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Mouammar Kadhafi : Le viagra, l’arme fatale du Guide !

Ceux qui croyaient que le colonel Kadhafi était à court d’idées en auront eu pour leurs frais. Car, même acculé et vraiment coincé comme il l’est, le Guide administre la preuve qu’il a l’imagination fertile. Mais en l’occurrence, ce coup de génie est décidément diabolique : la CPI de Louis Moreno-Ocampo est formelle, elle détient des preuves  que le leader libyen a lui-même ordonné le recours au viol pour intimider les insurgés qui lui mènent la vie dure depuis de longs mois ; et qu’à cette fin, des containers de boîtes de Viagra et de drogues diverses auraient été achetés et acheminés en Libye, histoire de doper un peu plus la libido des combattants dont la nouvelle feuille de route est de violer autant de femmes que possible.

 

On se serait attendu à mieux de la part d’un homme dont presque tout le monde sait que ses jours à la tête de la Libye sont comptés. Car, avec la trouvaille de son arme fatale, cette guerre libyenne est condamnée à prendre un nouveau tournant et sans doute passera de sale à horrible et abject.

On le voit, Kadhafi administre la preuve, une fois de plus, qu’il  fera feu de tout bois pour se maintenir aux commandes de «sa Libye». Mais, ce faisant, en réalité, il ne fait que s’enfoncer chaque jour, un peu plus, dans son isolement, qui le rend indéfendable, même aux yeux de ceux qui, jusque-là, avaient tout de même choisi de lui réserver quelque grain de sympathie.

Après l’ostracisme politique, vint celui diplomatique ; en ce moment on en est à l’isolement éthique : qui pourrait sérieusement prendre la défense de ce Guide qui envoie ses sbires «trousser» d’innocentes filles et femmes ? Il faut oser le mot : plus qu'immorale, la trouvaille est bestiale.

De toute évidence, le Guide sait que ses jours sont comptés et que son «empire» est désormais condamné à n’être plus qu’une chimère. En plus de ces ennemis traditionnels qui veulent lui faire la peau, les bouches qu’il a jadis nourries l’ont piteusement lâché, et les amis sur lesquels il comptait ont résolument choisi de demander son départ. Kadhafi fait alors dans l’intransigeance et obéit à la philosophie du chaos après soi : ses ennemis veulent le déluge ? Ils l’auront, et en abondance.

Et pourtant, il avait, dans la récente proposition d’Ankara de lui offrir des garanties pour son exil, une excellente occasion de réussir une sortie à peu près honorable. On ne lui aurait pas tout pardonné, certes,  mais au moins, aurait-il pu sauver sa tête, mettre le reste de son clan à l’abri ; et surtout il aurait eu là l’ultime opportunité d’épargner morts, angoisses, peines et tribulations à ces Libyens qui, depuis de longs mois, ne savent plus à quel saint se vouer.

Mais l’homme est doté d’une fierté et d’un orgueil qui défient tout entendement. Il préfère accomplir ce qu’il prend pour son «devoir» et affirme, sans ciller, qu’il n’a pas peur de la mort. Suicidaire, le Guide ? On devra attendre pour le savoir, puisqu’il est toujours bel et bien là et entend le rester. Mais en attendant, plutôt que de s’en prendre à sa propre personne, il s’acharne à détruire la vie de ses concitoyens, usant pour cela des dernières cartouches de ses ultimes armes qui dénotent un désespoir évident.

A supposer que Kadhafi doive disparaître un jour plus ou moins proche, il laissera son nom gravé dans les annales de l’histoire des hommes, cela est sûr. Mais pas en martyr, comme il se plaît à le dire. On devra en retenir qu’il aura suivi les traces de ceux avant lui, qui auront réalisé la prouesse de découvrir que le viol pouvait être une arme bien redoutable de destruction massive : tous, des génies qui auront obligé l’humanité à marcher à reculons !

Jean Claude Kongo

Dernière modification lejeudi, 16 juin 2011 20:36

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