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Conférence de presse du MPP : Il se prend pour qui, ce Zaïda ? (Simon Compaoré)

La vie du parti après la disparition de Salifou Diallo, la lutte contre le terrorisme, le forum sur la sécurité qui se tiendra très prochainement et la dernière sortie de Pascal Zaïda du CED, qui tient mordicus à organiser un meeting le 21 octobre prochain, « avec ou sans autorisation » de l’autorité ont été, entre autres, au menu de la conférence de presse organisée par le MPP (Mouvement du peuple pour le progrès) le jeudi 5 octobre 2017 à son siège au quartier Ouidi. Sur le dernier point, la réaction de Simon Compaoré, président par intérim du parti au pouvoir : « Il se prend pour qui, ce bonhomme qui ose défier les institutions et la République ? »

 

Quand on a face à soi un Simon Compaoré, le spectacle est, presque toujours, garanti. Le vice-président du MPP et par ailleurs ministre de la Sécurité n’a pas dérogé à son habitude dans la matinée d’hier jeudi. Très en verve, il a tenu en haleine les représentants des médias et surtout les militants du parti qui avaient pris d’assaut son siège, ce qui a suscité un certain dépit dans les rangs de journalistes qui se demandaient à quoi rimait cette mobilisation qui s’assimilait à une AG dans un endroit censé accueillir un point de presse.

Bref, il était aussi question d’une rentrée politique, et comme on le dit dans le milieu des artistes, le principal animateur « a  assuré ». Déjà, la longueur de sa déclaration liminaire en disait long sur son inspiration. Tout y est passé : Invitation à une introspection, contribution du citoyen à l’instauration de l’autorité de l’Etat, revendications syndicales, terrorisme, union sacrée autour du chef de l’Etat, hommage aux forces de Défense et de Sécurité « qui paient un lourd tribut à la lutte contre le terrorisme » …

Au préalable, l’hôte des lieux a pris soin de préciser qu’il s’agissait de la toute première rentrée politique sans un Salifou Diallo, l’homme lige du parti, avant sa disparition le 19 août 2017. Situation qui a suscité l’analyse d’une certaine opinion selon laquelle le parti au pouvoir se trouverait fragilisé depuis lors. Simon Compaoré ne l’entend cependant pas de cette oreille.

«Quand vous nous regardez, est-ce que nous donnons l’impression d’être des gens qui se cherchent ? Certes, la disparition de Salifou Diallo nous a tous affligés, mais nous avons juré devant sa dépouille que nous allions coûte que coûte, vaille que vaille, poursuivre la lutte. » Il a ensuite fait cette mise au point, un peu teintée de menace : « Ceux qui pensent que le moment est arrivé d’avoir une place pour s’incruster se trompent énormément. Le MPP est fondé sur du roc et nous sommes à même de résister à un tsunami. Nous allons répondre à tous les coups qui auront tendance à empêcher la roue de tourner. »

« Nous allons vendre cher notre peau »

Sur la recrudescence des actes terroristes, le principal animateur du point de presse a pointé un doigt accusateur, précisant que c’est sur la base de certaines informations et de coïncidences troublantes. « Ceux qui continuent de pactiser avec le diable savent qu’on sait. Ne sont-ils pas les mêmes qui allaient dans le désert rencontrer les Iag Ghali et autres ? Nous allons vendre cher notre peau. Nous allons mieux nous organiser et mieux nous outiller pour apporter la réplique ».

L’organisation prochaine d’un forum sur la sécurité fait-elle partie de la thérapie ? Quelque part oui, même si celui qui était affectueusement prénommé Tebgueré du temps où il était maire de la ville de Ouagadougou a précisé que cet événement est inscrit dans le programme présidentiel et que le forum n’est qu’une application de ce programme. Après en avoir décliné les principaux objectifs, il fera remarquer, un brin ironique : «Comme il y a tellement d’experts et de connaisseurs dans ce pays, cette rencontre permettra à toute personne qui a quelque chose à dire de s’exprimer».

D’experts ou de connaisseurs, parlons-en justement avec la récente sortie de Pascal Zaïda du Cadre d’expression démocratique (CED), très remonté suite à l’annulation par la mairie de Ouagadougou du meeting de dénonciation de la mal gouvernance qui était prévu pour le 7 octobre. Lors d’un point de presse, le coordonnateur du CED avait prévenu que désormais, « avec ou sans autorisation, le meeting se tiendra le 21 octobre prochain ».

A l’évocation de cette affaire, le ministre de la Sécurité sort le lance-flammes : « Il est qui, ce bonhomme, pour oser défier les institutions et la République ? Il ne sait pas qu’il est adossé à des choses friables. Chacun s’en va prendre son enveloppe en promettant de revenir chauffer le coin. Même si l’on a bu du vin au point d’être saoul, l’on ne peut mettre sa main dans le feu… Il ne représente rien ! Nous allons montrer qu’il y a quelqu’un dans le cockpit. »

Issa K. Barry

Commentaires   

0 #6 Kôrô Yamyélé 09-10-2017 10:18
Je ne suis pas Zaida mais je ne vois pas pourquoi tout un ministre va s'acharner sur un citoyen qui veut juste donner son opinion. On attend Simon sur le front Nord où les terroristes font chaque fois des victimes innocentes, pas de parler mal et au hasard s'il se respecte.

Par Kôrô Yamyélé
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0 #5 Ousmane 09-10-2017 08:18
Le forum sur la sécurité est une opportunité à saisir par les citoyens pour faire des propositions réalistes sur les mesures possibles de sécurité à prendre dans la lutte contre le terrorisme et les actes de banditisme. Au Burkina, les gens sont passés maîtres dans l’art de la critique facile et des réactions épidermiques à toute initiative bonne ou mauvaise, sans faire des propositions alternatives. Toutes les populations du Burkina doivent comprendre qu’elles sont d’abord leurs propres agents de sécurité et celles des autres. Chacun doit signaler dans son entourage toute personne suspecte, susceptible de commettre des actes criminels, de vol ou terrorisme. Pour ce faire, les gens doivent pouvoir se mobiliser pour maitriser toute personne de ce genre et alerter les forces de l’ordre (police, gendarmerie).Pa r conséquent, les citoyens doivent faire à travers les 13 régions du pays, des suggestions sur les mécanismes de sécurité afin qu’au sortir du forum, il y ait une convergence de points de vue et d’actions dans la sécurité publique au profit de tous. Merci au ministre de la sécurité ,Simon Compaoré, pour avoir pensé à associer les populations à la base dans l’adoption d’une politique sécuritaire collective et efficiente. Courage aux Forces de Défense de Sécurité(FDS) pour leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme, ce nouveau fléau mondial.
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0 #4 Ché 09-10-2017 00:20
Tu n'es pas Koro Yamyélé mais Zaida qui se camoufle!
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0 #3 Kanzim 08-10-2017 01:59
La raillerie à travers l’allusion aux soi-disant « experts et connaisseurs » de la part du Ministre Simon est symptomatique d’une démarche d’exclusion quine sied pas au devoir de mobilisation et de rassemblement de tous autour de la lutte contre l’insécurité. A-t-on la moindre preuve que ces « experts et connaisseurs ne sont pas une alternative sinon le recours crédible qui s’impose ? Peut-être que c’est même le dernier recours, au regard des discours triomphalistes et la rhétorique martiale qui n’ont toujours pas apporté la moindre preuve d’une quelconque efficacité. Si le prochain forum sur la sécurité devrait se limiter à légitimer des monopoles des penseurs et analystes sur la sécurité ainsi que des droits du régnant sur la question, ce sera alors une rencontre foraine sur des verbiages qui ne mériteraient pas que nos impôts y soient consacrés. L’approche qui me paraît la plus efficace à défaut d’être holistique, est celle pluri-sectoriel le, interdisciplina ire et inclusive. Parce que je suppose, que c’est en considération de cette approche que beaucoup peuvent parler d’un perchoir.
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-1 #2 Dramane 06-10-2017 19:09
Il est temps que les Organisations de la Société Civile(OSC) travaillent à reconquérir la crédibilité qu’elles ont perdue à cause de leur inféodation dans des partis politiques qui les ont utilisées pour des intérêts partisans et de règlements de comptes. Ainsi, des acteurs d’OSC comme Pascal Zaîda,Abraham Badolo doivent cesser de berner les populations en revendiquant la libération des généraux Diendéré et Bassolé,qui démontre que cette cause est l’objectif de création de leurs organisations. De même, ils doivent cesser d’exiger les nominations de militaires aux ministères de la défense et de la sécurité. Cela ne relève pas de leurs prérogatives. Les choix de ministres pour diriger ces départements stratégiques incombent au Chef de l’Etat sur la base de certains critères dont la confiance. De nos jours, à travers le monde, des civils sont de plus en plus désignés à la tête de ces départements sensibles. Les 2 responsables d’OSC proches des 2 généraux, visent des intérêts claniques pour utiliser l’armée pour leur cause partisane de conquête du pouvoir. Au Burkina, ce sont les clans des 2 généraux et celui de Salif qui ont joué des rôles nocifs dans la division des Burkinabè.Le temps du clanisme partisan, de la pensée unique, est révolu désormais au Burkina et ne saurait encore prospérer. Que les uns et les autres inscrivent leurs actions dans la culture démocratique et républicaine. Les questions de la réconciliation nationale peuvent être envisagées avec des balises, pour éviter le réveil des vieux démons, avec des personnages, qui se croient indispensables pour la stabilité du Burkina et qui ont un esprit de violence et de dictature, toute chose contraire à la paix et à l’encrage démocratique au Burkina Faso.
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-1 #1 Kôrô Yamyélé 06-10-2017 17:04
Simon, tu parle de Zaïda ? Il se prend pour qui ? Ben ! Pour un citoyen burkinabè exactement comme toi cher Simon ! Et toi, tu te prend pour qui finalement ? Jésus sur terre ? Arrête tes flemmardises et travaille car bientôt nous allons te juger sur tes résultats. Garde les pieds sur terre mon cher. Tu n'es qu'un petit ministre d'un pays des plus pauvres de la planète ! Il n'y a donc pas de quoi t'agiter trop !

Par Kôrô Yamyélé
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