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CAN 2017 : Accueil triomphal pour la bande à Duarte

Médaillés de bronze à la 31e Coupe d’Afrique des Nations, les poulains de Paulo Duarte sont rentrés au bercail hier dimanche 5 février 2017. En plus de l’accueil triomphal qui leur a été réservé, les Etalons ont été décorés dans l’après-midi par le Président du Faso.

 

Dès 7h du matin, parés des couleurs nationales pour la plupart, des centaines de supporteurs ont convergé vers les abords de l’aéroport international de Ouagadougou. Moment de convivialité : certains sont venus en famille pour que leurs rejetons puissent apercevoir leurs idoles. Des équipes d’animation, composées, entre autres, de mascottes, de majorettes et d’une troupe traditionnelle, tiennent en haleine le public. Au milieu du vacarme provoqué par les vuvuzelas, des commerçants marchandent leurs gadgets invendus, par la faute d’arrêt brusque des Etalons en demi-finales.

Au parking de l’aéroport est stationné le porte-char sur lequel va parader le 11 national. Il n’attend plus que ses valeureux occupants, tous de bronze parés. Pas à 8h comme annoncé, car à cette heure, nous apprend-on, l’avion transportant les héros de toute une Nation ne s’était toujours pas élevé du ciel de Libreville.

Les minutes s’égrènent comme dans un match. A chaque bruit de moteur on espère que c’est celui du vol tant attendu. Rien jusqu’aux environs de 11h 30 mn. Les Etalons, qui ont effacé le douloureux souvenir de leur élimination dès le premier tour à la CAN 2015 en Guinée Equatoriale, ont atterri à Ouagadougou à bord d’un avion d’une compagnie équato-guinéenne.

A l’accueil : le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, des membres du gouvernement, le maire de Ouagadougou, Armand Béouindé, et d’autres personnalités. Autour d’eux, les preneurs de vues se tiennent prêts à faire crépiter leurs appareils pour immortaliser le retour de ces « guerriers en short ».

Le ministre des Sports, Taïrou Bangré, et le président de la Fédération, Sita Sangaré, sont les premiers à fouler le sol burkinabè. Ils sont suivis par l’encadrement technique, conduit par le sélectionneur, Paolo Duarte. Ce sont des acclamations de la part des officiels lorsque la bande à Duarte s’extirpe de l’oiseau de fer. Si certains portent fièrement autour du coup leur médaille, d’autres l’ont apparemment déjà bien rangée. Ils se fraient un chemin dans la haie d’honneur qui s’est constituée pour se glisser à l’intérieur de l’aéroport et remplir les formalités d’usage. Quelques personnels de sécurité en oublient leur métier pour se laisser aller aussi aux selfies avec les champions.

                                                 

Bain de foule

 

A l’extérieur, l’ambiance, qui était montée d’un cran, est devenue hystérique lorsque le public aperçoit Koffi et les siens monter sur leur porte-char. C’est le début de la parade. De l’avenue Kwame N’Krumah en passant par le rond-point des Nations unies jusqu’à la place de la Révolution (la destination finale du cortège), c’est une foule monstre qui a communié avec le 11 national. Même sous le soleil brûlant, la place a refusé du monde. Un accueil chaleureux dont se félicite Charles Kaboré qui a remercié les Burkinabè de leur soutien.

Invités tour à tour devant le podium, à l’appel de Sita Sangaré, les joueurs ont tous été acclamés à la hauteur de leurs performances. Et sur le podium de l’applaudimètre, les champions sont, en désordre : le jeune portier, Hervé Koffi, Aristide Bancé et Préjuce Nakoulma. Avant de s’éclipser dans le bus qui les amènera dans leur hôtel, les Etalons ont montré qu’ils savaient aussi faire le show. Même le sélectionneur s’est laissé aller à quelques pas, qui dans le monde de la musique, ne sont pas encore connus. Parmi les meilleurs danseurs du jour : encore Hervé Koffi, Steve Yago, Yacouba Coulibaly…

 

A chacun sa médaille

 

Sur le coup de 16h, les Etalons ont été décorés à la présidence du Faso. Ceux parmi eux qui ont joué la finale de la CAN 2013 ont été élevés au grade de commandeur de l’Ordre national. Les nouveaux ont eu la médaille d’officier (NDLR : fait officier). Les entraîneurs, à l’exception de Paolo Duarte, ont été faits chevalier. La Fédération et l’Union nationale des supporteurs ont eu la même distinction. Prenant la parole au nom du groupe, le capitaine, Charles Kaboré, s’est réjoui de la reconnaissance de la Nation. Il s’en veut quand même de n’avoir pu se classer à la première place. Néanmoins, le milieu de terrain promet que des efforts seront abattus pour que le Burkina participe à la coupe du monde Russie 2018.

Le premier des Burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, lui, pense que les Etalons ont mouillé le maillot comme il faut, et que le capitaine n’a pas à s’en vouloir, car, dit-il, l’homme propose et Dieu dispose. Le président a par la suite salué l’esprit d’équipe qui a prévalu dans le groupe tout au long de la compétition. Il a invité les uns et les autres à toujours travailler dans leurs clubs respectifs à forcer l’admiration, car chaque fois qu’ils réalisent quelque chose de bon sur le terrain, c’est tout le peuple burkinabè qui est honoré. Pour ce qui est des blessés, il a assuré que l’Etat prendrait ses responsabilités pour leurs soins.

 

Akodia Ezéchiel Ada

Hugues Richard Sama

 

 

Encadré 1

«Je ne vais plus supporter les Etalons»

 

Preuve de la grande mobilisation hier à la place de la révolution, les barrières de sécurité, qui tenaient à distance les supporteurs, sont tombées plusieurs fois. Presque aussitôt, la CRS a rétabli l’ordre à coups de matraques pour repousser les malheureux qui étaient tombés en même temps que les barrières ; ce qui devait être un moment sympathique s’est transformé en désillusion pour certains qui, se sentant humiliés, sont repartis avant la fin de la cérémonie, non sans fulminer contre les poulets : « Nous ne sommes pas des voleurs et on nous matraque ».

Adama Kaboré est l’un deux. Habillé entièrement aux couleurs nationales, et venu de Pouytenga il n’a pas non plus caché sa colère : « Est-ce que c’est vous qui avez confectionné mon habit ? Je supportais les Etalons depuis l’époque où ils ne pouvaient même pas se qualifier pour la CAN. J’étais toujours avec eux malgré leurs échecs. Pourquoi aujourd’hui, on laisse les autorités s’approcher des joueurs et pas nous ? A chaque match je peux dépenser 30 000 F pour venir suivre la rencontre et aujourd’hui on me dit que je ne peux même pas voir Bancé et on me frappe. Si c’est comme ça, je ne vais plus supporter l’équipe ».

 

A.E.A

H.R.S.

 

Encadré 2

Propos de médaillés

 

Steve Yago, officier de l’Ordre national

C’est une grande fierté d’être reconnus par sa nation. Tout le groupe est content d’avoir fait une bonne CAN et de rentrer aujourd’hui au pays avec des clameurs. Je crois que ça va continuer comme ça parce qu’on compte se battre pour aller à la coupe du monde. L’ambiance au sein du groupe était bonne et la Fédération nous a mis dans des conditions formidables pour travailler. Je pense que c’est tout ça qui nous a permis d’avoir ce résultat.

 

Hervé Koffi, officier de l’Ordre national   

Recevoir une distinction des mains du président du Faso est vraiment un grand honneur pour moi. Cette médaille doit m’amener à travailler davantage pour en mériter d’autres à l’avenir. Au sortir de cette CAN, sincèrement, je ne m’attendais pas à ce que les gens scandent mon nom comme cela a été le cas ce matin. Toutes ces actions me vont droit au cœur.

Commentaires   

0 #2 Sacksida 06-02-2017 12:30
C’est une très bonne chose que les plus hautes autorités du Burkina Faso, aient décorés les Etalons pour la place de 3ème à cette CAN 2017. Si nos Etalons continuent à travailler dans le jeu collectif et en se concentrant d’avantage sur la maitrise des frappes précises et lucides, il n’y’aurait pas de doute qu’ils pourraient se qualifier à la phase finale de la Coupe du Monde Russie 2018. Dans la perspective des futurs matchs, l’Équipe et Paolo Duarte doivent revisiter ou revoir leurs Matchs de cette CAN afin de corriger toutes les erreurs que les joueurs ont commises sur le terrain. Donc, il faut que les Étalons soient plus solidaires et efficace dans tous les compartiments du jeu, surtout devant les buts adverses pour éventuellement faire une bonne représentation de l’Afrique au Mondiale en Russie. Courage et Salut !
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0 #1 Kanzim 06-02-2017 01:37
Merci à l’Obs pour l’éclairage apporté sur les grades ou rangs des décorations. Ainsi donc pour être Commandeur de l’Ordre National, il fallait avoir joué la finale de la CAN 2013. On n’a donc pas sauté de galons, pour peu que ceux ayant joué la finale en 2013 eussent été décorés de l’ordre immédiatement inférieur à Commandeur. En tout état de cause, Il ne faudra pas que les récompenses ne soient qu'à la hauteur de "l'amour" que les autorités ont d'une discipline donnée, ou pour les « sensations et les émotions » que cette CAN aurait procurés à des dirigeants sportifs comme eux-mêmes l’ont annoncé dans la presse. Nous avons des héroïnes et des héros du sport autrement plus brillants que les footballeurs. Nous avons des champions de scrabble, de pétanque et autres. Quand on élève un jouer médaillé de bronze à la dignité de Commandeur, cela veut dire que quand il aura la coupe il faut alors le faire Grand-Croix, selon la hiérarchie des distinctions au Burkina. On en fait trop à mon avis. Laëtitia BAMBARA a été championne d’Afrique à Marrakech en 2014, puis championne aux jeux africains de Brazzaville en 2015. Malgré ces performances, elle a déclaré ne pas avoir assez de ressources pour de l’équipement et du matériel sportifs. Rien que çà. Et non une médaille. J’ai vu un homme politique présenter des images de l’accueil des Etalons en 2013 ; lorsqu’il était aux affaires à côté du CDP. C’est la preuve que les motivations et les intérêts des uns et des autres diffèrent, en fonction du dividende attendu de l’investissemen t en sous et en populisme aussi.
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