Logo
Imprimer cette page

Une lettre pour Laye : Qui a fait fuiter le «slam» secret de Rama ?

Une lettre pour Laye : Qui a fait fuiter le «slam» secret de Rama ?

 

 

Cher Wambi,

 

C’est sous une grande pluie, sans nul doute la plus grande dans la zone de Ouagadougou depuis le début de l’hivernage, que je t’écris la présente lettre. Au regard de l’intensité et de la durée de la flotte, les inondations du 1er septembre 2009 se sont rappelées au mauvais souvenir de bien des Ouagalais. 

 

 

 

Au moment où je t’expédiais ma missive, je n’avais pas encore connaissance de la quantité d’eau tombée sur la capitale hier jeudi 4 juillet 2019. Mais les images de voitures où d’engins à deux roues submergés par les eaux que certains internautes ont publiées sur leurs pages Facebook suffisent à se faire une idée de l’importance de la drache.

 

En attendant donc que j’en sache davantage avec les services de la météo de l’ASECNA qui me fournissent le relevé pluviométrique hebdomadaire, voici ce qu’ils ont enregistré au cours de la semaine du jeudi 27 juin au mercredi 3 juillet 2019.

 

Dori : 48,9 mm ; Ouahigouya : 2,8 mm ; Ouagadougou-Aéro : 25,4 mm ; Dédougou : 16,8 mm ; Fada N’Gourma : 54 mm ; Bobo-Dioulasso : 23,4 mm ; Boromo : 5,4 mm ; Pô : 54,7 mm ; Gaoua : 78,1 mm ; Bogandé : 19,9 mm.

 

Cher Wambi, le procès du putsch manqué de septembre 2015 est en plein dans la phase des plaidoiries des avocats de la défense. Chaque conseil essaie de trouver les arguments pour laver de tout soupçon ou trouver des circonstances atténuantes à son client afin de le tirer le plus possible d’affaire. Nous en sommes à cette étape, mais jusque-là, la défense et même la partie civile ne décolèrent pas de la façon dont le parquet militaire a pris et présenté ses réquisitions. Les uns et les autres n’ont pas apprécié les tirs groupés du ministère public contre les accusés, qu’il a classés par catégorie. Pour eux, au lieu de présenter des réquisitions en vrac, le parquet devait prendre individuellement chaque accusé, soutenir par des faits et des arguments juridiques l’accusation le concernant avant de requérir, en répression, la peine à lui infliger. En tout cas, cher cousin, beaucoup espèrent que le tribunal, au moment de délibérer, n’empruntera pas la même voie.

 

Mais, cher Wambi, alors que ce procès marathon tire à sa fin, j’apprends que les avocats de la défense s’émeuvent de la couverture médiatique de cette phase du jugement car les chaises des journalistes sont clairsemées. Ils soutiennent que ce n’était pas le cas quand la parole était à la partie civile et à l’accusation. Voilà pourquoi ils souhaitent qu’il y ait une équité dans le traitement médiatique pour ne léser aucune partie.

 

Simple impression ou pas, la vérité, cher cousin, est que tout le monde est épuisé : les membres du tribunal, les accusés, les avocats et y compris les journalistes qui veulent maintenant qu’on en finisse pour que chacun ait la paix après plus de 16 mois d’audience. C’est peut-être cela, plus que tout autre raison, qui explique que les « kiba kitba », comme on les appelle en mooré, se cherchent eux aussi. Mais je les exhorte à tenir bon, car c’est bientôt la fin.

 

Comme tu le sais, cher Wambi, après avoir été poursuivie, entre autres, pour blanchiment de capitaux, refus d’obtempérer, outrage à agents, menace de mort, discrédit d’un acte judiciaire et atteinte à la vie privée, l’artiste Rama La Slameuse a été écrouée à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) le 24 juin 2019 « pour l’ensemble de son œuvre », comme l’a écrit le journal de ton oncle Nakibeuogo.

 

Mais avant de s’engouffrer dans le panier à salade de la garde de sécurité pénitentiaire, Rama a « slamé » dans le bureau du juge d’instruction, si j’en crois un audio qui circule sur les réseaux sociaux ces derniers jours. On y entend une Rama, comme à son habitude, vociférer et maudire les juges sur le Coran et la terre du Burkina Faso en leur promettant le pire. Je me garde de reprendre ses propos ici. C’est peut-être tout ça qui a aggravé son cas.

 

Cependant, le fait que cet audio se retrouve sur la toile mondiale pose une question, à savoir une violation manifeste du secret de l’instruction. Mais comme le dit le dicton, quand le chien du dehors lèche l’os qui vient de la maison, c’est forcément le chien de l’intérieur qui l’a apporté dehors.

 

C’est un peu comme les images des attaques terroristes que les Forces de défense et de sécurité (FDS) balancent sur les réseaux sociaux aussitôt le crime commis. On en veut souvent à la presse et aux activistes de la toile mais, cher cousin, de telles indiscrétions n’ont pu se faire qu’avec la bénédiction de ceux qui ont assisté à l’audition ou alors par leur complicité. Pourvu que, cher Wambi, on ne vienne pas me saisir au collet pour avoir dit cela !

 

La 43e session du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a commencé ses travaux le 30 juin dernier à Bakou, la République d’Azerbaïdjan. La cérémonie d'ouverture a rassemblé plus de 3 000 délégués provenant de plus de 180 pays au Centre Heydar Aliyev, du nom du père de l’actuel président azerbaïdjanais.

 

Le Comité examinera d’abord l'état de conservation de 166 sites déjà inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, dont 54 figurent sur le répertoire des sites  en péril.

 

Il se penchera ensuite, à partir de ce vendredi 5 juillet, sur les propositions d'inscription de 36 nouveaux biens  sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

Cher Wambi, sache qu’il y a un décalage de 4h entre Bakou et Ouagadougou. Autrement dit, pendant qu’il est 6h au pays des hommes intègres, il est déjà 10h sur la "Terre de feu", surnom de l’Azerbaïdjan. Peut-être qu’à l’heure où tu lis ma lettre, le sort du dossier burkinabè, à savoir "les sites de la métallurgie ancienne du fer", qui doit être examiné aujourd’hui est déjà connu.

 

Pour ton information personnelle, cher cousin, laisse-moi te dire que la métallurgie ancienne du fer est une industrie qui a été pratiquée sur l’ensemble du continent africain pendant des millénaires. L’importance de cette industrie se matérialise sur toute l’étendue du territoire burkinabè par des vestiges importants comme les anciennes mines d’extraction du minerai qu’est le fer et surtout les ateliers de réduction.

 

Faisant un clin d’œil à la CAN qui se joue présentement en Egypte, je veux te faire remarquer de la plus belle des manières  que le Burkina Faso est le seul pays africain à avoir réussi à passer les éliminatoires pour se retrouver à la phase finale de la coupe du monde de la Culture. Le Pr Alkassoum Maïga, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a rejoint la délégation hier jeudi.

 

Espérons qu’avec nos experts en la matière : Dr Lassina Simporé, secrétaire général du ministère de la Culture et du Tourisme, Dr Vincent Sedogo, DG du patrimoine culturel, et M. Léonce Ki, directeur des sites classés, le Burkina Faso obtiendra un troisième sacre après l’inscription des Ruines de Loropéni (2009) puis du complexe W-Arly-Pendjari (1996, 2017) au patrimoine mondial.

 

Cher Wambi, à présent, je t’invite à feuilleter avec moi le carnet secret de Tipoko l’Intrigante.

 

 

 

-La commune de Bourzanga, située à 150 km de Ouagadougou dans la province du Bam, a connu une semaine sanglante. En effet dans la nuit du jeudi 27 juin 2019, des individus armés ont assassiné quatre  personnes dans le village de Bani (à ne pas confondre avec Bani sur la route de Dori),  à une dizaine de kilomètres de Bourzanga. David Zoungrana et son petit frère Philippe, Théophile Ouédraogo et Ernest Kassoaga ont tous été tués du fait de leur appartenance à la communauté catholique. 

 

Le lendemain à Sanaré, les sinistres individus ont exfiltré quatre  personnes de la mosquée de Vendredi avant de les abattre immédiatement après. Le samedi, dans une localité voisine, Sitenga, ils ont encore fait un mort. C’est donc au total neuf personnes qui ont été froidement abattues en l’espace de trois jours.

 

Conséquences prévisibles de ces attaques ciblées, les chrétiens des villages comme Teebra, Roudegué et Pogrenouma ont afflué à la Paroisse Notre-Dame de l'Annonciation de Bourzanga.  Depuis ce temps, l’on assiste à un exode massif des populations, toutes religions confondues.  Les autorités locales sont actuellement à pied d’œuvre pour reloger les déplacés et faire le point de la situation pour une prise en charge urgente.  

 

 

 

-Après l’écrit de L’Observateur Paalga qui faisait cas de ce que le corps de Benoît Kambou n’a pas été accueilli au Haut Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) pour y recevoir des hommages, l’institution que dirige à présent Léandre Bassolé a fait parvenir ce droit de réponse reproduit ci-dessous in extenso :

 

« Monsieur le Directeur de publication de L’Observateur Paalga, dans votre livraison numéro 9883 du 28 au 30 juin 2019, sous la rubrique « Une lettre pour Laye », vous affirmiez que le corps du regretté Benoît Kambou devait transiter par le HCRUN qui aurait « fait savoir aux autorités qu’il ne souhaitait pas accueillir la dépouille ».

 

Par respect dû aux morts et afin de ne soulever ni d’entretenir une quelconque polémique, le HCRUN rassure l’opinion publique qu’il a rendu un hommage mérité à son ancien président comme il se devait.

 

Que la terre du Burkina Faso, qu’il a aimée et servie, lui soit légère. Qu’il repose en paix !

 

La Direction de la communication et des relations publiques »

 

 

 

-Les Frères des écoles chrétiennes (FEC) viennent d’ouvrir un complexe scolaire dénommé Saint-Jean-Baptiste de la Salle Bolibana de Bobo-Dioulasso. L’infrastructure éducative est située à Kiri, à quelques encablures de la ville de Sya. Pour soutenir les FEC dans leurs œuvres, les anciens élèves du Collège de Tounouma garçons (Bobo-Dioulasso) ont laissé parler leur cœur en apportant un soutien à ce projet. Il s’agit d’un soutien vert, c’est-à-dire environnemental. En effet, à travers le réseau social WhatsApp, ils ont mené une levée de fonds pour l’opération baptisée « 300 plants pour les 300 ans de naissance au ciel de saint Jean Baptiste de la Salle ». En un temps record, plus d’un million de nos francs ont été mobilisés. Grâce à ces contributions volontaires, ce sont finalement 1000 plants qui ont été mis en terre sur le domaine des FEC à Kiri.

 

Cheville ouvrière de cette levée de fonds, Ernest Karambiri a déclaré que cette opération a été « l’occasion pour les anciens élèves de dire merci aux Frères pour tout, mais surtout de les encourager car les LaSalliens ont beaucoup de projets pour l’enfance et la jeunesse et c’est normal de les soutenir chaque fois que c’est possible ».

 

Cet appui vise à exhorter également les FEC à poursuivre sur la voie de la qualité en matière d’éducation des élèves. En rappel, alors que le taux national de succès au BEPC est de 26,62%, les sept établissements tenus par les FEC ont réussi un taux de succès cumulé de 89,43%.

 

 

 

-Les ordinations presbytérales dans l’archidiocèse de Ouagadougou ont lieu ce samedi 6 juillet 2019 à 16 heures à la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée conception.En tout, 8 diacres recevront le sacrement de l’Ordre, c’est-à-dire de la prêtrise. Ce sont :

 

Père Maxime Traoré (congrégation du Très saint Rédempteur)

 

Père Kingsley Uchenna Ogudo (clerc de Saint-Viateur)

 

Père Bruno Ouédraogo (Société des missions africaines)

 

Père S. Stéphane Noël Ouédraogo (Fils de Marie Immaculée)

 

Frère Martin Rouamba (Ordre des Frères mineurs conventuels)

 

Père Relwendé Gabriel Ouédraogo (Clerc de Saint-Viateur)

 

Père Augustin Oueremi (Petite œuvre de la Divine miséricorde, Don Orionne)

 

Frère Joseph Daya-né-Wendé Kadsondo (Ordre des Frères mineurs conventuels)

 

La devise des jeunes prêtres est : «Soyez miséricordieux comme votre père céleste est miséricordieux. »

 

 

 

-Après Ouagadougou et Bobo, c’est Koudougou, la cité du Cavalier rouge, qui accueille l’Assemblée générale régionale des jeunes MPP du Centre-Ouest autour du thème : «Mise en œuvre du Programme présidentiel et défi sécuritaire : Quelle contribution de la jeunesse MPP du Centre-Ouest?» Cette activité, parrainée par Monsieur Seydou Zagré, directeur de cabinet du Président du Faso, aura lieu le samedi 6 juillet 2019 à partir de 14 heures à la salle polyvalente de Koudougou. Selon le comité d’organisation, dirigé par le secrétaire national chargé des jeunes du MPP, le Dr Bachir Ismaël Ouédraogo, près de 5 000 participants sont attendus à ce rendez-vous de Koudougou où ils témoigneront de leur engagement en faveur du président du Faso pour « un Burkina de paix et de sécurité ». Cette cérémonie sera également l’occasion de rendre hommage à leurs camarades Joseph Gildas Bakyono et Joseph Bruno Bapina, décédés au cours d’un accident de la circulation en territoire ivoirien le 24 juin dernier.

 

 

 

-Demain samedi 6 juillet, aura lieu  à partir de 10h à la Place du 2 juin de Kombissiri la cérémonie de lancement officiel des activités de l’association Boumbayé pour la paix et le développement (AB/PD).

 

Au programme : une course cycliste suivie d’une remise de panneaux de signalisation, de pneus et de box de sécurité.  

 

L’événement, patronné par le ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale, sera parrainé par le naaba Tigré de Saponé et coparrainé par le DG de l’hôpital de Tengandogo et le vice-président de la Chambre consulaire de la région du Centre-Sud, Idrissa Roamba.

 

L’AB/PD, présidée par le DG adjoint de Bissa Gold, vise l’unité des filles et fils de la province du Bazèga pour mieux prévenir les risques de détérioration du climat social dans cette localité. 

 

 

 

-Les anciennes et les anciens de la promotion 69 du lycée Philippe-Zinda-Kaboré célèbrent cette année le cinquantenaire de leur arrivée dans l’établissement. Dans le cadre des préparatifs de cet événement, une assemblée générale est prévue le samedi 13 juillet 2019 au sein du réfectoire dudit lycée.

 

A l’ordre du jour :

 

- Informations ;

 

- Elaboration d’un programme d’activités de l’anniversaire de la promo 69 de l’AMI-ZINDA ;

 

- Divers.

 

Pour tout renseignement, contacter Théodore Konseiga au 70 20 11 85 ou au WhatsApp : promo 69amizinda/ 70 20 11 85.

 

 

 

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle  n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

 

 

 

Ainsi va  la vie.

 

Au revoir.

 

 

 

Ton cousin

 

 Passek Taalé

 

 

 

 

Dernière modification ledimanche, 07 juillet 2019 17:46

Ajouter un Commentaire

Code de sécurité
Rafraîchir

© 2011-2014 - Observateur Paalga - Tous droits réservés I Conception: CVP Sarl.