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Sélectionneur des Etalons : «Gernot Rohr sautait à l’œil après le grand oral» (Sita Sangaré, président FBF)

Finalement, c’est le Franco-Allemand Gernot Rohr, 61 ans, qui prend les rênes des Etalons. Il aura été donc le plus convaincant lors du grand oral, face à la commission le lundi 23 février dernier, des trois finalistes (avec le Nigérian Stephen Keshi et le Serbe Milovan Rajevac). A tel point que «ça sautait à l’œil» à en croire le président de la Fédération burkinabè de football (FBF) avec qui nous sommes revenus, hier 25 février 2015, sur le projet du nouvel entraîneur pour la sélection et les clauses de son contrat ainsi que les cas Keshi et Le Roy. Exclusivité.

 

Pour le choix du nouvel entraîneur des Etalons après le départ de Paul Put, une commission a été mise en place par la Fédération burkinabè de football (FBF). Elle était composée du directeur technique national, du Secrétaire général adjoint et du 1er vice-président de la «Fédé». Ils ont reçu au total 38 candidatures notées chacune sur la base de critères définis par la Commission. A l’issue de ce processus, 3 sélectionneurs potentiels ont été… sélectionnés : il s’agit du Nigérian Stephen Keshi, du Serbe Milovan Rajevac et du Franco-Allemand Gernot Rohr. Le grand oral de ces trois finalistes a eu lieu le lundi 23 février dernier avec pour objectif d’échanger avec les prétendants sur leur projet sportif autour de notre équipe nationale, leur connaissance de l’environnement du football au Burkina et leurs prétentions salariales. Pour cette phase finale, la Commission était renforcée par le président de la FBF, le directeur de cabinet du ministre des Sports et des Loisirs et le vice-président de la Fédé en charge des équipes nationales.

Rajevac, absent (voir encadré), est auditionné au téléphone et c’est Keshi et Rohr qui passeront physiquement devant la commission à Ouaga. Au finish, Gernot décroche la timbale. Son choix «sautait à l’œil» au dire du président de la FBF, Sita Sangaré, que nous avons rencontré hier 25 février 2015.

 

Rajevac auditionné au téléphone

 

Ne serait-ce que déjà sur le critère de la langue ! «Rohr qui est franco-allemand s’exprime très bien en français. Rajevac ne s’exprime qu’en anglais, mais son anglais est approximatif comme nous avons pu nous en rendre compte lors de l’entretien au téléphone avec lui, il se déplace toujours avec son interprète, ce qui ne facilite pas toujours la communication avec les joueurs. Keshi parle français, mais il faut souligner que ce n’est pas très audible», a assuré le premier responsable de la Fédé. Puis celui qui occupe les fonctions de Commissaire du gouvernement à la justice militaire de livrer son mémoire en défense, basé sur la touche qui a penché dans la balance pour le Franco-Allemand dont le projet se résumerait, selon lui, à «rigueur, discipline, compétence» : «Gernot Rohr a séduit l’auditoire par le diagnostic clair qu’il a fait de notre équipe nationale. Contrairement aux deux autres, il était présent à la CAN, a assisté au premier match du Burkina Faso, a suivi les deux autres et a tiré son analyse. A la question de savoir ce qui peut le motiver à venir prendre une équipe qui est sortie 16e sur 16 à la dernière CAN, il a répondu, bien sûr comme tous les autres entraîneurs d’ailleurs, que c’est pour le challenge, que notre équipe nationale avait un fort potentiel et qu’il y avait sûrement de petites raisons qui font que ça n’a pas marché. Keshi, par exemple, a affirmé que son principal objectif était de qualifier le Burkina pour la prochaine coupe du monde 2018 en Russie, car il a pu qualifier le Togo pour la coupe du monde alors que le Togo n’a pas du tout le potentiel que le Burkina a aujourd’hui.

Ce fort potentiel du Burkina que Rohr se propose de faire marcher ; il promet que s’il vient, il va s’appuyer sur le noyau de l’équipe actuelle, et il va sillonner également les terrains de notre championnat pour détecter des perles, car il est convaincu que ça existe, il a insisté sur la rigueur et la discipline sans occulter la question de la cohésion du groupe. Son projet nous a séduit, et nous pensons qu’il pourra le mettre en œuvre avec l’appui de tous.

Dans son diagnostic il a dit également que le Burkina semblait une équipe qui manquait de combativité à la dernière CAN et qu’on avait un jeu stéréotypé sans variante technique. Pourtant, pour lui, lorsque vous jouez contre une équipe, elle sait déjà comment vous jouez, donc le plus important c’est d’avoir une variante technique pour pouvoir changer exactement comme un plan B au cas où l’adversaire réussit à vous contrer. Tout ça c’était des choses qui sautaient à l’œil. Tous les paramètres mis bout à bout nous ont convaincus que Rohr était le plus apte à atteindre nos objectifs.»

 

Exit The Boss

 

Ce sera donc pour une autre fois pour le «Boss», Stephen Keshi. Est-ce que l’espèce de lobbying qui a entouré sa candidature n’a pas influencé négativement la Commission ? Que nenni, jura Sita Sangaré : «Si ça devait plaider, ça devait être en sa faveur. Nous avons suivi, parce qu’on est obligé aussi de regarder et de tenir compte de notre environnement, il y a eu beaucoup de tapage, c’est vrai. Mais nous nous sommes renseignés un peu partout aussi, nous avons eu des retours, nous avons auditionné l’intéressé et il y a ce que nous avons eu comme ressenti directement après son passage. Sans compter la donnée linguistique et la prétention salariale. Il faut savoir qu’au-delà des critères techniques, la Fédé a entendu également des présidents de fédérations des pays où les candidats sont passés, et des personnes-ressources, parmi lesquelles l’Ivoirien Yéo Martial qui n’est plus à présenter. Je le répète, c’est tous les éléments mis bout à bout qui ont permis de choisir Rohr».

Quels seront les clauses du contrat avec Gernot Rohr ? «Nous voulons un contrat nous menant jusqu’à la fin de la CAN 2017, après ça, en option, on pourrait prolonger jusqu’au mondial 2018. Ce sera donc 2 ans avec option pour 2 ans supplémentaires. Les questions salariales, elles, sont réglées d’ores et déjà».

Quelles sont justement ses prétentions salariales ? La question reste à finaliser avec le ministère des Sports, indique le président de la FBF pour qui «la fourchette de salaire est raisonnable et dans l’ordre de ce que le Burkina peut supporter.»

Qu’est-ce que le Burkina peut supporter ? «Pour l’instant nous n’avons fait que discuter avec lui mais nous allons finaliser tous les points du contrat, qui seront communiqués lors de sa présentation officielle. En réalité, pour cette question de contrat, le salaire est assez personnel, donc on n’aime pas divulguer cela. Maintenant si la personne elle-même dévoile son salaire, il n’y a pas de problèmes, mais nous, nous ne pouvons pas nous mettre à donner le salaire de quelqu’un sans son accord, seulement je peux vous assurer que c’est raisonnable.»

Mais pourquoi diable ce secret autour du salaire des sélectionneurs qui donne l’impression que c’est louche ? «Justement, à une conférence de presse, j’ai dit que pour le prochain contrat on va discuter avec l’entraîneur pour voir s’il est d’accord qu’on le divulgue. Moi, ça ne me gêne pas, mais vous comprenez que c’est mieux que lorsqu’il va venir, il décide lui-même si on peut donner le montant de son salaire.»

Pendant qu’il s’entretient avec nous dans son bureau au premier étage de la Justice militaire, le Colonel Sita Sangaré reçoit un appel du capitaine des Etalons, Charles Kaboré, à qui il donne l’information sur le nom de leur nouveau coach. L’occasion s’y prêtant, nous osons la question : Est-ce que finalement plus qu’une question d’entraîneur, ce n’est pas plutôt la matière première et le niveau de ses joueurs qui posent problème au pays des hommes intègres ?

Le premier responsable de l’instance dirigeante de son football n’est pas de cet avis : «En tout état de cause, dans toutes les équipes du monde, c’est l’entraîneur qui est le responsable du développement technique, il revient à lui et à lui seul de sélectionner les joueurs les plus aptes du moment. Si l’entraîneur ne met pas les éléments qu’il faut, s’il y a des problèmes, si le niveau tactique ou technique défaille quelque part, c’est à lui seul de pouvoir répondre à cette question. Nous avons le potentiel, nous avons un noyau qui joue ensemble depuis un bon bout de temps et tout le monde peut constater qu’il y avait comme une perte de motivation dans le groupe à la dernière CAN. Lors de cette compétition, on a vu également que les gens peuvent avoir la volonté et ne pas pouvoir. Le Burkina perdait les duels, et la plupart des buts que nous avons encaissés ont été sur contre-attaque. Gernot Rohr avait justement relevé une préparation physique non adéquate.»

 

Un contrat de 2 ans renouvelable pour Rohr

 

Autre problème, la maladie du football sur notre continent est souvent l’ingérence des Fédérations, des ministères des Sports et même des Présidences dans la gestion des équipes nationales. Le nouveau coach du Burkina Faso aura-t-il alors vraiment les coudées franches ? Assurément, a souligné son futur employeur. «Paul Put a été clair déjà, on n’a jamais essayé de s’ingérer avec lui, nous l’avons dit officiellement et nous le faisons dans la pratique. Nous ne voulons pas nous ingérer dans les choix de l’entraîneur. C’est pour cela qu’il faut mettre du soin dans le recrutement du sélectionneur, il aura les coudées franches et il doit s’attendre à être sanctionné si les résultats ne suivent pas. C’est comme ça que nous concevons les choses, il faut travailler en bonne intelligence et laisser le coach libre.»

Quelle sera donc le premier rendez-vous sur lequel on pourra juger sur pièces le nouvel encadreur ? Dès le mois d’avril, il y aura un tirage au sort des groupes des éliminatoires de la prochaine CAN qui est la prochaine grosse échéance et, Gernot Rohr, apprend-on à ce propos, devra s’occuper des «Olympiques» qui est l’anti-chambre de l’équipe nationale, où il va jouer un rôle de chef d’orchestre en détectant des futurs joueurs de l’équipe nationale. Et ce, déjà dans la perspective de notre match du 21 mars contre la Côte d’Ivoire dans le cadre des éliminatoires des jeux africains.

Mais, un contrat jusqu’en 2017 pour l’entraîneur pendant que le mandat de la Fédération finit en 2016 ? Oui, bonnes gens, votre question flotte dans l’air. Le moins que l’on puisse dire est que Sita Sangaré, lui, pose la balle à terre. «L’administration c’est une continuité et dans le cas d’espèce, il faut s’atteler à coupler le contrat avec des compétitions assez majeures. Et comme il n’y a pas de compétition majeure avant la fin du mandat, l’échéance la plus proche, nous avons essayé de nous coller à ça», assure-t-il tout de go. Cela ne trahirait-il pas des envies de nouveau bail de l’équipe dirigeante ? Tirs de barrage du Colonel Sangaré : «Cela ne nous traverse pas l’esprit pour l’instant, et il y a beaucoup de chantiers pour le football national. Nous voulons d’abord les terminer et aviser par la suite.» (Sic)

 

Hyacinthe Sanou

 

Deux agents pour Rajevac

 

Le Serbe Milovan Rajevac n’a pas pu faire le déplacement à Ouagadougou lundi dernier pour passer le grand oral devant la Commission. La faute à son carnet de vaccination qui n’était pas à jour. Un délai de 10 jours à observer avant de venir au Burkina lui ayant été imposé après les différents vaccins, la Commission a décidé de faire son entretien par téléphone et par mail compte tenu de l’urgence. Mais avant, la Fédération s’est retrouvée dans une situation des plus cocasses avec son dossier. En effet, au dépôt de sa candidature, elle s’est retrouvée avec deux agents pour Milovan Rajevac : un Tunisien et un Ivoirien. Joint par mail pour de plus amples informations à cet effet, le coach serbe a indiqué qu’en fait l’Ivoirien lui avait écrit pour lui dire qu’il avait reçu mandat de la FBF pour le représenter auprès du Burkina. Ce que la Fédération burkinabè s’est empressée de démentir. «C’est comme ça, c’est le monde du football», ne put s’empêcher de conclure le président Sita Sangaré.

 

Le cas Claude Leroy

 

L’affaire a fait le buzz sur la toile, et les choux gras de certains médias lors de l’annonce des candidats à la succession de Paul Put. Annoncé en lice pour le poste par Sita Sangaré himself, le Français Claude Le Roy démentit en direct sur la chaîne Canal+. Que dit le commissaire du gouvernement pour sa défense ? «En réalité, pour les entraîneurs, la plupart du temps, ce sont les agents qui déposent le dossier. Nous avons eu justement le cas de Cyril Neveu qui a entraîné la Mauritanie et qui m’a appelé le dimanche passé pour me dire qu’il était candidat si ce n’était pas trop tard. Je lui ai dit que c’est trop tard parce qu’on a déjà reçu et traité les candidatures et qu’on avait même reçu sa candidature et qu’on lui avait répondu. Il a dit non, qu’il venait confirmer sa candidature et postuler du même coup. Je lui ai répondu que j’ai reçu sa candidature, son certificat médical, son CV et ses diplômes par le biais de son agent. Il a rétorqué que l’agent ne lui avait rien dit.

C’est exactement ce qui est arrivé avec Claude Leroy. Il y a bien un agent qui m’a appelé pour dire qu’il m’enverrait les dossiers d‘Alain Giresse et de Claude Leroy. Après, il m’a rappelé pour me demander si j’ai reçu les dossiers ; je lui ai dit que je n’ai reçu que celui d’Alain Giresse et il m’a dit que c’est sa secrétaire qui a dû se tromper et qu’il allait vérifier pour me l’envoyer. Je lui ai dit vraiment qu’il fallait qu’il le fît vite, car la commission devait se réunir bientôt. Finalement je n’ai plus reçu le dossier. Mais je suis formel, lorsque j’en ai fait l’annonce à la conférence de presse, son agent m’avait appelé. Ce n’est pas notre faute à nous. Il y a des entraîneurs qui appellent directement pour postuler comme Henry Michel, l’ancien sélectionneur de France, mais dans beaucoup de cas ce sont les agents qui le font. C’est comme ça, c’est le foot !»

Commentaires   

0 #5 St antoine 26-02-2015 17:19
Pas trop convaincant sur le choix de Rohr mon président! J'ai comme l'impression que les dés étaient pipés à l'avance.En effet comme en 2012; Put était au Burkina "pour suivre le championnat" pendant qu'on était à la CAN;la suit on la connait...... Duarté a été débarqué et remplacé par Put.Cette voici curieusement Rohr était a CAN et a suivi le 1er match puis les 2 autres match du Burkina;bizarre ça!eh bien pour Késhi je pense qu'il a visé haut en voulant nous qualifier pour la coupe du monde c'est ça la marque des grands entraîneurs.En plus le problème de barrière linguistique ne tient pas car il a fait la Côte d'ivoire il s'exprime pas mal en français et a envoyé le Togo pays francophone au mondial.Le football n'a pas de langue on a eu des entraineurs allemands,portu gais,brésiliens ,polonais,yougo slaves,"ghaneén même".....mais ça n'a jamais posé problème en terme de communication avec les joueurs.
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0 #4 un passant 26-02-2015 16:40
Chaque fois que j'entends les Africains Francophones Parler de pretendue barriere linguistique avec leur frères Anglophones (ou vice-versa), cela ressemble a un grand recul de l'Africain: nos ancetres avant la periode coloniale et l'esclavage avaitent surpasse ces barrieres linguistiques pour etablir de grands espaces d'echanges ou les fameuses routes de commerce... Le Boss etait mon favori et c'est ok s'il a ete recale sur des considerations de competences et de salaires. mais evoquer une pretendue barriere linguistique entre un Nigeria et des Burkinabes, fries le ridicule. Si ca va pas en Anglais ou en Francais, on parlera alors Moore ou Dioula ou Yoruba (etc), mais on se comprenda comme nos ancetres l'ont fait avant nous.
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0 #3 Messoh! 26-02-2015 15:04
Dans tous ces blablas, la seule chose à retenir pour l’embauche de Gernot c'est simplement le critère de la langue. C'est tout! Sinon je ne vois pas! Nous faire croire qu'il a remarqué ceci ou cela, ou qu'il a dit ceci ou cela n'est pas une raison ou un critère de sélection! On recrute sur un critère basé le plus souvent sur le palmarès du prétendant et non sur la base de remarques ou les critiques faites. Sinon, que la FBF ne se fatiguait pas pour chercher un entraîneur, car toutes ces critiques et remarques ont été faites par nos journalistes sportifs appuyés par des soit disant "consultants" et de simples amoureux de foot qui s'y connaissaient un peu! En plus de tout cela, il y avait les commentateurs des Maths et les analyses et débriefings sur d'autres chaînes qui ont fait ressortir tous ces tares. Tout ce que vous dites Mr Sangaré de la part de Gernot ne sont pas nouveaux pour nous, nous le savions déjà! C’est trop court comme justification, non excusez, comme critère. Et c’est ça le comble de voire n’importe quel tartempion qui ne connaissent rien du foot aller décider de la sélection d’un entraîneur. Pourquoi consulter Yao Martial et pas Saboteur ou Webonga ou Famoso ou Mory Sanou??? Ces fédérations que vous avez « consultées », si ces entraineurs étaient bons, pourquoi ils s’en sont débarrassés ??? Pourquoi le Niger n’a pas gardé Gernot ? Avez-vous cherché à connaitre les raisons auprès de la fédération Nigérienne ? Pourquoi me fatiguer et vous fatiguer avec ce qui ne vous intéresse pas, si ce n’est ses remarques et ses critiques.
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0 #2 Nobga 26-02-2015 12:00
Du courage à Rohr. Le choix est fait, on fait avec et on verra le résultat. Sinon , les togolais parlent français et Keshi parle son français. Néanmoins ils se sont bien compris jusqu'à aller en coupe du monde. Paolo Duerte a construit pratiquement l'équipe actuelle du Burkina qu'il a légué à Paul Put. Mais qui comprend bien le français de Duarte? C'est sa compétence qui faisait le travail pour lui. La barrière de la langue ne saurait ramener au second plan la compétence.
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0 #1 Megd 26-02-2015 10:04
Il est vrai que la langue est déterminante car il faut que les joueurs puissent comprendre les remarques de l’entraîneur. Mais jusqu'à preuve du contraire à moins que cela ne soit au niveau de la prétention salariale, je trouve les motivations du Nigérian plus crédible et son français est acceptable dans la compréhension. Qu'est-ce qui prouve que le dossier n'était pas ficelé d'avance et ainsi Rohr a pu suivre quelques matchs des étalons.De la manière que nos étalons jouaient, je mets au défi n'importe quel entraîneur qui perdrait son temps à aller suivre leurs matchs.
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