| Révocation du maire de Koudougou : 2012 comme en 2004, l’histoire se répète ! |
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| Jeudi, 26 Janvier 2012 23:16 |
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Décidément il faudra qu’on voie si, dans l’histoire, une commune avait déjà réussi la prouesse de ‘’griller’’ quatre maires pour le prix de deux mandats de suite successivement. Koudougou en tout cas peut se targuer de l’avoir fait, même si, de telles performances, il n’y a pas de quoi en être fier. Pour mémoire, le 27 juillet 2005, le maire Marcellin Noraogo Yaméogo, élu sous la bannière de l’ADF/RDA (parti de l’opposition en son temps), avait été débarqué pour gestion illicite des lotissements. Ces lotissements, débutés sous le mandat précédant de feu Emmanuel Zoma, avaient été entachés de malversations à telle enseigne que le gouvernement avait fini par suspendre les attributions.
De nombreux demandeurs, résidents ou non-résidents, ne trouvèrent pas satisfaction. Les raisons avancées ? Des demandes qui dépasseraient les offres, des cahiers de recensement égarés ou bizarrement consumés par le feu, des P.-V. (procès-verbaux) d’attribution falsifiés ou disparus, des registres de paiement introuvables, et nous en oublions. Cette gestion calamiteuse, ces frustrations et les gains engrangés par les leaders de l’ADF/RDA (présidée alors par Me Hermann) pendant la lutte du Collectif dans l’affaire Norbert Zongo, ajoutés au fait que la crise a fait perdre du terrain au CDP, ont favorisé l’arrivée du parti de l’Eléphant à la tête de la commune de Koudougou.
Vrai ou faux ? En tout cas, d’autres soulignent que les poursuites judiciaires qui avaient été brandies contre le maire déchu n’ont jamais été mises à exécution. Ils vont même plus loin en disant que cette mesure visait juste à empêcher le pauvre Marcellin de se représenter aux municipales de 2006. Quoi qu’il en soit, le conseil municipal a dû se trouver un autre maire en la personne de Jeannette Yaméogo de l’UNDD, ce parti étant majoritaire (tous les conseillers de l’ADF/RDA ayant migré dans la nouvelle UNDD). Encore un problème foncier L’échéance de 2006 ayant porté un élu CDPiste à la présidence du conseil municipal, on était loin de se douter qu’on revivrait un remake de 2004. Mais voilà, un grain de sable, l’’Affaire verger litigieux de Wendyam’’, s’est glissé dans la machine : en clair, une réserve administrative située au secteur 4 de la ville a été déclassée puis parcellée pour répondre à une ‘’forte demande’’. Dans la réserve, se trouvait un verger planté en majorité de manguiers. Le propriétaire du verger ? Wendyam Jacques Yaméogo, un vieux retraité de l’ex-usine Faso Fani. Ne voulant pas perdre son ‘’bien’’, il prend langue avec le maire Seydou Zagré. Les deux parties n’arrivent pas à accorder leurs violons. L’affaire est portée devant l’autorité judiciaire.
La solution à l’amiable ne donne rien. Le verdict rendu ne satisfait pas le vieux plaignant. Les radios FM locales font écho de l’affaire. Celle-ci ne va pas plus loin que le rayon d’émission desdites radios. Jusqu’au jour où Windyam vient pousser son cri du cœur à notre dictaphone. Cri que nous avons relayé en prenant soin d’y adjoindre la version de l’indexé, le maire Seydou Zagré. Les autres composantes de la presse prennent le relais, y apportant des détails plus ou moins croustillants. La suite, ce fut la suspension du maire pour trois mois à compter du 17 octobre 2011.
Cette suspension, ou ‘’trimestre sabbatique’’, a pris fin le 17 janvier. A la cérémonie de lancement des travaux de bitumage des voies le vendredi 20 janvier, patronnée par le Premier Ministre, Seydou Zagré a fait une apparition qui a surpris plus d’un (dont le PM lui-même selon des dires). Cela a suscité beaucoup d’interrogations jusqu’à la date d’avant-hier quand est tombée la décision de révocation. C’est dire que, comme en 2005, Koudougou va devoir se trouver un deuxième maire pour finir le mandat, le premier ayant été emporté aussi pour un problème foncier. Quatre maires en deux mandats. Record ? Le scoop de l’Obs. L’affaire du verger litigieux, qui a provoqué la chute de Zagré, on en reparlera encore et encore dans la cité du Cavalier rouge. Il faut dire que ce ‘’scoop, que nous a ‘’gracieusement’’ apporté Wendyam, nous a valu d’être traité de partisan. Notre correspondant a été accusé de faire de ‘’petits arrangements avec la vérité’’. Certains ont même dit qu’il voulait la tête du maire (sic), alors qu’aucun différend n’a jamais opposé les deux, qui, du reste, ont toujours (jusque-là en tout cas), entretenu de cordiaux rapports. Il y en a eu qui l’ont même accusé de s’être fait l’instrument de Windyam.
Quand est intervenue la suspension de Seydou Zagré pour faute grave de gestion (ce qui nous a conforté dans notre conviction de n’avoir manipulé ni les faits ni la vérité), la boutade qu’on lui lançait, certains pour rire, certains un tantinet sérieux et d’autres sous le ton du reproche souvent teinté de rancœur si ce n’est de menace, c’était que c’est lui qui a fait partir le maire. On peut dire qu’on nage en plein polar, car, toute modestie gardée, nous sommes conscient de n’être ni assez fort ni aussi intrigant pour manipuler tout un gouvernement .
Cyrille Zoma |
| Mise à jour le Jeudi, 26 Janvier 2012 23:19 |

Mr de l'OBS même si vous l'étiez, en tout cas pour dire la vérité et faire valoir la justice, vous et toute la presse (écrite, parlée, ou "sussurée") allez devoir remuer toutes montagnes qui existent (en granite, marbre, gabro et/ou de migmatites : c'est des noms géologiques comme les mossi aiment à en usiter pour se nommer -Pïiga, Kougri, Tanga et puis....et puis....,) de fonds en comble pour les besoins de la cause; ce n'est pas de la manipulation mais un traitement objectif de l'information avec qui il se doit, pour qui il se doit et pourquoi vous le faites. N'est ce pas?
donc on peut voter n’importe qui et s’il déconne le gouvernment va le débarquer.
il faut le laisser aller au terme de son mandat la le peuple saura que lorsque qu’on vote un "ane" , celui la dirigera la commune pdt 5 ans.
s’il y a de malversation , après son mandat , on le poursuit jusqu’à faire cotiser ses arrières petits fils qui ne ont pas née.
mais bon ca permet de régler quelque compte personnel, sinon que fait simon compaore à la mairie après le deal de la réhabilitation de la mairie de ouaga.
le mairie de GAOUA a été débarqué pour moins de 1000 000 cfa de détournement.
ca fait deux poids deux mesures.
dans cet imboglioqu'ils ont induit le maire en erreur ce qui lui a valu cette sentence. alors chers membres de la FIAD une attention accrue s'impose
Ces derniers temps, l'ex maire représentait le président de l'AN à des cérémonies médiatisées, histoire de dire que yélkayé!!!! Dommage pour le Burkina!!!