Menu
TANGUI IMMOBILIER SARL
FLASH INFOS

Battus 2-0 à Libreville : Les Etalons promettent de réagir demain

Le dimanche 12 octobre 2014, c’est tout décontractés que les Etalons sont arrivés à l’aéroport Leon-M’ba pour leur retour à Ouagadougou. Dans la salle d’attente, ils semblaient avoir oublié la défaite de la veille. En attendant l’arrivée de l’avion, nous avons échangé avec certains joueurs qui promettent de réagir demain au stade du 4-Août.

 

Paul Put (entraîneur) : Je note que nous n’étions pas dans le match au cours des quinze premières minutes. Le Gabon, d’entrée de jeu, a attaqué et nous avons eu du mal à nous mettre en place. Nous avons subi le match et c’est après que nous avons réussi, petit à petit, à retrouver la balance.

Cela nous a même permis d’ouvrir la marque et, à mon avis, ce but refusé pour une raison de hors-jeu était bien valable. Et puis, l’arbitrage ne nous a pas facilité la tâche avec des fautes et des hors-jeu qui n’existaient pas.

En deuxième mi-temps nous avions bien commencé ; malheureusement, nous avons encaissé deux buts sur des erreurs défensives. A notre niveau, nous avons eu des occasions que les attaquants n’ont pu concrétiser. C’est le football et il faut l’accepter.

Sur le plan du jeu, votre équipe n’a pas existé et on a l’impression que le Gabon a contrarié votre dispositif.

Je dirai tout simplement que nous n’avons pas joué sur notre vrai niveau.

 

Qu’est-ce qui explique que Pitroipa et Djakaridia n’aient pas été alignés pour ce match ?

 

Si Pitroipa me dit qu’il ne peut pas commencer le match, que voulez-vous que je fasse ? Il a un mal à la cuisse et puis il a rejoint le groupe la veille de notre départ pour Libreville. Il ne s’est pas entraîné et a travaillé individuellement. S’il est blessé, je ne peux rien faire et moi j’évite toujours de prendre des risques.

Quant à Djakaridia, il est lui aussi blessé et il ne s’est pas non plus entraîné. Voyez-vous, moi, j’utilise des joueurs valides en attendant que les blessés soient remis de leur mal.

 

Sur le terrain, les difficultés n’ont pas manqué et on ne comprend pas que vous ayez gardé longtemps sur le banc un joueur comme Bertrand Traoré qui méritait pourtant sa place dans le onze de départ.

 

Je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites que l’entrée de Bertrand s’est effectuée tardivement. Le joueur dont vous parlez était en échauffement et au moment où je m’apprêtais à procéder au changement, le Gabon menait 2-0 au score.

Bertrand est un bon joueur et je considère qu’il est en quelque sorte mon dernier joker. Je le préfère frais pour déstabiliser une défense parce qu’il part vite.

 

Mais il y a des matches où on peut démarrer avec son dernier joker quand les autres sur le terrain ne trouvent pas la solution.

 

C’est votre point de vue et moi, je tiens compte de tous les paramètres quand j’affronte un adversaire. Maintenant, j’ai un autre problème puisque Bancé a été touché au genou. Ça va être vraiment compliqué et j’attends les entraînements que j’ai programmés pour le dimanche 12 octobre et le lundi 13 octobre pour voir comment les uns et les autres vont réagir.

 

Bancé blessé, est-ce à dire qu’il n’y a plus d’autre solution alors qu’il faut reconquérir la première place demain ?

Les entraînements me situeront davantage, et quand on cherche on trouve des solutions.

 

Comment envisagez-vous le match de demain ?

 

Nous le savons tous, nous jouerons pour la victoire et nous devons tout faire pour être cette fois-ci présents dans le jeu. Je connais mes joueurs et je sais qu’ils n’ont pas digéré la défaite de Libreville face à cette bonne formation gabonaise. Je dois voir quels sont les joueurs qui seront prêts pour ce match que nous ne devons pas rater.

 

Aristide Bancé : Ce match n’a pas été facile pour nous, mais nous n’avons pas démérité. Dans l’ensemble, on s’est battu et nous avons parlé entre nous après cette défaite.

 

Demain, faut-il s’attendre à des Etalons prêts à déchiqueter les Panthères ?

Les Gabonais sont maintenant premiers du groupe et cette place, nous considérons qu’ils l’occupent pour quatre jours. Nous devons tout faire pour gagner, surtout que ce sera devant notre public.

 

L’entraîneur nous a informés que tu as été touché au cours de ce match. Selon toi, est-ce que tu seras disponible ?

 

J’ai eu un bobo et je ne sais pas si je serai avec mes partenaires sur la pelouse. Quand on sera à Ouaga (l’équipe est rentrée le dimanche 12 octobre), je rencontrerai le docteur qui a le dernier mot. Mais même si je ne suis pas là, je pense que les autres peuvent nous donner la victoire. C’est un groupe et chacun doit pouvoir en principe jouer sa partition.

 

De quoi souffres-tu exactement ?

J’ai pris un coup sur une action et je sens des douleurs au niveau des ligaments.

 

Charles Kaboré (capitaine) : C’est une déception parce que nous étions sur une bonne lancée. Cette défaite, de mon point de vue, nous interpelle et montre que nous ne sommes pas invincibles. Nous allons nous ressaisir et c’est désormais notre objectif.

 

Et ce sera demain au stade du 4-Août ?

Bien sûr, et avec beaucoup plus de sérénité. Mais la revanche obligatoire suppose que nous devons jouer avec intelligence et concentration. Nous sommes conscients de l’enjeu et j’espère que nous serons dans un bon jour pour reprendre la première place.

 

Bakary Koné : Nous avons été affectés par cette défaite et je crois qu’elle est la bienvenue pour nous permettre de redescendre sur terre. Nous avons commis des erreurs qui ont profité à l’adversaire et c’est notre faute. Je crois que les uns et les autres ont compris qu’il nous faut travailler plus pour progresser.

 

La victoire est-elle possible à Ouaga ?

Pourquoi pas. Après notre défaite à Libreville, il ne nous reste plus qu’à attendre cette équipe gabonaise pour rebondir. Il le faut et puis nous jouerons devant notre public.

 

Abdou Razack Traoré : Cette équipe nous avait déjà battus chez elle et, pour moi, ce n’est même pas une surprise. Les gens ne devront pas l’oublier. Nous avons mal débuté la partie et le but que l’arbitre nous a injustement refusé a peut-être influé sur notre comportement. Mais il reste le deuxième match et nous sommes optimistes pour la victoire. Nous n’avons pas le choix et nous mettrons tout en œuvre pour atteindre notre but.

 

Prejuce Nakoulma : Perdre un match arrive et personnellement, je ne suis pas déçu. Le retour se jouera dans un autre contexte et nous pouvons faire ce que les Gabonais ont fait chez eux.

 

Selon toi, y avait-il hors-jeu sur le but que tu as marqué ?

Sur l’action, je suis parti vite après avoir observé la défense mais le deuxième assistant a signalé une position de hors-jeu. Vous savez, ça arrive souvent quand vous jouez à l’extérieur. J’ai déjà oublié cela et mercredi ce sera le match de vérité.

 

Bertrand Traoré : Je ne vous le cache pas, le résultat m’a surpris parce qu’on était venus à Libreville pour les trois points. On était sûrs avant le match, mais on est tombé sur une équipe gabonaise bien en place qui était super motivée.

 

Quand l’équipe ne se retrouvait pas à un moment, avais-tu intérieurement envie de faire ton entrée ?

Tout joueur sur le banc de touche est prêt à tout moment à rejoindre ses camarades pour leur prêter main-forte. Mais seul l’entraîneur a le dernier mot et nous n’attendons que sa décision. Mercredi, je compte donner le meilleur de moi-même pour notre succès.

 

Yacouba Ouédraogo (ministre des Sports et des Loisirs) : C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons vu nos Etalons évoluer. A dire vrai, on ne s’attendait pas à ce résultat et je pense qu’il nous appartient de nous remettre en cause. Après la CAN 2013 et les deux victoires, respectivement face au Lesotho et à l’Angola, on a toujours cru que notre équipe était au-dessus du lot. Mais l’issue de cette rencontre nous a démontré que les joueurs devront continuer à travailler pour gommer certaines lacunes. C’est vrai que ça n’a pas marché à Libreville, mais il nous reste encore trois matches à jouer. Pour le moment, nous sommes toujours dans le peloton de tête et il n’y à rien à dire.

 

Comment voyez-vous le match retour de demain qui s’annonce un peu décisif même si les deux autres équipes (le Lesotho et l’Angola) sont à la traîne ?

Après ce que nous avons vu à l’aller, cela veut dire que nous ne devons pas négliger cette formation gabonaise. Les Etalons ayant perdu la première manche, nous remettons les primes en jeu. Je veux dire qu’elles seront doublées s’ils parviennent à l’emporter. Pour nous, c’est une façon de les encourager ; à eux donc de se rattraper puisqu’ils jouent à domicile.

 

 

 

 

La parole au staff médical

Le Dr Serge Ilboudo rassure sur les cas de Pitroipa et de Djakaridia

Avant le départ de l’équipe de Libreville, nous avons rencontré le Dr Wilfried Serges Ilboudo, capitaine de l’armée, qui nous fait le point sur l’infirmerie. Selon lui, Pitroipa et Djakaridia sont désormais sur pied si, bien entendu, ils entrent dans le choix tactique de leur entraîneur Paul Put.

 

 

De quoi souffrent exactement Pitroipa et Djakaridia, deux éléments clés de la sélection nationale ?

Je dois d’abord dire qu’avant la dernière séance d’entraînement des Etalons, avant leur départ pour Libreville, Wilfried Balima a été touché sur une action d’accélération. Il ressentait une vive douleur et les examens ont confirmé qu’il a eu une blessure à la cuisse. Du coup, il ne pouvait plus faire le déplacement avec l’équipe.

Pour le cas de Djakaridia Koné, il ressentait des tiraillements au niveau de la cuisse du quadriceps. Des examens ont été faits et leurs résultats sont assez rassurants mais, évidemment, il n’était pas au mieux de sa forme pour jouer à Libreville.

Je l’ai mis au repos pour qu’il récupère parce que ce n’est pas le dernier match de la sélection nationale. Au moment où je m’entretiens avec vous, les choses vont dans le bon sens et s’il entre dans les choix tactiques de son entraîneur, celui-ci peut l’utiliser.

En ce qui concerne Pitroipa, il était indisponible pour le match en raison d’une blessure à la cuisse. Je l’ai suivi dès son arrivée et après des soins intenses, il commence à bien se porter. Maintenant, le choix revient au technicien belge de décider de sa participation au match de demain.

 

Croyez-vous vraiment que ces deux joueurs qui sortent de blessure peuvent être dans une forme resplendissante ?

 

D’ici mercredi, il n’y aura pas de souci et je pense qu’au niveau du staff médial nous essayons d’analyser les choses avec beaucoup de prudence pour ne pas prendre de décisions inadéquates.

 

propos recueillis à Libreville

par Justin Daboné

Commentaires   

0 #1 kazal 14-10-2014 12:19
Montrez-nous demain que votre débâcle à Libreville n'était qu'un faux pas. L'arbitre n'y a été pour rien. Des buts valables refusés, on en a trop vu en football. J'ai suivi le match et je reconnais en toute honnêteté que sur le terrain, les gabonais étaient nettement meilleurs et vous, vous étiez carrément méconnaissables .
Citer

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

Retour en haut