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Regard sur l'actualité

Regard sur l'actualité (916)

CAN Groupe C : Nigeria # Tunisie dans un choc de rapaces

L’entrée en lice du groupe C lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 promet d’offrir les rencontres les plus passionnantes de la compétition. Composé du Nigeria, de la Tunisie, de l’Ouganda et de la Tanzanie, ce groupe se distingue par la présence de 2 futurs pays hôtes (la Tanzanie et l’Ouganda co-organiseront la CAN 2027 avec le Kenya) et par la rivalité historique entre certains de ces sélectionneurs et équipes.

 Super Eagles, fidèles favoris

 Historique et puissance du football africain, le Nigeria fait partie des équipes historiques avec 3 titres de champion d’Afrique et 16 podiums en 21 participations.Dernièrement, en 2024, les Super Eagles ont frôlé le titre, s’inclinant en finale face à la Côte d’ Ivoire à domicile. Leur effectif est un vivier de talents, avec des joueurs prestigieux comme Victor Osimhen, Ademola Lookman, Moses Simon ou Wilfred Ndidi.Leur force offensive est indéniable, surtout avec Osimhen, charismatique et décisif, qui est leur carburant principal. Pourtant, derrière cette puissance, des questions persistent : l’instabilité du staff technique. Par ailleurs, la performance lors des barrages mondiaux, notamment la défaite contre la RD Congo, soulève des interrogations quant à leur préparation à ce niveau.Toutefois, la capacité des Super Eagles à mobiliser des joueurs de classe mondiale et à jouer sous pression en fait d’eux des favoris sérieux pour la qualification.

 La Tunisie, une équipe en quête de stabilité

 13e participation consécutive à la CAN, la Tunisie s’apprête à disputer sa 16e phase finale, un record africain. Son parcours récent est marqué par une défense solide, souvent considérée comme l’une des meilleures du continent. Sous la conduite du sélectionneur Sami Trabelsi, l’équipe a retrouvé une certaine stabilité après plusieurs années de polémiques et d’incertitudes.Les Aigles de Carthage ont également brillé lors des éliminatoires mondiaux pour le mondial 2026, en ne concédant aucun but. Cependant, leur niveau actuel laisse planer un doute quant à leur capacité à dépasser le stade des quarts de finale, objectif qu’ils n’ont pas toujours atteint ces dernières années. La récente égalité face au Brésil (un test de niveau) donne néanmoins matière à espoir.Avec une défense aguerrie et un effectif expérimenté, la Tunisie pourrait bien jouer un rôle de trouble-fête dans cette poule, mais leur manque de créativité offensive pourrait représenter un obstacle à leur progression plus avancée.

 Le retour des Cranes ougandais

 Absente des 2 dernières éditions, l’Ouganda fait son retour dans cette compétition avec ambition. Leur performance en 2019, atteignant les huitièmes de finale sous la houlette de Paul Put, ancien selectionneur des Etalons, a laissé une impression positive. Bien que leur effectif ne brille pas par la renommée de certains joueurs européens, l’équipe a prouvé sa capacité à jouer leur va-tout et à intégrer des stratégies efficaces.Ce retour s’inscrit également dans la dynamique de co-organisation de la CAN 2027, où ils partagent la scène avec la Tanzanie. Leur qualification récente, obtenue avec difficulté mais de manière impressionnante lors de la dernière journée, témoigne de leur détermination à faire mieux cette fois.L’équipe a néanmoins besoin de renforcer ses talents, notamment à l’échelle individuelle, pour rivaliser face à des adversaires plus expérimentés, mais leur potentiel de surprise demeure élevé.

 La Tanzanie, une émergence à confirmer

 La Tanzanie se présente également comme un outsider prometteur, portée par des moyens financiers croissants et une volonté de se faire une place parmi l’élite du football africain. Leaders dans certains clubs locaux tels que Simba et Young Africans, les Taifa Stars ont connu une qualification arrachée lors de leur dernier match contre la Guinée, démontrant qu’ils peuvent rivaliser dans des moments clés.L’arrivée d’un entraîneur étranger, l’Argentin Miguel Gamondi, en renfort pour remplacer Hemed Suleiman, marque une étape importante dans leur développement. Leur objectif principal reste l’apprentissage lors de cette compétition, avec la volonté d’en tirer des enseignements pour le futur, tout en espérant dépasser pour la première fois la phase de groupes dans leur troisième participation.Ce groupe C de la CAN 2025 est l’un des plus équilibrés et excitants. Entre la puissance nigériane, la solidité tunisienne, la surprise ougandaise, et l’émergence tanzanienne, chaque nation a des atouts et des défis à relever. La compétition promet des rencontres intense et riche en suspense, avec, sans doute, quelques surprises à la clé.Les fans de football africain auront tout intérêt à suivre attentivement cette poule, où chaque match pourrait écrire une page nouvelle dans l’histoire du continent.

 Kader Traoré

 

 

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Infrastructures : lancement des travaux de l'autoroute Ouaga-Bobo

Les travaux de construction de l’autoroute reliant Ouagadougou à Bobo-Dioulasso ont été lancés le 16 décembre 2025 à Yimdi. C’est du haut d’un bulldozer que le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a donné le top de départ de ce projet d’envergure qui sera mis en œuvre par l’initiative Faso Meebo. Ces travaux vont permettre à terme, selon le président du Faso de relier les chefs-lieux de région par des autoroutes 2 x 2 voies.

La cérémonie officielle de lancement l’autoroute a été présidée par le capitaine Ibrahim Traoré et sa suite, notamment le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, de nombreux membres du gouvernement et des responsables d’institutions civiles et militaires. Pour l’occasion, les populations de Yimdi, de Zagtouli, de Tanghin-Dassouri et des environs ont effectué massivement le déplacement pour être témoins du démarrage symbolique des travaux, mais aussi pour ovationner le président du Faso et lui témoigner leur amour et attachement pour la mise en œuvre des différents chantiers de développement du Burkina Faso. Après la phase de présentation des différentes maquettes, le président IB a procédé au lancement symbolique en mettant en marche un bulldozer, ce qui a entraîné de manière synchronisé le démarrage d’une dizaine d’autres mastodontes qui ont avancé au même moment quelques mètres d’un pas cadencé, comme pour dire que c’est main dans la main que nous construirons notre pays.

 Ce projet de désenclavement qui va relier les deux plus grandes villes du Burkina Faso a été muri sous le leadership du président du Faso, conformément à sa vision de doter le Burkina Faso d’infrastructures modernes, sûres et structurantes. Le nouveau joyau qui va bientôt sortir de terre est distant de 332 km et sera réalisé en 2 X 4 voies avec un terre-plein central. Cet ambitieux projet viendra désengorger la route nationale n°1 et va permettre de réduire significativement la durée des voyages et les coûts de transport, toutes choses qui participent au renforcement de la sécurité routière. Au terme du projet, les usagers de la route pourront atteindre la vitesse de 140 km/h hors agglomération. La construction de l’autoroute intègre aussi la réalisation de 9 échangeurs, autoroutiers à deux niveaux avec des postes de péage de 28 passages supérieurs assurant la continuité des routes et pistes interceptés, ainsi que  d’un passage inférieur à l’approche de Bobo-Dioulasso. Au-delà de sa dimension technique ces travaux vont générer de nombreux emplois directs et indirects, il va favoriser l’intégration régionale et va constituer un levier de développement économique social et territorial.

 Le président Ibrahim Traoré a expliqué que lui et ses collaborateurs ont en tête de faire du Burkina Faso, un eldorado. « Ce lancement est un ambitieux  chantier et n’est qu’un pan de nos projets. Nous voulons à terme relier tous les chefs-lieux de région par des autoroutes, même si cela n’atteint pas 4 X 2 voies on fera au moins du 2 x 2 voies. C’est ce qui est d’ailleurs prévu à présent sur l’axe Yako-Koudougou. Les travaux ne connaîtront pas de lenteur. Dans quelques instants ils vont débuter et travailler 24 h/24. Il n’y a pas de délai et je veux que le chantier progresse le plus rapidement possible, on doit travailler à un rythme accéléré parce que le projet est financé par nos propres moyens. J’ai déjà touché le ministre des Finances qui va prévoir pour 2026 un minimum de 200 milliards. Toute personne qui souhaite aider Faso Mêbo peut le faire à travers les comptes bancaires créés à cet effet. J’invite les populations qui vont abriter les travaux à donner du sien », a-t-il conclu.

 

    W. Harold Alex Kaboré

Spécifications techniques de l’autoroute

 

 

 

L’autoroute sera dotée de 4 voies par sens.

 

Pente maximale limitée à 7%.

 

La chaussée est dimensionnée pour plus de 30 ans.

 

Trafic journalier de référence : 80 000 véhicules par jour.

 

Ouvrages majeurs en béton précontraint.

 

Franchissement sécurisé des grands cours d’eau.

 

Quatre passages inférieurs pour la faune (éléphants), passage inférieurs dédiés à la voie ferrée.

 

 

 

Normes de conceptions de la chaussée

 

 

 

Normes sous-régionales et internationales combinées.

 

Postes téléphoniques d’urgence.

 

Bornes de recharges pour usagers.

 

Poste de sécurité et d’intervention rapide.

 

Ouvrages dimensionnés pour charge extrêmes.

 

Conception conforme aux standards internationaux.

 

 

W. Harold Alex Kaboré

 

 

 

 

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68e sommet CEDEAO: Session de rattrapage des échecs sur la stabilité régionale

 

Réunis hier pour son 68e sommet ordinaire à Abuja, les chefs d’Etat de la CEDEAO avaient au menu de leurs discussions des questions d’une brûlante actualité : la situation politique au Bénin, en Guinée-Bissau et la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest.

Au Bénin, le président Ahmed Bola Tinibu répresenté par son vice-président  avec ses hôtes, devraient prendre des décisions sur le maintien et le mandat à conférer à la force en attente de l’organisation. Elle est intervenue en urgence pour restaurer le pouvoir du président Patrice Talon, victime d’une tentative de coup d’État le 7 décembre dernier. C’est connu, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, appuyés par la France, ont rapidement convoyé des soldats qui ont délogé les hommes du lieutenant colonel Pascal Tigri de Cotonou et remis le président Patrice Talon en selle.

Ces 3 pays ont promptement agi en sapeurs-pompiers ‘’ pour institutions démocratiques en péril dans un pays de la CEDEAO’’ ,au nom de l’article 45 du Protocole additionnel de cette organisation sur la démocratie et la bonne gouvernance. Après l’urgence, la gestion du quotidien dans le moyen et le long terme s’impose donc.  Dans cette dynamique, les chefs d’Etat ou leurs représentats , sur proposition de l’état major de la Force en attente, devraient maintenant indiquer la durée, le nombre de soldats et la nature de leur mission au Benin. Peut-être statueront-ils également sur la forme légale de leur collaboration avec la France et pourquoi pas d’autres pays hors CEDEAO.

En Guinée-Bissau, suivant toujours les dispositions de l’article 45 du Protocole additionnel de l’organisation sur la démocratie et la bonne gouvernance, le président Ahmed Bola Tinibu et ses pairs devraient décider des sanctions à prendre contre le général Horta Inta A Na Man et le Haut conseil militaire qui ont interrompu le processus électoral avec peu ou prou l’accord du président sortant, Emballo Cissoko qui était sur le point d’être battu au scrutin présidentiel du 23 novembre 2025. A minima, la Guinée-Bissau risque d’être suspendue de l’organisation sous-régionale bien que des organisations de la société civile en appellent à une jurisprudence à la béninoise, c’est-à-dire la restauration du processus électoral non sans avoir chassé les putschistes du pouvoir.

Au moment ou nous mettions sous presse, les conclusions de ce sommet ordinaire aux allures extraordinaires n’étaient pas connues mais c’est peu de dire qu’elles sont très attendues. En effet, à cette rencontre d’Abuja, la crédibilité de la CEDEAO, entamée depuis fort long, était à la recherche d’un second souffle.

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Bénin : Alerte à Cotonou

 

Pour peu, on croirait à une crise de « putschite » en Afrique de l’Ouest.

 

Une dizaine de jours après l’auto-coup d’Etat d’Umaru  Sissoco Embaló en Guinée-Bissau, c’est au Bénin que des bruits de bottes ont résonné hier dimanche 7 décembre 2025 aux aurores.

 

Très tôt le matin, en effet, un groupe de militaires, conduits par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, a tenté de renverser le président Patrice Talon.

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Accord de paix Kagamé – Tshisekedi: La ‘’ pax americana’’ va-t-elle se dissoudre dans les Grands Lacs?

 

Félix Tshisekedi et Paul Kagamé ont fait le déplacement à Washington hier 24 décembre. Illustres hôtes de Donald Trump, ils ont paraphé l’Accord global de paix en RDC, sous l’égide du président américain qui, le moins qu’on puisse dire, n’a pas chômé sur le dossier.

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Accord Tshisekedi-Kagame à Washington : Le miracle de la « Peace house » aura-t-il lieu ?

 

Il aura fallu deux bons mois pour que les deux chefs d’Etat daignent apposer leurs précieuses signatures au bas du document. Paraphé le 27 juin dernier par leurs ministres des Affaires étrangères respectifs, l’accord entre la RDC et le Rwanda doit être formellement acté le jeudi 4 décembre 2025 à Washington par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame.

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Nomination d’un Premier ministre en Guinée-Bissau : Changement dans la continuité

 

Si Goodluck Jonathan le dit, le moindre doute n’est pas permis. Présent en Guinée-Bissau en tant qu’observateur aux élections couplées du 23 novembre 2025, l’ancien président du Nigeria sait sans doute de quoi il parle. Répondant à un journaliste de la télévision nationale, après avoir briefé le président nigérian Bola Tinubu sur la situation en Guinée-Bissau, il a fustigé en ces termes : « C’est une cérémonie de mise en scène par le chef de l’Etat (Emballo, NDLR) lui-même … Nous sommes fatigués de tout cela en Afrique.... ».

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Coup d'Etat en Guinée-Bissau : Ça sent le petit arrangement

 

L’Afrique a véritablement un incroyable talent, notamment en matière d'expérience politique. On connaissait déjà les coups d'Etat francs avec ou sans effusion de sang, les révolutions de palais pour une passation de service amicale, les tripatouillages constitutionnels pour pousser des racines sur le fauteuil présidentiel, les hold-up électoraux, et que savons-nous encore.

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Mort de Jimmy Cliff : C’était aussi notre frère burkinabè

 

Il y a quelques jours de cela, une photo a surgi sur la Toile.  Elle a été prise en 1984 à l’hôtel Silmandé de Ouagadougou, selon l’auteur de la publication.

 

41 ans de cela donc. On comprend alors pourquoi, ceux qui l’ont largement partagée ou commentée sont des têtes grisonnantes (pour ceux qui ont encore un soupçon de toison sur le crâne), la cinquantaine, voire la soixantaine, bien sonnée.


 

 

Sur le cliché, on aperçoit, entre autres, les anciens journalistes Sita Tarbagdo de « Sidwaya » et feu Norbert Zongo de « L’Indépendant ». A leur suite, sur le prolongement du canapé, la cantatrice ivoirienne Aïcha Koné et Jimmy Cliff, torse nue, guitare en bandoulière. Ambiance bon enfant, à en juger par les larges sourires juvéniles.

 

Publication prémonitoire ou simple coïncidence, comme le destin en a le secret ? En tout cas moins d’une semaine après cette apparition subite de l’image sur les réseaux sociaux, l’on apprenait le décès de la vedette de cet instant de vie : Jimmy Cliff venait de mourir ce lundi 24 novembre 2025 dans sa 81e année. L’une des légendes mondiales du reggae s’est éteinte, terrassée par une pneumonie, selon le communiqué de son épouse.  

 

Reggae maker, James Chambers, de son nom à l’état civil, le fut depuis que dès l’âge de 14 ans il quitta son village pour la capitale jamaïcaine, Kingston. C’est l’entame d’une prodigieuse carrière musicale de près de cinq décennies. Ses chansons cultes, comme « Reggae night », « I can see clearly now », « Many rivers to cross » et « Hakuna Matata », ont conquis la planète entière.

 

Jimmy Cliff enchaîne les succès avec une facilité déconcertante et décroche en 1987, son premier Grammy Award du meilleur album de reggae.

 

Son exceptionnelle contribution au rayonnement de la musique jamaïcaine lui vaudra le titre d’ambassadeur culturel puis en 2010 il sera intronisé au « Rock and roll hall of Flame ».

 

Celui que la galaxie reggae pleure depuis hier laisse derrière lui un héritage discographique de plus d’une quarantaine d’albums.

 

A l’instar de beaucoup de célébrités sportives, politiques, musicales afro-descendantes, Jimmy Cliff est connu aussi pour son rapport particulier au continent noir.

 

En effet, selon plusieurs sources, il fut le tout premier reggaeman à se produire en Afrique. Ce fut en 1974 à Lagos, au mythique stade Surulere, en présence du chantre de l’afrobeat, le Nigérian Fela.

 

De cette première immersion dans le Berceau de l’humanité, celui qui sera le premier à recommander le jeune Bob Marley à un producteur en développera un amour quasi fusionnel.

 

Sénégal, où il s’est converti à l’islam et a pris le nom de Naïm Bachir, Gambie, Sierra Leone, Ghana, RDC, Côte d’Ivoire,  Afrique du Sud où il a chanté dans le township de Soweto,  Maroc, Tunisie, et nous en passons, autant de pays du continent où l’icône du reggae a donné des concerts, certes pas par charité rastafari, mais aussi pour son engagement et son militantisme en faveur de l’émancipation des peuples noirs.

 

Rien d’étonnant donc, qu’en 1984, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution démocratique et populaire, il séjourna à Ouagadougou.

 

De mémoire de Burkinabè, rarement le stade du 4-Août avait accueilli un tel monde.

 

Ce concert d’anthologie de Jimmy Cliff, nous le devons sans nul doute à sa proximité idéologique avec le président du CNR, le capitaine Thomas Sankara, qui a instruit feu Moustapha Laabli Thiombiano de faire venir l’auteur de « Reggae night » sur les rives du Kadiogo. Et ce fut une grande réussite dont se souviendront à jamais les quinquagénaires et les sexagénaires burkinabè pour lesquels le décès de Jimmy Cliff est en quelque sorte la mort de notre frère Jimmy.

 

 

 

Alain Saint Robespierre 

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