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Grossesses précoces en milieu scolaire : La région du Sud-Ouest en tête du peloton

Grossesses précoces en milieu scolaire : La région du Sud-Ouest en tête du peloton

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la jeune fille, Plan Burkina, en collaboration avec les services techniques et des organisations de la société civile, a organisé le 11 octobre 2017 à Gaoua une téléconférence sur le thème des grossesses précoces en milieu scolaire. La région du Sud-Ouest arrive en tête de ce classement avec 1 377 cas sur un total de 6 401 à l’échelle nationale de 2012 à 2016.

 

Les cas de grossesses précoces au Burkina Faso sont en nette évolution. En effet, de 2012 à 2016, on a enregistré 6 401 cas de grossesses. Chose qui entrave considérablement l’éducation des filles, constituant du même coup un obstacle à l’atteinte de l’un des objectifs stratégiques du Plan national de développement économique et social (PNDS) qui est « d’accroître l’offre et d’améliorer la qualité de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation en adéquation avec les besoins de l’économie ».

Avec 1 377 cas recensés dont 11 au primaire, la région du Sud-Ouest occupe la première place sur les treize (13) régions que compte le pays dans ce triste palmarès. « Dans la province du Poni, par exemple, le taux de fécondité est de 17,95% pour la tranche d’âge comprise entre 15 et 19 ans, selon une étude réalisée par le district sanitaire de Gaoua », a précisé Viviane Hien/Youl, secrétaire générale de l’Association pour la promotion féminine de Gaoua (APFG).

Les causes évoquées sont, entre autres, l’insuffisance de sensibilisation et de connaissances sur comment se prémunir contre  les grossesses précoces, la sous- fréquentation des centres de santé par les filles en âge de procréer, les mariages précoces et la pauvreté. Cette journée vise à faire un plaidoyer auprès du gouvernement, des autorités régionales et des communautés afin qu’ils concourent à la lutte contre ce phénomène.

Pour la circonstance, les autorités régionales, avec à leur tête le gouverneur, ont contribué financièrement, par une levée de fonds, à venir en aide aux filles en situation de grossesse précoce. Comment régler la question des grossesses en milieu scolaire ? C’est ce qui a amené  Plan international à organiser une rencontre de plaidoyer en faveur des jeunes filles lors de la journée à elles dédiée, qui se tient le 11 octobre de chaque année, a dit Clément Médah, directeur régional de  Plan Burkina, Bureau de Gaoua.

Eu égard  à l’intérêt suscité par la question, il s’est dit satisfait et a souhaité qu’un tel élan de solidarité se poursuive. Les filles, à travers Djiémi Zalika et Rose Astrid Dabiré, qui ont respectivement joué les rôles de ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA) et de ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, ont pris l’engagement de poursuivre la sensibilisation de leurs camarades afin de contribuer à mettre un terme au fléau.

Les conséquences des grossesses précoces en milieu scolaire sont, entre autres, des taux de déscolarisation élevés et les abandons d’enfants. C’est pourquoi il a demandé à chaque acteur de ne ménager aucun effort pour contribuer à la lutte contre ce phénomène.

 

Kissogo Abdoul Karim Ouattara

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