N° 7708 DU VENDREDI 03 AU DIMANCHE 05 SEPTEMBRE 2010
Bannière Publicitaire Bannière Publicitaire
Accueil Notre journal Nos liens Contact Services Commerciaux Archives
 
 Rubriques du jour
 
Grille de lecture
Regard sur l’actualité
Education
Débat
Il était une fois un 1er septembre
 
 
 La Une en image
 
 
 
 Annonces
 
Appels d’Offres
Necrologie
 
 
 Nos dossiers
 
Grands entretiens
Tchat en live
Médias
 
 
 Sondage
 
Il y a des velléités de révision de l’article 37 qui limite présentement à deux, le nombre de mandats présidentiels. Quelle est votre position ?
Oui à la limitation
Non à la limitation
Sans opinion
 
 
 

Vous êtes dans : >> Santé

Risque cardiovasculaire chez les malades du Sida

Les ARV pointés du doigt

Comme ailleurs dans le monde, à Ouagadougou aussi, les patients du Sida sous traitement des Antirétroviraux (ARV) sont exposés à des complications cardiovasculaires. Toutefois, « le rapport bénéfice/risque du traitement ARV reste tout à fait favorable » et les malades doivent poursuivre leur thérapie. C’est la conclusion de la thèse de médecine que Clovis Simplice Kiswendsida Sawadogo a brillamment soutenu sur le thème des « Facteurs de risque cardiovasculaire chez les personnes vivant avec le VIH à l’ère des combinaisons des ARV à Ouagadougou ». C’était le 8 décembre 2009 à l’université de Ouagadougou.

Généralement, c’est chez des sujets âgés de plus de 40 à 50 ans que l’on pouvait observer un syndrome coronarien aigu. Et le plus souvent, ces personnes étaient des fumeurs. Mais dans sa position d’étudiant en 7e année de médecine, Clovis Simplice Kiswendsida Sawadogo a constaté que ce syndrome touchait une population de plus en plus jeune.

Intrigué, il s’est intéressé à la question et s’est vite rendu compte que ces sujets étaient pour la plupart des personnes vivant avec le VIH et étaient sous traitements des ARV depuis quelques années.

Selon Pr Joseph Drabo, chef de service de médecine interne, « ces patients sous ARV présentent notamment un certain nombre de troubles que l’on regroupe sous le nom de facteurs de risques cardiovasculaires, parmi lesquels il y a une prise de poids qui est repartie au niveau abdominal. De même ils ont une répartition de graisse qui est irrégulière et qui s’associe à un syndrome qu’on appelle le syndrome métabolique, lequel regroupe des troubles lipidiques (les graisses) mais aussi une hypertension artérielle et parfois un diabète sucré ».

Décidé d’en savoir davantage sur ce phénomène, M. Sawadogo en a fait l’objet de sa thèse de médecine afin de mieux comprendre les raisons de ces complications cardiovasculaires chez les malades du Sida. Dans ses travaux, il a été encadré par le Pr Patrice Zabsonré et Dr André Samadoulougou respectivement directeur et co-directeur de la thèse de Clovis Simplice Kiswendsida Sawadogo.

Le 8 décembre 2009, l’étudiant était face à un jury présidé par le Pr Joseph Drabo pour présenter et soutenir sa thèse. Il a justifié que pour des raisons budgétaires, il avait limité son échantillon à 100 personnes et que cela l’empêchait du coup de pouvoir mener une grande étude qui pourrait éventuellement et indiscutablement « établir un véritable lien de causalité entre ARV et risque coronarien ».

Cependant, il a avoué avoir remarqué une accentuation du risque coronarien aigu chez la population qu’il a étudié. Ces perturbations s’observant surtout chez « les patients ayant des inhibiteurs de la protéase dans leur combinaison ARV et après une durée de traitement supérieur à 30 mois ». Mais loin de lui l’idée d’alarmer les malades du Sida ou de les pousser à abandonner leur thérapie.

Au contraire, il estime que « le rapport bénéfice/risque du traitement ARV reste tout à fait favorable aux patients » même s’il faut dorénavant sensibiliser ces derniers et les soignants afin de dépister et de traiter précocement les complications cardiovasculaires. « Nous devons dès à présent avoir un regard sur les complications métaboliques liées aux ARV car leurs prises en charge sont plus difficiles et plus coûteuses » que le traitement du Sida.

Sa thèse a été sanctionnée par la « mention très honorable avec les félicitations du jury ». Le jeune docteur a dédié son travail à sa famille « pour tous les sacrifices consentis des années durant » et a remercié tous ceux qui l’ont conseillé et accompagné dans la réalisation de sa thèse.

San Evariste Barro

 lobservateur

Imprimer cet article  envoyer l'article par mail title= envoyer par mail écrire à l'auteur

Il y a 5 commentaire(s) pour cet article

posté le Wed, 06 Jan 2010 09:15:02 +0000, par Doudou Junior

moi je dirai plutot que les effets secondaires des ARV ne devaient pas etonner personne. Je dis bien "les" effets parce que le risque cardiovascuaire n’est pas le seul... Les corps de santé le savent tous. C’était pour ne pas decourager les malades du SIDA contre les ARV qui restent le seul "remède" pour le moment en tout cas contre le SIDA .


posté le Wed, 06 Jan 2010 09:56:38 +0000, par loszapatos

je pense à la présentation de meileurs voeux le président du faso a fait un effort pour rendre les ARV gratuit qu’ils en deplaisent aux détracteurs qui ne réconnaisent pas les actions posées par l’enfant de ziniaré. ce sont des actions à saluer et à encourager a sa juste valeurs . bon vent au prési qu’il continue toujours de faire raillonner le faso hors de nos frontières à travers ses médiations car on est fier d’etre burkinabé aujourd hui à l’etranger


posté le Wed, 06 Jan 2010 10:44:30 +0000, par Lecitoyen

loszapatos vraiment tu es un vrai carent.Tu es où même.Où est cet effort que le président a fait ? Sais tu qui finance les ARV au BF ? C’est pour profiter que Blaise a rattaché le CNLS a son cabinet et c’est lui le président.Si vous donnez les ARV a des gens qui ne peuvent avoir à manger c’est zero.Y a des pays où les ARV sont gratuits depuis on ne sait quand mais aussi on donne aux malades un pécul chaque mois qui atteind 30 000 f pour qu’il puisse avoir de quoi manger.Personne ne souhaite avoir affaire aux ARV.C’est un discours nul que Blaise a pronocé le 31 déc. Risques cardiovasculaires liés aux ARV je pense qu’on a pas besoin d’être médecin pour savoir que ces médicaments qui ne sont que de la drogues présentent des risques d’effets secondaires.Matin midi soir il faut avaler comme une poule mais c’est sûr que les effets secondaires se developpent.Félicitation à ce jeune médecin car il n’est pas donner à n’importe qui aujourd’hui d’avoir un d’plôme à l’UO. Je lui souhaite une carrière réussie mais qu’il constinue à bosser.


posté le Wed, 06 Jan 2010 13:01:26 +0000, par prosper

salut ! il y a des gens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ! déclarer les ARV gratuits dans un pays pauvre comme le notre, n’est pas une prouesse ! il y a des maux qui tuent plus vite que le VIH : le paludisme, la méningite et surtout la pauvreté. le discours du prési était en substance pauvre, rien n’a été fait pour améliorer le quotidien des burkinabé.ce n’est pas le blaiso qui financent les ARV au Faso ! c’est pour leurrer les gens, il prépare sa future campagne présidentielle c’est tout. ceux qui sont aveugles les gros sous sont à côté de la présidence (SP/CNLS) alors que les malades dans les villages. si les ARV sont gratuits alors que les prix des denrées alimentaires restent élevées et les malades sous alimentés, pensez vous que cette gratuité apportera quelque chose ? pour être efficace dans sa démarche, il aurait fallu que le chef de l’Etat se penche d’abord sur le quotidien des burkinabé. aussi faudrait-il qu’il se penche sur les conditions de santé des agents de santé, il faut motiver ces agents là !


posté le Wed, 06 Jan 2010 17:03:07 +0000, par SACRE

meilleur cadeua que le gouvernement vient d’offrire a son peuple burkinabé. MAIS ATTENTION cela ne veut pas dire qu’il faut maintenent DEVENIR INPRUDENT. SOYONS TOUJOURS CONSCIENT



 
 
  Rechecher
 
 
 
 
 Publicité

 
 Publicité

 
 Services
 
Marchés du jour
Pharmacies de garde
 
 
 Newsletter
 
 
Lettre d'information

 
 
 
    Copyright © L'Observateur Paalga : 2007 - 2008