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«Si vous ne pouvez pas mettre fin à cette guerre, monsieur le président, libérez la place pour quelqu’un d’autre» (Do Pascal Sessouma)

«Si vous ne pouvez pas mettre fin à cette guerre, monsieur le président, libérez la place pour quelqu’un d’autre» (Do Pascal Sessouma)

 

Cinq jours avant la fin officielle de la campagne entrant dans le cadre des élections couplées présidentielle et législatives de novembre 2020, le candidat de Vision Burkina-Parti pacifiste à la présidentielle, Do Pascal Sessouma, a tenu un meeting au quartier Yéguéré, dans l’arrondissement 2 de la ville de Sya, le dimanche 15 novembre 2020.

 

 

C’est en langue nationale dioula que le candidat président de Vision Burkina s’est adressé aux militants venus l’écouter. D’entrée de jeu, Do Pascal Sessouma a tenu à « rectifier la déformation de ses propos ». Au lancement de mon parti, dit-il, il a été dit que nous avions pour ambition, une fois au pouvoir, de dissoudre l’armée. Je viens ici pour rectifier ces propos que l’on m’attribue. J’ai juste dit et je le répète que l’armée n’est pas une fin en soi. Après avoir pacifié le territoire, je soutiendrai financièrement les soldats qui souhaitent démissionner des rangs et faire carrière dans un autre secteur d’activité (agriculture, bâtiment et travaux publics, élevage).

 

Et d’ajouter : « Une fois à Kosyam, je mets fin aux attaques terroristes en 18 mois. Quand on est engagé dans quelque chose, il faut avoir l’humilité de reconnaître ses forces et ses faiblesses ». Puis l’ancien journaliste de la télévision nationale a lancé des piques au président sortant : «Si vous ne pouvez pas arrêter cette guerre, monsieur le président, libérez la place pour quelqu’un d’autre.» Le parti qui a pour devise  «Paix, Pain, Patrie» estime que le pouvoir doit être tournant dans les régions au Burkina Faso si on veut bâtir une nation cohérente avec la cohésion sociale. Le candidat de Vision Burkina soutient que c’est l’exclusion qui est à l’origine des problèmes que vit le Nord. Le natif de N’Dorola dans le Kénédougou dit vouloir mettre fin à cette exclusion et à ce sentiment d’exclusion, car,  pour lui, le Burkina appartient à tous ses enfants du Nord au Sud, d’Est en Ouest en passant par le centre. Une décision forte que prendra le candidat de  Vision  Burkina est que la capitale sera tournante, en commençant par Bobo-Dioulasso en 2022.

 

Il promet aussi de lutter contre la corruption dans l’administration et de faire auditer tous les fonctionnaires qui possèdent des biens  mobiliers et immobiliers, justifications à l’appui. Do Pascal Sessouma n’hésitera pas, prévient-il, à faire exécuter les détourneurs, ces "ennemis" de la Nation.

 

 

Jonas Apollinaire Kaboré

Dernière modification lemercredi, 18 novembre 2020 21:56

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