Logo
Imprimer cette page

Contrôle des véhicules de l’Etat : A la traque des « fonds rouges » avec des FDS

Contrôle des véhicules de l’Etat : A la traque des « fonds rouges » avec des FDS

La Direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat (DGAIE) a organisé une opération de contrôle des véhicules « fonds rouge et bleu » les 20 et 21 octobre 2017 dans la ville de Ouagadougou. Cette opération a été menée de concert avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) (gendarmerie nationale, police nationale et police municipale), qui ont investi les voies publiques, les carrefours et les grands axes pour ce faire. Etaient également concernés les lieux mondains (cabarets, buvettes, bars, chambres de passes, restaurants). Au terme de l’opération, 251 véhicules ont été contrôlés, dont 10 conduits en  fourrière.

 

Vendredi 20 octobre, il est 20h30 au carré d’armes de la gendarmerie nationale, sise à Paspaga. Le capitaine Lompo est face à une vingtaine d’hommes. C’est le briefing avant le déploiement.

« Par véhicules de l’Etat, il faut entendre les véhicules immatriculés sur fonds rouge et bleu. Pour l’opération de contrôle vous serez déployés sur quatre points, ce sont l’échangeur de l’Est, le pont de Tanghin, les rails à côté du Stade du 4 août et le rond-point des Nations unies. Ce qui vous intéresse dans les contrôles, ce sont les documents suivants : l’ordre de mission qui donne l’origine du véhicule, les occupants, la destination de la mission et même la nature de la mission. Même si on est en mission à partir de 23h, on n’est plus censé circuler. S’il n’y a pas d’ordre de mission, le véhicule est généralement muni d’un laissez-passer qui est valable dans la circonscription où il est affecté. Cela veut dire autrement qu’un véhicule de Bobo ne peut pas se retrouver à Ouaga avec un laissez-passer. Il y a d’autres documents mais je vous demande de vous appesantir sur ces deux aspects», explique-t-il grosso modo. 

En un quart d’heure, les hommes sont munis des informations nécessaires pour conduire leur tâche. «Embarquement ! Embarquement !» entend-on après l’aval du capitaine Lompo. Nous nous retrouvons derrière le pick-up de l’équipe 1, coordonnée par l’adjudant Zoungrana. Direction : l’échangeur de l’Est où ses éléments et lui se positionnent au pied de l’échangeur. A 21h50, le premier véhicule qu’ils ont pu stationner est invité à «serrer sur l’aile gauche». «Bonsoir, Monsieur, les papiers du véhicule, s’il vous plaît», lance l’adjudant Zoungrana à l’occupant d’un « fond rouge ».

Celui-ci s’exécute, aussitôt le pandore scrute le numéro de la plaque pour s’assurer qu’il est conforme. En 3 minutes à peine, le nécessaire a été fait. «Vous pouvez continuer, Monsieur, c’est bon», déclare-t-il. Les engins contrôlés émanent, entre autres, du ministère des Ressources halieutiques, des Ressources animales, de l’Action sociale, de l’université de Ouagadougou, de la RTB/Télé.

«Ceux que nous avons pu contrôler sont en situation régulière, ils sont au nombre d’une dizaine mais il y a quelques-uns qui ont pu échapper comme vous l’avez constaté. En temps de nuit c’est difficile de percevoir le véhicule à une certaine distance si bien que trois ou quatre nous ont surpris», précise l’adjudant Zoungrana qui s’apprêtait à lever son dispositif à 24h00, comme l’indiquent les termes de la mission.

 

 Chez les flics

 

Dans la matinée du 21 octobre, l’opération se poursuit de 9h à 12h. Nous sommes cette fois-ci avec la police municipale au rond-point de la Patte-d’oie. En ces lieux, c’est l’assistant de police Bonkoungou qui met son dispositif en place. Un véhicule « fond rouge » tombe dans les mailles du filet du groupe qui venait à peine de s’installer. Son occupant est en infraction car l’ordre de mission est périmé.

Les explications fournies par le chauffeur n’ont pas convaincu l’assistant qui a fini par enjoindre à un de ses éléments de conduire l’engin en fourrière. Un autre endroit où sont également postés les flics : les feux tricolores jouxtant le siège de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) à Pissy.

L’assistant de police Bado avait déjà contrôlé 5 véhicules dont un en situation irrégulière, notamment pour défaut de permis de conduire. Ils arrêteront aussi un 4x4 de la SONABEL qui, lui aussi, est conduit à la direction de la police municipale pour documents non conforme. En effet, le numéro de la plaque n’était pas le même que celui qui figure sur les documents.   

Une heure après la fin de l’opération, la directrice générale des Affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat, Edith Bélem/Damiba, le directeur du Parc automobile de l’Etat, Karim Traoré, et des agents de police se sont présentés devant les journalistes pour «un bilan à chaud».

76 véhicules ont été contrôlés dans la nuit, dont 2 conduits en fourrière. Dans la mi-journée, 175 ont été soumis au contrôle et 8 sont en situation irrégulière. La directrice affirme que l’opération avait déjà eu lieu dans quatre autres villes en septembre (Kaya, Koudougou, Dédougou et Bobo-Dioulasso). «Au total 493 véhicules ont été contrôlés et 18 ont été conduits en fourrière.

Le taux de non-respect de la réglementation était de 7,31% en juillet 2016 contre 3,65% cette année», fait observer Edith Bélem/Damiba. D’une manière globale, elle en tire un sentiment de satisfaction parce que les différentes campagnes de sensibilisation ont eu un impact positif en matière d’utilisation des véhicules de l’Etat. Avec les réformes en cours, elle espère et souhaite que ce taux de non-respect de la réglementation soit nul dans les années à venir. 

Aboubacar Dermé

 

 

Encadré 

 Pour retirer un véhicule mis en fourrière 

 

  1. Adresser une demande de retrait dudit véhicule de la fourrière au contrôleur d’Etat sous couvert de votre autorité de tutelle et signée par celle-ci ;

2. Récupérer une fiche de sanction pécuniaire au Secrétariat général de l’ASCE/LC à remplir dûment ;

3. Se rendre au Trésor public et payer la somme imposable ;

4. Se représenter à l’ASCE/LC avec la quittance du Trésor ;

5. Récupérer une fiche d’autorisation de retrait du véhicule de la fourrière à l’ASCE/LC qu’il faut remettre à la police ou à la gendarmerie pour pouvoir rentrer en possession du véhicule.

 

  1. D.

 

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

© 2011-2014 - Observateur Paalga - Tous droits réservés I Conception: CVP Sarl.