Programmes d’enseignement : Bientôt des modules culturels dès le primaire PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 24 Juillet 2012 22:37

Faire de l’école un lieu de prise de conscience de la culture comme un pilier fondamental du développement durable de la société burkinabè, c’est le nouveau pari du ministère en charge de la question culturelle. Il a, de ce fait, commandité une étude en vue de l’élaboration d’une stratégie de valorisation des us et coutumes nationaux dans le système éducatif. Ce plan d’action a été dévoilé le mardi 24 juillet 2012 au cours d’un atelier de validation tenu à Ouagadougou.

La requête a été soumise auprès de l’UNESCO en 2011 pour solliciter une assistance technique, en vue de l’élaboration d’une stratégie visant l’intégration des modules culturels et artistiques dans les différents ordres de l’enseignement au Burkina. Deux experts internationaux, à savoir Bernard Boucher du Québec et Hector Scharogovsky, un Argentin, appuyés par une équipe nationale, ont ainsi été commis  à la tâche.

A entendre Stanislas Meda, du groupe de recherche, cette stratégie, dont la validation fait l’objet de l’atelier, est le fruit de plusieurs rencontres tenues avec des autorités de tutelle, des personnes ressources, des opérateurs culturels et des acteurs de l’éducation. Le diagnostic, auquel les enquêteurs sont parvenus, fait état  d’un cadre législatif et réglementaire plutôt favorable à la promotion des valeurs culturelles.

Il est également fait mention d’une renommée internationale dont jouit le Burkina dans le domaine culturel et d’un certain engouement des élèves pour les arts et la culture. Des atouts qui, à n’en point douter, faciliteraient l’adoption d’un plan d’action pour l’introduction des modules culturels dans les programmes d’enseignements scolaires.

Quant aux faiblesses du système, il ressort des investigations un manque de formation des formateurs et une déficience infrastructurelle dans le domaine culturel, une insuffisante de la dotation en moyens financiers, etc. L’enquête relève également que l’environnement économique et social du Burkina Faso ne rassure pas la jeunesse sur la pertinence et les perspectives qui s’ouvrent à elle en matière de débouchés.

Partant de cet état des lieux, la stratégie préconisée par l’équipe de recherche a identifié trois axes d’intervention, à savoir un repositionnement de la culture dans le système éducatif pour un développement holistique des apprenants, une gouvernance de l’éducation artistique et culturelle ainsi que le renforcement des capacités des intervenants. Chaque axe se décline en plusieurs actions à accomplir, suivant des objectifs spécifiques.

Le but final étant d’instruire les citoyens dès l’école primaire afin de faire véritablement de la culture un pilier fondamental du développement durable au Burkina Faso. Au cours du séminaire, auquel prennent part essentiellement des personnes ressources des départements de la Culture et des Enseignements, cet ensemble de propositions sera amendé et validé.

Ensuite, foi du ministre des Enseignements secondaire et supérieur, Moussa Ouattara, le document final sera défendu conjointement avec ses deux collègues de l’Enseignement de base et de la Culture en Conseil des Ministres en vue de son adoption et de son application. Quant à Baba Hama, la présente stratégie répond à la mise en œuvre de la Politique nationale de la culture en ce sens qu’elle doit créer une synergie d’actions entre les initiatives privées de promotion des valeurs culturelles et les actions gouvernementales.

Jaunasse Yaro (Stagiaire)

 

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