| Nord-Mali : Les «Ansar-Dinés» redoutent d’être pris en sandwich |
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| Mardi, 13 Novembre 2012 21:22 |
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Dimanche en effet à Abuja, les Chefs d’Etat de l’organisation sous-régionale, lors d’une réunion ouverte pour la circonstance à des pays dits du champ comme l’Algérie et la Mauritanie, ont arrêté le modus vivendi qui prévoit le déploiement de quelque 3 000 hommes qui iront prêter main-forte à l’armée malienne. L'affaire n’est donc plus qu’une question de temps même si, selon toute vraisemblance, ce n’est pas avant 2013 qu’on verra le premier casque blanc débarquer sur les rives du Djoliba. Outre le blanc-seing onusien, il faut vaincre définitivement les réticences algériennes, rassembler les contingents et la logistique qui va avec et surtout l'argent qu'il faut, lequel fait l’objet d’une petite polémique entre les Africains et les pays donateurs. Le coût de l’opération pour 6 mois, estimé à 500 millions de dollars US, soit près de 3 milliards de FCFA, serait surévalué aux yeux des Occidentaux, qui ne sont pas loin de suspecter leurs partenaires ouest-africains de vouloir profiter de la situation. Une autre inconnue de cette équation nord-malienne reste le degré d’implication des grandes puissances. Depuis de longs mois, la France, pour ce qui la concerne, le répète à l’envi, et Laurent Fabius, son ministre des Affaires étrangères, l’a encore rappelé hier : pas question qu'il y ait des troupes tricolores au sol. Qu’il se rassure d’ailleurs, on ne leur demande pas autant, et ce serait déjà beaucoup si, en plus des moyens financiers et logistiques, nos ancêtres les Gaulois pouvaient fournir de précieux renseignements, grâce notamment à leurs drones de type Harfang Male (Moyenne Altitude Longue Endurance). Les Predator américains Hale (Haute Altitude Longue Endurance), qui ont l’avantage, eux, d’être munis de missiles, pourraient, si l’on en croit diverses sources militaires, être aussi sollicités. Ainsi, pris en sandwich entre ciel et terre, ceux qui ont eu tort d’occuper les deux tiers du Mali seraient dans de beaux draps. Il faut croire qu’ils prennent de plus en plus au sérieux le branle-bas de combat, puisqu'Ansar Dine et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) disent vouloir encore donner des chances à la négociation. Les deux options militaire et diplomatique ne s’excluant pas forcément, rien n’interdit de continuer à parlementer, mais encore faudra-t-il s’entendre sur des préalables : peut-on, en effet, discuter avec des groupes qui remettent en cause l’intégrité du territoire malien ou le caractère laïc de la République, par l’instauration de la charia ? Il faudra d’abord que ces organisations politiques renoncent à leurs rêves indépendantistes et islamistes, et surtout s’agissant d’Ansar Dine, il importera qu'elle coupe le cordon ombilical qui la lie à Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et au MUJAO. Les représentants d’Iyad Ag Aghali à Ouagadougou ont certes annoncé qu’ils renonçaient à leurs liaisons dangereuses, mais sans convaincre grand monde car le tout n’est pas de faire une profession de foi ; la question qui se pose, c'est celle de savoir s'ils ont les moyens de se passer du soutien financier et militaire d’Abdelmalek Droukdel, l’émir d’AQMI. Hyacinthe Sanou |

Y a trop de comédie dans cette affaire. Pourquoi recevoir ces bandits à Ouagadougou pour discuter? C'est une façon de les encourager.
Terroristes ou partisans de la charia c'est pareil. Sinon comment comprendre l'inquiétude des Ansar Eddine et du MNLA après l'adoption de l'accord d'intervention militaire?
Il faut livrer la guerre à tous ces barbus. On a trop perdu du temps.