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Loi sur la Fonction publique hospitalière : Des travailleurs de l’ENSP crient à la discrimination

Loi sur la Fonction publique hospitalière : Des travailleurs de l’ENSP crient à la discrimination

 

La Coordination des syndicats de l’école nationale de santé publique (CS/ENSP) a donné une conférence de presse hier jeudi 3 juin 2021 au sein de l’établissement à Ouagadougou. Les sous-sections du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), du Syndicat des sages-femmes, maïeuticiens d’Etat et des accoucheuses du Burkina (SYSFMAB) et du Syndicat autonome des infirmiers et infirmières du Burkina (SAIB) ont décrié le fait qu’elles n’aient pas été prises en compte dans la loi portant Fonction publique hospitalière. Les travailleurs ont estimé qu’ils ont droit aux mêmes avantages que les autres agents de santé qui exercent dans les mêmes conditions.

 

 

 

C’est une conférence de presse qui tranche avec les formats habituels. Plutôt que d’être assis dans une salle face aux journalistes, les initiateurs se tenaient debout devant la direction générale pour livrer leur message. Une posture qu’ils qualifieront d’ailleurs de répression puisque l’accès des locaux leur aurait été refusé ; eux qui ont entamé un bras de fer avec leurs responsables et autorités sanitaires avant d’entrer en mouvement depuis le 24 mai dernier. Objectif : réclamer leur prise en compte dans la loi portant Fonction publique hospitalière (FPH). Cette loi élaborée par une commission élargie aux syndicats et aux ordres professionnels signée en 2017 est censée contribuer à l’amélioration de l’offre de soins ainsi que des conditions de travail. « Elle institue dans ses décrets d’application une rigueur organisationnelle et fonctionnelle pour plus d’efficacité. A côté de cette rigueur s’annexent des conditions de motivation des travailleurs. C’est donc toute la loi et la rigueur de ses décrets d’application que nous revendiquons pour être plus efficaces », a indiqué Lucie Yaméogo, attachée de santé en Soins infirmiers et obstétricaux (SIO). L’enseignante permanente à la direction régionale de Ouagadougou a ajouté que les agents de l’ENSP soignent des malades, travaillent dans des structures de soins avec des élèves et étudiants, prennent les mêmes risques et sont soumis aux mêmes contraintes organisationnelles. Mais la réalité du personnel de l’Ecole selon ses propos est « très déplorable » et  il doit avoir droit aux mêmes avantages que les collègues qui exercent dans les mêmes conditions. Après de nombreuses démarches (requête au DG/ENSP, PCA et ministre de la Santé) qui se sont révélées infructueuses, les travailleurs, à les écouter, ont décidé de ne pas s’associer aux tâches liées à la coordination (programmation des activités pédagogiques, gestion des notes des élèves et étudiants, suivi et évaluation des activités pédagogiques), encadrement des stages, entre autres. Pire, ils entendent durcir le mouvement en ne prenant plus part aux sessions de formation, aux missions et aux ateliers de réflexion et de conception pour compter du lundi 7 juin 2021 à partir de 7h30 au samedi 31 juillet à 21h pour exiger leur prise en compte dans la loi 057. Une prise en compte qui doit remonter au 1er janvier 2018, date à laquelle ce statut sur la Fonction publique hospitalière est entré en vigueur.

 

 

Aboubacar Dermé

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