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Commentons l"évènement (66)

Assemblée nationale : Heureux comme un suppléant de ministre

 

Jusqu’à la dernière minute, j’ai espéré. Ardemment espéré qu’on me contacterait, si bien que je me suis procuré un Power-bank de dernière génération, un plan B pour éviter la fatale excuse du fameux « Ton portable était éteint ou quoi ? » à ceux qui devraient bien prendre langue avec moi et me proposer un maroquin ministériel.

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Participation FPI Gbagbo aux prochaines élections: Signe annonciateur du retour du Woody

L’information a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans l’opinion publique ivoirienne. Dans un communiqué, le FPI tendance Laurent Gbagbo a annoncé sa participation aux élections générales de mars 2021. « Le Front populaire ivoirien (FPI), tout en continuant résolument le combat pour la création d’un cadre consensuel pour l’organisation d’élections justes et transparentes, participera aux élections législatives, municipales et régionales et se donnera, en concertation avec ses partenaires de la coalition des plateformes de l’opposition ivoirienne, notamment avec le PDCI/RDA, les moyens de les gagner ».

Ainsi, après 10 ans de boycott systématique de tous les scrutins organisés depuis la chute de leur président transféré à La Haye où il a été jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité puis acquitté, les fidèles de Laurent Gbagbo renouent avec les urnes. Une décision qui aurait été prise avec l’aval de l’enfant terrible de Mama actuellement en liberté conditionnelle à Bruxelles. Mieux, elle intervient seulement quelques semaines après la délivrance de passeports ordinaire et diplomatique à l’illustre exilé qui, sitôt les précieux sésames obtenus, a annoncé son intention de retourner dans son pays dans les plus brefs délais. Pour autant faut-il y voir le fruit d’un accord secret entre les irréductibles du FPI pro-Gbagbo et le gouvernement ivoirien ? En tout cas, difficile de ne pas faire un lien lorsque l’on apprend que le secrétaire général du parti, Assoa Adou, a été instruit par son mentor de prendre langue avec les autorités d’Abidjan afin de faciliter le retour tant attendu.

Il est également loisible de constater un changement de ton et même d’attitude de ce FPI dit originel qui saisit la main, voire tout le bras, tendue des autorités qui ont fait de la réconciliation nationale l’une des priorités du 3e mandat d’Alassane Ouattara. En effet, dans le même communiqué annonçant sa participation aux prochaines échéances, le parti indique qu’il  « répondra à toutes les invitations du gouvernement au dialogue politique qui doit porter sur l’ensemble des conditions pouvant permettre de restaurer la démocratie et une paix durable en Côte d’Ivoire ».

Ce retour des pro-Gbagbo dans le processus électoral sera-t-il du goût de l’opposition dans son ensemble ? Rien n’est moins sûr quand on se rappelle qu’après la chute de Gbagbo, père fondateur du FPI, sa famille politique s’était livrée à une guerre de succession qui avait abouti à une scission. Une branche menée par l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan, arrivé 2e à la présidentielle de 2015, avait vite fait de se placer sous l’aile du RDR d’ADO tandis que l’autre, restée fidèle au Woody, avait fait du retour de ce dernier la condition sine qua non de toute participation à des élections. Déjà, suite à l’annonce du retour des pro-Gbagbo dans la compétition électorale, leurs frères ennemis de la tendance officiellement reconnue n’ont pas tardé à annoncer la couleur. Pas question que les revenants se présentent sous l’étiquette du FPI dont ils ont désormais le monopole et la légitimité qui va avec… Ambiance.

 

H. Marie Ouédraogo

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Les Humeurs de Barry : De la viande à 1000 francs, tu goûteras

 

C’était le samedi dernier, dans le quartier Zogona à quelques encablures de la zone du Bois. Nous étions assis dans un petit troquet comme il y en a à la pelle en bordure de goudron dans Ouagadougou. Que disais-je ? Nous étions donc assis, le dos au mur et les regards rivés sur la voie pour des raisons évidentes de sécurité. Et ça piaillait fort à toutes les tables, un non-évènement dans ce genre d’endroit, quand ont pris place à la table d’à côté trois nouveaux venus. Un monsieur et deux dames, tous des Blancs, visiblement des expatriés, qui hélèrent aussitôt le serveur.

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Réélection Akufo-Addo: Le pacte de paix à l’épreuve du terrain

Initialement attendus le lendemain des élections présidentielle et législatives au Ghana, les résultats de la course à la magistrature suprême sont finalement tombés hier mercredi 9 décembre, soit deux jours après le double scrutin. Selon le décompte provisoire de la commission électorale, c’est le candidat du Nouveau parti patriotique (NPP) Nana Akufo-Addo qui décroche la victoire pour un second mandat de quatre ans avec 51,59% des suffrages contre 47,36% à son challenger John Dramani Mahama du Congrès national démocratique (NDC). Comme on le voit, c’est par un score serré que l’actuel locataire de « Flagstaff House » rempile pour un second bail au grand dam de son rival de toujours. Il faut dire qu’entre les deux leaders politiques, la partie s’est invariablement jouée dans un mouchoir de poche. En 2012, c’est John Dramani Mahama qui l’avait remporté sur le fil avec 50, 7% des voix avant que Nana Akufo-Addo ne prenne sa revanche en 2016 avec 53,8% des suffrages.

Il faut cependant dire que même si nombreux étaient ceux qui se sont félicités du bon déroulement dans le calme et une relative sérénité, beaucoup ont déchanté en apprenant que la compétition aux apparences si fair-play, n’avait pas été aussi saine qu’on aurait pu le croire ; car dans l’intervalle entre la tenue du scrutin proprement dite et la proclamation des résultats provisoires, les services de sécurité ghanéens ont enregistré une soixantaine d’incidents au cours desquels au moins 5 personnes ont été tuées et une vingtaine d’autres blessées.

Pourtant, chose inédite sous nos cieux, les deux principaux candidats avaient signé un pacte de paix dans lequel ils s’engageaient respectivement à reconnaître les futurs résultats de la présidentielle. Mais vu les derniers développements, rien n’incite à l’optimisme. Déjà, sur la base des résultats partiels (7 régions sur 16) qui donnaient John Dramani Mahama en tête, ce dernier a prévenu qu’il « résisterait à toute tentative de vol du scrutin » qualifiant au passage le président sortant d’ « antidémocratique ». Maintenant que la tendance s’est inversée, on se demande quel accueil le leader du NDC réservera à cette nouvelle donne, lui qui revendique par ailleurs la victoire aux législatives tandis que le parti au pouvoir qui ne l’entend pas de cette oreille, se prépare pour la bataille du prétoire.

Alors, que va nous réserver le Ghana, qui depuis le renouveau démocratique africain, fait figure de bon élève en matière d’alternance politique pacifique, devenant ainsi la black star de la démocratie à l’africaine.

Espérons que le choc des ego associé aux vieilles rancœurs n’auront pas raison du gentleman’s agreement signé quelques jours avant l’ouverture des hostilités ; car si même le Ghana devait basculer dans les eaux fangeuses des crises post électorales, ce serait toute l’Afrique qui verrait s’éteindre une des étoiles les plus resplendissantes de son firmament.

 

H. Marie Ouédraogo

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Crise politique en RDC : Faites vos jeux, le marché de députés est ouvert !

 

Depuis quelque temps, la président Félix Tshisekedi, 57 ans, a des nuits blanches. Et désormais, il sait qu’il ne suffit pas d’être « fils de... » pour gérer le pouvoir sans anicroches, comme le Roi lion. Les raisons de cette insomnie ? La recherche désespérée d’un divorce sans trop de casse du mariage de raison qu’il avait noué avec son prédécesseur, Joseph Kabila, durant la campagne présidentielle de décembre 2018. Il se trouve en effet  que le Parlement de ce pays certes vaste compte, excusez du peu, 500 députés et est largement dominé par les pro-Kabila.

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Valéry Giscard d’Estaing : Réformateur en France, barbouze en Afrique !

 

La Grande Faucheuse a encore fait des siennes ! Elle a emporté Valéry Giscard d’Estaing (VGE) par le truchement de la covid 19. Une autre victime de choix de cette pandémie qui n’en finit pas de décimer le 3e âge et de paralyser l’économie mondiale. Adieux VGE, avec tout le respect dû au grand commis de l’Etat français que vous avez été, avant d’en être le premier magistrat pendant 7ans, de mai 1974 à mai 1981.

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Audition de Sarkozy : La Justice toujours aux trousses de l’homme pressé

 

Retour au prétoire de Nicolas Sarkozy. Lundi dernier au tribunal correctionnel de Paris, l’ancien président français était appelé à répondre de l’affaire dite de Bismuth, un patronyme qui a permis au président de l’époque de converser pendant plusieurs mois, en 2004, avec son avocat Thierry Herzog, pour percer les secrets de la Cour de cassation. Eh bien, le vrai Bizmuth, Paul, s’est constitué partie civile pour demander réparation pour l’usurpation de son identité.

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Ouganda : Le dinosaure Museveni a la dent dure

 

Retour à la case prison pour l’opposant ougandais Bobi Wine. Le chanteur de 38 ans, élu député en 2017, est le principal opposant au président Yoweri Museveni à la présidentielle du 14 janvier 2021. L’on sait que dans beaucoup de pays, notamment africains, c’est la meilleure manière de plier toutes les voix discordantes dans la course effrénée à un énième mandat. Ce n’est, du reste, pas la première fois qu’on arrête le remuant opposant et son immunité de parlementaire n’y a rien pu. Depuis 2018, il fait l’objet d’interpellation, surtout pour manifestation illégale. Cette fois-ci le prétexte est tout trouvé : il aurait contrevenu aux mesures de protection contre la covid 19 au nombre desquelles figure l’interdiction des rassemblements de plus de 200 personnes.

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