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Le G7 et l’Afrique : Les bonnes intentions d’Emmanuel Macron et la triste réalité

Le G7 et l’Afrique : Les bonnes intentions d’Emmanuel Macron et la triste réalité

Les lampions du sommet du G7 vont s’éteindre ce 26 août à Biarritz, la cité balnéaire des Pyrénées françaises. Les dirigeants des 7 pays les plus industrialisés auront échangé 72 heures durant sur les problèmes cruciaux qui affectent notre planète : réchauffement climatique, inégalités socio-économiques, déséquilibres dans les échanges commerciaux et désarmement nucléaire.

 

 

A côté de ces sujets de préoccupation mondiale, d’autres, plus régionaux comme le Brexit, les crises syrienne et libyenne, auront également retenu l’attention des participants à ce forum annuel des pays les plus développés.

 

On attend de voir les principales conclusions auxquelles ils sont parvenus non sans faire remarquer l’innovation introduite par la présidence française, qui a fait de ce  sommet une rencontre ouverte, notamment à l’Afrique dont 5 chefs d’Etat ont été invités à Biarritz à divers titres : Al Sissi d’Egypte, président en exercice de l’UA, Paul Kagamé du Rwanda qui a dirigé l’organisation continentale en 2018, Macky Sall du Sénégal, président du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), Roch Kaboré du Burkina, président du G5 Sahel, et Cyril Ramaphosa de l’Afrique du Sud, l’un des pays émergents du continent. 

 

Si ce n’est pas la première fois que des dirigeants africains participent à un sommet du G7, c’est la première fois qu’ils sont cinq à y prendre part et qui plus est, auront été associés aux travaux préparatoires. Une mise à contribution qu’ils doivent au président Macron, pour qui « le temps où un club de pays riches pouvait définir seul les équilibres du monde est depuis longtemps dépassé » ; et un de ses conseillers de renchérir : « Sur des problématiques qui concernent le monde entier, on ne peut s’en tenir à des décisions à sept. Il faut aller au-delà ».

 

 Voilà pour les bonnes intentions françaises ! Mais la triste réalité, c’est que l’Afrique, qui participe à environ 5% au commerce mondial, a de la peine à se faire entendre sur ses problèmes spécifiques relatifs au changement climatique, aux évasions fiscales orchestrées par les multinationales, au chômage, à l’insécurité, etc.

 

Du reste, sur toutes ses préoccupations, les invités africains au sommet de Biarritz n’y sont pas allés avec des points de vue concertés. Ils  n’y étaient pas en une délégation du continent. Dès lors, on se risque à dire que chacun des 5 chefs d’Etat pourrait avoir vu dans l’invitation à participer à cette rencontre une considération pour la structure qu’il dirige, un bonus diplomatique pour son pays et pourquoi pas un honneur à titre personnel. Au demeurant, pour certains analystes, la France profite de sa présidence d’un sommet international pour essayer de promouvoir ses intérêts bilatéraux qui lui paraissent importants en ce moment : ainsi en est-il du Rwanda avec lequel l’Hexagone travaille à améliorer ses relations ; de l’Afrique du Sud où Macron projette une visite officielle en 2020 ; de l’Egypte dont la France attend un plus grand rôle dans le règlement de la crise libyenne.

 

 

Quid du Burkina ? La présence de Roch Kaboré à Biarritz est une confirmation du fait que la sécurité au Sahel préoccupe au plus haut point Paris. A Ouagadougou d’en profiter, surtout après l’attaque meurtrière de Koutougou, pour plaider en faveur d’un renforcement de l’aide bilatérale de la part et de la France et pourquoi pas des autres pays du G7 pour mieux faire face à ces attaques terroristes.

La rédaction   

Dernière modification lelundi, 26 août 2019 20:11

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