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Tahirou: les raisons d’un violent “claquage” de porte

Tahirou Barry, l'ex-ministre de la Culture Tahirou Barry, l'ex-ministre de la Culture

Cher Wambi, comme preuve qu’il ne faut plus rien espérer de Dame Nature avant le prochain hivernage, ci-dessous le relevé pluviométrique que m’a fait parvenir le service d’exploitation de la Météorologie de l’ASECNA.

 

En effet, contrairement au bulletin hebdomadaire que je te fais parvenir chaque vendredi, cette fois-ci il s’agit du cumul pluviométrique de l’année. Ce qui signifie que la saison pluvieuse est désormais derrière nous.

Sache, cher cousin,  que la ville de Pô a été la localité la plus arrosée en 2017 avec 912,9 mm et Dori la moins visitée par les nuages pluvieux, comme l’attestent les présentes données enregistrées entre le jeudi 4 mai et le mercredi 18 octobre 2017 :

Dori : 535,1 mm ; Ouahigouya : 882,2 mm ; Ouagadougou-Aéro : 809,6 mm ; Dédougou : 749,9 mm ; Fada N’Gourma : 744,3 mm ; Bobo-Dioulasso : 684,1 mm ; Boromo : 800,5 mm ; Pô : 912,9 mm ; Gaoua : 616,6 mm ; Bogandé : 639,7 mm. 

Cher Wambi, certainement que tu as déjà appris la démission du ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Tahirou Barry, du gouvernement Thiéba. Depuis hier jeudi 26 octobre 2017 dans la journée, c’est-à-dire le jour même de la transmission de la lettre de démission à qui de droit, j’ai reçu l’information bien avant qu’elle n’inonde la Toile.  Mais la presse écrite ayant ses contraintes que les médias « chauds » et surtout les réseaux sociaux ignorent, le journal de ton oncle Nakibeuogo a été grillé, comme on le dit dans le jargon des hommes de médias.     

Mais qu’à cela ne tienne, je te propose  la lettre de démission datée d’hier jeudi 26 octobre 2017 que M. Barry  a adressée au chef du gouvernement et  dont j’ai obtenu copie :

« Par la présente, je voudrais très respectueusement vous présenter ma démission de mes fonctions de ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme que j'occupe depuis le lundi 17 janvier 2016 à compter de la date de ce courrier.

Cette démission intervient en raison des profondes divergences apparues sur la conduite des affaires de l'Etat et je vous demande de bien vouloir l'accepter.

Je voudrais à cet instant vous traduire ainsi qu'à Son Excellence le président du Faso toute ma gratitude pour l'opportunité que vous m'avez offerte de servir mon pays à ce niveau de responsabilité.

Je vous prie d'agréer, Excellence Monsieur le Premier ministre, l'expression de ma haute considération. »

Barry Tahirou

 

Qui se rappelle l’enthousiasme avec lequel Tahirou Barry a dirigé son ministère et le regain de dynamisme qu’il a su apporter au monde de la culture, des arts et du tourisme ne peut que rester sceptique sur les raisons de ce départ.

En attendant de revenir sur certains non-dits de ce départ volontaire, une première sous la quatrième République, voici, in extenso,  la déclaration de démission de celui qui fut le ministre le plus aimé en 2016, selon un sondage d’opinion :

« Très chers compatriotes,

J’ai réfléchi depuis quelques mois sur le sens de mon engagement, et je me suis demandé avec insistance si ma présence au sein du gouvernement avait encore un sens ; les raisons de mon militantisme me donnent-elles véritablement raison de demeurer dans le gouvernement ? Aujourd’hui, en marquant un arrêt de bilan à mi-parcours, ma déception est profonde.

- J’en ai assez de voir des millions de jeunes courageux livrés au chômage et au désespoir avec un horizon assombri dans une indifférence indescriptible ;

- J’en ai assez de voir le monde économique végéter dans un immobilisme avilissant, faute d’imagination de l’élite dirigeante ;

- J’en ai assez de voir notre capitaine s’abonner à la fontaine de réaction à des actions sans axes en lieu et place d’actions axées sur la satisfaction durable des aspirations des masses. Ces réactions de vieux cow-boy désespéré ont mis au rouge tous nos indicateurs avec un plan de développement PNDES qui a lui-même besoin d’un plan d’urgence de sauvetage dans un océan sans rivage ;

- J’en ai assez de voir nos forces armées désespérément désarmées face à une armée de terroristes sans larme de pitié ;

- J’en ai assez de voir le sacrifice de nos martyrs, au prix de leur sang, trahi par des dirigeants en crise d’initiatives.

Ainsi, j’ai pris la décision de rendre ma démission de mes fonctions de ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme pour compter du 26 octobre 2017 après 22 mois de mission.

Mon parti en sera vite saisi pour apprécier les suites de ma décision.

En ces instants précis, j’ai une pensée pour Son Excellence le président du Faso ainsi que le Premier ministre pour m’avoir permis de servir ma patrie à un niveau de responsabilité aussi élevé. Merci aux membres du gouvernement pour leur franche collaboration. J’adresse particulièrement mes remerciements et mes encouragements à deux grands ministres, auprès de qui j’ai beaucoup appris : Monsieur Clément SAWADOGO et Madame Rosine COULIBALY. Mes remerciements aux vaillants acteurs et travailleurs  de mon département pour leur sens du dévouement et de l’engagement. A tous ceux qui m’ont diversement soutenu je dis toute ma gratitude.

Enfin, je ne saurais partir sans demander à tous ceux que j’aurais offensés, par action ou omission, pardon.

Que Dieu bénisse le Faso

 

Je vous remercie. »

 

Cher Wambi,  je n’en crois toujours pas mes yeux et mes oreilles. J’ai d’abord cru à une grosse plaisanterie (or il n’a pas l’air de plaisanter de son propre aveu), à un de ces grands canulars comme les réseaux sociaux savent en inventer. Avant de me laisser convaincre par ces images devenues virales sur la toile. On y voit en effet un Simon Compaoré, notre ministre d’Etat chargé de la Sécurité intérieure, celui de toute la République, débarquer (c’est vraiment le mot) vers minuit le samedi 8 octobre dernier   (même si l’élément n’a été mis en ligne que cette semaine)   chez le député Coulibaly Ladji.  Au cas où tu l’aurais oublié, il est l’un des treize élus UPC qui ont démissionné de leur groupe parlementaire tout en réussissant l’exploit de rester dans le parti et qui sont menacés depuis par des militants loyalistes, lesquels réclament leurs sièges. Voilà donc le shérif Tébguéré qui déboîte,  kalach au poing, gilet pare-balles au poitrail et langage fleuri à la bouche pour rassurer la maisonnée apeurée, lui disant  d’être « tranquilos », car, de ce pas, il va faire venir un car de CRS et s’il voit quelqu’un « yada yada  » dans les environs...

Non, cher cousin, tu ne rêves pas.  On en rirait presque si ce n’était pas aussi pathétique. Du protecteur et du protégé, on ne sait même pas qui est le plus pitoyable.  Que le nouveau « gandaogo national »  prenne des dispositions pour assurer la sécurité d’élus menacés, je veux bien, encore que s’il s’agite de la sorte,  c’est parce que le « crime » des Judas de Zéphirin Diabré (qu’il menace de convoquer au passage) profite au pouvoir MPP  s’il n’en est pas le commanditaire.

 Mais avait-il besoin de se donner ainsi en spectacle ? Vraiment, ce n’est pas « tranquilos », c’est « ridiculos ». Tellement ridicule que même certains de ses collègues du gouvernement se demandent  si les images sont vraiment réelles,  car  le premier flic du Burkina dévalue la fonction.  N’y a-t-il pas eu dans son ministère une seule personne pour le décourager de jouer au Rambo de pacotille en versant le visage de la République par terre ? Au lieu de faire son cinéma, j’aurais tant aimé, cher Wambi, qu’il aille avec cet accoutrement terroriser les terroristes  qui sont en train de faire main basse sur le Sahel et face auxquels visiblement le commando Simon est si désespérément  impuissant.

 Il faut arrêter ce folklore qui n’honore ni l’intéressé ni le gouvernement, et il est plus que temps que le président du Faso et son Premier ministre recadrent leur vibrionnant superflic qui ne leur rend pas service.  A l’évidence, il n’a pas encore compris, le pauvre, qu’il n’est plus à la  mairie  de  Ouaga  où  il  arraisonnait  les  taxis  fautifs  à  bord  desquels  il  embarquait  pour  les conduire lui-même  à la fourrière . Ou bien a-t-il la nostalgie des CDR quand ces « Pasdarans-sur-Kadiogo » se pavanaient ainsi l’arme en bandoulière pour casser du contre-révolutionnaire ?  Or là, c’est autrement plus sérieux, surtout par ces temps qui courent. La preuve, pendant que Simon fait le pitre et que se tient le forum national sur la sécurité dont on se demande toujours à quoi il va bien servir, les prétendus djihadistes, qui ont encore tué quatre personnes dans le Soum, continuent de frapper.  Vraiment, Monsieur le Ministre, il faut abandonner ce genre de comportement. ! Car si c’est comme ça que « le pays est gouverné » (Simon dixit), on comprend mieux maintenant pourquoi il est dans cette situation. 

Cher Wambi, après deux ans d’instruction, on commence à voir tout le travail abattu par la justice militaire dans le traitement du dossier du putsch du 16 septembre 2015. De nombreuses avancées ont été enregistrées au point qu’en juillet dernier, le juge d’instruction a clos son travail en transmettant le dossier au président de la chambre de contrôle. Dans cette ordonnance de clôture, le juge d’instruction a prononcé des non-lieux et des non-lieux partiels en faveur de certains inculpés. D’autres ont vu requalifiées les charges qui pesaient contre eux. Mais l’essentiel des inculpés restent poursuivis dans le dossier, même si de nombreuses personnes sont en liberté provisoire.

Cher cousin, tu te rappelles que la défense et l’accusation avaient fait appel de l’ordonnance de clôture du juge d’instruction. Mais à l’audience qui a été convoquée pour examiner ces appels le 24 octobre 2017, les uns et les autres ont renoncé à faire appel. Quant aux appels qui subsistaient, la chambre de contrôle, après les avoir jugés recevables dans la forme, les a tous rejetés dans le fond.

Place donc à l’audience de confirmation des charges. Celle-ci a débuté le mercredi 25 octobre. Ce jour-là, cher Wambi, la chambre de contrôle a décidé de prendre par groupe de dix les inculpés. Concrètement, chaque jour, dix inculpés sont convoqués au tribunal militaire et ainsi de suite jusqu’à l’épuisement de la liste des 107 personnes poursuivies dans ce dossier. Mais c’est individuellement que chaque inculpé, assisté de ses avocats, passe devant la chambre de contrôle pour être auditionné, et pendant ce temps, les autres inculpés n’ont pas accès à la salle d’audience.

Ce procédé n’est pas du goût des avocats, qui estiment que tous les inculpés devaient être présents à l’audience afin que l’on puisse faire des confrontations s’il y a lieu.

Avec cette audience de confirmation des charges, nous entrons dans une phase cruciale de la procédure avant le jugement proprement dit. Dans cette phase, cher cousin, les avocats vont, de nouveau, tenter de réfuter toutes les infractions reprochées à leurs clients, et celles qu’ils n’auront pas pu faire tomber seront retenues contre leurs clients dans la phase concrète de jugement.

Il faut savoir, cher Wambi, que selon les informations que j’ai pu recueillir, même lors de l’audience de confirmation des charges, il est possible d’avoir de nouveaux inculpés si la chambre estime que le nom d’une personne revient souvent et qu’on peut, en définitive, retenir des choses contre elle. Cette possibilité d’inculper une nouvelle personne peut aussi se faire même pendant la phase concrète de jugement.

Cher cousin, l’audience de confirmation des charges ou de mise en accusation, qui a débuté mercredi, va durer plusieurs jours, vu le nombre d’inculpés : 107. Quand on sait que pour le dossier Madi Ouédraogo, c’est-à-dire celui du projet d’attaque de la MACA (Maison d’arrêt et de correction des armées) par des éléments de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’audience de confirmation des charges avait duré plus de deux semaines, on est en droit de penser que concernant le dossier du putsch, les inculpés étant deux fois plus nombreux, cette audience pourrait allègrement prendre trois à quatre semaines.

A la fin de cette audience, cher Wambi, certains inculpés pourraient, s’il y a lieu, bénéficier de non-lieu, et tous les autres devront être renvoyés devant la chambre de jugement. Ce procès, qui n’interviendra qu’après la rédaction de l’arrêt de renvoi, doit en principe se tenir en 2018.

Cher Wambi, suite à ma précédente lettre dans laquelle je te parlais du dernier rebondissement en date de l’affaire Djibrill Bassolé, j’ai reçu le présent droit de réponse cosigné par le ministre de la Défense et celui de la Justice dont voici l’intégralité :

« L'Observateur Paalga, dans son numéro n° 9472 du vendredi 20 au dimanche 22 octobre 2017, sous la rubrique Une lettre pour Laye à la page 6, faisait état de la présence des ministres en charge de la Défense et de la Justice, le mercredi 11 octobre 2017 au Tribunal militaire, lors des débats consécutifs à l'appel interjeté par le procureur militaire suite à l'arrêt de la Chambre de contrôle accordant la liberté provisoire au général de gendarmerie Djibrill Bassolé. Selon votre journal, « cet arrêt a été l'objet de tractations impliquant, à ce que m'a laissé entendre une source proche du tribunal militaire, l'exécutif. »

Cette information est non seulement erronée mais de surcroît infondée. Nous tenons à informer vos lecteurs et l'opinion que ni le Ministre de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion Civique, Garde des Sceaux, ni le Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants ne se sont rendus au Tribunal militaire, et n’ont encore moins participé à une audience.

Le Gouvernement est attaché au principe cardinal de la séparation des pouvoirs et ne saurait interférer dans une décision judiciaire. L'indépendance de la justice est aujourd'hui une réalité, et les juges en sont conscients.

Nous assurons à votre rédaction, aux lecteurs de votre quotidien et aux Burkinabè dans leur ensemble que le Gouvernement n'entend pas y porter atteinte.

Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur de publication, l'assurance de nos considérations distinguées. »

NDLR : Cher Wambi, comme d’habitude, je ne peux que prendre acte de ce genre de démenti, même s’ils ne me convainquent pas toujours comme c’est le cas ici. Car sauf à me persuader qu’ils étaient tous myopes ou qu’ils ont tous eu la berlue, tous ceux qui m’avaient tuyauté et que j’ai recontactés sont formels : les deux ministres régaliens étaient bel et bien sur les lieux.

Mais trêve de polémique.

 

Cher Wambi, à présent, je t’invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l’Intrigante.

 

Nous avons appris que Me Titinga Frédéric Pacéré, l’homme de culture, doyen et premier bâtonnier des avocats du Burkina Faso, avocat international, écrivain… et chef coutumier de Manéga sous le nom de Naaba Panantougri, qui avait été évacué à l’extérieur pour raison de santé, le 02 octobre dernier, est de retour au pays natal depuis le 24 octobre 2017. Il est présentement en repos médical dans son milieu familial pour environ un mois, après avoir subi une intervention chirurgicale et reçu des soins. En principe, Me Pacéré devait regagner son Burkina Faso dans la première quinzaine du mois de novembre 2017. Mais du fait de son prompt rétablissement, sans aucune complication, son séjour a été écourté.

Pour cet homme pluriel, habitué à se mouvoir dans diverses activités et actions de nature collective, il ne fait aucun doute que ce repos médical à lui imposé aujourd’hui est difficile à vivre. Mais comme on aime à le dire, la santé avant tout ! Et l’état de santé de Me Pacéré, comme on le sait, a eu un retentissement certes au pays mais même un peu partout en Afrique et en Europe. De son lit de repos médical, ce personnage qu’on dit souvent mystérieux remercie tout le monde sans exception pour la considération envers lui.

Nos souhaits de prompt rétablissement à Maître, en espérant qu’il aura toujours la force de léguer aux générations montantes l’héritage de valeurs culturelles et sociales dont il est dépositaire.   

Rencontre au sommet des grands coutumiers que celle qui a eu lieu  hier jeudi à Tenkodogo. En effet, après Fada N’Gourma en 2016, les grands rois de notre pays se sont donné rendez-vous cette année  chez Naaba Guiguem-Pollé pour discuter probablement de l’actualité du  pays vue sous l’angle de la tradition. Si le Moro-Naaba n’avait pu effectuer le déplacement à Fada, il était cette fois bel et bien au rendez-vous aux côtés du Dima de Boussouma, de Koupiendiali, de Naaba-Kiiba du Yatenga et bien sûr de l’hôte de la cérémonie. Et à ce que l’on dit, l’événement restera gravé dans les mémoires tant le Tout-Boulgou s’est mobilisé pour accueillir ces grands dignitaires, surtout la délégation impériale à laquelle s’était jointe celle de Naaba-Sonré.

A l’occasion de sa 124e  assemblée générale qui s’est tenue à Abidjan en Côte d’Ivoire, l’Association internationale des transporteurs aériens francophones (Ataf) a honoré le Burkina Faso en faisant de Mamady Sanoh le président d’honneur de cette structure créée en 1950 et qui regroupe plus de 15 compagnies aériennes. Avec l’ancien patron d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, lui aussi président d’honneur, le directeur de la coordination régionale d’IPW (WA) contribuera à renforcer les idéaux de l’Ataf qui s’est donné pour mission principale de faciliter «le dialogue, l'échange d'informations et de technologies entre les grands acteurs économiques du transport aérien et les secteurs connexes».

« Sabab-biiga»! Une œuvre cinématographique de Savane productions qui continue de remplir nos salles à chacune de ses projections tant l’histoire qu’elle véhicule est captivante. Son auteur, Aboubacar Zida, surnommé Sidnaaba,  recevra  le « Prix africain de développement PADEV –Casablanca 2017 » ce samedi 28 octobre au Maroc. Une distinction qui lui est décernée parce qu’il est le meilleur promoteur du cinéma continental, mais aussi pour cet établissement  qu’il a créé pour la formation des jeunes voulant se lancer dans le 7e  art, l’Institut des nouvelles idées. Bravo  donc à notre compatriote !

 

 

 

 

   

Commentaires   

0 #2 Octave Denis 29-10-2017 11:04
Il ne sied pas de s’offusquer du fait que le ministre de la sécurité Simon Compaoré ait diligenté la sécurisation des domiciles des députés frondeurs de l’UPC qui ont été des cibles de vandalisme et de menaces verbales. En effet, quand des militants et sympathisants de l’UPC, sous l’effet incontrôlé de la colère, ont donné des ultimatums à ces députés avec des propos graves tels que, si vous ne démissionnez pas dans les brefs délais de l’UPC, vous allez rejoindre Salif Diallo. Ce sont des déclarations graves de conséquences pouvant déboucher sur des cas de meurtres parmi les parlementaires frondeurs. Dans une telle atmosphère, les services de sécurité ont l’obligation de prendre des mesures préventives pour assurer l’intégrité physique des députés et de leurs domiciles. A supposer que par excès de zèle, des gens agités au sein de la foule assassinent un ou des députés frondeurs, les accusations pour situer les responsabilités pourraient être diversement interprétées. D’aucuns pourraient accuser des partisans du pouvoir(MPP), d’être des coupables. D’autres, diraient que la responsabilité incombe entièrement à l’UPC et à son leader Zéphirin Diabré, qui aurait été incapable de contenir les mouvements de colère de ses militants. Par conséquent, il n’y a pas lieu d’accabler ni le ministre de la sécurité, ni les CRS qui ont pris des dispositions pour sécuriser les domiciles sous menaces. L’Etat a le devoir d’assurer la sécurité pour tous en cas de besoin, sans discrimination d’appartenance politique ou religieuse.
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0 #1 Moctar Philippe 28-10-2017 17:57
La polémique sur les réseaux sociaux relative au ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré vise essentiellement à le provoquer. Le ministre estime que ses images ont été volées et déformées pour des exploitations visant à le traiter de ce qu’il n’est pas. Il ne reconnaît pas avoir tenu des propos déplacés, contrairement à ce que d’aucuns insinuent. Les gens doivent comprendre, que le ministre est libre de rassurer des citoyens en situation d’insécurité, qu’ils peuvent rester tranquilles. Peu importe qu’il utilise le français, l’anglais, l’espagnol ou toute autre langue pour exprimer cette assurance. Ce qui s’est passé, relève d’une violation de la vie privée, que la Commission de l’informatique et des libertés(CIL), le Conseil supérieur de la communication(C SC) ne cessent de dénoncer comme étant des abus de l’internet et des réseaux sociaux. La preuve de cette dérive est clairement établie dans une des images sur Facebook, où le ministre de la sécurité est présenté avec de gros muscles de lutteur, savamment montée avec 2 pistolets et un chapeau noir sur la tête. Tous ceux qui connaissent Simon Compaoré, savent que même pendant sa jeunesse, il n’a jamais eu des biceps aussi costauds comme présentés sur Facebook. Toute personnalité se rendant sur un lieu de conflit avec des risques d’affrontements , a le droit de se protéger avec des gilets pare -balles. Le ministre qui a eu de bons réflexes en faisant sécuriser les domiciles de députés frondeurs de l’UPC, a su ainsi parer à des drames de morts d’hommes, vue la violence des propos et actes de vandalisme qui ont été perpétrés contre certains de ces députés et leurs domiciles. Ceux qui qualifient le ministre de la sécurité de guerrier ,font un abus de langage par adversité politique et pure animosité ,qui ne sauraient tenir la route devant les réflexes sécuritaires du ministre pour protéger des citoyens qui auraient pu être victimes d’une vindicte populaire. Le président du Faso est également l’objet d’attaques malsaines sur les réseaux sociaux. Mais ces deux personnalités ne sauraient se laisser ébranler par ces adversités pour ne pas assumer pleinement leurs responsabilités partout et en tout temps quand cela s’avère nécessaire.
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