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Vidéo Simon Compaoré : « La sécurité du pays ne doit pas être entre les mains d’un fou » (Militants UPC)

Jean Léonard Bouda (milieu) et ses camarades ont annoncé que les visites inopinées aux « traîtres » allaient se poursuivre Jean Léonard Bouda (milieu) et ses camarades ont annoncé que les visites inopinées aux « traîtres » allaient se poursuivre

Les militants de base de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) étaient face à la presse hier, jeudi 26 octobre 2017, au siège du parti à Ouagadougou. Objectifs : réaffirmer leur détermination à récupérer les mandats des 13 députés frondeurs et surtout réagir à la vidéo virale de Simon Compaoré. A cause de cette sortie irréaliste du Premier flic du Faso, Jean Léonard Bouda et ses camarades exigent sa démission et souhaitent qu’une expertise psychiatrique soit menée sur ce dernier.

 

« Je suis venu pour vous dire tranquilos. » Ainsi parla « Simon la menace »  au domicile du député frondeur de l’UPC  Ladji Coulibaly, dans une vidéo diffusée le 24 octobre sur Facebook. On y voit le ministre de la Sécurité en accoutrement de guerre : gilet pare-balles blanc sur la poitrine et kalachnikov en main. Le ministre de la Sécurité y est allé rassurer femmes et enfants traumatisés par la visite pour le moins inamicale de militants de l’UPC qu’ils venaient de recevoir. Ces derniers exigent que le père de famille remette son mandat de député. Depuis sa publication, le court-métrage anonyme a fait le tour de la toile en un clic de souris. C’est le buzz du moment. Des propos du Premier flic, « Tranquilos », « Yada yada »,  « Est-ce que j’ai l’air de plaisanter ? »,  sont repris et raillés par les  facebookers. 

A cela s’ajoutent des détournements de photos de Simon Compaoré caricaturé en acteur de film de guerre. Mais la vidéo ubuesque ne fait pas rire tout le monde. Surtout pas les militants du Parti du lion, eux qui ont été vigoureusement interpellés par le ministre-milicien : « On va les chicoter. Ça au moins, c’est clair », « C’est parce qu’on ne s’est pas croisé », « Même Zéphirin, on va le convoquer, il ne peut pas dire qu’il n’est pas au courant ».

Pour Jean Léonard Bouda et ses camarades, cette visite nocturne du président par intérim du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) à un des « députés traîtres » est la preuve irréfutable que le parti au pouvoir est l’instigateur d’un complot qui vise à casser la principale force d’opposition.

« Va-t-il nous chicoter lui-même ou avec une milice ? » s’interrogent les militants, qui affirment n’avoir pas oublié qui distribuait les « gourdins pour bastonner les personnes intègres » qui manifestaient contre l’assassinat de Norbert Zongo.

Rappelant les propos du chef suprême des  koglwéogo contre lui-même, ce dernier ayant affirmé lors d’une rencontre avec les gardiens de la brousse que la détention d’une kalachnikov pouvait le conduire lui-même en prison,  les militants de base de l’UPC invitent le procureur à bien vouloir faire valoir l’article 537 du Code pénal qui punit les agissements du ministre. Un tel comportement, selon les conférenciers du jour, n’honore pas le chrétien fils de pasteur encore moins le Faso, d’autant que la vidéo a été reprise par certains médias internationaux comme France 24. 

Quelle mouche a donc pu piquer Tebguéré ? Le diagnostic d’Adama Dabéré est sans appel : « Simon est un malade mental non suivi médicalement. » Pour convaincre tout le monde, les sympathisants du parti de Zeph suggèrent qu’une expertise psychiatrique soit effectuée  sur le patron du département de la sécurité. Mais en attendant qu’on arrive à une telle extrémité, ils appellent le « ministre délinquant » à rendre le tablier s’il a encore le sens de l’honneur. Dans le cas contraire, Jean Léonard Bouda invite le Président du Faso et le Premier ministre à prendre les mesures idoines « pour que la sécurité du pays ne soit pas entre les mains d’un fou ».

 

« Nous ne saurions être effrayés par la kalach »

 

Le 12 octobre dernier, les militants de l’UPC avaient tenu un sit-in sur le pont Kadiogo pour appeler l’Assemblée nationale à refuser la création d’un second groupe parlementaire au sein du parti. Malgré cette sortie, le nouveau groupe, l’UPC/RD, a été reconnu le 25 octobre 2017. Mais les chasseurs de traîtres n’entendent pas renoncer à leur volonté « d’arracher les mandats » de Daouda Simboro et ses 12 apôtres. Les conférenciers ont annoncé qu’ils allaient poursuivre leur visite aux domiciles des frondeurs pour maintenir la pression : « Nous allons pour les huer. Quand ils vont voir tous les jours des gens devant chez eux, s’ils ont de l’honneur, ils vont démissionner.»

Les menaces de Simon Compaoré, arme en main, ne les ont pas dissuadés.  « Nous prenons acte du désir de Simon de nous croiser, mais nous ne saurions être effrayés par la kalach », indique le principal animateur de la conférence de presse. A en croire Jean Léonard Bouda, des mots d’ordre plus explicites seront lancés mais, d’ores et déjà, des mesures de rétorsion ont été prises contre la bande des 13 : relèvement de leurs fonctions dans les instances du parti, interdiction des traîtres aux réunions des instances du parti et à l’accès au siège de l’UPC.

 

Hugues Richard Sama

 

Commentaires   

0 #7 Jonassan 30-10-2017 08:05
... qui distribuait les « gourdins pour bastonner les personnes intègres » qui manifestaient contre l’assassinat de Norbert Zongo... Bandes d'hypocrites, et vous, "EN CES TEMPS-LA" vous étiez où? A supposer que vous étiez des hommes de bien, ce n'est pas à vous que Norbert Zongo décrivait ainsi "Le plus grave ce n'est pas la méchanceté des mauvais mais le silence des gens de bien". POURQUOI CES POLITICIENS N'ONT PAS HONTE de tenter de récupérer tout ce qui les arrange même les événements douloureux. Insurgés alors qu'on a abandonné la dame SEREME seule face aux balles assassines du RSP et maintenant défenseurs de l'ASSASSINAT de Norbert Zongo alors qu'on n'a jamais voulu sentir le Collectif de Masse et des Partis Contre l'impunité. Y'EN A MARRE des MENTEURS, HYPOCRITES, SAPROPHYTES, FOURBES,....
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0 #6 Attention 27-10-2017 17:40
Militants de l’UPC, occupez-vous de votre cuisine interne par une gestion rationnelle des démissions de vos députés et autres membres de votre parti. Il ne vous appartient pas de demander les démissions de militants d’autres partis. Vous traitez d’autres citoyens et personnalités de fous, alors que de par vos agissements violents de saccages de domiciles de vos députés, vous vous comportez en hooligans, pires que des fous. Votre comporte est aux antipodes de la démocratie dont vous prétendez être le reflet.
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+1 #5 Kôrô Yamyélé 27-10-2017 12:09
- Très bien fait pour les ''13 traîtres'' induits en erreur par Simboro qui es trop pressé de devenir ministre comme si c'était une fin en soit. Ce que décourage, c'est qu'il induit le très respectable Charle Lona Ouattara dans ses koukouss-kouss. A la place de Lona, j'aurai joint ZEPH pour présenter mes excuses et me désolidariser de ce groupe d'enfer. A défaut je démissionne et je rejoins mon village.

Par Kôrô Yamyélé
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+1 #4 Héi ! 27-10-2017 11:25
Les militants de l’UPC doivent revenir à de meilleurs sentiments pour s’inscrire sur la voie judiciaire pour le règlement de leur différend avec les 13 députés frondeurs. Car, en persistant dans les menaces et pression de foule, s’il en résulte des blessés et morts d’hommes, les responsables du parti et autres militants qui seraient à l’origine des violences feront face à la justice. Le Burkina a suffisamment souffert des violences politiques avec des conséquences judiciaires de justice et vérité pour X ou Y. Il ne faut pas en rajouter.
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0 #3 Sidzabda 27-10-2017 10:12
le mercredi 25 octobre j'ai relu l'ouvrage du Doyen Edouard Paalga sur Heurs et malheurs du journaliste et de la politiques. je suis allé à la page où Roch lui adressait la lettre en demandant de changer la dénomination du journal pour avoir l'autorisation. c'est à la suite de cela que j'ai compris que l'Observateur jusqu'à présent ne veut même pas voir en peinture ces gens.. c'est pourquoi, il donne toujours et sans réserve ni retenu ses colonnes à tous ceux qui veulent tirer à boulet rouge sur l'équipe actuelle. Mais si vous êtes vraiment honnêtes, reconnaissez que la conduite des affaires du pays ne peuvent ^pas être comme un travail de singe, ceux-ci; ceux-ci enlèvent. il faut savoir arrêter à un moment donné. j'attends de lire leurs éditoriale sur la démission de BARRY. surement qu'ils diront que BARRY a raison. alors svp; allons molo-molo.
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0 #2 Sidzabda 27-10-2017 10:01
Tahirou BARRY s'est barré! je crois que BARRY comme à son habitude est bien malhonnête. Pourquoi dire à ses collègues et au Premier Ministre que tu démissionnes pour raisons personnelles et tu publie sur ta page Facebook des raisons de ta démission? il faut être "fourbe" comme dirait BADO pour agir de la sorte. le gouvernement est une équipe, alors dis nous qu'Est-ce-que tu as proposé et qui n'a pas passé? ou bien c'est parce qu'on veut donner le récépissés à BADO que tu pars déjà?
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-1 #1 Moctar Philippe 27-10-2017 06:50
La polémique sur les réseaux sociaux relative au ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré vise essentiellement à le provoquer. Le ministre estime que ses images ont été volées et déformées pour des exploitations visant à le traiter de ce qu’il n’est pas. Il ne reconnaît pas avoir tenu des propos déplacés, contrairement à ce que d’aucuns insinuent. Les gens doivent comprendre, que le ministre est libre de rassurer des citoyens en situation d’insécurité, qu’ils peuvent rester tranquilles. Peu importe qu’il utilise le français, l’anglais, l’espagnol ou toute autre langue pour exprimer cette assurance. Ce qui s’est passé, relève d’une violation de la vie privée, que la Commission de l’informatique et des libertés(CIL), le Conseil supérieur de la communication(C SC) ne cessent de dénoncer comme étant des abus de l’internet et des réseaux sociaux. La preuve de cette dérive est clairement établie dans une des images sur Facebook, où le ministre de la sécurité est présenté avec de gros muscles de lutteur, savamment montée avec 2 pistolets et un chapeau noir sur la tête. Tous ceux qui connaissent Simon Compaoré, savent que même pendant sa jeunesse, il n’a jamais eu des biceps aussi costauds comme présentés sur Facebook. Toute personnalité se rendant sur un lieu de conflit avec des risques d’affrontements , a le droit de se protéger avec des gilets pare -balles. Le ministre qui a eu de bons réflexes en faisant sécuriser les domiciles de députés frondeurs de l’UPC, a su ainsi parer à des drames de morts d’hommes, vue la violence des propos et actes de vandalisme qui ont été perpétrés contre certains de ces députés et leurs domiciles. Ceux qui qualifient le ministre de la sécurité de guerrier ,font un abus de langage par adversité politique et pure animosité ,qui ne sauraient tenir la route devant les réflexes sécuritaires du ministre pour protéger des citoyens qui auraient pu être victimes d’une vindicte populaire. Le président du Faso est également l’objet d’attaques malsaines sur les réseaux sociaux. Mais ces deux personnalités ne sauraient se laisser ébranler par ces adversités pour ne pas assumer pleinement leurs responsabilités partout et en tout temps quand cela s’avère nécessaire.
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