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Une Lettre pour Laye : La Julie nationale de retour

Une Lettre pour Laye : La Julie nationale de retour

 

Cher Wambi,

 

La saison pluvieuse, qui aura été exceptionnellement pluvieuse cette année, tire inexorablement vers sa fin. Mais, comme tu le sais, l’abondance parfois nuit.  C’est pourquoi il faut espérer que cette pluviométrie surabondante, en plus d’avoir provoqué des inondations dont les bilans humain et matériel sont très importants, n’aura pas de conséquences désastreuses sur les cultures. Joins donc tes prières aux miennes afin que Dieu et les mânes  accordent à nos braves paysans d’abondants fruits de la terre à la hauteur de leur labeur. 

 

 

Cela dit, je t’invite à prendre connaissance du relevé pluviométrique de la semaine allant du jeudi 17 au mercredi 23 septembre 2020 :

 

Dori : 10mm ; Ouahigouya : 4,7 mm ; Ouagadougou-Aéro : 20,6 mm ; Dédougou : 42,1 mm ; Fada N’Gourma : 23,9 mm ; Bobo-Dioulasso : 92,1 mm ; Boromo : 7,9 mm ; Pô : 50,1 mm ; Gaoua : 135,1 mm ; Bogandé : 24,6 mm.

 

 

 

Cher Wambi, tu as sans doute entendu parler de la destruction d’une mosquée et d’une école franco-arabe à Pazani vers Yagma qui défraie la chronique et menace le vivre-ensemble déjà bien éprouvé. Deux personnes se disputent la propriété, l’occupant actuel, Moussa Guigma, et Jacques Ouédraogo, instituteur, chacun soutenant mordicus détenir des documents prouvant qu’il est le propriétaire de la parcelle. La justice ayant tranché en faveur  du dernier  cité et après de multiples sommations,  il  a requis un huissier et la puissance publique pour la démolition de l’infrastructure le 7 septembre 2020. Tollé général dans  la oummah qui crie au sacrilège et à l’injustice, certains n’hésitant pas à indexer, menaces de mesures de représailles à l’appui,  les protestants parce que le nommé Jacques serait sinon un pasteur du moins un membre de cette confession  religieuse.

 

Ce qui devait être une banale affaire de litige foncier comme il y en a beaucoup ici a donc très vite glissé sur le terrain religieux pour des raisons évidentes. Pouvait-il en effet en être autrement quand le casus belli est un lieu de culte ? Il faut pourtant savoir raison garder pour ne pas jeter l’huile sur le feu. Et aucune bonne volonté n’est de trop pour prêcher le calme. A ce sujet, du reste, j’ai appris que la Fédération des églises et missions évangéliques du Burkina (FEME)  a rendu visite lundi dernier à la Fédération des associations islamiques du Faso (FAIB). Pour affirmer notamment que, contrairement à ce qui circule sur les réseaux sociaux, elle n’est mêlés ni de près ni de loin à cette histoire qui concerne avant tout deux citoyens.

 

Cher cousin, sur le plan judiciaire, j’ai appris que Moussa Guigma a été entendu hier entre 10h et 12h par le procureur du Faso pour « discrédit sur ordonnance judiciaire ». Il était accompagné de deux avocats, d’un membre de la FAIB et d’un autre de la Communauté musulmane. Selon ce qui m’est revenu, il aurait reconnu avoir poursuivi les travaux malgré les sommations d’arrêter. Et qu’il n’aurait pas les papiers légaux en bonne et due forme si ce ne sont des états- navette et un récépissé de dépôt au Guichet unique du foncier au nom de son épouse. La justice aurait ensuite demandé à ses coreligionnaires qui l’accompagnaient de relayer la bonne information auprès de leurs cofidèles  pour désamorcer cette situation potentiellement explosive. 

 

Cher Wambi, cela suffira-t-il à faire baisser la tension ? Il faut l’espérer, même  si  ce n’ est  pas gagné  d’avance,   s’agissant  de la foi qui ne fait pas toujours  bon  ménage  avec  la raison ou le droit positif en l’espèce.  Comme un mauvais arrangement, dit-on, vaut toujours mieux qu’un bon procès, je me demande, cher cousin, si on ne  pourrait pas explorer une autre solution, car si  une décision de justice peut créer plus de problèmes qu’elle n’en résout et faire courir à la société entière un péril autrement plus grand, ne doit-on pas réfléchir par deux fois avant de l’exécuter ? Les juristes  eux-mêmes ne parlent-ils pas d’opportunité des poursuites ?  Quand bien même donc il aurait parfaitement raison, ne peut-on pas trouver au vrai proprio un autre terrain mieux situé et même plus grand que celui querellé pour qu’on ait la paix? Quel investissement pourrait-il d’ailleurs faire dans un tel environnement d’hostilité si la situation en restait là ? Certains diront que ce serait encourager l’illégalité dans un Etat de droit et que ça créerait un précédent dangereux, mais quand on voit comment le tissu de la cohésion sociale part en lambeaux, ce serait faire le jeu de ceux qui ont juré notre perte que de leur servir des prétextes tout trouvés.

 

 

 

Cher Wambi, tu me poses la question de savoir si Juliette Bounkoungou est bien rentrée au bercail. Après vérification, je puis t’affirmer qu’elle est bel et bien de retour à Ouagadougou depuis vendredi dernier. Et cette fois, on pourrait dire que c’est pour de bon. Sauf que la Julie nationale, comme on l’appelle affectueusement, va devoir retourner à Paris pour un contrôle sanitaire et en profiter pour ramener ses bagages.

 

En rappel, sache que c’est depuis février 2019 que cette figure de proue du CDP et même de la classe politique burkinabè, 3e vice-président de l’Assemblée nationale autrefois, a été admise à l’hôpital américain de Neuilly en région parisienne. Après huit mois de soins, elle avait reçu l’autorisation de ses médecins traitants de retrouver sa famille en octobre 2019. Bref séjour au cours duquel elle avait accordé une interview exclusive au journal de ton oncle Nakibeuogo. Bon retour donc à la native du Boulkiemdé réputée pour sa combattivité aussi bien professionnelle que politique.

 

 

 

Lentement mais sûrement, le Burkina s’achemine vers le double scrutin présidentiel et législatif prévu pour se tenir le 22 novembre prochain. Après la série d’investitures des candidats à la magistrature suprême, les électeurs burkinabè connaissent désormais les noms des prétendants à la deuxième mandature postinsurrection de l’Assemblée nationale. Des candidats  qui auront dans quelques semaines la lourde responsabilité de défendre les couleurs de leurs partis respectifs dans cette course à la représentation nationale.  Une chose est sûre, c’est une importante étape qui vient d’être franchie par les différents partis politiques, avec le dépôt cette semaine à la CENI, des documents validés et portant les noms des  candidats aux législatives. Et comme il fallait s’y attendre, les dernières retouches opérées sur certaines listes issues de primaires sont restées en travers de la gorge de bon nombre de militants.

 

En effet, dans certaines localités, des grincements de dents commencent à se faire entendre contre ce que d’aucuns qualifient de  dictature des premiers responsables de partis. Ces derniers  n’auraient pas, selon les plaignants, pris en compte les aspirations « légitimes » des populations. C’est le cas dans le Houet où la tension monte véritablement au sein des états-majors de certaines formations politiques depuis la publication de ces listes définitives validées par les bureaux politiques sur le plan national.

 

Cher cousin, au CDP/Houet en l’occurrence, des militants sont actuellement vent debout contre les premiers responsables du parti qu’ils accusent d’avoir « tué » le secrétaire général  provincial et maire de l’arrondissement 5 en le rétrogradant du rang de premier titulaire à celui de deuxième suppléant. Christophe Sanou, c’est de lui qu’il s’agit, ne cachait pourtant pas son ambition d’accéder cette année à l’Hémicycle. Mais il aura fallu, selon nos informations, moult tractations et d’incessants va-et-vient entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso pour enfin convaincre celui qui est considéré comme le nouveau directeur provincial de campagne du CDP de céder sa première place.   Un repositionnement que des cdpistes du Houet peinent à digérer et qui clament à qui veut les entendre leur mécontentement. Alors pour calmer le jeu et redonner confiance aux militants, une assemblée générale est convoquée ce dimanche au siège du parti à Bobo. Une rencontre au cours de laquelle Christophe Sanou devra donner des explications sur la liste validée du CDP/Houet et son repositionnement comme suppléant pour espérer ramener la sérénité dans les rangs. 

 

Au MPP/Houet également, des voix discordantes se sont fait entendre depuis la publication de la liste provinciale. Conséquences : des militants et non des moindres menacent d’organiser un boycott à l’interne  pour dénoncer, disent-ils, le mépris dont ils auraient fait l’objet.

 

Même ambiance de consternation à l’UPC/Houet où des militants disent être tombés des nues en apprenant que leur champion, l’honorable député Moussa Zerbo, porte-parole du parti du lion, ne figure ni sur la liste provinciale ni sur celle nationale qui l’avait propulsé sur la scène politique. Selon des sources proches du député recalé, on tente aussi de calmer le jeu en assurant que la liste UPC relève d’un choix stratégique opéré par la direction du parti afin de répondre aux exigences du moment. Des arguments qui sont loin de convaincre bon nombre de militants à Sya. Ceux-ci disent attendre des explications des responsables du parti afin de décider de la conduite à tenir pour ces élections. Les jours à venir pourraient donc être agités dans certaines formations politiques.

 

 

 

Cher Wambi, à travers le territoire national pullulent des centres privés de formation professionnelle à tous les métiers. Mais il n’en était pas de même il y a une quarantaine d’années de cela.

 

A Ouagadougou, par exemple, sauf erreur ou omission de ma part, il n’y avait que le centre Godogo pour la dactylo et le secrétariat et le CEPEC pour le secrétariat et la comptabilité.

 

Mais avant ces deux, il y avait le Cours PIGIER, du nom de son fondateur, Gervais Pigier, fondé en 1850, l’un des plus anciens réseaux d’écoles privées en France. Cette institution avait des succursales dans presque tous les pays francophones.

 

A Ouaga justement, l’emblématique directeur du Cours PIGIER fut Edouard Azar dont nous avons appris le décès le 12 août dernier en France.

 

Une messe de requiem sera dite pour le repos de son âme demain samedi 26 septembre à la paroisse Saint Jean XXIII suivie de la présentation des condoléances.

 

 

 

Cher Wambi, comme tu le sais, Bassolma Bazié, le secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), a été auditionné le lundi 21 septembre dernier par le conseil de discipline du ministère de l’Education. Il est reproché au professeur de  Sciences de la vie et de la terre (SVT), officiant au lycée Philippe Zinda Kaboré, de n’assurer que 3 des 10 heures de cours que l’établissement lui avait octroyées au lieu des 18 heures réglementaires imparties.

 

Cette audition s’était déroulée sous haute surveillance… syndicale tant ils étaient nombreux, les responsables et militants des syndicats à avoir fait le déplacement à la Direction de la recherche en éducation non formelle (DRENF) à Ouagadougou, où se tenait le conseil de discipline. Il s’agissait pour eux de marquer leur soutien au « Général » Bazié.

 

Le patron de la CGT-B était le convoqué-vedette de ce conseil de discipline au point d’éclipser les neuf autres personnes qui comparaissaient aussi devant l’instance disciplinaire. Dans les dossiers de ces derniers il était, entre autres, question  de relations coupables avec des élèves, des mineures, mais également de détournements de fonds, de fraudes aux examens, d’agressions physiques sur des collègues, etc.

 

Après près de trois heures d’audition, Bassolma Bazié et son avocat, Me Prosper Farama, se sont présentés devant la presse. A l’occasion, l’avocat a réaffirmé sa conviction de ce que son client n’est coupable de rien ; et d’expliquer que Bassolma a toujours été bien noté par ses supérieurs.

 

Me Farama a aussi évoqué la « permanence syndicale » qui fait que le secrétaire général de la CGT-B est très pris dans différentes activités et obligations syndicales. L’avocat espère que les arguments développés convaincront le conseil de discipline qui devra rendre sa décision dans un délai d’un mois.

 

Mais cher cousin, faut-il faire preuve d’un optimisme béat dans cette affaire où le gouvernement semble avoir pris des précautions avant d’agir ? En effet, j’ai eu copie d’un avis juridique que la chambre consultative a rendu le 06 décembre 2019 suite à une requête formulée par le Premier ministre le 06 novembre 2019.

 

De l’avis rendu, il ressort que Bassolma Bazié « exécute un volume horaire qui est largement en deçà du volume hebdomadaire normal ».

 

L’argument du communiqué final de la rencontre annuelle gouvernement / syndicats de l’année 2009 dont se prévaut Bassolma Bazié dans l’argumentaire de sa défense est battue en brèche par le juge administratif. A ce propos je te propose un large extrait de l’avis du juge.

 

« S’agissant de la rencontre du 07 janvier 2010, il ressort effectivement qu’en réponse aux différentes préoccupations des organisations syndicales, le gouvernement a pris, entre autres engagements, la mise à disposition auprès des structures syndicales de permanents syndicaux. Il a toutefois précisé que les modalités de cette mise à disposition devraient être précisées en concertation avec les organisations syndicales.

 

Cependant, aucun texte réglementaire ne fixe jusqu’à présent les modalités de cette mise à disposition auprès des structures syndicales. Par conséquent, évoquer une disposition qui n’existe pas est erroné. De même, monsieur Bazié Bassolma, qui n’a pas été mis à la disposition de son organisation et qui n’a pas sollicité être dans une position particulière du fait qu’il est secrétaire général d’une centrale syndicale, ne saurait se prévaloir d’un communiqué final qui n’a point de valeur juridique ».

 

En sollicitant cet avis, il est clair que le gouvernement veut s’entourer de toutes le garanties juridiques avant de sévir ou non. Et à la lecture de cet avis rendu par le conseil d’Etat, on peut craindre quand même un peu pour Bassolma Bazié.

 

Cher cousin, afin que tu puisses prendre connaissance du contenu de cet avis, je te le propose en intégralité sur le site internet du journal en ligne de ton oncle Nakibeogo, www.lobspaalga.com.

 

 

 

A présent, cher Wambi, je t’invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l’Intrigante.

 

 

 

Aujourd’hui vendredi 25 septembre, à partir de 13 h, la maison du Peuple abritera le congrès extraordinaire du Mouvement patriotique pour le salut (MPS) dont le président n’est autre que le Pr Augustin Marie Gervais Loada.

 

L’événement sera surtout marqué par l’investiture de l’ancien Premier de la Transition, Yacouba Isaac Zida, comme candidat du parti à la prochaine présidentielle.

 

Alors que ce dernier, dans un entretien paru dans les colonnes de «L’Observateur Paalga» du vendredi 18 au samedi 20 septembre dernier, a dit qu’il rentrerait de son exil canadien pour assister à la cérémonie, nous avons reçu ce communiqué du MPS annonçant qu’il n’en serait rien, les autorités ayant prévu d’arrêter celui qui est poursuivi, entre autres, pour «désertion en temps de paix».

 

«Suite à la décision du Mouvement patriotique pour le salut (MPS) de présenter son président d’honneur comme son candidat à l’élection présidentielle de novembre 2020, le MPS, attaché à la paix et à la réconciliation nationale, a pris contact avec les autorités par courtoisie républicaine, et discuté avec elles pendant plus d’un mois pour un retour paisible de son candidat. Celui-ci a alors clairement affiché sa volonté de prendre part au congrès d’investiture organisé par le MPS le 25 septembre 2020, se fondant sur la bonne foi des autorités de notre pays. 

 

Mais en début de semaine, les autorités politiques ont fait clairement savoir, après plus d’un mois de tergiversations, que la participation de Monsieur Zida au congrès du 25 septembre était un défi à l’autorité de l’Etat et qu’il serait immédiatement arrêté dès son arrivée à l’aéroport de Ouagadougou pour désertion en temps de paix et insubordination, et ce, malgré la disponibilité de l’ancien Général à se présenter de lui-même au tribunal militaire. 

 

Face à cette intransigeance des autorités et à la détermination des patriotes à accueillir leur président d’honneur, le MPS exhorte ses militants et sympathisants à rester calmes et mobilisés pour la réussite du congrès du 25 septembre à partir de 14h00 à la maison du Peuple. MPS, Bâtir ensemble un Burkina Meilleur».

 

 

 

- A la clôture du délai de dépôt des dossiers de candidature et en attendant la publication de toutes les listes, on a appris que le MCR, parti créé en janvier 2019 par les transfuges du PAREN, a présenté au total 43 listes de candidatures provinciales et une liste nationale avec en tête l'ex-ministre de la Culture Tahirou Barry. Le président du parti, Carlos Toé, est tête de liste au Kadiogo et l'ex-SG du ministère de la Culture Stanislas Méda conduit la liste du Ioba. Au Houet, c'est un transfuge du MPP, Benjamin Millogo, qui conduit la liste du parti qui a investi Tahirou Barry comme  son candidat à l’élection présidentielle du 22 novembre.

 

Notons que Tahirou Barry et trois  autres responsables avaient été exclus du PAREN    à la suite d'une crise qui a secoué le parti en 2017.

 

 

 

- Le Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) du ministère de la Justice doit se tenir ce vendredi 25 septembre 2020. Mais il se tiendra sans les juges si l’appel les trois syndicats de la magistrature aboutit : en effet, dans un élan commun, le SAMAB, le SBM et le SMB ont invité les magistrats à s’abstenir de participer à ce CASEM. Voici la circulaire datée du 23 septembre que les syndicats ont adressée à tout magistrat.

 

« Le CASEM 2020 du ministère de la Justice, prévue pour se tenir le 25 septembre 2020, intervient dans un contexte où divers actes de la part de notre Ministre de tutelle n’ont pas permis de lui découvrir une volonté réelle de travailler à accompagner et à compléter le corps de la magistrature pour une justice à la hauteur des attentes du peuple burkinabè ; bien au contraire, l’impression est forte  que le refus de l’écrasante majorité des magistrats d’accepter que la justice soit livrée pieds et mains liés aux gouvernants du moment les fait constamment mériter sa colère avec les actions de sabotage qui s’en suivent.

 

En conséquence de cela, les syndicats de magistrats voudraient, par la présente, vous inviter à vous abstenir de participer audit CASEM pour ne pas associer votre respectabilité à un folklore qui, à la vérité, ne vise qu’à faire croire aux bailleurs de fonds qu’il existe au sein du ministère de la Justice ce qui pourtant lui manque aujourd’hui le plus : la volonté de construire, en y associant tout le monde, une justice au service du peuple.

 

En vous en souhaitant bonne réception, les syndicats de magistrats vous prient d’agréer, mesdames, messieurs les chers (ères), l’expression de leur parfaite considération».

 

 

 

- Qui sera le dauphin du Bâtonnier Paulin Salembéré ? Réponse ce vendredi 25 septembre 2020 à 15 heures. En effet, les avocats sont convoqués aux urnes pour élire celui qui succédera à Me Salembéré dans un an. Cette élection est dictée par les dispositions du Règlement n°5 harmonisant la profession d’avocat dans l’espace UEMOA. Mais cette fois il ne devrait pas y avoir de suspense puisqu’il n’y a qu’un seul candidat déclaré en la personne de Me Siaka Niamba. En effet, à la clôture des dépôts de candidatures le jeudi 17 septembre dernier à 17 heures, Me Niamba était le  seul prétendant enregistré.

 

Il faut préciser que, selon le Règlement n°5, pour faire acte de candidature, tout prétendant doit avoir une ancienneté de 15 ans minimum dans la profession. Et son dossier doit comprendre :

 

- une déclaration écrite adressée au Bâtonnier ;

 

- un  document délivré par le Bâtonnier attestant qu’il est inscrit à l’Ordre, qu’il n’est pas sous le coup d’une procédure disciplinaire et qu’il peut toujours exercer la profession ;

 

- une attestation de la trésorière de l’Ordre que le candidat est à jour de ses cotisations ordinales ;

 

- un exemplaire du programme qu’il entend mener lors de son mandat.

 

Si Me Siaka Niamba est élu dauphin ce vendredi, il aura une année pour se familiariser à la charge de Bâtonnier puisqu’il assistera au conseil de l’Ordre mais sans voix délibérative. C’est après un an de dauphinat que le postulant devient Bâtonnier. Et une fois qu’il recevra le Bâton, le Bâtonnier aura un mandat unique de trois ans.

 

 

 

- Cinquième édition de la Journée de communion et de partage organisée par le Service pastoral pour la formation et l’accompagnement des responsables (SEPAFAR).

 

La rencontre, qui aura lieu le dimanche 27 septembre 2020 au centre cardinal Paul Zoungrana, commencera à partir de 8 h 30 par une conférence sur le thème : «Les défis de l’éthique postmoderne de la gouvernance mondiale», animée par Mgr Alexandre Bazié, évêque auxiliaire de Koudougou. Suivront à 11h 30 une messe célébrée par le cardinal Philippe Ouédraogo et une collation à 13h.  

 

 

 

- Demain samedi 26 septembre aura lieu la sortie du quatrième livre de notre compatriote Monique Ilboudo. Intitulée «Carrefour des veuves» et parue aux éditions «Les lettres mouchetées», l’œuvre sera bientôt disponible dans les librairies de la place.

 

 

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle  n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

 

 

Ainsi va  la vie.

 

Au revoir.

 

 

 

Ton cousin

 Passek Taalé

Dernière modification lelundi, 28 septembre 2020 21:56

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