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Une Lettre pour Laye : Un régiment de terroristes aux portes de Toéni ?

Une Lettre pour Laye : Un régiment de terroristes  aux portes de Toéni ?

 

 

 

Cher Wambi,

Dans ma lettre de vendredi dernier, je te faisais cas de la pluviométrie exceptionnellement abondante de cet hivernage. Au point qu’entre fin août et début septembre, le pays tout entier a enregistré des inondations qui ont causé officiellement la mort de treize personnes, la destruction de nombreuses habitations et bien sûr d’autres importants dégâts matériels. Situation qui a poussé le gouvernement à décréter l’état de catastrophe naturelle afin de dégager des ressources financières pour apporter un secours d’urgence aux milliers de sinistrés.

 

 

Comme si Dame Nature a entendu la complainte des Burkinabè qui pestaient contre une saison inhabituellement abondante, elle semble avoir fermé les vannes du ciel ou du moins diminué le débit de la flotte.

 

C’est en tout cas le constat que je me permets d’établir à la réception du relevé pluviométrique de la semaine du jeudi 10 au mercredi 16 septembre 2020 qui se présente comme suit :

 

Dori : 45,3 mm ; Ouahigouya : 28 mm ; Ouagadougou-Aéro : 7,7 mm ; Dédougou : 25,7 mm ; Fada N’Gourma : 23,3 mm ; Bobo-Dioulasso : 28,7 mm ; Boromo : 4,5 mm ; Pô : 61,2 mm ; Gaoua : 88,4 mm ; Bogandé : 13,8 mm.

 

 

 

Cher Wambi, tout doucement on s’achemine vers la tenue du double scrutin présidentiel et législatif du 22 novembre prochain. La publication du fichier électoral et le dépôt des candidatures ont commencé. Autant dire que les partis politiques sont en train de fourbir leurs armes. Cependant, il y a un débat, car la récente révision du Code électoral divise la classe politique, mais pas seulement elle. La preuve, des citoyens s’en sont mêlés et en ont saisi le Conseil constitutionnel. Ce groupe, de 5 personnes, demande aux grands juges d’apprécier la constitutionnalité des dispositions des articles 50, 122.2, 148, 155 et 236 du nouveau format de la loi électorale adoptée par l’Assemblée nationale le 25 août 2020 et promulguée par le chef de l’Etat trois jours plus tard. Avec cette modification, il s’agit de lever les obstacles juridiques pour autoriser le non-respect du suffrage universel par la CENI. Les requérants soutiennent que la procédure de modification des articles visés n’a pas respecté les dispositions nationales et supranationales. Ils insistent notamment sur le fait que cette relecture du Code électoral est en violation du protocole de la CEDEAO qui interdit toute modification substantielle de la loi électorale moins de 6 mois avant les élections à moins qu’il y ait un large consensus de la classe politique dessus.

 

C’est pourquoi les initiateurs de cette requête demandent au Conseil constitutionnel de déclarer l’inconstitutionnalité de la loi électorale modifiée. Une telle déclaration va permettre selon eux l’ouverture d’un dialogue national inclusif qui servira de cadre pour trouver la réponse à la question « que faire ? » car ne pas tenir la présidentielle entre le 19 et le 22 novembre revient à violer l’article 40 de la Constitution alors que tenir le scrutin serait en violation des pactes internationaux ratifiés par notre pays.

 

Le président Kassoum Kambou et son conseil ont un mois pour donner une réponse à Harouna Dicko, le chef de file des requérants.  

 

 

 

Cher Wambi, dans ma missive du vendredi 04 septembre dernier, je te faisais part d’un problème de lotissement dans la commune de Toussiana (province du Houet). Là-bas, la famille de feu Coulibaly Koupénègué s’oppose au morcellement d’une bonne partie du quartier « Gare » au motif que ce terrain lui appartient. La famille propose plutôt de lotir elle-même la zone et de procéder aux attributions de parcelles à certains habitants qui y sont déjà installés depuis 5, voire 6, décennies. Cette volonté de procéder ainsi n’est pas du goût des populations concernées, et l’ambiance est délétère à la Gare.

 

Suite à cet écrit, les ayants droit de la famille Coulibaly m’ont envoyé un droit de réponse. Je te le propose en lecture, mais je tiens à préciser que l’écrit visé par ce droit de réponse n’émane pas du maire de Toussiana contrairement à ce que croit la famille Coulibaly mais plutôt d’éléments rassemblés de gauche à droite par le journal de ton oncle Nakibéogo.

 

 

 

« Monsieur le Directeur de publication,

 

Dans votre parution numéro 10175 du vendredi 04 au dimanche 06 septembre 2020, votre quotidien d’information a titré à sa «Une» sous la rubrique « Une lettre pour Laye, en deuxième partie : « Lotissement à problèmes à Toussiana » et ce titre a été développé à la page 6 dudit quotidien.

 

Conformément au droit de réponse dont nous bénéficions en matière de presse écrite relative à une information qui concerne une personne, nous vous prions de bien vouloir, dans les mêmes conditions, porter à la connaissance de vos lecteurs nos observations à propos de cet article du Maire de Toussiana.

 

Nous sommes les ayants droit de (feu) le sergent-chef Coulibaly Koupénégué qui était propriétaire d’un lopin de terre à Toussiana dans le quartier dénommé « Gare ». Sa propriété n’a jamais été contestée par qui que ce soit.

 

Par son sens de l’humanisme et sa politique du vivre-ensemble, notre défunt père a, suite à la demande des uns et des autres, installé sur ses terres de nombreuses personnes non autochtones : il s’agit essentiellement de Mossi, Gourounsi, Bôbô, etc., à la seule condition pour ces personnes de ne pas y planter des arbres.

 

Pour éviter des histoires inutiles a demandé un jour, notre père a demandé, à l’époque, a demandé à monsieur le Commandant de cercle de Toussiana, monsieur Soulama Jacques, de lui délivrer un titre foncier rural ; ce qui a été fait.

 

Aujourd’hui, le quartier dénommé « Gare », parce qu’il est à proximité de la Gare de train, a trouvé le cœur de la ville de Toussiana qui se construit.

 

Le maire de Toussiana a souhaité procéder au lotissement de notre propriété. Nous lui avons rétorqué que nous n’étions pas opposés à ce projet à la seule condition qu’il nous soit attribué un site cultivable d’au moins 30 hectares qui nous permettra d’entreprendre nos cultures vivrières.

 

En effet, la zone que nous occupons était, à l’époque, un campement où nos grands-parents s’étaient installés pour leur culture. Lotir ce lopin de terre et l’attribuer à différentes personnes à des fins lucratives, pour leurs constructions priverait notre grande famille de terres cultivables.

 

La mairie nous a répondu par la négative. Nous nous sommes donc opposés à ce projet dont la réalisation nous causerait un énorme préjudice en ce qu’il s’agit de notre seul bien qui nous permet d’avoir des grains pour vivre.

 

Notre projet de procéder maintenant au morcellement du site a été décidé au motif que nous avons pu acquérir dans certains campements de Toussiana quelques hectares de terres cultivables.

 

La famille a souhaité que ce soit elle-même qui procède à ce lotissement pour les motifs suivants :

 

- nus détenons un titre foncier rural de notre lopin de terre ;

 

- la mairie, par le passé, a causé d’énormes désagréments aux populations toussianes dans le cadre des lotissements ;

 

- la vente par la mairie de parcelles à des fins personnelles. A ce titre, un rapport explosif circule en ce moment et pourrait conduire devant les autorités judiciaires certains responsables et non des moindres de la mairie.

 

Nous ne voulons pas soumettre les occupants, installés régulièrement par nos parents sur nos terres, à des difficultés d’obtention de parcelles auxquelles ils auront droit, par notre biais, à titre gratuit.

 

Pour ce qui est de notre projet de lotissement, les personnes qui s’excitent et font du bruit sont celles qui se sont installées sur nos terres sans aucune autorisation. Qui peut accepter un tel manque de considération ? Nous ne sommes pas quand même dans la jungle, car le Burkina Faso est un Etat de droit.

 

Et puis, un lotissement ne va-t-il pas dans le sens de la modernisation d’une ville qui lui permet d’accueillir des infrastructures, notamment l’eau potable par l’ONEA, et l’électricité par la SONABEL ?

 

Quant à la commune de Toussiana, son excitation est incompréhensible. Peut-on obliger quelqu’un qui vit chez lui, détenteur d’un titre de propriété, à partager sa résidence sans son consentement ?

 

La mairie veut morceler notre terre pour vendre les parcelles à des fins personnelles. Nous n’accepterons jamais que des individus véreux et de mauvaise foi se remplissent les poches sur notre propriété comme cela a été fait au titre de certains lotissements à Toussiana.

 

La famille Coulibaly n’a jamais écrit au maire de Toussiana. Elle est surprise par son déficit de compréhension d’une démarche administrative qui ne concerne pas, pour le moment, la commune de Toussiana. Notre courrier, adressé aux occupants de certaines portions de notre propriété, est le début du rapprochement que nous avons voulu entreprendre avec ceux-ci afin de mener tranquillement la réalisation du projet et de sauvegarder les intérêts de chacun dans ce projet. A preuve, nous avons demandé au géomètre d’user de son expertise pour sauver le maximum de maisons déjà construites afin d’éviter des charges de reconstruction à certains occupants qui pourraient manquer de moyens pour réaliser de nouvelles impenses.

 

Cependant, il convient de noter qu’aucun lotissement ne peut se faire sans le moindre désagrément.

 

Par ailleurs, la famille Coulibaly tient à faire observer qu’elle est apolitique et que sa seule politique est de permettre le développement d’un Toussiana où les Toussians et les autres résidents découvrent la joie de vivre.

 

Nous ne souhaitons pas que des politiciens, en manque de popularité, pour leur manque de réalisations au profit des populations de Toussiana et qui, pour se rapprocher des autorités politiques actuelles, utilisent notre nom ou notre projet de développement pour rebondir.

 

Comment peut-on manipuler une gendarmerie républicaine dont la mission nationale est rendue difficile aujourd’hui, suite aux attaques terroristes qui ne cessent d’endeuiller le Burkina Faso, pour un fait mineur à Toussiana qui n’est autre que le développement de cette ville et ce, au crédit des autorités politiques ? Ridicule, tout ça !...

 

Les auteurs de cette manipulation gagneraient à s’inscrire dignement dans le développement de la ville de Toussiana au lieu de faire usage de leurs relations pour nuire à sa modernisation.

 

La famille Coulibaly n’est contre personne à Toussiana, elle entend se faire respecter sur sa propriété comme elle n’ira jamais nuire aux droits de qui ce soit sur sa propriété.

 

Nous vous prions de croire, monsieur le Directeur de publication, à l’expression de notre considération distinguée.

 

 

 

Pour la famille Coulibaly,

 

Coulibaly San Jean

 

à Ouagadougou »

 

 

 

Cher Wambi, je t’invite à présent à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l’Intrigante.

 

 

 

-Les terroristes se seraient-ils rendus maîtres de nombreuses localités de la région de l’Est ? C’est la question que l’on est en droit de se poser au regard de la récurrence des exactions commises ces derniers temps dans cette partie du territoire.

 

Dans la nuit du mardi 15 septembre dernier, précisément aux environs de 20h, malgré le couvre-feu, un groupe terroriste, venu d’on ne sait où, est parvenu à incendier les locaux de la mairie, de la préfecture, de la circonscription d’éducation de base et du lycée départemental de Tansarga dans la province de la Tapoa. Cette localité est désormais à l’image de Botou et de Logobou où l’Administration publique et l’école ont disparu du fait de l’insécurité.

 

Le même mardi, bien avant ces incendies criminels, en pleine journée, des individus armés non identifiés ont enlevé cinq agents d’une ONG dans la localité de Fadji, province de la Gnagna, au cours d’un contrôle irrégulier. Le sixième membre de la délégation, une dame, a été autorisé à poursuivre sa route ; fort heureusement, les otages ont été libérés quelque trois heures après leur capture.

 

Alors que la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader  à l’Est, nous avons appris d’une source bien introduite que près de 2 000  combattants terroristes, venus de la région de Mopti au Mali, se sont installés dans la brousse de Minta, toujours en territoire malien, non loin de Toéni dans la province du Sourou. Equipés de quatre blindés, ils prépareraient une attaque contre la base militaire de cette zone. Ce serait le même groupe armé qui aurait fait parler de lui le 12 septembre dernier à Gomboro, toujours dans le Sourou.

 

 

 

-La convocation de Bassolma Bazié, secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), en conseil de discipline n’a pas rencontré l’assentiment de ses camarades. Comme ceux-ci l’avaient annoncé, ils ont effectivement pris d’assaut la Direction de la recherche en éducation non formelle (DRENF) à Zogona. Mais à leur grande surprise, l’audience d’hier a été reportée à la demande de Me Prosper Farama, le conseil de Bassolma dans cette affaire.

 

Deux raisons ont présidé à la demande de report : lorsque le dossier est arrivé sur la table de Me Farama, il a constaté que son client avait demandé qu’il lui soit communiqué, et le dossier de l’affaire, et son dossier individuel. Concernant ce dernier document, le conseil de discipline avait demandé au « général Bassolma» de se déplacer aux archives de la Direction des ressources humaines de son ministère pour consultation. Une requête que ne partage pas Me Farama qui  a estimé qu’en lieu et place d’une consultation, le dossier de son client devait lui être communiqué par écrit. A son tour, il a adressé une correspondance au conseil de discipline pour le prier de communiquer le dossier par écrit et demandé par la même occasion un report de l’audience pour préparer la défense de son client.  Requête acceptée, puisque l’affaire a été renvoyée au lundi 21 septembre à 9h au même lieu.

 

Il est reproché au professeur de Sciences de la Vie et de la Terre au lycée Philippe Zinda Kaboré d’avoir commis « une faute professionnelle grave » en refusant d’exécuter un volume horaire hebdomadaire de dix heures imparti par l’administration.

 

 

 

-Dans un an, le mandat du Bâtonnier, Paulin Salembéré, arrivera à son terme. Dans cette perspective, et comme le prévoient les textes communautaires sur l’harmonisation de la profession d’avocat dans l’espace UEMOA, le vendredi 25 septembre 2020 à 15 heures, les avocats du Burkina Faso procéderont à l’élection du dauphin du bâtonnier. Le dauphin est en fait le futur Bâtonnier. Elu un an plus tôt, le dauphin a ainsi le temps de se préparer à sa prochaine mission et de se familiariser avec la tâche puisqu’une fois élu, il assiste aux réunions du conseil de l’Ordre mais sans voix délibérative. Tout cela facilite la passation de services avec le Bâtonnier sortant.

 

Hier à la clôture du dépôt de candidatures à 17 heures, seulement un dossier a été enregistré : il s’agit de celui de Me Siaka Niamba. Pour faire acte de candidature, il suffit de remplir deux conditions : être à jour de ses cotisations et avoir une ancienneté de 10 ans au Barreau.

 

 

 

-Bientôt le dépôt des listes nominatives des candidats aux législatives de 2020. Mais jusqu’à hier jeudi, le suspense demeurait entier au sein de nombreuses sections provinciales de partis politiques. Car les choix faits par ces militants de base et matérialisés par une liste nominative par ordre sont soumis à l’appréciation des premiers responsables du parti avant toute validation. Et c’est bien à ce niveau que l’inquiétude demeure chez certains, car les choix des militants de base ne sont pas toujours ceux des bureaux exécutifs nationaux qui, dans certains cas, procèdent à une recomposition de la liste. Serait-ce le cas cette année au MPP/Houet et au CDP ? La question mérite d’être posée, vu ces nombreuses agitations de militants auxquelles on assiste depuis le début de la semaine à Bobo.  Car selon des sources proches des différentes sections provinciales de ces 2 partis,  les listes transmises à Ouagadougou auraient subi des modifications qui ne  rencontreraient pas l’assentiment des responsables provinciaux. Et du coup, des militants et pas des moindres ne cachent pas leur déception à Bobo-Dioulasso. Alors pour manifester leur désapprobation, des « frustrés » du Houet  menaceraient de baisser les bras dans cette lutte pour les législatives. D’autres par contre parlent de boycott à l’interne pour faire échec au parti. Dans tous les cas au CDP/Houet comme au MPP/Houet, les militants demeurent dans l’expectative et n’attendent que la publication officielle  des listes pour savoir désormais à quoi s’en tenir.

 

 

 

-Demain samedi 19 septembre 2020 à partir de 15h, de l’effervescence sportive sur le terrain de l’amphi A500 de l’université Norbert Zongo de Koudougou. La raison de cela : il abritera la finale du « Tournoi Paalga », événement sportif annuel initié par l’Association des anciens stagiaires et collaborateurs de « L’Observateur Paalga » (ASCOP). A l’affiche : « Révélation » contre « Celecao ». La présente édition se tient sous le patronage du directeur de publication de « L’Observateur Paalga », Edouard Ouédraogo, et le parrainage du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré.

 

 

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle  n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

 

 

Ainsi va  la vie.

 

Au revoir.

 

 

 

Ton cousin

 

 Passek Taalé

 

 

 

Dernière modification lelundi, 21 septembre 2020 22:47

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