N° 7712 DU JEUDI 09 AU DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 2010
Bannière Publicitaire Bannière Publicitaire
Accueil Notre journal Nos liens Contact Services Commerciaux Archives
 
 Rubriques du jour
 
Regard sur l’actualité
Conseil des ministres
Politique
Grille de lecture
Société
Projecteur
 
 
 La Une en image
 
 
 
 Annonces
 
Appels d’Offres
Necrologie
 
 
 Nos dossiers
 
Grands entretiens
Tchat en live
Médias
 
 
 Sondage
 
Il y a des velléités de révision de l’article 37 qui limite présentement à deux, le nombre de mandats présidentiels. Quelle est votre position ?
Oui à la limitation
Non à la limitation
Sans opinion
 
 
 

Vous êtes dans : >> Carnet de voyage

« La calebasse »

Une enclave africaine au cœur de Tokyo

Notre carnet de voyage au Japon, commencé lundi passé, se termine. Avant de prendre le long chemin du retour, ambiance africaine dans un maquis de la capitale nipponne. Un peu comme si on était à Ouaga, Dakar ou Accra.

Jeudi 15 juillet 2010, 21 heures, quelque part dans le sous-sol d’Hamamatsucho building. Le mur est tapissé de bogolan et d’une multitude de calebasses de toutes les formes et de toutes les tailles. Ici, un tambour d’aisselle (le « lounga » des Mossis), là, quelques masques et statuettes africains qui semblent souhaiter la bienvenue à ceux qui viennent d’arriver. Nous sommes au restaurant africain « La calebasse », tenu par … un Japonais. Corps ramassé, moustache abondante, Fusahiro Kumazawa trône au comptoir, savourant des ailes de poulets. Rien à voir, vous vous doutez bien, avec le « télévisé » ou le “flambé” de Ouaga.

Professionnel du voyage (il a une agence de tourisme, “The travalers Guardian Inc.”) qui a bourlingué un peu partout en Afrique, notamment au Burkina où il s’est déjà rendu au moins cinq fois, c’est en fait pour lui une activité annexe, cadre de retrouvailles entre les Africains vivant au Japon, principalement à Tokyo. On y rencontre aussi, parfois en tenue pagne et tresses ou natte “tropicales”, beaucoup de Nippon(e)s africanisé(e)s, la plupart du temps après un séjour sur le continent noir.

On peut y manger des plats de chez nous comme le tô (sauce gombo) à la texture toutefois assez particulière ; du mafé, du yassa ou du tiébou-djène en sirotant une bière ghanéenne, kényane, sud-africaine ou nigériane. Pas mal, cette idée de bières africaines ! Car rien que pour se rappeler le goût du nectar-pays, certains effectuent le pèlerinage. Mais point de Sobbra ou de Brakina. En tout cas, pas pour le moment.

Un Bissa de Garango aux fourneaux

Le personnel est également multinational. S’y côtoient en effet Japonais, Mauritaniens, Sénégalais et Burkinabè. Derrière les fourneaux, Mathias Bansé, un Bissa de Garango, s’affaire à honorer les différentes commandes. Il a suivi il y a deux ans sa compagne, une ancienne volontaire japonaise qui rentrait définitivement, et espère prendre bientôt quelques jours de vacances pour venir au Faso. « C’est pas facile ici. Au pays on dit que viima ya kanga (1) mais il faut trouver une expression plus dure pour nous... On lutte », confie-t-il pendant qu’il mitonne un petit plat.

Les minutes s’écoulent et la petitesse des lieux ajoute à la chaleur ambiante. On se laisse bercer par la musique d’artistes de renom tel l’incontournable Salif Kéita ou les airs qu’égrène la kora du Malien Mamadou Doumbia. A 45 ans, il fait un peu partie du décor avec son pantalon bouffant et ses babouches. Marié à une Japonaise, père de trois enfants, « dont un hors mariage », confesse-t-il, un rien espiègle, voilà vingt ans qu’il vit au « pays du Soleil-Levant ».

« J’ai fait aussi l’Europe, mais c’est tellement différent ici : la mode de vie, l’honnêteté, l’amour du travail, la ponctualité. C’est également des valeurs qui manquent chez nous en Afrique », affirme celui qui estime, entre deux cuillerées de mafé, que « le Burkina est l’un des pays les plus corrects d’Afrique ». Et savez-vous tout ce qu’il connaît du mooré, capté jadis dans son patelin de Koulikoro où, enfant, il a côtoyé de jeunes Mossi ? « Liguidi ka yé » (2).

Koro Doumbia a un projet qu’il espère pouvoir exécuter bientôt, avec ou sans soutien : organiser à Bamako un « Festival griot » dédié aux instruments traditionnels africains à cordes. La date est même déjà choisie, ce sera, sauf report, du 12 au 20 février 2011. « Avec ou sans sponsor, on va y aller. Il faut parfois commencer seul sinon personne ne vient », laisse-t-il échapper, visiblement déterminé, tout en rangeant ses instruments. Comme pour dire aux spectateurs qu’il est temps de rentrer n

Ousséni Ilboudo

Notes :
(1) Titre d’une chanson de K’Ravane qui signifie “la vie est dure”.

(2) Y a pas l’argent.

 lobservateur

Imprimer cet article  envoyer l'article par mail title= envoyer par mail Réagir à cet article écrire à l'auteur

Il y a 5 commentaire(s) pour cet article

posté le Thu, 29 Jul 2010 23:08:55 +0000

Les gens ne donnent pas tous les details. Quels sont les maquis a Ouaga ou on peut rencontrer les jeunes volontaires japonaises, qu’est ce qu’elle aiment (cheveux rastas des gars...), il faut nous dire comment toi tu as fait pour avoir la japonaise et te marier. Comment se passe la procedure d’obtention du visa une fois le mariage fait a Ouaga... ?


posté le Fri, 30 Jul 2010 10:10:05 +0000

Hey mon gars ; tu veux une vvolontaire de la JICA ? On dirait tu as envie de fuir le bled là ! Faut rester améliorer ton cadre de vie au lieu de vouloir aller profiter de ce que ces gens là ont fait comme travail. Si on devient nombreux dans ce pays, vous verrez qu’on va organiser des charters pour ramener les Africains. Mon gars, la fuite en avant, c’est pas la solution.


posté le Fri, 30 Jul 2010 17:25:00 +0000, par lejocker

Oui c’est vrai que ce gars ne cesse de demander la même info sur tous les forums. Si tu pars sur cette base, tu auras une nippone peut être mais ça n’ira pas loin, car toi ce que tu veux c’est le visa. Tu as intérêt à commencer par cultiver l’honnêteté et la sincérité pour pouvoir espérer.


posté le Fri, 30 Jul 2010 21:06:43 +0000

Restez la bas seulement que le mariage doit etre sincere. Vous ne voyez pas la photo du bissa cuisinier au Japon ? Je connais aussi des etudiants qui se sont maries nombreux en Europe. Qu’on aime sa femme ou pas, c’est pas important. L’essentiel c’est de quitter le BF avec toute sa poussiere et sa misere. Ne croyez tout de meme pas que je suis assez bete pour dire a la japonaise (ou toute autre blanche que je rencontre a Ouaga) que je veux la marier juste pour pouvoir quitter le pays.


posté le Fri, 30 Jul 2010 21:20:27 +0000, par Ali

Si au Faso tu travaillais comme tu le fais à Tokyo, tu allais gagner ta vie sans problème. Si ça ne va pas, tu économises et tu reviens !


Ajouter un commentaire
 
 
  Rechecher
 
 
 
 
 Publicité

 
 Publicité

 
 Services
 
Marchés du jour
Pharmacies de garde
 
 
 Newsletter
 
 
Lettre d'information

 
 
 
    Copyright © L'Observateur Paalga : 2007 - 2008