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TANGUI IMMOBILIER SARL

Maladies chroniques : Diabète et grossesse, un cocktail explosif

Le 14 novembre est institué Journée mondiale du diabète. Pour marquer l’événement, l’Association burkinabè d’action contre le diabète (ABAD) a organisé une série d’activités de sensibilisation à cette maladie chronique qui prend des proportions inquiétantes (au total 425 millions de diabétiques dans le monde ; 16 millions en Afrique ; environ 900 000 au Burkina). Une série de conférences sur le thème « Femme et diabète : le droit d’accès des femmes diabétiques aux soins » ont été données dans ce cadre le samedi 18 novembre. A cette occasion, des spécialistes tels le Pr Innocent Pierre Guissou, président de l’ABAD, le Pr Hervé Tierno, diabétologue à l’hôpital de district du secteur 30, et la directrice de la Nutrition, Bertille Ouaro ont, tour à tour, abordé les généralités sur la maladie, parlé de femmes et diabète et de l’alimentation du diabétique.

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Les élucubrations de Toégui : Le nomadisme politique c’est aussi de la démocratie

Les Elucubrations autrement…

- A moi Maître ! A moi !

- Tout doux Toégui, tout doux. Ya quoi ?

- Ya  que je suis devenu un objet de moquerie, Maitre.

- Un objet de moquerie ? Qu’est-ce que tu veux dire Toégui ? Et arrête donc de pleurer.

- Ce sont les gens de la quintessence.

- Les gens de la quintessence ? Quels gens de la quintessence ?  Je ne comprends pas.

- Les 92 de Halidou. Lorsqu’ils me voient passer ils me montrent du doigt en disant : « Regardez-le, ce Toégui. Le Bantaaré de bantaaré. Vous avez  lu ces dernières élucubrations ? Hi hi hi !

- Ah bon ? Halidou ? Tu ne lui as pas dit que  moi je le cherche ?

- Non Maître…Vous le cherchez ?

- Oui je le cherche. Tu ne l’as pas écouté l’autre jour au rapport à Kosyam ? En remettant l’avant-projet de Constitution au chef de l’Etat, il a dit : «  Nous sommes allés ici nous sommes allés là-bas. Figurez-vous que les Burkinabé de l’étranger valent les 16 millions et nos déplacements se justifiaient ». C’est ce qu’il a dit le chef de la quintessence cher Toégui. On ne lui demande pas combien de millions de Burkinabé sont à l’étranger. Ce qu’on aurait aimer savoir c’est sur les  16 millions de Burkinabé de l’étranger, combien ont donné leur avis sur l’avant projet de Constitution ? Combien de millions  de Burkinabé ?

- Alors là Maître vous avez raison de vous mettre dans cet état. Maître, n’est-ce pas vous qui m’avez dit que le Poé Naaba, le Naaba de l’UPC et les 13 de Simboro, ne m’avez-vous pas dit que si le cœur  leur en dit ils peuvent se lever un matin, dire adieu à Zéphirin Diabré et aller faire allégeance à Maître Bénéwendé Sankara ?

- Oui, c’est ce que je t’ai dit.

- Et c’est ce que j’ai écrit, Maitre. Voilà que les gens de la quintessence disent que vous avez tout faux et que vous n’êtes pas loin d’un Bantaaré. Que si le Poé Naaba et les 13 frondeurs de l’UPC vont frapper à la porte de Maître Bénéwendé  c’en est fini de leur mandat de député. Et qu’ils seront remplacés ipso-facto par leurs suppléants en application de l’article 85 de la Constitution. Ils affirment que cette disposition constitutionnelle a été prise pour mettre fin au nomadisme politique qui sévissait autrefois. La Constitution aurait été donc modifiée à dessein  afin de renforcer la démocratie en supprimant le nomadisme politique.

- Hum ! Ces gars de la quintessence, c’est ce qu’ils ont dit ? Mais dis-moi, Halidou était-il là lorsqu’ils se moquaient de toi ? Et Augustin Loada ? Et Abdoulaye Soma ? Et Laurent Bado ?

- Oui ils étaient tous là. Et tous ont fait : « Toégui Kiorr ! », je les ai entendus.

- Tu vois Toégui, ces gens de la quintessence je les connais. Ils sont toujours comme ça. Ils veulent une chose et son contraire. Pour renforcer la démocratie et combattre le nomadisme politique qu’ils ont dit ? Et ils estiment que j’ai tout faux ? En tout cas, Toégui, ce que j’ai dit j’ai dit. Le nomadisme politique n’est pas anti-démocratique. Je sais effectivement, avec la Constitution en vigueur, si le Poé Naaba et les 13 de Simboro vont voir ailleurs ils perdent d’office leur mandat. C’est ce qui est dans la loi fondamentale. Moi, en parlant, je ne parlais pas de ce qui est, je parlais de ce qui devrait être. Et je dis et répète  qu’interdire à un député d’intégrer un autre parti de son choix, même en cours de législature, c’est porter atteinte à la liberté de ce député. Par ricochet c’est porter atteinte à la démocratie. Cette prescription constitutionnelle est d’autant plus discutable que nous avons opté pour le mandat représentatif qui confère à l’élu une grande marge de manœuvre s’opposant par là même au mandat impératif que nous avons rejeté parce que précisément il autorise les électeurs à donner des ordres aux élus. Dans la démocratie représentative dans laquelle nous sommes le député agit en toute âme et conscience pour ce qu’il croit être le meilleur pour l’électeur qui a voté pour lui. Lorsque l’électeur se rend compte, après coup, que le candidat sans reproche qu’il a fait élire député s’est mué en nomade politique, nomadisant à gauche, nomadisant à droite, il en tire la conclusion suivante : aux prochaines élections, dans quatre ans ou dans deux ans, il votera pour un député sédentaire. Ce n’est pas plus compliqué que ça et c’est ça la démocratie. La démocratie n’est pas comme la loi qui est parfois très dure. Sinon, on ne doit pas empêcher un homme politique qui a  toute sa tête de ne pas aller dans un autre parti sous prétexte qu’on est en cours de législature.

J’entends souvent dire que le député n’a pas droit de nomadiser parce qu’il a été élu grâce à l’argent et au soutien de son parti d’origine. C’est un raisonnement qui ne tient pas la route. Argent et soutien ? A qui la faute ? Un parti politique ne doit pas choisir n’importe qui pour être son candidat à la députation. Entre deux prétendants, le bureau politique doit connaître le militant qui sera enclin au nomadisme juste pour le ventre.

Cette disposition constitutionnelle sur le nomadisme politique, à y voir de près, si ce n’est pas de la nègrerie, ça y ressemble.

Tiens tiens, mon cher Toégui ! Tu as suivi ce qui s’est passé récemment en France ? Dès que Emmanuel Macron a créé son parti hybride, ni de Droite, ni de Gauche, « La France En Marche », des députés ont accouru de partout, de tous les partis de Navarre pour intégrer la nouvelle formation. Et ce sont les anciens grands partis historiques de la Gauche et de la Droite qui en ont payé les frais. Et même que le Premier Ministre, Manuel Valls a pris les dispositions pour ne pas arriver à la 25e heure. Dis-moi alors Toégui si dans ce sauve-qui-peut gaulois tu as entendu chanter : « Rendez-nous notre mandat ! Rendez-nous notre mandat ! » Pourtant tu n’es pas sans savoir que s’il y a un pays champion en marche-meeting, c’est bien la France. Avec ses CGT, ses Force Ouvrière, ses Jean Luc Mélenchon et sa France insoumise.

  • Maître, vous en connaissez des choses dites donc !
  • Oui, j’en connais. Mais dis-moi Toégui, toi et tes Mochichis, qui est l’esclave de qui ?
  • Maître, qu’est-ce qui vous arrive ? Vous à qui rien n’échappe vous posez une question, j’allais dire si idiote ? Vous n’avez pas fait l’anthropologie alors ?
  • L’anthro quoi ?
  • L’anthropologie.
  • Non je ne sais pas ce que c’est ton anthro quoi quoi. Mais qu’importe. Toégui, je t’apprends que j’ai reçu un coup de téléphone ce matin. Ça venait du Mosstinga réel.
  • Ah bon ? Du Mosstinga réel ? Où ça ? Le Ganzourgou sûrement ?
  • Plus réel que le Ganzourgou…
  • Le Zoundwéogo alors ?
  • Plus réel que le Zoundwéogo.
  • Je vois, le Yatenga, à coup sûr.
  • Non Toégui, pas le Yatenga. Plus réel que le Yatenga. Mais je vais te dire. Tu sais que le ministre Jacob Ouédraogo a engagé une « Opération 1 million de latrines ». L’objectif est d’amener les populations à ne pas déféquer dans la nature mais plutôt dans des toilettes dignes de ce nom.
  • Oui, j’ai vu ça à la télé.
  • Voilà. On m’a dit ce matin que dans un des Mosstinga réels ils sont très fâchés. Et ils préparent des manifestations monstres pour protester.
  • Protester ? Mais pourquoi ?
  • Ils disent qu’ils ne veulent pas de toilettes et des latrines entre 4 murs.
  • Ah bon ?
  • De ne pas toucher à leurs latrines à l’air libre parce que eux ils sont nés trouver leurs grands parents opérer la défécation à l’air libre, la défécation à ciel ouvert.
  • Ah bon ?
  • Et il paraît qu’ils s’entraînent en criant : « Laissez-nous nos bindous !  Laissez-nous nos bindous !» Avec le refrain suivant :
  • « Bindou dehors, y a bon !
  • « Bindou dedans, y a pas bon !

Mais que signifie le mot bindou ?

  • Ça signifie KK… KK… KK de babenda.
  • Hi hi hi ! Ha ha ha !

 

Charles Guibo

 

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