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Regard sur l'actualité

Regard sur l'actualité (936)

L’Afrique au Mondial 2026 : Bilan contrasté, mais rien n’est perdu

 

10 nations, un bilan en demi-teinte; c’est le moins que l’on puisse dire au terme de la première journée complète de la phase de poule du Mondial 2026. Le continent africain présente un tableau qui rappelle le réalisme du football. 2 victoires, 4 matchs nuls et 4 défaites, pour un total de 9 buts inscrits contre 12 concédés. Une première sortie qui n’indique ni catastrophe, ni exploit. Un entre-deux qui résume assez bien l’état du football africain sur la scène mondiale.

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Portugal vs RDC: 1-1 : Un demi-siècle après, retour presque gagnant des Léopards

 

C'est peu dire d'affirmer que la première sortie de la République démocratique du Congo au Mondial 2026 était particulièrement attendue. En 1974, en Allemagne, ce qui s'appelait alors le Zaïre a été en effet le premier pays subsaharien à participer à une Coupe du monde. Hélas, pour un coup d'essai, ce ne fut pas un coup de maître.Le coup fut même particulièrement rude :  3 matchs, 3 défaites, 14 buts encaissés contre l'Écosse (0-2), le Brésil (0-3) et surtout contre ce qui était encore la Yougoslavie avec le cinglant 9 à 0.

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Journée « ville morte » à Kinshasa : Pour tuer le changement de la constitution dans l’oeuf

 

C’est suffisamment rare à Kinshasa pour ne pas être remarqué. Hier, dans cette mégalopole d’une vingtaine de millions d’habitants habituée aux embouteillages, la circulation était fluide. C’est à peine si, par endroits, on ne pouvait pas jouer au football dans la rue. C’est le spectacle qu’offrait la capitale congolaise en cette journée « ville morte », un mot d’ordre lancé par une coalition de partis d’opposition et d’organisations de la société civile, la Coalition article 64 (C64).

 

 

On ne sait pas si l’absence d’animation dans la ville est due au respect du mot d’ordre ou si c’est par peur des casses et autres actes de vandalisme qui ne manquent pas souvent en pareilles circonstances, mais le fait était là.

 

Cet appel était pour manifester contre la volonté de Félix Tshisekedi de tripatouiller la Constitution pour briguer un troisième mandat. Il est vrai qu’il n’a pas encore dit de façon formelle s’il sauterait le verrou ou pas, mais certains indices laissent à penser qu’il emprunte le chemin.

 

C’est quand même navrant pour un chef d’Etat dont la priorité devrait être de restaurer la sécurité dans le pays, laquelle est mise à mal par une nouvelle rébellion dans l’Est du Congo, et de lutter contre Ebola, plutôt que de vouloir pousser des racines sur le fauteuil présidentiel. Ce que même son prédécesseur Joseph Kabila, qui avait pourtant hérité du « trône » de papa à la mort de ce dernier le 16 janvier 2001, s’était bien gardé de faire.

 

Mais pourquoi d’ailleurs sont-ils tous comme ça ? Que ce soit les présidents fondateurs qui veulent battre des records de longévité présidentielle ou ceux qui ont hérité du fauteuil paternel, on peut encore comprendre. Mais que ce soient des opposants historiques qui s’engagent dans cette même logique, il y a de quoi être perdu.

 

On ne saurait oublier que Fatshi est le fils du sphinx de Limete, Etienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2017 à 84 ans à Bruxelles en Belgique, avant d’avoir accompli son rêve. C’est d’ailleurs au nom du père que celui qui semble flotter dans ses habits présidentiels est parvenu à la magistrature suprême. Voilà qu’il n’a présentement qu’un problème, celui de vouloir s’enraciner.

 

Avant lui, il y a Alassane Dramane Ouattara, qu’Houphouët avait appelé en 1990 pour traire les grasses vaches ivoiriennes, et qui s’est mis depuis à compter les veaux, et qui en est maintenant à son quatrième mandat. Et que dire d’un Alpha Condé, emporté par un coup d’Etat militaire mené par Mamadi Doumbouya, le 5 septembre 2021, alors que, contre tout bon sens, à 80 ans révolus, il voulait lui aussi tripatouiller la Constitution pour jouer les prolongations ?

 

C’est à croire que le pouvoir est une forme de drogue dont on se défait difficilement. Pour autant, on aurait tort de penser que c’est la démocratie, le problème. Pas du tout. C’est moins la démocratie que les hommes et les femmes qui sont censés l’incarner qui sont le véritable problème. Si les institutions sont fortes, les opinions nationales fortes et que les contre-pouvoirs sont forts, il n’y a pas de raison que ceux qui sont amenés à diriger le pays ne soient pas droits. Ce ne sont pas seulement les dirigeants qui sont en cause. La responsabilité des populations également est entièrement engagée quand, pour quelques petits avantages, on en vient à vendre sa voix ou à défendre l’indéfendable.

 

Que peut-on alors espérer, sinon assister à ce genre de spectacle qui n’honore ni l’Afrique ni les Africains ? Mais il n’est pas encore tard pour le locataire du palais de la Nation de renoncer à son funeste dessein.

 

 

 

D. Evariste Ouédraogo 

 

 

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Abrogation Code noir : Une abomination juridique enfin effacée

 

Hier jeudi, un groupe parlementaire a présenté aux députés français une proposition de loi visant à abroger officiellement le Code noir, ce texte qui réglementait l’esclavage dans les colonies françaises et qui, paradoxalement, n’avait jamais été formellement supprimé du droit français.

 

Promulgué en 1685 sous Louis XIV, le Code noir organisait juridiquement l’esclavage dans les colonies françaises. Ce texte considérait les esclaves comme des biens, encadrait les châtiments et institutionnalisait une hiérarchie raciale au service du système colonial.
Mieux vaut tard que jamais, pourrait-on simplement se réjouir. En effet, si l’esclavage a été aboli en 1848, le texte qui en constituait l’un des principaux fondements juridiques demeurait encore dans l’arsenal législatif français. Symbole majeur de la barbarie esclavagiste, le Code noir n’avait jamais été officiellement abrogé.

 

Son effacement tardif du droit français revêt donc une forte portée symbolique. Il rappelle qu’abolir une pratique ne suffit pas toujours à faire disparaître les textes, les mentalités et les héritages qui l’ont accompagnée. Cette abrogation apparaît ainsi comme une reconnaissance tardive d’une des pages les plus sombres de l’histoire coloniale française. Elle intervient d’ailleurs dans un contexte où les relations entre la France et plusieurs pays africains, autrefois considérés comme son pré carré, traversent une période de profondes turbulences. Entre incompréhensions diplomatiques, contestations de l’influence française et montée des sentiments souverainistes sur le continent, ce geste symbolique prend inévitablement une dimension politique et mémorielle.

 

En France même, cette proposition de loi surgit à un moment marqué par la montée d’un discours identitaire et xénophobe porté par certaines sphères politiques et médiatiques. Les thèses de l’extrême droite gagnent du terrain, banalisant parfois des propos qui, hier encore, auraient suscité l’indignation générale.

 

Dans ce climat tendu, l’abrogation officielle du Code noir sonne aussi comme un rappel nécessaire : une démocratie ne peut prétendre défendre les valeurs d’égalité et de dignité humaine tout en conservant, même symboliquement, les traces juridiques d’un système fondé sur la négation de l’humanité de l’autre.

 

 

 

Issa K. Barry

 

 

 

 

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Candidature de Macky Sall aux Nations unies : Recalé à domicile et sur le continent

 

Le 27 mars dernier, l’Union africaine, par la voix d’une bonne vingtaine de pays, dont le Nigeria, poids lourd ouest-africain, a opposé un « niet » sans détour à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Rien que ça.
 Un camouflet de plus, et non des moindres, pour l’ancien président sénégalais, qui n’avait déjà pas fini de digérer le refus, autrement plus piquant, de son propre pays. Il y a peu encore, les autorités sénégalaises faisaient savoir, avec un flegme presque désarmant, qu’elles ne se sentaient nullement concernées par les ambitions internationales de celui qui dirigea le pays de 2012 à 2024.

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La traite des Africains, “pire crime contre l’humanité’’: Maintenant on fait quoi, monsieur Guterres ?

 

Bruits des bombes au Proche-Orient obligent, la résolution votée par l’Assemblée générale des Nations unies, le 25 mars, stipulant que ‘’ la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains constituent les plus graves crimes contre l’humanité...’’ n’a pas eu l’écho médiatique qu’induit l’importance de cette décision. Explosion par-ci, drones interceptés par-là, le tout dans une corrida de déclarations déterminées, triomphalistes ou invectivantes de Trump et Netanyahu, voilà qui fait les manchettes des médias.

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Terre d'asile pour migrants déboutés : Une hypocrisie bien organisée

 

Il aura suffi d’une visite officielle de Bola Tinubu au Royaume-Uni pour que resurgisse, le temps de quelques poignées de main et de déclarations bien calibrées, la question des migrants africains déboutés du droit d’asile. Une cause entendue, dit-on. Vraiment ? Car pendant que les discours diplomatiques s’enchaînent, la réalité, elle, ne change pas : l’Occident ne veut plus de ces migrants, mais ne sait plus comment se débarrasser d’eux sans entacher son image.

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Election présidentielle au Congo: Sassou jusqu’à ce que mort s’ensuive ?

 

2,5 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dimanche 15 mars pour l’élection présidentielle. Face à ‘’l’éternel’’ Dénis Sassou-Nguesso, 6 autres candidats, peu ou prou connus, avec des moyens limités et des appareils de partis tenus, ont tenté de donner le change démocratique à un système qui n’en est pas un.

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