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Marathon Ouaga-Laye : Départ prochain avec la mairie de Ouaga?

Ce n’est  assurément pas un étranger qui a franchi le portail de L’Observateur Paalga hier mardi 9 mai 2017 à 12h 30mn à bord de sa Land Cruiser. Non, Armand Pierre Béouindé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, fut le tout premier fournisseur du Canard en matériel informatique à sa reprise en 1991. A ce titre, combien de fois n’a-t-il pas mutiplié les va-et-vient au siège du journal, soit pour livrer des consommables, soit pour le paiement de factures en souffrance.  Mais aujourd’hui ce n’est pas le boss de Graphi Service qui nous a rendu visite. Il est  plutôt venu en sa qualité de maire de la ville de Ouagadougou qu’il dirige depuis le jeudi 30 juin 2016. On le savait déjà amoureux du football, mais l’on découvrira, lors de cette visite, que l’édile de la capitale aime aussi l’athlétisme à travers une de ces disciplines-phares qu’est le marathon. L’occasion s’y prêtant, cette visite a donc été mise à profit pour évoquer avec le bourgmestre la possibilité d’un partenariat pour une relance en plus grand du marathon Ouaga-Laye que le journal a initié depuis mai 2008. Bien d’autres sujets d’intérêt public comme l’incivisme routier, l’encombrement des voies etc, et bien sûr, du nouveau programme que le maire et son équipe ont élaboré pour développer la commune ont été abordés.  Après l’entretien qu’il a eu avec le directeur de publication de L’Observateur Paalga, Edouard Ouédraogo, il est ressorti que le maire veut donner un nouveau souffle au marathon Ouaga-Laye, une importante manifestation sportive dont la dernière édition s’est tenue en 2014.

 

 C’est l’un de nos premiers souhaits quand nous recevons un décideur : qu’il soit pris dans le capharnaüm et la grande pagaille sans nom de la rue Ousmane-Sibiri-Ouédraogo, parangon de l’incivisme et de l’occupation anarchique des rues dans la capitale. Nous souhaitions alors qu’il se fasse une idée de ce que c’est que de finir un reportage, d’avoir plein d’idées à mettre sur papier et d’être contraint à patienter plus d’une demi-heure pour avoir accès au journal, pourtant si proche. Et que dire quand vous courez le risque d’arriver en retard pour une couverture médiatique après avoir été pris dans un embouteillage des poids lourds, des tricycles et autres charrettes à bras. C’est donc tout naturellement que nous sommes sortis ce 9 mai pour attendre l’arrivée du maire de la capitale, Armand Béouindé, et espérer qu’il soit pris dans ce désordre, une manière de lui souhaiter la bienvenue dans la fameuse rue. Contre tout attente, le maire a eu la baraka. Sa 4×4 fond rouge avec l’immatriculation « C » (pour la commune) a roulé comme sur une autoroute sans la moindre ambage jusqu’à notre siège. Il est accueilli par le chef du service administratif et des ressources humaines, Olivier Yiougo. Celui-ci le conduit dans le secrétariat du DP. Imaginez l’ambiance quand deux anciens bons collaborateurs se retrouvent : poignée de main chaleureuse et accolades sonores. Et le directeur de publication du journal de faire à la petite assistance un cours d’histoire en disant ceci :« Le maire n’est pas un étranger dans cette maison. Il fut notre fournisseur de matériel informatique en 1991 ». Après cela, il s’enferme dans son bureau avec son visiteur.

Bientôt le marathon de Ouaga ?

 

Que ce sont-ils dit pendant la quarantaine de minutes qu’a duré l’entretien ? Brève réponse du maire :  « Nous nous sommes entretenu avec lui pour avoir ces précieux conseils parce que, comme vous savez, Ouagadougou a une histoire et M. Edouard Ouédraogo fait partie des personnes-ressources qui détiennent une partie de cette histoire. Nous sommes alors venu recueillir ses conseils et voir comment raviver la collaboration entre la commune de Ouagadougou et le journal L’Observateur Paalga ». Dans sa dynamique de réorganisation de la commune, la mairie a élaboré un nouveau programme dans lequel le sport occupe une place de choix. Le bourgmestre a, à cet effet, salué l’initiative du journal d’organiser chaque année le marathon Ouaga-Laye. Mais, depuis décembre 2014, cette importante manifestation qui était en passe d’atteindre sa vitesse de croisière au plan international ne s’est plus tenue. Dans le même temps, on a vu « pousser » un peu partout le marathon de Libreville et même de Dakar. Peut-on penser que la ville de Ouagadougou va aider le journal à redonner  vie au marathon Ouaga-Laye?  « Nous sommes en train de réfléchir ensemble pour voir comment insuffler une nouvelle dynamique à ce sport pour qu’il puisse s’inscrire parmi les activités-phares de la ville de Ouagadougou », a déclaré le maire avant de se souvenir de la collaboration fructueuse que son entreprise Graphi Service a entretenue avec notre canard. « L’Observateur Paalga fait partie de nos premiers clients. Avec la publication assisté par ordinateur (PAO), nous avons changé la manière de concevoir les journaux. L’Observateur a tout de suite adhéré au projet. A l’époque, il fallait être audacieux parce qu’une configuration coûtait très chère. Il fallait investir une dizaine de millions pour ce service. Quand je vois le journal aujourd’hui, j’ai une certaine fierté pour avoir participé un tant soit peu à son émergence ».

Mais revenons à la rue Ousmane-Sibiri et le problème de l’encombrement des voies à Ouagadougou. Pourquoi la police municipale ne réagit pas vigoureusement contre les contrevenants ?  Voici les explication du maire :  « Cette rue a toujours été une rue à problèmes. C’est sur elle que se sont installés les premiers commerçants (1). Au fil des années, elle est devenue un centre d’intérêt pour tous les grossistes. J’ai rencontré les représentants du marché de cola qui se plaignent, eux-mêmes, de l’encombrement de cette rue. C’est dans la concertation que nous allons trouver une solution qui convienne à tout le monde afin qu’elle puisse être mieux pratiquée ». Mais en la matière il y a des heures réglementaires pour l’entrée des poids lourds en ville ; nous n’apprenons rien au maire. Quand va-ton se résoudre à appliquer les textes en la matière ? « Les textes sont là, mais il y a que les mauvaises habitudes ont la peau dure au Burkina. L’incivisme est devenu très courant à Ouagadougou. Il faut d’abord guérir de tout ça et je pense que cela passe par la sensibilisation. Dès  que le maximum de personnes aura adhéré aux nouvelles règles qui vont se pratiquer dans cette ville, en ce moment, on peut réprimer ».

 

« Nous mènerons maintenant des actions »

 

Pour d’aucuns, la mairie ne travaille pas. Faut-il croire que Béouindé flotte dans le costume de l’homme court dont il est l’héritier ? « Chacun a son tempérament. Mon aîné Simon Compaoré avait le sien et moi, j’ai aussi le mien.  En plus, ce n’est pas la même époque. Très prochainement, des actions seront entreprises sur le terrain et les Ouagalais nous sentiront », a martelé le maire. Aussi l’annonce de l’augmentation des prix des loyers  des installations marchandes de la commune avait fait des gorges chaudes. La mairie a-t-elle fini par battre en retraite face cette levée de boucliers ? « Il n’y a jamais eu de hausse de prix. Il a eu simplement une actualisation de contrat. Quand on vous dit qu’à Ouagadougou, il y a des boutiques qui ont été louées à 2 000 francs CFA alors que les occupants payent 100 000 francs à un propriétaire inconnu, il y a problème ». A l’époque des faits, le maire avait déjà déclaré que c’était de la récupération politique. Il reste sur cette même position. « Dans un conseil municipal, les débats doivent être des débats constructifs et non des débats politiciens. C’était le début d’une campagne orchestrée par l’opposition à des fins de déstabilisation du pouvoir en place. Le rôle de l’opposition, ce n’est pas de déstabiliser, mais de participer à la construction d’une alternance », a-t-il affirmé. A ceux  qui pensent que la mairie pêche dans la communication, Armand Béouindé a fait savoir que dans le nouveau programme que lui et son équipe concoctent une part belle sera accordée aux médias. Cela n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Nous entendons et espérons qu’il en sera ainsi.

 

Akodia Ezékiel Ada

Commentaires   

0 #1 Anta 10-05-2017 13:21
"...Très prochainement, des actions seront entreprises sur le terrain et les Ouagalais nous sentiront », a martelé le maire." Donc ça veut dire qu'il ne travaille pas depuis qu'il là. Il se tournait les pouces en criant sur Zeph qu'il veut les empêcher de travailler. Comment peut-on empêcher quelqu'un qui ne travaille pas de travailler? Attention, Nakibeogo, le maire veut voler ton marathon! Chacun n'a qu'à organiser son marathon.
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