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Salif Kaboré : Les raisons d'un non-lieu

L'ex-DG de la SONABEL et ancien ministre de l'Energie a bénéficié d'un non-lieu L'ex-DG de la SONABEL et ancien ministre de l'Energie a bénéficié d'un non-lieu

Cher Wambi,

Tu te rappelles que, sous le gouvernement de la Transition, Lamoussa Salif Kaboré, ex-directeur général de la SONABEL et ancien ministre de l’Energie sous Blaise Compaoré,avait été interpellé par la gendarmerie de Boulmiougou et déposé à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) le 10 avril 2015.

 

Il a été poursuivi pour enrichissement illicite, au détriment de l’Etat,d’un montant de 549 956 177 FCFA. L’accusation soutenait que cet enrichissement s’est fait par trafic d’influence et a consisté à demander à la SONABEL de ne pas recouvrer cet argent afin que Salif Kaboré le récupère à son propre profit.

Mais son avocat, Me Mathieu Somé, a soutenu qu’en vérité il n’en est rien du tout. Selon lui, c’est à l’arrestation de l’ex-ministre que les autorités de la Transition ont demandé à la SONABEL de trouver des éléments compromettants pour soutenir l’accusation. Mais, entendue par commission rogatoire du juge d’instruction, la SONABEL aurait clairement signifié qu’elle n’avait subi aucun préjudice et que c’est la raison pour laquelle elle n’avait jamais déposé de plainte.

En me relatant cette affaire, Me Somé m’a affirmé que c’est sur la pression du gouvernement que la nationale de l’électricité s’est résolue à transmettre au juge d’instruction des factures contestées et impayées par deux prestataires de services dans le cadre des travaux de l’échangeur de l’ouest. Ces deux factures relèveraient de la direction régionale du Centre de la SONABEL et non de la direction générale de la SONABEL ou du ministère de l’Energie.

C’est ainsi que, le 29 avril 2015, face à l’apparente vacuité du dossier, une demande de mise en liberté provisoire de Salif Kaboré a été examinée. Le procureur qui avait l’initiative des poursuites a dit ne pas s’opposer à la requête de la défense. Le même jour, le juge d’instruction a ordonné la mise en liberté provisoire de l’accusé qui, depuis, est parti pour les bords de la lagune Ebrié.

Le 7 mai 2015, Me Somé est informé que le substitut du procureur général a interjeté appel de la décision du juge d’instruction. Cet appel a été examiné et jugé irrecevable par la chambre d’accusation statuant en matière criminelle le 19 octobre 2016 dans l’arrêt n°110.

Finalement, le 12 décembre 2018, le juge d’instruction a informé les avocats de Salif Kaboré de ce qu’il avait rendu le 28 novembre 2018 une ordonnance aux fins de non-lieu au profit de leur client. L’affaire Salif Kaboré a été ainsi close.

Pour Me Mathieu Somé, c’est un juste aboutissement d’un dossier vide, car « les charges n’étaient pas fondées ». C’est pourquoi il a dénoncé le caractère « arbitraire » de l’arrestation de son client sous la Transition. Une arrestation qui, selon l’avocat, ne visait qu’à « humilier et régler des comptes politiques ».

Aujourd’hui, Salif Kaboré, qui a beaucoup souffert à la MACO et se trouve présentement en Côte d’Ivoire, est donc carrément blanchi. Cependant, il n’a pas encore fini avec la justice burkinabè puisqu’il reste poursuivi dans le dossier de l’insurrection populaire comme l’ensemble des membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré.

 

Cher Wambi, le 22 janvier 2019 peu après midi, un fait insolite s’est produit à l’école Farakan A dans la ville de Sya : alors que ses camarades sortaient de la classe, un élève de la classe du CE2 est monté sur un table banc qui s’est brisé en provoquant la chute de l’enfant, lequel s’est blessé au genou. L’instituteur, qui était toujours en classe, a porté secours à l’élève et appelé au téléphone le père de celui-ci afin qu’il vienne chercher son rejeton. Mais le géniteur a exprimé son indisponibilité dans l’immédiat tout en promettant de passer dès que possible. Fatigué d’attendre son père, l’élève a décidé, avec l’aide de ses camarades, de rentrer, son domicile n’étant pas très éloigné de l’école.

Peu de temps après, le parent d’élève arrive dans la cour, accompagné d’une autre personne, et ensemble ils commencent à insulter et menacer l’instituteur parce qu’il n’a conduit l’élève ni au dispensaire ni à la maison. Les explications du maître n’ont pas convaincu les deux personnes, qui ont commencé à le violenter. Un autre instituteur, qui est venu aux nouvelles, a reçu le même traitement. Ils ont été battus et jetés dans la cour de l’école devant leurs élèves.

En réaction, les enseignants de Bobo-Dioulasso ont entamé un mouvement de débrayage.

Ainsi va, cher cousin, le Burkina Faso où, outre les attaques terroristes et les conflits communautaires, cas de Yirgou, les populations n’hésitent plus à s’en prendre aux forces de sécurité comme à Nafona dans les Cascades et à Orodara dans le Kénédougou.

Face à toutes ces situations, on aurait souhaité avoir un Etat fort à défaut d’un homme fort pour remettre le pays sur les rails, car à ce rythme-là, l’autorité fout le camp et on est en droit de se demander où va le Faso. C’est peut-être ce désordre, cette anarchie ambiante qui donne la force aux terroristes qui nous font tant de misères. De toute façon, quand la pluie vous bat et que vous vous battez entre vous, vous ne pouvez qu’être vulnérables, donc à la merci de l’ennemi.

 

Cher Wambi, à présent, je t’invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l’Intrigante.

 

La semaine dernière, des résidents du quartier Gounghin ont entendu des tirs d’armes, ce qui a engendré la panique et des spéculations par ces temps où la situation sécuritaire est la source d’inquiétude la mieux partagée dans notre pays.  Aujourd’hui, on en sait un peu plus sur l’origine de ces détonations.

En effet, selon une source très bien introduite, ces coups de feu sont liés à une descente d’éléments de la brigade de recherches du commissariat central de Ouagadougou qui ont procédé à l’arrestation de trois individus de nationalité étrangère après deux semaines de filature. Un trio de détrousseurs dont les victimes sont essentiellement des clients de trois grandes banques de la place dont nous taisons les noms pour des raisons évidentes.

Son mode opératoire peut être décliné ainsi : d’abord un premier membre, dans le rôle de guetteur, pénètre dans l’établissement financier à la recherche de personnes ayant effectué un important retrait d’argent. Une fois la cible repérée, il la marque d’un signe distinctif, généralement à l’aide de craie à l’arrière de l’habit ;

ensuite, les deux autres acolytes, postés à l’entrée de la banque, prennent le relais en piégeant, à l’aide d’une sandale cloutée, une roue de l’engin ou du véhicule du client qu’ils vont suivre. Lorsque ce dernier marque un arrêt suite à la crevaison provoquée, alors les détrousseurs entrent en action en s’emparant du sac contenant la forte somme.

Ainsi donc, toujours selon notre source,  les trois coupe-jarrets  sont parvenus à déposséder plusieurs personnes de leur argent dont les montants ont été évalués respectivement à 40, 10, 15 et 8 millions de francs CFA.

Après chaque forfait, ils retournaient dans leur pays d’origine planquer une partie du butin avant de revenir quelques jours plus tard.

Toujours en détention au commissariat central de Ouagadougou, du fait de la grève des gardes de sécurité pénitentiaire, ils ont reconnu que le magot, puisque c’en est vraiment un, se trouve actuellement à l’extérieur.

Présentement, la police envisage les voies et moyens de rapatrier les fonds afin de les restituer à leurs propriétaires.

 

Le dimanche 27 janvier 2019, la salle de conférences du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) brillera aux couleurs du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR).

En effet, c’est ce jour à partir de 14h 30 qu’aura lieu le lancement officiel de ce nouveau parti suscité par le député Tahirou Barry. Mais bien qu’il en soit le maître d’œuvre, l’ancien ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme a préféré confier la direction de la nouvelle formation politique à un de ses fidèles lieutenants, en l’occurrence Carlos Toé. Tahirou Barry est arrivé troisième à la présidentielle de 2015 sous la bannière du PAREN.

De nombreuses délégations venues de différentes provinces prendront part à la cérémonie de mise en orbite du MCR, qui «entend incarner les principes de justice sociale et de gouvernance vertueuse». 

 

Dans son adresse de fin d’année à ses concitoyens, le maire de la capitale, Armand Béouindé, avait déclaré que 2019  serait l’année de l’année, pour paraphraser un artiste musicien ivoirien, de la lutte contre l’incivisme dont l’une des pires formes se manifeste sur la voie publique. L’ambition est tout à la fois salutaire et titanesque, tant les accidents de la circulation figurent parmi les principales causes de décès à Ouagadougou. A l’origine de cette situation, il y a certes le non-respect du Code de la route mais aussi l’état  de certains véhicules. 

Dans la matinée du  jeudi 24 janvier 2019 vers 8h à hauteur du cimetière de Gounghin, la circulation était dense du fait de l’abandon des classes par les élèves.

Arrivé à un feu tricolore qui était au rouge, le conducteur d’un camion chargé de granite n’a pas trouvé mieux à faire que de rouler subitement sur le terre-plein central pour finalement se retrouver devant la dizaine de véhicules ayant marqué l’arrêt, avant de poursuivre sa course folle comme si de rien n’était au grand étonnement de tous. C’est par la suite que les autres usagers de la route ont appris avec ahurissement que le camion en question roulait sans frein. Le véhicule aurait fait cette manœuvre pour éviter d’écraser tous ceux qui étaient sur son passage. Fort heureusement personne ne venait en face sinon ça aurait donné lieu à une scène d’horreur.

Avec une telle grave défaillance technique on se demande comment de tels véhicules passent entre les mailles du filet du CCVA si vraiment ils sont soumis au contrôle périodique.

Il est très urgent que l’édile de la capitale joigne l’acte à la parole.  

 

Il est dans sa 83e année.

Il est docteur vétérinaire à la retraite, a été un grand syndicaliste et, à ce titre, fut un emblématique secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA). Activiste de la société civile, il a été également fonctionnaire international, précisément secrétaire exécutif de la communauté économique du bétail et de la viande.

Enfin, tout de blanc vêtu, il manque rarement les conférences publiques.

Lui, c’est le docteur Roger Moussa Tall, qui vient de publier ses mémoires dont le tome I est paru aux éditions «Découvertes du Burkina» sous le titre «Une merveilleuse aventure».

Préfacé par l’ancien et premier recteur de l’université de Ouagadougou, Yembila Abdoulaye Toguyeni, l’ouvrage comprend quatre grandes parties : «L’enfant qui ne voit pas son père» (1936-1954) ; «Le jeune homme bien soutenu par son père» (1955-1966) ; «La vie à plein régime» (1966-2001) et «Le vieux malade» (2002-2016).

C’est une espèce d’autobiographie qui fourmille d’informations et de détails qui vont passionner toutes les générations.

Félicitations à tonton, papa et papy Moussa Roger et vivement les deux tomes suivants !

 

 

"Comment cultiver la tolérance et le civisme pour un meilleur vivre-ensemble", c'est sous ce thème que les services sociaux et Vision internationale pour l'éducation, la culture et l'amitié entre les peuples (SOVICAP) célèbrent, le 27 janvier 2019, les 30 ans de celle-ci. En effet, c'est en 1989 que le pasteur Idrissa Sanou a mis en place cette structure qui a réalisé plus de 50 camps avec des milliers de participants à travers l'Afrique de l'Ouest et ce, sans incident majeur. Cet événement, qui aura lieu au siège de la structure à Ouagadougou, est placé sous le parrainage de l'émir de Djibo, El Hadji Aboubacar Dicko, et sous le coparrainage du pasteur Flavien Tapsoba, ancien président de la CENI, et du DG du groupe SOCOZOF, Saïdou Kaboré.

 

 

Dernière modification ledimanche, 27 janvier 2019 19:46

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