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Noces dramatiques à Kinsasha: La fête finit en fumée et mise en bière

 

Que s’est-il passé dans la salle des fêtes de Lingwala, une commune dans la périphérie de Kinsasha, dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 courant ?  Ou plus exactement, qu’est-ce qui y a provoqué cet incendie dramatique qui fit entre 12 et 22 morts et une trentaine de blessés plus ou moins graves ?

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Guéguerre Pouvoir/Opposition en RDC: De la querelle sémantique à la guerre de légitimité

 

Les remises en causes socio-politiques indicatives d’un nouvel ordre mondial en gestation touchent presque tous les continents. Hormis la lointaine Océanie dont les soubresauts de ce douloureux accouchement nous sont imperceptibles, ceux de l’Afrique nous interpellent chaque jour, en particulier la République démocratique du Congo en proie à de multiples crises.

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Appel pour un gouvernement d’union nationale au Tchad: Succès Masra ou le syndrome de Stockholm ?

 

 

 

A peine sortie de prison à la suite d’une grâce présidentielle à l’occasion de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du pays, le 11 août dernier, l’emblématique opposant à Deby père et fils s’est remis sous les projecteurs de l’actualité. Dans une conférence de presse tenue le 15 août, il appelle à la collaboration avec le gouvernement de Mahamat Deby et invite ce dernier à former un gouvernement d’union nationale.

 

Quand on connaît le parcours politique d’à peine 8 ans de cet économiste technocrate, en passe de souffler ses 43 bougies, cet appel est une demi-surprise. En effet, c’est à croire que depuis qu’il a démissionné de la Banque africaine de développement (BAD) pour s’engager dans la politique en créant le parti Les Transformateurs (juin 2018)Succès Masra est abonné à de revirements spectaculaires comme s’il jouait avec Deby père et maintenant avec Deby fils à du je t’aime moi non plus.

 

En rappel, dès 2019, Succès Masra appelait le président Idriss Deby Itno à un dialogue national. Confronté à un refus catégorique et à la répression des militants et des activités de son parti, il menaça de rendre le pays ingouvernable. Il échappe alors à une première tentative d’arrestation en se refugiant début 2021 à l’ambassade américaine à Ndjamena. Il en sortira pour rencontrer Idriss Deby le 16 mars pour lui demander de renoncer à l’élection présidentielle prévue en avril 2021. Peine perdue. Idriss Deby est réélu avant d’être assassiné le 20 avril de la même année. Succès Masra dénonce alors la création du Conseil militaire de Transition (CMT) et la désignation de Mahamat Deby Itno, chef de l’Etat, comme un coup d’Etat. Il appelle plutôt à la création d’un ‘’collège consensuel de gouvernement’’ et convoite le poste de Premier ministre ou tout le moins d’y participer avec d’autres personnalités de l’opposition. L’idée du gouvernement collégial n’aboutit pas mais Succès Masra participe néanmoins au ‘’dialogue national inclusif’’ (DNI) qui définit une feuille de route de la transition que Les Transformateurs rejettent. Succès Masra et ses partisans renouent alors avec les manifestations de rue pour dénoncer la gestion clanique du pouvoir et les conclusions du DNI, notamment la durée, et la prolongation à 3 ans de la période de transition. La répression des manifestations de l’opposition, avec le parti Les transformateurs en pôle position, accoucha d’une hécatombe de 60 à 200 morts et près de 2000 arrestations, selon les sources officielles ou les rapports d’ONG des droits de l’homme. C’est le ‘’Jeudi noir’’ du 20 octobre 2022 qui oblige à nouveau Succès Masra à la clandestinité et la fuite en exil.

 

Exil de courte durée car le 03 octobre 2023, il était de retour au Tchad, venant du Cameroun malgré un mandat d’arrêt international émit contre lui en août 2023. Cette réconciliation de Succès Masra avec Deby Fils a été l’œuvre du président Félix Tsishekedi avec le soutien de chancelleries occidentales. Mais les accords du 31 octobre 2023 dits ’accords de Kinsasha’’ ou ‘’accord Toumaï’’ ne sont pas vu d’un bon œil par d’autres leaders de l’opposition Tchadienne dont Yaya Dillo du Parti socialiste sans frontières (PSF) qui les qualifie ‘’d’accords de dupe’’ parce que, entre autres, ils accordent l’armistice aux auteurs des tueries du ’Jeudi noir’’.

 

Qu’importe, Succès Masra est bel et bien en phase avec ses anciens bourreaux au pouvoir dont il reconnaît la légalité des institutions, appelle à voter pour la nouvelle Constitution au référendum du 17 décembre 2023. Et Mahamat Deby Itno de jouer le jeu de la réconciliation jusqu’au bout... ou plus exactement, jusqu’à le nommer Premier ministre, le 1er  janvier 2024.

 

Réconciliation en feu de paille, lune de miel de courte durée car après seulement 4 mois et 23 jours à la primature, le président des Transformateurs est renvoyé à ses études d’opposant qui flirte avec le pouvoir, le prisonnier qui tend la main à ses geôliers, l’otage qui aime ses ravisseurs.

 

Les causes de cette nouvelle disgrâce de Succès Masra, selon plusieurs observateurs tiennent sans doute à sa participation surprise à l’élection présidentielle du 6 mai 2024, aux foules que sa campagne a drainées, à ses qualités de tribun au point que des sondages le donnaient vainqueur. Pourtant il ne récoltera que 18,53 % des voix, dénoncera le résultat des votes avant de rendre sa démission le 23 mai et de reprendre sa liberté d’opposant, prônant le boycott des législatives d’octobre 2024.

 

Le régime ne se fit pas prier pour reprendre son rôle de bourreau. A la suite d’un différend entre éleveurs et agriculteurs dans le Logone oriental, région d’origine de Succès Masra et fief de son parti, il eût 20 à 22 morts en avril 2025. Les Transformateurs sont accusés d’avoir joué un rôle dans ces incidents et leur président est arrêté, inculpé, détenu, jugé et condamné à 20 ans de prison et à 1 milliard d’amende, pour de multiples chefs d’accusation : ’incitation à la haine, complicité d’assassinat, incendies volontaires, association de malfaiteurs’’ et on en oublie.

 

Mais nouveau revirement de situation, c’est le geôlier qui tend la perche au prisonnier par une grâce présidentielle. C’était le 14 août dernier, et celui-ci à peine le nez dehors, retourne sa veste, change de discours et appelle à collaborer avec le pouvoir dans un gouvernement d’union nationale.

 

Questions : Pendant combien de temps va durer cette nouvelle réconciliation ? Succès Masra va-t-il perdre tout crédit dans ses tribulations d’opposant atteint comme par le syndrome de Stockholm ?

 

 

 

La Rédaction

 

  

 

   

 

 

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Épidémie d’Ébola en RDC: Alerte à Kinshasa

 

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