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Production halieutique et aquacole : 11 milliards pour créer 3000 entreprises et 5000 emplois

Production halieutique et aquacole : 11 milliards pour créer 3000 entreprises et 5000 emplois

 

La salle de conférences de l’ENEP de Ouahigouya a abrité la cérémonie du lancement du projet PESA ou « Faso Jege » le vendredi 11 juin 2021. Ce projet, qui vise à terme la création de 3000 entreprises piscicoles et de plus de 5000 emplois au profit des jeunes et des femmes, a été rendu public par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Tegwendé Modeste Yerbanga, qui avait à ses côtés Salifou Ouédraogo, ministre de l’Agriculture, des Aménagements hydro-agricoles et de la Mécanisation, Marteen Rusch, chargé d’affaires à l’ambassade des Pays-Bas, Leena Lindqvist, directrice régionale de l’ONG ICCO Coopération, et des corps constitués de la région du nord, notamment le Gouverneur, Justin Somé.

 

 

 

 

Au Burkina Faso, le secteur de la pêche et de l’aquaculture est caractérisé actuellement par une production nationale estimée à environ 30 000 tonnes contre 147 000 tonnes importées. Pour résorber ce gap entre l’offre ainsi que la demande, et faire du secteur un véritable catalyseur du développement, le gouvernement bénéficie de l’accompagnement de ses partenaires techniques et financiers, notamment l’ONG néerlandaise ICCO Coopération.

A en croire Mme Leena Lindqvist, directrice régionale d’ICCO Coopération, « PESA est un projet qui s’inscrit en droite ligne dans la politique nationale de la pêche et de l’aquaculture qui, elle-même, s’inspire du Plan national de développement économique et social (PNDES) ».

 

A l’entendre, pour juguler le problème de l’insécurité alimentaire et le chômage des jeunes et des femmes, le Burkina Faso peut compter sur sa structure qui appuie le pays depuis plus de quatre (4) décennies. A travers ce projet, explique-t-elle, plus de 3 000 entreprises et 5 000 emplois verront le jour d’ici fin 2026 afin d’éliminer la pauvreté des jeunes et des femmes et d’atteindre les Objectifs de développement durable (O.D.D).

 

Présent à cette cérémonie, Marteen Rusch, chargé d’affaires à l’ambassade des Pays-Bas au Burkina, déclare : « En finançant le projet PESA, le Royaume des Pays-Bas ambitionne de contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations des zones cibles grâce au développement d’un secteur halieutique durable et porteur d’opportunités économiques particulièrement pour les jeunes et les femmes. »

Selon ses dires, le Royaume soutient le projet à hauteur de 17millions d’euros soit 11 milliards FCFA sur une durée de six (6) ans (2020-2026). Pour le diplomate, son pays entretient de bonnes relations avec le Burkina Faso, et sa dynamique de progrès mérite d’être accompagnée.

 

Patron de la cérémonie, T. Modeste Yerbanga, ministre des Ressources animales et halieutiques, avoue que ce projet constitue un tremplin pour non seulement booster l’employabilité des femmes et des jeunes, qui restent jusque-là les couches vulnérables, mais aussi apporter une réponse à la question de l’insécurité alimentaire.

 

Pour le premier responsable du département, l’émergence du secteur halieutique est une priorité gouvernementale. Voilà pourquoi le projet PESA est inscrit dans le programme budgétaire 084 « Développement des productions halieutiques et aquacoles » du ministère, souligne le ministre Yerbanga. La pêche et l’aquaculture sont des domaines d’avenir et pourvoyeurs d’emplois à même d’éradiquer le sous-emploi et la pauvreté juvéniles et féminins dans notre pays, conclu-t-il.

 

Rappelons que cette phase du projet concerne 4 régions, à savoir le Nord, le Centre-Nord, l’Est et le Sahel.

 

 

 

 Emery Albert Ouédraogo

 

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