majorité des dirigeants de ce pays ! Vous ne pouvez plus tromper les gens avec ces déclarations arriéristes ! Trop ridicule ce genre de déclaration ! C’est du déjà entendu. En attendant Alassane, dit-nous où sont toi tes propres enfants. Ridicule que tout ça ! Un refrain pitoyable tout simplement !

Par Kôrô Yamyélé
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0 #2 De Balzac 27-11-2017 07:58
Les élèves et étudiants doivent savoir que les responsables syndicaux d'aujourd'hui sont de petits bourgeois engoncés dans des fauteuils dorés et financièrement bien assis qui utilisent les enfants des autres pour atteindre leurs basses besognes. Il est temps que ces enfants se réveillent pour tenir compte de tous les paramètres dans leurs revendications.
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0 #1 Sidzabda 26-11-2017 21:44
tout le monde est responsable de ces problèmes. parlant des effectifs pléthoriques, chaque homme quand il est à ouaga, veut que sa femme le rejoigne jetant derrière lui l'intérêt du pays. la toute première action que le gouvernement doit faire, c'est de redéployer tout le personnel du prés*scolaire au supérieur. ainsi, on saura qu'ils veulent du bien de l'éducation
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