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Jeux africains (karaté) : Gloire et bronze pour Guissou

Jeux africains (karaté) : Gloire et bronze pour Guissou

 

Gloria Guissou a permis au Burkina de remporter sa 2e médaille aux 12es jeux africains Rabat 2019. La jeune karatéka s’est imposée le lundi 26 août, lors de la finale, en occupant la 3e place dans la catégorie des +68 kg. Une victoire, selon elle, qui réconforte des pertes en vie humaine au Pays des hommes intègres pour cause de terrorisme.

 

 

Susciter un intérêt médiatique pour sa médaille, fût-elle en bronze, en karaté dans la catégorie des +68 kg dames, tel est l’objectif de la jeune Gloria Rachel Noela Guissou. «C’est des moments magiques et de fierté pour le karaté burkinabè et par-dessus tout, pour le peuple burkinabè qui connaît des moments difficiles. C’est vraiment un honneur de faire parler du Burkina de façon positive dans les médias. Tels ont été ses mots dès sa descente du tatami du complexe sportif Moulay Abdallah de Rabat. Elle venait de s’imposer dans la course pour la médaille de bronze face à la Botswanaise Thabang Mosa Maleke par 11 à 7.

 

Le début du combat a été dur pour l’athlète mais elle a su très vite se ressaisir et bien négocier son duel. «Le démarrage a été difficile, mais avant de monter sur le tatami, j’étais convaincue que j’allais gagner. J’ai bénéficié d’un bon coaching qui m’a non seulement permis de me calmer, mais aussi de faire de bons recours à l’arbitrage vidéo dans des moments critiques», a-t-elle conté. En effet, menée au score, elle a su refaire son retard par un ippon, ce qui lui a permis de prendre les devants. Pour la Burkinabè, les grandes compétitions se gagnent grâce au mental. «Si tu n’as pas eu une bonne préparation psychologique, tu ne tiens pas. Parce que déjà dans les vestiaires, à voir les camarades s’échauffer, si tu n’es pas mentalement fort, tu craques. En effet, beaucoup sont dans des centres Sport et études en Allemagne, en France… et participent aux grandes compétitions, il faut être posé pour aller au bout et là, ça devient la patrie ou la mort, mais nous vaincrons également », a-t-elle clamé.

 

Elle avait vraiment du coffre pour aller chercher cette médaille qui lui tenait à cœur. Sa victoire n’a pas pu inspirer Allan Sanou qui avait été repêché pour la quête du bronze. Le benjamin des 3 frères Sanou a été surclassé par l’Algérien Abdelhakim Haoua par 25,12 contre 24,4.

 

 

 

Les réalités du haut niveau de l’athlétisme

 

 

 

L’athlétisme est entré en jeu hier lundi. Mais les Etalons n’ont pas connu la réussite. Abdramane Simporé n’a pas pu franchir la première série de 100 m hommes. Il a fini sa course avec un temps de 11s 02 à l’avant-dernière place. Mariam Bancé avait pu passer le tour éliminatoire de 100 m dames avec 11s 76. Mais elle s’est heurtée aux sprinteuses lors des demi-finales. Elle a même baissé de régime avec un temps de 11s 85. Tout compte fait, le directeur technique Missiri Sawadogo estime que même si la moisson n’est pas bonne pour le moment, il n’y a pas lieu de rougir car l’apprentissage du haut niveau est toujours dur.

 

 

 

De notre envoyé à Rabat,

Kader Traoré

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