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Regard sur l'actualité

Regard sur l'actualité (916)

La traite des Africains, “pire crime contre l’humanité’’: Maintenant on fait quoi, monsieur Guterres ?

 

Bruits des bombes au Proche-Orient obligent, la résolution votée par l’Assemblée générale des Nations unies, le 25 mars, stipulant que ‘’ la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains constituent les plus graves crimes contre l’humanité...’’ n’a pas eu l’écho médiatique qu’induit l’importance de cette décision. Explosion par-ci, drones interceptés par-là, le tout dans une corrida de déclarations déterminées, triomphalistes ou invectivantes de Trump et Netanyahu, voilà qui fait les manchettes des médias.

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Terre d'asile pour migrants déboutés : Une hypocrisie bien organisée

 

Il aura suffi d’une visite officielle de Bola Tinubu au Royaume-Uni pour que resurgisse, le temps de quelques poignées de main et de déclarations bien calibrées, la question des migrants africains déboutés du droit d’asile. Une cause entendue, dit-on. Vraiment ? Car pendant que les discours diplomatiques s’enchaînent, la réalité, elle, ne change pas : l’Occident ne veut plus de ces migrants, mais ne sait plus comment se débarrasser d’eux sans entacher son image.

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Election présidentielle au Congo: Sassou jusqu’à ce que mort s’ensuive ?

 

2,5 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes dimanche 15 mars pour l’élection présidentielle. Face à ‘’l’éternel’’ Dénis Sassou-Nguesso, 6 autres candidats, peu ou prou connus, avec des moyens limités et des appareils de partis tenus, ont tenté de donner le change démocratique à un système qui n’en est pas un.

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Présidentielle au Congo : Le suspense attendra encore...

 

Dimanche prochain, près de 2,6 millions d’électeurs congolais seront appelés aux urnes pour choisir celui qui présidera à leur destinée durant les cinq prochaines années. Sur le papier, l’exercice relève de la démocratie électorale classique. Dans les faits, le suspense est pour le moins limité.

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Inondations au Kenya : Les gouvernants noyés sous une pluie de critiques

 

Des pluies torrentielles se sont abattues sur le Kenya depuis le vendredi 6 mars 2026. Elles ont malheureusement provoqué des crues soudaines et des inondations meurtrières dans plusieurs régions du pays. Selon un communiqué gouvernemental publié tard dimanche dernier, le bilan humain s’élève désormais à une cinquantaine de morts, soit presque le double de l’estimation initiale de 23 victimes, dont une bonne partie à Nairobi.

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Candidature de Macky Sall au poste de SG de l’ONU : l’obstacle de Dakar contourné par le Burundi ?

 

 

 

Depuis le lundi 2 mars 2026, Macky Sall est officiellement candidat au secrétariat général de l’Organisation des Nations unies (ONU). C’est ce jour en effet que son dossier a été formellement déposé au siège des Nations unies à New York par… le Burundi. C’est au nom de l’Union africaine (UA) dont il est actuellement le président en exercice, qu’ Evariste Ndayishimiye a rempli cette formalité.

 

Ce geste est perçu comme la volonté du continent de peser dans le choix du prochain patron de l’ONU, dont le mandat débutera le 1er janvier 2027, à l’expiration du second et dernier mandat d’Antonio Guterres. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien président sénégalais a la stature pour exercer cette fonction s’il venait à être retenu.

 

Né le 11 décembre 1961 à Fatick, Macky Sall est ingénieur géologue de formation. Ancien maire de Fatick, plusieurs fois ministre sous Abdoulaye Wade, président de l’Assemblée nationale, il a ensuite présidé aux destinées du Sénégal de 2012 à 2024. Il a aussi occupé la présidence tournante de l’UA, plaidé pour la réforme de la finance mondiale, et a été l’un des architectes du dialogue entre l’Afrique et les institutions de Bretton Woods, entre autres. Sur le papier, difficile de lui dénier une prétention qu’on peut estimer légitime.

 

Mais le hic dans cette affaire, est que sa candidature provienne du Burundais, quand bien même il serait président de l’organisation panafricaine. On se serait attendu en effet à ce que son pays d’origine, le Sénégal, parraine cette candidature et qu’un de ses mandant fasse le tour des capitales africaines pour rallier tout le continent à cette cause. Hélas, il n’en est rien.  Et si Dakar ne s’est pas officiellement prononcée sur cette candidature, on peut aisément imaginer les réserves que les nouvelles autorités sénégalaises peuvent émettre.

 

En même temps, cette candidature de l’enfant de Fatick, quand bien même l’affaire est dans le sac, sonne comme un camouflet pour le pouvoir PASTEF (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) car c’est la preuve que, nonobstant ses tuiles domestiques, il jouit toujours d’une certaine crédibilité à l’échelle africaine voire internationale.

 

Au « Pays de la Téranga », le journal Le Quotidien estime que de cette manière, « Macky Sall enjambe l’obstacle de Dakar ». Il ajoute que le parrainage du Burundi « rappelle le rendez-vous manqué du dernier sommet de l’UA, lors duquel cette candidature devait être débattue, mais le flou autour de la position de Dakar avait provoqué le report du débat sur celle-ci », alors qu’elle aurait pu faire l’objet d’un « consensus continental ».

 

On se rappelle encore les circonstances dans lesquelles Macky Sall a quitté le pouvoir après de longs mois de manifestations, qui ont fait de nombreuses victimes, l’arrivée aux affaires du PASTEF, et les poursuites judiciaires engagées contre lui pour « haute trahison » et falsification de chiffres des finances publiques, suite à un rapport de la Cour des comptes, notamment la fameuse dette cachée du Sénégal.

 

Une situation qui pourrait constituer un boulet à ses pieds dans cette marche qu’il vient d’entamer vers le palais de verre de Manhattan. D’ailleurs sur place, des représentants des victimes des violences pré-électorales montent déjà au créneau pour fustiger cette candidature qu’ils estiment contraire aux valeurs onusiennes. Qu’à cela ne tienne, soutien du Sénégal ou pas, il doit faire face à deux autres candidatures. Celles notamment de l’ancienne présidente chilienne, Michelle Bachelet, et du DG de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi.

 

Autant dire qu’il y a encore du chemin avant le choix du successeur d’Antonio Guterres qui devrait intervenir au cours de l’année 2026. Un choix qui est fait par l’Assemblée générale, dans laquelle chaque Etat membre a théoriquement une voix. Mais on ne le sait que trop. Qu’il s’agisse de la nomination du Secrétaire général ou de toute autre question touchant à la vie de l’institution, le poids des cinq membres permanents du Conseil de sécurité disposant du droit de véto pèse lourd dans la balance électorale. Il va donc falloir l’appui des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la Chine, de la Russie et de la France.

 

Si on peut estimer que pour la France ce pourrait être acquis, moins évident est le cas des quatre autres membres, particulièrement des Etats-Unis, dont on connaît l’unilatérisme forcenée depuis que Donald Trump  est revenu à la Maison Blanche. N’a-t-il d’ailleurs pas créé un autre « machin », son fameux Conseil de paix, avec des membres coptés pour contrebalancer  l’ONU ?

 

Pour tout dire, on se demande bien qui peut même vouloir de cette ONU dans les circonstances actuelles, dans la mesure où au fil des années c’est devenu une coquille vide entre les mains de la superpuissance américaine. Si on excepte le prestige de la fonction, il n’y a vraiment pas de quoi se bousculer au portillon de l’Organisation internationale en ces temps particulièrement troubles pour les relations internationales qui promeuvent le multilatéralisme, dont l’ONU est censée être le premier des gardes.     

 

 

 

D. Evariste Ouédraogo

 

 

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RDC: L’imbroglio et l’introuvable cessez-le-feu encore et toujours !

 

La paix en RDC, depuis l’offensive du M23 en novembre 2021, est devenue une arlésienne. Les jours, les médiateurs, les initiatives passent, les annonces d’accord de paix, de cessez-le- feu aussi, sans que le sésame de la concorde s’ouvre pour cette région meurtrie du pays.

 

 

Une récurrence des hostilités qui mettent à mal les populations, l’économie, la coopération entre pays voisins mais aussi avec les entreprises locales et multinationales qui ne peuvent exécuter efficacement les contrats miniers dont elles sont détentrices. C’est à croire que même la toute puissante Amérique et son volontariste de président n’arrivent pas à faire entendre raison aux belligérants de cette sale guerre.

 

La faute à la multiplicité des protagonistes dans ce conflit, les uns plus hors la loi que les autres, sans foi dans aucune médiation qui leur enlèverait des mains les minerais ensanglantés dont ils font leurs choux gras et leur raison de prendre les armes. En effet, outre le gouvernement Félix Tshisekedi, celui de Paul Kagame, le M23 des Sultani Makenga, Jean Marie Runiga, Bertrand Bisimwa, etc., il y a d’autres protagonistes que l’on entend moins mais qui sont aussi nuisibles à la paix dans l’est de la RDC. On citera volontiers les miliciens Wazalendos, alliés des forces armées congolaises, et les rebelles du Congrès national pour la défense du peuple, pro M23. Quid des autres pays voisins, notamment le Burundi, qui accueillent beaucoup de réfugiés, a fermé sa frontière avec la RDC, et mis son armée en alerte permanente ?

 

La multiplicité des protagonistes et antagonistes dans cette crise explique que les nombreux accords de paix signés depuis 2013 fassent long feu. Il est vrai que si les principaux antagonistes du conflit que sont la RDC et le Rwanda se donnaient sincèrement la main pour faire la paix, leur accord pourrait avoir un effet domino sur les autres protagonistes. Hélas, on n’en est pas encore là et ce n’est pas demain la veille que Kinshasa et Kigali fumeront le calumet de la paix.

 

On en voudrait pour preuve cet échec de la dernière initiative du président sortant de l’Union africaine, Joao Lourenço d’Angola. Mercredi dernier, à l’issue d’une réunion convoquée avec l’appui du comité Ad hoc de l’organisation continentale, dont font partie le président togolais et l’ancien président du Nigeria Olesegun Obasanjo, les délégations congolaise, rwandaise et des rebelles du M23 annonçaient un cessez-le-feu. Malgré les bonnes dispositions du président Félix Tshisekedi pour son application, les armes continuent de crépiter à Bukavu, obligeant le Burundi à garder ses frontières fermées au grand dam des populations frontalières.

 

C’est en tout cas le constat amer fait par le gouverneur pro-Kinshasa de la région du Sud-Kivu qui, au cours d’une visite à Bukavu, a dit sa frustration. Pour lui, il y a « un sentiment d'impuissance face à cette souffrance. Nous voulions que la province, la frontière soit ouverte le plus rapidement possible. Mais il y a aussi des impératifs sécuritaires liés à la réalité des deux pays. Il faut savoir que l'ennemi n'est pas si loin que ça. Il est ici à 30 km, dans les hauteurs. »

 

Tout est dit et pour la paix en RDC, médiateurs, facilitateurs, et plus encore le citoyen lambda, peuvent continuer de ronger leurs freins !

 

 

 

Zéphirin Kpoda

 

 

 

     

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Suspension des réseaux sociaux : Le remède ne s'avère-t-il pas pire que le mal?

 

Par décision de la Haute Autorité de la Communication, le Gabon a décidé, le 17 février 2026, de la “suspension immédiate” des réseaux sociaux. Et jusqu'à l'heure où nous écrivons, la suspension n'est pas levée. Les raisons selon la HAC, c’est que "les plateformes numériques et les réseaux sociaux sont abusivement utilisés par certains activistes pour porter atteinte à l'honneur et à la réputation d'institutions, de citoyens gabonais et de personnalités publiques, en violation des lois en vigueur au Gabon".

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