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Présidentielle ivoirienne

On voulait une date, on a eu une fourchette

« Le premier tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire aura lieu entre le 11 octobre et le 6 décembre 2009 ». C’est l’annonce qu’Alcide Djédjé, l’ambassadeur ivoirien auprès des Nations unies, a faite mardi dernier au Conseil de sécurité à New York. Il a précisé que ce calendrier avait été communiqué au chef de l’Etat par la Commission électorale indépendante (CEI).

Reste maintenant au président Laurent Gbagbo à choisir la date exacte de l’élection dans cette fourchette de temps et de l’annoncer au peuple. Et selon toute vraisemblance, Laurent Gbagbo devrait, dans les heures qui viennent, faire une allocution télévisée pour préciser les choses. Peut-être même qu’au moment où vous lisez ces lignes, il s’est déjà exprimé sur la question.

Reportée depuis octobre 2005, et cela, à plusieurs reprises, cette élection présidentielle, censée mettre fin à la crise ivoirienne, était en train de devenir un véritable serpent de mer. Le dernier report en date, c’était le 30 novembre 2008. Mais plus on s’en approchait, plus on savait que le rendez-vous ne serait pas tenu. Et de fait, ce scrutin avait fini par être reporté sine die.

Depuis, nombreux sont ceux qui se demandaient si les Ivoiriens pourraient aller aux urnes avant la fin de cette année. On voulait donc une date précise, mais, finalement, on nous annonce une fourchette de temps dans laquelle ce scrutin devrait se tenir. Qu’à cela ne tienne, c’est toujours bon à prendre si, effectivement, au cours de la période citée, le corps électoral est convoqué aux urnes.

A Abidjan, la classe politique, surtout l’opposition, a accueilli avec circonspection et réserve cette annonce de l’ambassadeur Djédjé. Elle s’étonne surtout que ce soit à l’extérieur et par la voix du représentant permanent de la Côte d’ivoire à l’ONU que cette nouvelle ait été donnée. Soit ! Mais l’ambassadeur est quand même un homme bien introduit et parfaitement au parfum des importantes décisions politiques concernant son pays !

Si cette annonce a été faite à New York devant le Conseil de sécurité, ce n’est pas un hasard. En effet, c’est le signe que la Côte d’Ivoire est en train de subir d’énormes pressions de la part de la communauté internationale. Une communauté internationale qui montrait depuis un certain temps des signes d’impatience et son agacement face aux multiples reports de l’élection.

Mais la pression peut être aussi venue du côté de Ouagadougou. Pour la simple raison qu’en 2010, il se tiendra l’élection présidentielle au Burkina Faso. Et Blaise Compaoré, qui est le médiateur dans la crise ivoirienne, va très certainement solliciter un autre mandat présidentiel.

C’est dire que le facilitateur, durant l’année électorale burkinabè, va beaucoup plutôt se soucier de sa propre réélection que de parcourir la sous-région pour résoudre des crises. Car, même si la médiation lui réussit ces derniers temps, Blaise n’oublie pas que s’il est médiateur, c’est bien parce qu’il est d’abord chef d’Etat.

Caricaturalement, on peut supposer que Blaise a appelé Laurent Gbagbo et Guillaume Soro pour leur dire ceci : « Ecoutez, mes amis. On est acculé par le temps. On ne peut pas continuer à reporter indéfiniment l’élection présidentielle. Vous savez bien que moi-même j’ai des élections en 2010. C’est dire qu’en 2010, je ne pourrai rien faire pour vous, car je compte m’investir au Burkina pour être réélu. Vous savez aussi que la communauté internationale ne sera pas d’avis que la présidentielle ivoirienne se tienne jusqu’en 2011. Alors, faisons un effort, il faut en finir avec, cette année même ».

Avec des arguments de ce genre, Blaise peut facilement convaincre les autorités ivoiriennes de tenir, que coûte que coûte, en 2009 ce scrutin tant attendu.

En fin, la pression est venue de l’intérieur de la Côte d’Ivoire, où récemment, après la tenue d’un conseil, les Forces nouvelles ont menacé de se retirer du processus de paix et appelé Guillaume Soro à quitter la primature. Par contre, on savait déjà que la pression ne pouvait pas venir du côté des adversaires politiques de Laurent Gbagbo, à savoir Henri Konan Bédier et Alassane Dramane Ouattara.

Dans tous les cas, pression ou pas, le président Gbagbo gagnerait, dans le discours télévisé qu’il devra prononcer, si ce n’est déjà fait au moment où vous nous lisez, à confirmer la date de ce scrutin dont la seule évocation met en émoi et tient en haleine toute la classe politique ivoirienne.

San Evariste Barro

 lobservateur

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Il y a 6 commentaire(s) pour cet article

posté le 30 avril 2009, par le sapeur

bjr a tous gbagbo na pas le choix il devra le fair pour que la cote d’ivoire ait la paix et aussi comme tu la si bien dit evariste le blaiso aura pour lui en 2010 alors il n’aura pas le temps pour consacrer a sa dèhh donc coute que coute l’election doit se tenir la mais moi je crois qu’en octobre est encore mieux qu’en decembre

le sapeur


posté le 30 avril 2009, par Fernando LéChé

Bagbo doit maintenant arrêté tout calcul politicien et allé tout droit au election d’ici fin 2009.Sinon les force nouvel et meme la communauté international aura raison sur lui.S’il est fort de sa bonne gestion des affaires en Cote d’Ivoire qu’il propose enfin cette date et nous auront tous la Paix tant attendu.


posté le 30 avril 2009, par pascale

Il n’y aura pas d’élection en Côte d’ivoire cette Année. tous ça, c’est du Blaguer tuer. Attendez voir !


posté le 30 avril 2009, par opinion

Nous serons tous très très content si les élections se tiennent cette année.Pour moi ce qui est plu préoccupante c’est stabilité.je trouve que la RCI peut d’un temps a un autre basculer dans une situation indesirable.Ce resultat trouve sa source de ce que les generaux rebels reclamais ces derniers jours au 1er ministre. Je pense que les autorités ivoiriennes doivent beaucoup tacher sur la reinsertion des rebels et la recherche de la coesion sociale. cela est necessaire pour la tenue des election dans le pays. N’oublions pas que c’est une manque de coesion social qui a entrainer le pays dans ça. Il est bien vrai que Gbagbo fait des calculs politique mais je reste convaincu qu’il veut le bien de son peuple. L’epanouissement du peuple ne passe pas forcement a la tenue des elections en octobre. cela ne veut pas dire de prendre tout son temps.


posté le 30 avril 2009, par Biko

Je suis d’avis avec vous Opinion. Ce qu’il faut ajouter, c’est que Gbagbo a toujours accepté les compromis de l’Accord de Ouaga, contrairement aux ex-rebelles.

Bonne journée

Biko


posté le 1er mai 2009, par Visiteur

Salut

les élections ne sont pas forcément gage de paix. Jetez un coup d’œil dans le pays en crise. Les ex rebelles, s’ils ne sont pas satisfaits ou en insécurité, croyez vous qu’ils laisseront tomber. Ils trouveront le moyen de tout faire basculer à la veille ou au lendemain des élections. Attendons de voir.



 
 
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