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Le bienfait sanitaire du jeûne du ramandan

L’abstention de nourriture et de boisson, observée par les musulmans durant ce mois, peut se révéler une thérapie de plusieurs pathologies. Aujourd’hui donc, nous abordons le bienfait sanitaire du jeûne. Vos suggestions sont attendues sur l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

Le jeûne est une prescription obligatoire que doit respecter tout musulman non excusé dès qu’il est pubère, résident et sain d’esprit. Le jeûne n’est pas dû par celui qui a un handicap mental et par l’enfant, car «la plume de la responsabilité est levée sur trois personnes : le fou jusqu’à ce qu’il recouvre la raison, l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne la puberté et l’endormi jusqu’à son réveil» (Hadith). Ne doivent pas jeûner :

-       la femme enceinte ou allaitante qui craint pour sa santé, celle de son fœtus/bébé ;

-       la femme ayant nouvellement accouché jusqu’à la fin des règles suivant l’accouchement ;

-       et celle qui est dans son cycle menstruel.

Si la femme enceinte/allaitante ne jeûne pas, c’est, par évidence, parce que son abstention de s’alimenter pourrait avoir un impact négatif sur sa santé, ou celle du fœtus ou du bébé ; les deux dernières ne le font pas non plus pour des raisons de santé. En effet, les lochies et les menstrues s’accompagnent de perte de sang et, par exemple, à cause des menstrues, la femme observe un temps plus long entre deux dons de sang que l’homme.

Le jeûne est exigé chez l’enfant au moins pubère et n’est dû que par une personne indemne de toute maladie que le jeûne pourrait aggraver ou dont la privation de nourriture pourrait retarder la rémission ou la guérison. C’est pourquoi il faudrait requérir l’avis des professionnels de la santé, musulmans au mieux ou non-musulmans qui comprennent l’importance du jeûne pour le musulman, lesquels doivent tous être sincères avec celui qui sollicite leur avis préalablement à l’observance du jeûne. «Malgré son ancienneté, écrit Pauline Fréour, spécialisée en santé et chef d'édition au Figaro (journal français),le Coran prévoit déjà les cas particuliers pouvant dispenser le croyant du jeûne. Les personnes qu'il pourrait mettre en danger (malades, personnes âgées) ou affaiblir (femmes enceintes, allaitantes, en période de règles, voyageurs) sont ainsi excusées» : en effet, «quiconque d'entrevous est présent en ce mois, qu'il jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours (c’est-à-dire plus tard). - Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d'Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants!» (Coran 2/185).

«Jeûner, vous serez en bonne santé»

 

Le Prophète (SAW) a incité au jeûne en le reliant clairement à la santé : «Jeûnez, vous acquerrez la santé», a-t-il dit. En effet, «l'estomac est la localité des maux, le jeûne est son traitement» (Hadith). Et l’épidémie quasi mondiale d’obésité et de surcharge pondérable nous convainc qu’une discipline alimentaire est salutaire et qu’en fait «l’Homme n'a jamais rempli un récipient pire que son ventre» (Hadith). Le jeûne bien mené permet déjà de brûler les graisses, d’affiner sa silhouette et de s’épargner ainsi des problèmes cardiovasculaires ou de confort de vie.

Des discussions pour connaître le lien scientifique, positif ou négatif, entre jeûne et santé ont lieu entre médecins, nutritionnistes et autres praticiens occidentaux.En tout cas, à côté des moyens classiques de prise en charge, «depuis un demi-siècle, en Russie, en Allemagne et aux États-Unis, des médecins et des biologistes explorent une autre piste : le jeûne. (…) Le sanatorium de Goriachinsk, dans la plaine sibérienne, est aussi connu pour son centre de jeûne, créé en 1995», écrit le site d’ARTE, la télévision culturelle franco-allemande de service public. Voici ce qu’elle dit dans un documentaire entier sur le jeûne thérapeutique en 2011: «Atteints d'asthme, de diabète, de rhumatisme, d'allergie… les patients, très encadrés, n'ingurgitent rien à part de l'eau durant douze jours en moyenne mais la cure se prolonge parfois trois semaines. Passé la douloureuse crise d'acidose des débuts, ils se sentent plus en forme et les deux tiers voient leurs symptômes disparaître après une ou plusieurs cures». Le traitement par le jeûne est même remboursé dans certains pays et s’appuie sur quarante années d’études scientifiques dans les pays précités, «malheureusement non traduites, qui ont démarré sous l’ère soviétique», et les médecins et chercheurs occidentaux s’intéressent de plus en plus à la thérapie par le jeûne, mais «bénéficient (dans leurs recherches) de peu de subvention» «aux pays du médicament-roi».

ARTE s’est renduenon seulement en Allemagne, à la clinique Buchinger, «où l'on soigne par le jeûne des maladies chroniques», mais aussi auxÉtats-Unis, «où Valter D. Longo, professeur de bio-gérontologie à l'université de Californie, étudie les effets du jeûne sur des souris atteintes de cancer ». Ce document, «à l'aide d'infographies très claires … explique les bouleversements complexes qui s'opèrent dans un organisme à la diète. Grosso modo (l’organisme) réapprend à vivre de ses réserves, un réflexe atavique qui le purge et le rend plus fort». Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, auteurs du document, ont été inspirés pour le thème sur le jeûne par le constat que «le corps est trompé par des produits qui imitent des hormones et bouleversent son fonctionnement» pendant leur précédent documentaire, «Mâles en péril». Ils se sont alors posé cette question consécutive à ce constat : « N’existe-t-il pas une méthode pour les mettre en œuvre, les stimuler ? Dans quelle mesure cette méthode est-elle efficace ? L’a-t-on étudiée scientifiquement ? Ce film sur le jeûne est en quelque sorte une réponse à ces questions», disent-ils.

 

Les bonnes pratiques sanitaires

 

Pour bien se porter, dit le Prophète (SAW), deux attitudes sont à promouvoir : «Ma nation ne cessera de bien se porter tant qu’elle retardera la prise du souhour et en hâtera la rupture» dès le coucher du soleil. «Prenez le souhour (repas pris avant de commencer le jeûne) et prenez des forces pour le jeûne; et dormez l’après-midi pour vous aider à vous réveiller dans la dernière portion de la nuit (pour l'adoration)» (Hadith). Selon Hejer Tliha, sur allodocteurs.fr, le souhour : «pour l'organisme, c'est important, car c'est ce qui permet de tenir pendant le jeûne. Il faut faire un petit déjeuner brunch avec des céréales, du pain ou des gâteaux de riz pour avoir des féculents». Si le jeûne est une vieille prescription et est encore «prescrit comme il l’a été aux générations antérieures» (Coran, 2/183), le souhour nous est propre comparativement aux autres communautés religieuses.

Deux attitudes sont absolument à éviter : trop manger/boire à la rupture ou négliger la qualité de ce que l’on devrait consommer. En effet, les musulmans doivent rester ce «peuple qui ne mange que quand il a faim et quand il mange, c’est sans excès». C’est d’ailleurs ce à quoi nous sommes exhortés par Dieu : «Et mangez et buvez; et ne commettez pas d'excès, car Il [Allah] n'aime pas ceux qui commettent des excès» (Coran 7/31). On ne devrait donc pas voir de scènes où des gens mangent excessivement ou abusent de sucres rapides après une journée de diète. Le faire, c’est ne pas comprendre la philosophie de ce mois et ignorer une des leçons de l’islam. En effet, voici la bonne attitude alimentaire lors de la rupture de son jeûne :«Quand l'un de vous rompt son jeûne, qu'il le fasse en mangeant des dattes. S'il n'en trouve pas, qu'il boive de l'eau, car c'est un moyen de purification». (Hadith)

Sous la coordination de

Moumouni Simporé

Encadré

Mercredi 02 juillet 2014

Heure début : 4h35 mn

Heure de rupture : 18h36

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