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Fraude et tentative de corruption d’un douanier : Le SYNATRAD endosse sa tenue d’avocat

2-	Les véhicules seraient arrivés à la douane les 19, 21 et 22 mars et le commerçant aurait attendu le « moment favorable pour corrompre » 2- Les véhicules seraient arrivés à la douane les 19, 21 et 22 mars et le commerçant aurait attendu le « moment favorable pour corrompre »

Le Syndicat national des travailleurs des Douanes (SYNATRAD) refuse de rester dans le silence face à la  «campagne de dénigrement» contre le chef de la brigade commerciale de Ouaga-route, communément appelée  «Ouagarinter». Dans une conférence de presse que le syndicat a organisée le vendredi 4 mai 2018, il s’érige en avocat pour éclairer l’opinion publique. Et défendre son militant qui en «toute intégrité a fait son travail et a refusé de se laisser corrompre par le commerçant «de moralité douteuse» du nom de Salif Nikièma.

 

«Le chef de la brigade commerciale de Ouagarinter est corrompu, on doit l’enlever de son poste, etc.», tels sont des propos qui ont circulé ces derniers temps sur la toile et sur les ondes de certaines radios. Mais il n’en est rien selon le SYNATRAD, il s’agit d’une campagne de dénigrement et de diffamation d’individus mal intentionnés menée contre la personne du chef de la brigade commerciale du bureau des douanes de Ouaga-route. Qu’est-ce qui peut bien expliquer de telles «diffamations» ? Selon le SG du syndicat, Mathias Kadiogo, le samedi 31 mars 2018, un importateur du nom de Salif Nikièma a été pris en flagrant délit de fraude portant sur une importation de sucre en poudre. «Sur instruction du chef du bureau des douanes de Ouaga-route, le chef de la brigade commerciale s’est rendu au bureau, avec deux de ses agents, pour réceptionner et traiter avec diligence les déclarations relatives à six chargements de Salif Nikièma et lui permettre d’enlever ses marchandises», a expliqué le SG, et, «C’est alors que le chef de la brigade commerciale et ses agents ont constaté, lors de l’identification des colis, que les chargements de quatre camions sur les six ne sont pas conformes à ceux repris sur les documents présentés», a ajouté le syndicaliste Kadiogo, notant qu’en effet, «sur les documents étaient clairement inscrits 1015 colis de marchandises diverses pour chacun des quatre véhicules alors que les chargements étaient constitués de sacs de sucre en poudre».

Après l’examen des documents, qui sont frauduleux, M. Nikièma Salif, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a «tenté de corrompre le chef de brigade avec une somme de trois millions envoyés (en 4 messages) par Orange Money sur le téléphone de ce dernier. M. Nikièma, joint au téléphone, a reconnu être l’auteur des transferts tout en précisant qu’il souhaitait « par ce geste obtenir l’aide du chef de brigade dans le dossier ». C’est alors que celui-ci l’a sommé de retirer son argent de son compte».

Selon le SG, le commerçant a été invité à décharger ses véhicules afin que le service puisse faire la visite effective et le dénombrement des colis. Mais ce dernier aurait disparu de la circulation. «C’est à ce moment que la campagne de dénigrement a commencé dans l’objectif de détruire la carrière du chef de la brigade qui est resté stoïque et imperturbable». Le commerçant aurait refait surface, selon le SG, le 16 avril pour exécuter le déchargement. Et c’est 3361 sacs de 50 kg de sucre originaire de France, soit environ 168 tonnes de sucre d’une valeur de plus de 42 millions de francs CFA, qui ont été comptés.

Mathias Kadiogo fait noter que l’importateur ne disposait pas d’autorisation spéciale d’importer du sucre. «Toutes ces insuffisances ont amené le chef de la brigade commerciale et ses collaborateurs à constater une infraction douanière réputée délit d’importation sans déclaration qui est punie de la confiscation du sucre objet de fraude, de la confiscation des quatre véhicules de transport, d’une amende pouvant s’élever à cent millions de F CFA et d’un emprisonnement de trois mois», a déclaré le premier responsable du syndicat des douanes.

Un procès-verbal a donc été rédigé, et en attendant que la justice tranche, le SYNATRAD a lancé un appel aux autorités politiques, à la direction des douanes et aux chefs des bureaux de douane à prendre les dispositions pour permettre aux agents d’accomplir convenablement leur travail.

 

J. Benjamine Kaboré

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