Menu
TANGUI IMMOBILIER SARL
FLASH INFOS

Macron à l’université de Ouaga : Grand oral réussi pour Jupiter

Le président français, Emmanuel Macron, a décliné hier devant 1 600 jeunes à l’université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo sa vision des relations franco-africaines. Un pari réussi pour Jupiter, qui n’était pourtant pas en terrain conquis.

 

Voies barrées, plusieurs hommes armés en tenue ou en civil, avion de surveillance dans le ciel, l’université Ouaga I a des allures de forteresse ce mardi matin.  Le dispositif est encore plus important autour de l’amphi D libyen où un cordon de sécurité a été mis en place. Les étudiants choisis pour assister au discours d’Emmanuel Macron sont fouillés par la sécurité française avant d’avoir accès à la salle. La procédure est tout autre pour les hommes de médias accrédités. Leurs différents baluchons sont alignés sur un terre-plein. La suite, c’est un berger allemand du RAID (l’unité d’élite de la police française) arrivé en même temps que la délégation française qui s’en occupe. Tenu en laisse par son dresseur, la queue bien dressée, le canidé renifle tous les sacs sous le regard impressionné des journalistes burkinabè, peu habitués à cette méthode pratique de fouille. « Si c’était ici, on allait le manger », dit en guise de plaisanterie un confrère.

Le policier tricolore à qui s’adressait la boutade joue, lui aussi, la carte de la plaisanterie : « Pour le manger, il faut d’abord l’attraper et je peux vous dire que c’est lui qui va vous manger. »  Le chien d’élite ne décèle rien de suspect dans les bagages des gratte-papier, alors autorisés à entrer dans l’amphi Kadhafi. Signe que la sécurité est ultra-renforcée, l’accès est conditionné par un second badge distribué avec parcimonie. Certains journalistes devront se résoudre à suivre le grand oral de Jupiter sur un vidéoprojecteur installé dans l’amphi E, comme d’autres étudiants d’ailleurs. Les plus chanceux remplissent au fur et à mesure l’amphi D où le pupitre qui passera dans tous les médias est déjà installé. L’université a toujours été un bastion de l’anti-impérialisme et même si Macron doit s’adresser à un l’auditoire trié sur le volet, sa réaction reste imprévisible.

Pendant qu’on attendait l’arrivée des deux chefs d’Etat, à l’extérieur du campus, les esprits s’échauffaient. Aux premières heures de la matinée des jeunes s’étaient regroupés pour protester contre la venue du président français et tenter d’avoir accès à l’université. La séance d’intimidation entre manifestants et forces de l’ordre était en train de faire place à des jets de gaz lacrymogène et de projectiles.

9h05. A l’intérieur, les syndicats d’étudiants ont apparemment réussi à infiltrer l’assistance. Alors que personne ne s’y attendait, un groupe de jeunes se met à lancer des slogans contestateurs.   Les « l’ impérialisme à bas ! » prennent de l’ampleur. Les nombreuses chaînes internationales et burkinabè n’en ratent pas une miette. Les militants finissent par entraîner le reste de la salle dans l’exécution de l’hymne national. Après que la devise, « La patrie ou la mort, nous vaincrons » a été martelée avec vigueur, le calme revient. Mais cet échauffement ne présageait rien de bon, Jupiter va devoir affronter un chaudron. Les présidents d’université décident de prendre les devants pour éviter que les choses dérapent. Dans un « message d’apaisement » livré par leur porte-parole, Stanislas Ouaro, ils invitent les jeunes « à écouter avant de réagir » sinon, disent-ils, « ça ne sert rien d’être là ». Le message a-t-il été entendu ? Personne à ce moment ne pouvait parier un rond sur la réponse.

Peu avant 11h, Emmanuel Macron et Roch Marc Christian Kaboré font leur entrée sous un standing-ovation. Quelques-uns refusent d’applaudir.

Après une brève présentation de Ouaga I par son président, le locataire de l’Elysée s’avance vers le pupitre. L’instant est historique. C’est un Macron au sommet de son art oratoire qui déroulera pendant 1h 45 mn de temps son discours inspiré par les membres du Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA). Il n’a cessé de répéter qu’il n’était pas venu donner de leçons.

 Se sachant en terrain hostile, Macron débute son grand oral africain par une citation du père de la révolution burkinabè, idole de la jeunesse. Le savoureux « Oser inventer l’avenir » de Sankara que s’approprie le président français provoque des applaudissements. Macron poursuit son exercice de charme en s’identifiant à cette jeunesse « qui n’a pas connu la colonisation ». Il se veut aussi clair sur l’objet de son adresse aux Africains. Il ne s’agit pas pour lui de décliner une politique africaine de la France, « comme d’aucuns le prétendent » mais plutôt de proposer un partenariat entre son pays et le berceau de l’humanité fixé dans un cadre européen et débarrassé de toute fixation sur le passé. Même Jupiter affirme à la jeunesse que « la solution ne viendra pas de l’extérieur », il a pris au début de son discours l’engagement de porter l’aide publique au développement à 0,55% du PIB français d’ici à 2022. Une aide qu’il faut d’ailleurs repenser en la rendant plus directe, donc plus efficace.

 

Défenseur des femmes

Le jeune président a ensuite évoqué l’esclavage en Libye, qu’il qualifie de « crime contre l’humanité ». Il propose lors du sommet UA-UE une initiative euro-africaine pour détruire la stratégie des terroristes et des trafiquants. « Nous ne pouvons pas laisser la Libye seule », souligne-t-il. Evoquant la question du terrorisme, un des défis que doit relever la jeunesse, Macron rend hommage aux forces françaises engagées en Afrique et indique que l’opération Barkhane a pour vocation de passer le relais aux troupes nationales. D’où son souhait de voir rapidement la force du G5 Sahel obtenir des victoires sur le terrain. En vue d’impliquer davantage les Etats dans la résolution des conflits africains, il soutiendra devant le conseil de sécurité de l’Onu un projet pour assurer le financement des opérations militaires régionales. Le fondateur d’ « En marche » met en garde la jeunesse africaine contre l’obscurantisme et l’extrémisme religieux, qu’il juge « plus redoutables que le terrorisme ». La meilleure arme contre ces fléaux reste, selon lui, l’éducation, « la priorité absolue du nouveau partenariat » qu’il propose à l’Afrique. L’éducation des filles est, à ses yeux, d’une importance singulière et son pays va jouer sa partition en privilégiant la gent féminine pour l’octroi des bourses d’études. Une annonce qui provoque des murmures dans l’auditoire que l’orateur du jour fait taire en précisant qu’il ne va pas seulement offrir les bourses aux filles. Cette question du genre est pour Jupiter une transition toute trouvée pour évoquer un sujet qui fâche : la démographie. On se rappelle qu’il avait créé une politique sur le nombre d’enfants des Africaines. Macron se savait attendu sur la question et ne se débine pas : « Ne pas en parler et dire qu’il n’y a pas de problème, c’est irresponsable. » Celui qui a érigé l’égalité homme-femme en grande cause nationale chez lui et qui veut porter cet évangile partout assure qu’il ne s’agit pas de décréter le nombre d’enfants des Africains. Le fond de sa pensée est que chaque femme doit être libre de choisir le nombre d’enfants qu’elle veut avoir.

Dans cette nouvelle « amitié pour agir » que propose Macron, figure en bonne place l’amélioration du système de santé sur le continent. Et cela passe par la réinvention d’un modèle basé sur les infrastructures. « Je veux que des financements privés français servent à ouvrir des cliniques », promet-il.

La France va également intensifier le financement en Afrique des projets entrant dans le cadre de l’adaptation au changement climatique. Les énergies renouvelables constitueront en cela un domaine particulier d’intervention. Cette promesse, il va la matérialiser aujourd’hui même avec l’inauguration de la centrale solaire de Zagtouli, financée en partie par l’Agence française de développement. Le féru de technologie dit sa foi en l’Afrique où s’érigeront, selon lui, les villes du futur.

 

Une maison de la jeunesse à Ouaga

Un autre défi de cette nouvelle relation France/Afrique est la mobilité. Un sujet sur lequel il annonce de grandes réformes, notamment l’instauration prochaine d’un visa longue durée pour les étudiants africains diplômés en France en vue de faciliter leurs allées et venues avec leurs pays d’origine. Macron souhaite également la multiplication des partenariats universitaires à travers les doubles diplômes. Il indique qu’il accueillera 100 talents africains dans différents domaines chaque année, non pas pour les arracher à leur continent mais pour « accélérer leur réussite ». Ouagadougou devant être le « point d’entrée de cette mobilité », l’illustre hôte a annoncé la création d’une maison de la jeunesse au cœur de la capitale burkinabè et qui, assure-t-il, sera inaugurée le 14 juillet 2018. Il s’engage ensuite à créer un fonds pour financer les projets des entrepreneurs et des innovateurs africains dans les domaines du numérique et de l’agriculture. Il souhaite par ailleurs que les entreprises hexagonales investissement davantage en Afrique sans verser dans la corruption comme on l’a vu par le passé avec de grands groupes. Une mise en garde très bien accueillie par l’assistance.

« Le français a un avenir »

Pour Emmanuel Macron, les périodes tumultueuses qu’a connues la relation franco-africaine sont en partie liées au fait que les deux partenaires ne se connaissent pas assez. « Il faut changer les regards que nous avons l’un sur l’autre », dit-il. Pour y arriver, il annonce l’instauration de semaines des cultures africaines en France pour permettre à la jeunesse hexagonale de découvrir les créateurs du continent noir. Pour le passionné de littérature, le patrimoine africain ne doit pas être uniquement dans les musées et les collections privées européens. Le chef d’Etat français s’engage à une restitution temporaire ou définitive des trésors culturels africains présents en France.

 Le maître de l’Elysée termine son intervention par un plaidoyer en faveur de la langue française, qui perd du terrain face à l’anglais. « Notre langue a un avenir, son avenir et son rayonnement se jouent en Afrique », déclare-t-il avant d’appeler les francophones à porter leur langue avec fierté et à se l’approprier car le français est davantage une langue africaine. Un dictionnaire de la francophonie sera même édité pour promouvoir une vision plurielle de la langue de Molière.

Comme le veut la tradition burkinabè, Jupiter, après ce laïus, demande la route à ses hôtes, mais aussi la direction à prendre. « Je vous propose alors de nous retrouver et de ne plus nous séparer », conclut-il sous les applaudissements nourris d’un public plus conquis qu’il ne l’était au départ.

Macron a terminé son show à l'université par un bain de foule suivi d'une visite à la bibliothèque de philosophie.

Hugues Richard Sama

 

Encadré

 

Et ça se dit à l’université !

Ce fut une honte en mondovision. Alors que toutes les caméras du monde étaient braquées sur eux au cours de la séance de questions-réponses qui a suivi le discours de Macron, les étudiants burkinabè ont « versé la figure du pays par terre ». Il fallait être dans l’amphi libyen pour voir comment certains, dans l’assistance, voulaient disparaître sous les tables pour ne pas voir cette humiliation en direct. Sur tous les étudiants tirés au hasard pour poser leurs préoccupations au président français ou qui ont bombé le torse volontairement pour interroger le locataire de l’Elysée, seule Salimata Nah Traoré de l’université Aube nouvelle de Bobo-Dioulasso a véritablement tiré son épingle du jeu.  Il faut dire que l’étudiante en master droit des affaires a déjà été lauréate du championnat international de débat francophone à Beyrouth, au Liban.  Le reste n’était qu’une bande de pieds nickelés incapables de poser (en bon français) une question qu’ils ont pourtant préparée ou des ignares qui ont étalé leurs carences à la face de la planète entière. Tenez ! Que dire de cette étudiante, poète de poche, auteur de cette interrogation à faire mourir les muses : « Est-ce qu’après l’inauguration de la centrale de Zagtouli, on aura toujours la climatisation à l’université ? » Cherchez toujours le rapport. Et Macron qui a déployé son génie pour comprendre la question d’en remettre l’auteur à sa place : « Vous me parlez comme si j’étais le président du Burkina ou comme si j’étais toujours une puissance coloniale. Je ne veux pas m’occuper de l’électricité du Burkina. C’est le travail du président Kaboré. » Un autre intervenant, pris dans ses propres contradictions, a eu droit à un «je ne sais pas dans quelle UFR vous êtes, mais il va falloir bosser dur », et un autre « génie » qui parlait de lingots d’or africains entreposés en France a eu droit à un cours d’économie de l’ancien banquier d’affaires. Dans ce défilé des cancres de nos universités, le bonnet d’âne revient sans conteste à cet énergumène qui a demandé au président français : « A quel niveau nous en sommes avec le PNDES ?» L’auteur de cette question idiote s’est fait huer par une partie du public. Autant dire qu’hier à Ouaga I, le savoir avait foutu le camp de son propre temple. Et si Macron voulait avoir une idée du niveau de l’éducation burkinabè, il est maintenant situé, même s’il ne faut pas jeter l’opprobre sur tous les étudiants. Jupiter, qui n’a pas trouvé contradicteur à sa taille, demandait d’ailleurs plus de questions. Il pouvait vraiment se permettre cette virée nocturne dans un maquis de la capitale pour savourer sa victoire.

 

  1. R.S.

 

Encadré 2

 

Sankara : la France ouvre ses dossiers

Avant de mettre les pieds à l’université, Macron avait pris le soin de déminer le terrain. Au cours d’une conférence de presse tenue un peu plus tôt à Kosyam, il avait en effet annoncé coup sur coup la déclassification des dossiers français concernant l’assassinat de Thomas Sankara et sa volonté de « faciliter » la procédure d’extradition de François Compaoré. Interrogé sur ces mêmes sujets, au cours de la session de questions-réponses, avec les étudiants, le président français a réaffirmé notamment que « tous les documents produits par l’administration française pendant le régime de Sankara et après son assassinat seraient déclassifiés pour pouvoir être consultés, en réponse aux demandes de la justice burkinabè ». Le président français a aussi été interpellé sur la lancinante question du franc CFA. Il a indiqué que la France n’était pas le maître de cette monnaie qualifiée de coloniale ; elle en est plutôt le « garant ». Et les pays peuvent décider librement de se désengager. Tout en assurant que la zone CFA assure la stabilité des pays membres, il reconnaît qu’elle n’a plus le bon périmètre. Pour Emmanuel Macron il faudrait, sur cette question, éviter d’avoir « une approche bêtement anti-impérialiste ».

Sur l’intervention occidentale en Libye, Jupiter indique qu’il ne l’aurait pas soutenue. Sur le chaos actuel et alors qu’un étudiant le renvoyait à la responsabilité de la France, lui a renvoyé les Africains à la réalité : « Qui sont les trafiquants ? Ce sont des Africains ! Arrêtez de dire que le problème, c’est l’autre. Présentez-moi un passeur belge, français, allemand ou que sais-je encore, vous n’en trouverez pas. »

 

  1. R.S.

Encadré 3

Attentat manqué contre des soldats français

Un acte qui aurait pu changer le cours des évènements, c’est bien cette explosion qui a eu lieu le lundi 27 novembre au nord de la capitale burkinabè.  Alors que l’avion du président français, Emmanuel Macron, devait atterrir vers 23 heures, des individus cagoulés juchés sur une moto de type 135 ont dégoupillé un engin explosif qu’ils ont jeté sur des soldats français. Fort heureusement, cet acte barbare n’a endommagé qu’un véhicule et fait quelque trois blessés parmi les riverains.  Les individus auraient, par la suite, pris la fuite et sont recherchés par les forces de défense et de sécurité. C’est la toute première fois que des soldats français sont visés dans des attaques terroristes à Ouagadougou.

A noter qu’un véhicule de la délégation française a également essuyé hier des jets de projectiles aux abords de l’université Ouaga I.

 

Commentaires   

+1 #6 Jean Gabriel Yaméogo 30-11-2017 13:49
Bonjour à tous,
Je suis étonné que les gens soient étonnés du faible niveau abyssal de nos étudiants:
Primo, notre système éducatif ne s'est jamais remis du dégagement des instituteurs sous la révolution suivi de leur remplacement à pieds levés par les enseignants dits "révolutionnair es" qui, eux-mêmes, n'étaient encore sortis des jupes de leurs mamans et ne comprenaient pas ce qui les arrivaient.
Secundo, tous les gouvernements successifs depuis la "rectification" du 15 octobre 1987 ont toujours relégué l'enseignement au second plan avec la portion congrue du budget alloué à ce département;
Tertio, avec les crises ivoiriennes successives, la diaspora venue de la lagune ébrié a pris ses quartiers dans nos écoles et universités; ce qui est leur droit fondamental. Seulement, il faut l'avouer les valeurs éducatives ne sont pas les mieux partagées entre eux et leurs frères de l'intérieur. Et comme, il faut le reconnaître, ils ont plus audacieux que les autres qui, pour des raisons et d'autres, sont souvent réservés, ils les ont imposés leur caractère. Du coup, tout le monde s'en est trouvé débordé et, bonjour les grèves à répétition. D'autant plus que les autorités, dans leur soif inextinguible de contrôler les campus, ont créé des syndicats "jaunes" pour contrecarrer la lutte des étudiants intègres; d'où ces foutoirs que sont devenus nos campus.
Quarto, quand ce ne sont pas les élèves et étudiants qui sont en grève, ce sont les professeurs qui prennent le relais et "last,but not the least", le gouvernement décrète à son tour, sa "grève" en fermant les classes pour recevoir, dignement et selon "l'hospitalité africaine" (dixit Me Sankara), un hôte de marque. Avec Macron, ce fut seulement deux jours, si d'aventure, Trump s'invite au Faso, ça sera une semaine, pardi! Ainsi de suite. A ce rythme, le gouvernement va devoir décréter une année blanche pour qu'on puisse bien accueillir nos illustres hôtes.
En conséquence de toute cette politique de l'autruche, il nous a été donné de constater, les larmes aux yeux, la quintessence des "purs" produits de nos universités lors des échanges avec le président français. De plus, ils ont donné le bâton à Macron pour battre RMCK qui était visiblement groggy avant la fin du combat; quittant le ring avant le coup de gong au risque de créer un incident diplomatique.
En résumé, c'est le contraire qui aurait été étonnant. D'autant plus que de surcroît, ce sont des étudiants "acquis" et triés au volet qui étaient admis dans ce gotha du jour. Dieu seul sait que ce sont loin d'être les plus méritants. Ceux qui auraient pu sauver la face, parce que intègres et bosseurs,n'en ont pas été juges dignes.
Le vin est tiré, maintenant il ne reste au peuple qu'à le boire et ouvrir l'oeil et le bon pour les futurs choix de leurs dirigeants.

"Bon sansse nous tous" comme dirait Mba Goama de JJ
Citer
+1 #5 Tôgs-Sida 29-11-2017 16:17
Il faut que les autorités compétentes se penchent sérieusement sur notre système éducatif.L'univ ersité Ouaga 1 du nom de Joseph Ki-Zerbo (illustre historien Burkinabé) a fait piètre figure devant les médias et la face du monde à travers ses étudiants.Penda nt que les uns supposés "présentables" et pourtant discourtois arrivent à peine à s'exprimer,les autres jugés "imprévisibles" et pour l'occasion laissés dehors, lancent des pierres à des étrangers puis brûlent des pneus.C'est le comble,notre grande et illustre université forme maintenant des lanceurs de pierres et des brûleurs de pneus.Et que dire de la tradition d'hospitalité que nos ancêtres nous ont léguée et entretenus depuis les générations foulés au pieds,pour ne pas dire transgressée!No us en appelons aux sages de notre tradition,aux chefs traditionnels,a ux coutumiers de prendre la mesure de ce qui nous arrivent et d'interpeller qui de droit.Y a-t- il plus démocratique que le Japon?la Corée du sud? et pourtant ils ont jalousement gardé leur tradition et leur culture.Et quels exemples de vitalités économiques.Je prends la mesure du cri de cœur du vendeur à la sauvette de Rood-Wooko qui a laissé échapper ses mots en mooré : "estidian damba ning tônd yândé" en français"les étudiants nous ont ridiculisés".
Que Dieu sauve le Burkina!
Citer
0 #4 Sacksida 29-11-2017 15:21
D’abord, il faut que les Burkinabé ou les Africains que nous sommes décolonisions nos esprits et que nous ayons des relations décomplexées avec la France et tous les autres partenaires dans le Monde. Ainsi, le jeune Président Macron a livré un discours politique, programmatique et séducteur pour l’Afrique et pour défendre la position française en Afrique. Cependant, les problématiques du FCFA, de la sécurité nationale, de l’éducation nationale, de l’énergie, de l’environnement et du développement économique et social en général de l’Afrique sont du ressort des Africains et de leurs dirigeants nationaux. En effet, concernant le FCFA, on peut même dire que la France actuellement s’en fou de cette monnaie, et il appartient à nos chefs d’Etat de prendre leur décision soit de quitter ou de rester dans le système actuel. Il faut donc accélérer la création d’une monnaie commune CEDEAO et l’horizon 2020 doit être tenu. Ensuite, si l’opération Barkhane est implantée au Sahel, les chefs d’Etats Africains concernés ont certainement donné leur accord. Sur la question de l’éducation et du développement, la responsabilité de nos Etats est totalement engagée, et il faut promouvoir la bonne gestion des ressources nationales, des appuis financiers extérieurs et surtout en bannissant la mauvaise gouvernance et la corruption à tout les niveaux d’échelles. Enfin, il faut absolument que nos pays aillent vite à une véritable intégration économique, monétaire et sociale car aucun de nos pays pris individuellemen t sur le plan économique ne pourrait décoller. Ne nous voilons pas la face, le Monde et l’avenir appartient à ceux qui sauront se regrouper pour se battre et s’en sortir. Courage et Salut !
Citer
+1 #3 Laye 29-11-2017 10:27
Jusqu'à ce matin, je suis sur le choc du niveau de ses étudiants!! Bon dieu? Nuls, nuls, nuls!! Je comprends pourquoi, ce vaurien de Kemi Seba les fascine? Il est plus facile pour eux de débattre sur Facebook, manger de l'alokko, du poisson braisé que tenir la route dans un débat! Et l'autre qui dit " allons seulement ", comme s'il était dans un maquis?
Citer
+2 #2 Papou 29-11-2017 08:22
Et donc ces étudiants sont venus après une sélection minutieusement faite comme l'a souligné le présentateur au départ? waw!!!! quelle bande de cancres ces étudiants là!!!! NULS, NULS, NULS!!! j'ai vraiment eu la honte de ma vie hier face à l'inculture et la méconnaissance de la langue de nos "étudiants"
ouvrez des départements de science politique, c'est urgent
Citer
+3 #1 LUSTRE 29-11-2017 07:05
Vraiment nos étudiants ont « versé la figure du pays par terre ». Quelle honte. Macron à le mérite de nous faire voir la face hideuse de notre système éducatif que nous refusons de voir.
En effet, quand tu refuses d’éduquer ton enfant, ne t’étonne pas de le voir "versé ta figure par terre" chez le voisin.
Citer

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

Retour en haut